De plus en plus d’employés séniors se réorientent professionnellement

Tout abandonner et se reconvertir professionnellement. Tel est la décision que beaucoup de travailleurs de 40 ans ou plus dans la région francilienne prennent. À l’échelle nationale, de nombreuses personnes, tous âges confondus, se lancent également dans cette voie. D’après un sondage réalisé par MaFormation et HelloWork, leur choix a découlé d’un besoin de plus d’équilibre entre vie professionnelle et privée.

 

Actuellement, beaucoup de Français de plus de 40 ans abandonnent leur travail pour monter leur entreprise. Pour les épauler dans leur démarche, la municipalité parisienne lance un salon « pour l’emploi des nouveaux défis ». Prévu dans la Ville Lumière le 21 avril 2022, cet événement gratuit se tiendra au Carreau du temple entre 10-17h. En même temps, il sera diffusé en direct sur la plateforme Oui-Emploi. Il est ouvert à tous les professionnels, quelle que soit leur expérience, qualification, degré de compétence ou encore leurs profils. Il vise à assister ces salariés séniors dans la concrétisation de leur projet. Dans ce cadre, des établissements spécialisés en formation professionnelle y seront présents.

La crise sanitaire a joué un rôle dans le phénomène

Dans plusieurs cas également, des employés d’au moins 45 ans changent de métier après avoir été obligés de démissionner. Un conseiller en évolution professionnelle à Groupement évolution Paris XIII, Laurent Loiseau, révèle :

Certaines entreprises ne sont plus capables de mettre à niveau les compétences techniques de leurs collaborateurs les plus âgés, ils ne peuvent pas les former.

Autre raison favorisant la reconversion professionnelle des salariés séniors : la détresse au travail s’amplifie parfois du fait du Covid-19. Laurent Loiseau explique que beaucoup ont vu leurs conditions de travail se détériorer de telle manière que :

[…] Des personnes, malgré leur expérience, craquent et sont à la limite du burn-out. […] Cela arrive de plus en plus souvent, d’autant plus que le télétravail a été extrêmement délétère pour certains.

L’année dernière, les 40 ans ou plus rassemblaient environ 33 % des individus accompagnés par l’agence francilienne de Groupement évolution. Un service public gratuit soutenant les projets de réorientation, d’évolution et de formation professionnelle. Depuis son ouverture il y a deux ans, cette antenne a connu un agrandissement de son activité. En 2021, cette dernière a même augmenté de deux fois par rapport à 2020.

Beaucoup sont prêts à se former pour leur reconversion

Sur le même sujet, MaFormation et HelloWork ont sondé 2 000 individus reconvertis ou songeant à changer de métier. Ceci pour cerner leurs motivations et leurs parcours. D’après l’enquête, la pandémie de Covid-19 a influé sur les désirs de reconversion de près de 50 % des Français. La crise sanitaire a même intensifié l’enthousiasme pour plus de neuf sur dix du panel (96 %).

Pour quatre sur dix des personnes interrogées, la recherche d’un bon équilibre entre travail et vie privée explique la reconversion professionnelle. Pour réussir leur changement de métier, 75 % des actifs déclarent s’être formés. L’option privilégiée par 70 % des répondants porte sur la formation en présentiel. Pour financer cet apprentissage, environ 33 % des sondés ont reçu une aide du CPF ou de Pôle Emploi. En parallèle, 84 % des répondants se disent prêts à participer à un apprentissage avant d’adopter une nouvelle carrière professionnelle. Le présentiel demeure également le mode de formation le plus évoqué.

Le salaire de base au Royaume-Uni s’écroule

Au Royaume-Uni, le nombre de chômeurs de longue durée a atteint son plus bas niveau en février dernier. Lors du trimestre achevé à la fin de ce mois-là, le taux de chômage, lui, s’est également affaissé. Selon les experts, cette contraction s’explique surtout par le fait que la main-d’œuvre disponible a diminué.

 

Outre-Manche, le salaire de base hors inflation s’effondre aujourd’hui considérablement. Cependant, des bonus conséquents continuent d’apaiser dans certaines filières les répercussions de l’augmentation des prix. C’est ce qu’a révélé Darren Morgan, directeur des statistiques économiques à l’Office britannique des statistiques (ONS) le 12 avril 2022. Date à laquelle cet organisme a publié son rapport mensuel sur le travail.

Au Royaume-Uni, cette hausse s’élève à des niveaux records depuis 1992 pour atteindre 6,2 % au mois février 2022. Toutefois, ce taux est encore bien parti pour poursuivre sa montée. La Banque d’Angleterre estime ainsi qu’il est probable qu’il franchisse les 8 %. Budgétairement, cette situation s’avère extrêmement dure à supporter pour les foyers.

L’inflation garde une courbe ascendante

Depuis la fin de l’été, les tarifs du carburant et de l’énergie ont déjà flambé au Royaume-Uni. En cause, la relance après la crise due au Covid-19. Toutefois, la guerre russo-ukrainienne a en grande partie entraîné un alourdissement de ces prix.

Le directeur économique de la BCC ou Chambre de commerce britannique, Suren Thiru, s’est déjà exprimé à ce sujet. D’après lui, au cas où les rémunérations évoluent, ces dernières sont très en retard par rapport à l’inflation. Du fait de cet écart, il est possible que les revenus réels continuent de chuter, provoquant ainsi le freinage des dépenses des ménages :

[…] Un facteur déterminant de la croissance britannique.

Le responsable pense ainsi que l’État doit consentir davantage d’efforts pour accompagner les salariés, ayant un âge avancé, à :

Se reformer pour les emplois en forte demande.

Pour profiter plus facilement des opportunités existantes, ils peuvent se mettre en portage salarial.

Concernant le taux de chômage outre-Manche, le rapport de l’ONS indique qu’à fin février 2022, il a baissé à 3,8 %. Ce phénomène résulte particulièrement d’une attrition du marché de l’emploi, avec un manque de main-d’œuvre qui demeure intense.

Le taux de chômage s’affaiblit

Un mois plus tôt, le pourcentage d’inactivité dans le pays s’élevait à 0,1 point de plus. Soit au même niveau d’à peine avant la survenance du Covid-19 (3,9 %).

Suren Thiru explique que ce repli découle essentiellement d’un amoindrissement de la main-d’œuvre. Un phénomène qui se traduit par la crise des embauches à laquelle les sociétés sont confrontées. Le directeur économique de la BCC prévient :

De graves pénuries d’employés pourraient persister et plomber l’activité économique.

Ces propos sont appuyés par Darren Morgan, qui a déclaré que davantage de gens quittent le marché du travail. Ce qui a d’ailleurs entraîné le recul du taux de chômage, a sous-entendu le directeur des statistiques économiques à l’ONS. Ces personnes ne sont en effet plus considérées comme chômeurs, car elles ne cherchent pas de travail, a-t-il souligné.

Dans ce cadre, le nombre de chômeurs de longue durée parvient à des performances plus basses, selon l’Office britannique des statistiques. Pour rappel, cette catégorie regroupe les demandeurs d’emploi depuis plus d’un an.

S’agissant du nombre d’individus employés, il s’est presque stabilisé entre décembre et février derniers. En revanche, les opportunités d’embauche demeurent à des records, bien qu’elles progressent moins rapidement.

Awadac est cédé à Weblib

Weblib améliore son offre de transformation numérique des points de vente à travers le Vieux Continent. En rachetant la start-up Awadac, l’entreprise profitera en effet de son logiciel de transaction et de commande destinée aux restaurants. À l’échelle du marché, cette nouvelle acquisition favorise la concentration qui a démarré depuis un certain temps.

Poussée par sa stratégie de développement externe adoptée depuis cinq ans, Weblib compte quintupler son chiffre d’affaires d’ici 2026. L’année dernière, le spécialiste de la transformation digitale en totalisait 10 millions d’euros. Dans la poursuite de cette ambition, il garde en option la réalisation de nouveaux rachats. Son but étant de s’établir dans différents pays ou de renforcer sa position sur le marché.

À ce sujet, l’entreprise vient d’officialiser la reprise d’Awadac. Une start-up qui a conçu une suite d’applications de paiement et de commande afin d’améliorer l’UX dans les restaurants. Il s’agit de la troisième acquisition de la société.

Le marché de la digitalisation des restaurants commence à se concentrer

En 2019, elle s’était emparée du champion du Wi-Fi Haute Densité pour les endroits à trafic élevé en Europe. Deux années plus tôt, c’est l’opérateur Wifi Urban Koncept qui était entré dans son giron. Avec ces deux précédentes opérations, Weblib s’était offert en même temps :

● De robustes technologies Wi-Fi ;

● Une grande base de clientèle dans le commerce de détail.

Commentant le rachat d’Awadac, Arthur Philbé déclare que le marché de la digitalisation est divisé en petits segments. De petites start-up y sont positionnées, révèle-t-il avant d’affirmer cependant que la concentration a été enclenchée. Weblib y contribue dans une certaine mesure avec leurs reprises, poursuit son CEO.

Le responsable explique qu’à terme, leur objectif consiste à accroître suffisamment leur activité pour :

● Acquérir une légitimité sur des appels d’offres de grands comptes ;

● Devenir le guichet unique de la digitalisation de chaque endroit recevant du public.

Pour l’atteindre, Weblib pourrait être amené à recruter prochainement dans divers métiers de la technologie. L’on citera notamment l’exemple du développeur, consultant IT, etc.

Le rachat permettra à Awadac de rebondir

Le CEO éclaire sur la raison de l’acquisition de la jeune pousse montpelliéraine :

Nous avons développé en interne une solution de commande et transaction pour le secteur de la restauration, mais notre produit n’était pas assez performant. […]

D’après lui, le logiciel d’Awadac se révèle plus avancé. Arthur Philbé poursuit qu’actuellement, son entreprise travaille dès lors sur les kiosques interactifs, les tablettes et le Wi-Fi pour :

Miser sur ce genre d’application à forte valeur ajoutée. […]

La cause : les smartphones se présentent comme la borne de commande du futur.

Concernant Awadac, cette cession constitue un gage d’une perspective intéressante de relance. Ce qui se révèle important vis-à-vis de l’apparition de titans à l’image de Sunday. Lancée par les créateurs de Big Mamma, cette nouvelle jeune pousse entend bien dominer le marché. Arthur Philbé commente :

Sur l’intérêt de ce type d’outils, on prêche dans le désert depuis 10 ans. […]

Pour cette raison, il apprécie le fait que des enseignes comme Sunday démocratisent le marché avec plusieurs ressources.

Près de quatre travailleurs luxembourgeois sur dix sont contents de leur rémunération

D’après une étude réalisée par la plateforme Jobs en début d’année, la grande majorité des travailleurs au Luxembourg affirment être insatisfaits de leur rémunération. La frustration touche au plus haut point six sur dix d’entre eux. Pour nombre de ces employés, le problème provient surtout du défaut de politique salariale dans leur entreprise. Toutefois, d’autres causes ont également été invoquées.

Jobs.lu a mené en février 2022 une enquête d’opinion sur le salaire des travailleurs luxembourgeois. Les résultats de ce sondage viennent d’être publiés et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils risquent de surprendre. En effet, seuls 5,56 % des personnes interrogées se disent extrêmement satisfaits de leur rémunération. Alors que 33 % s’estiment plutôt réjouies, et 42 % affirment être insatisfaites.

En parallèle, 17,16 % pensent recevoir une meilleure paye comparativement à la moyenne. Questionnés sur cette rémunération élevée, ces collaborateurs avancent qu’elle dérive de la fidélité à la société (15 %). Pour 21 % des répondants, leur salaire élevé découle des responsabilités additionnelles dont ils sont investis.

60 % des employés éprouvent une énorme insatisfaction

De leur côté, 35 % mettent en avant les compétences supplémentaires. Enfin, la plateforme en ligne consacrée au marché luxembourgeois de l’emploi rapporte que 40 % évoquent leur expérience. Pour précision, l’enquête a été effectuée sur un échantillon de 1 241 travailleurs.

À l’opposé, Jobs.lu a noté une très grande frustration au niveau du salaire. Ainsi, dévoile-t-il, plus de six sur dix des professionnels sondés se plaignent de leur rémunération actuelle. Près d’un cinquième d’entre eux affirment même éprouver une extrême insatisfaction. Aux indépendants subissant un problème similaire, il est judicieux d’effectuer une simulation portage salarial. Cette opération leur permettra de voir si en recourant à ce dispositif, ils pourraient bénéficier d’un meilleur revenu.

Pour expliquer cette condition salariale déplorable, 18 % de ces employés avouent ne pas oser réclamer de revalorisation. Pour leur part, 28 % déclarent avoir mal négocié leur rémunération. Mais la grande majorité (60 %) estime que leur entreprise est dépourvue de véritable politique salariale.

La satisfaction au travail passe par une rémunération adéquate

Selon le directeur général de Jobs.lu, Arthur Meulman, les employeurs devraient pourtant offrir équitablement une bonne rémunération à leurs collaborateurs. Il s’agit d’une réelle nécessité à un moment où le marché de l’emploi connaît une grande tension, souligne le responsable. Il indique que dans un tel contexte, la satisfaction du personnel doit absolument être assurée. D’après Arthur Meulman, l’atteinte de cet objectif exige entre autres un salaire convenable. Ainsi, les dirigeants d’entreprise doivent être capables de mener une politique salariale en adéquation avec la situation du marché, soutient-il.

À titre indicatif, le salaire brut minimum au Grand-Duché s’élève à 2 313,37 euros mensuels pour les mains d’œuvre non-qualifiés. Ce montant est basé sur un travail accompli à plein temps, 40 heures hebdomadaires. Pour les professionnels qualifiés et à compter de 18 ans accomplis, la rémunération brute mensuelle grimpe à 2 776,06 euros. S’agissant des employés de 17-18 ans, ils peuvent empocher au moins 1 805,70 euros brut par mois. Ceux ayant entre 15 et 17 ans bénéficient quant à eux d’un salaire plancher de 1 735,04 euros brut. Ces seuils sont appliqués depuis le début avril 2022

Le Covid-19 a amplifié le besoin d’externalisation des processus de recrutement au Canada

L’outsourcing des processus d’embauchage affiche aujourd’hui une popularité en croissance continue, notamment depuis la survenance de la pandémie de Covid-19. Une étude concernant ce sujet a été réalisée par Business Market Insights. Le rapport anticipe ainsi que d’ici 2027, le marché canadien y afférent parviendra à 2 948, 4 millions de dollars. En 2019, le secteur était évalué 336,1 millions de dollars américains seulement.

 

Du fait de la crise sanitaire, le monde de l’emploi a dû basculer vers le télétravail. Grâce à ce contexte, le Canada a connu une hausse des recours à l’impartition des processus de recrutement (RPO). Sur le marché local des solutions y afférentes, les sociétés ont vu leurs dépenses augmenter. Les raisons sont la demande grandissante en salles de visioconférence, l’importance d’inclure les salariés dans l’établissement des objectifs stratégiques…. À ces facteurs s’ajoute la diminution des prix et du temps de déplacement.

Sur ce sujet, Business Market Insights a dévoilé récemment un rapport d’études en juin 2020. Ce document fournit des renseignements intéressants sur le marché du RPO au Canada.

Le marché du RPO dans le pays devrait croître énormément d’ici 2027

Intitulé « Canada Recruitment Process Outsourcing Market », le rapport rapporte concrètement :

● Des profils de société complets des plus grands acteurs du secteur ;

● Une discussion sur les besoins en nouveaux programmes informatiques et produits ainsi que sur la R&D ;

● Une identification des offres promotionnelles ciblées et des nouvelles opportunités d’affaires pour le marché canadien du RPO ;

● Une vue d’ensemble sur ce dernier et sur les technologies qui s’y rapportent ;

● Des observations des tendances du secteur de la sous-traitance des processus de recrutement au Canada.

Sur ce dernier point, les analyses ont été faites avec des statistiques de 2018. Pour les deux années suivantes, des appréciations ont été réalisées. Enfin, des prévisions des TCAC (taux de croissance annuels composés) pour les cinq prochaines années ont été avancées.

Ainsi, Business Market Insights pense que le marché du RPO au Canada s’agrandira avec 31,4 % de TCAC entre 2020-2027. À l’horizon 2027, celui-ci devrait peser 2 948,4 millions de dollars américains, avance-t-on. Ces projections engendreront naturellement des impacts dans le domaine du portage salarial.

Le RPO confère de nombreux avantages aux employeurs

Le rapport aborde les perspectives précises en matière de concurrence. Ceci y compris la part de marché des principales entreprises actives sur l’industrie du RPO à l’échelle du globe. En outre, le document présente aussi une division du marché canadien de la sous-traitance du processus de recrutement :

● Par branche d’activité : télécommunication, gaz de pétrole, assurance, services financiers, banque, Commerce au détail, BTP, etc. ;

● Par type : assistance administrative ou bureautique, mercatique et ventes, personnel technique…

Pour information, les plus importants points positifs de l’outsourcing du processus d’embauchage portent par exemple sur :

● La garantie d’un gain de temps et d’une réduction des coûts ;

● La facilitation de l’étude des outils personnalisés, qui reposent sur un besoin de recrutement particulier, et des demandes.

La réputation grandissante des instruments de RPO résulte essentiellement du besoin croissant des sociétés en outils personnalisables d’enrôlement de talents. Actuellement, les employeurs cherchent, en plus des solutions d’engagement simples, des moyens sur-mesure s’appuyant sur des besoins de recrutement particuliers. Et ce, afin d’apporter les postulants les plus qualifiés.

Note d’intention : définition et structure de rédaction

Découvrez comment rédiger une note d’intention et tous nos conseils pour structurer ce document de la meilleure façon.

La note d’intention

Véritable outil commercial, la note d’intention est un document rédigé le plus souvent par un cabinet de conseil ou un consultant freelance, afin de présenter succinctement les étapes de réalisation du projet d’un client.

La note d’intention est un moyen de cerner les besoins du client et d’exposer la façon dont les compétences et le professionnalisme du cabinet ou du consultant sont mis au service du porteur de projet.

De l’analyse du contexte aux enjeux du projet, en passant par les méthodes et les ressources choisies pour le réaliser ; la note d’intention est un support complet.

Ce document permet par ailleurs de poser les bases solides d’une collaboration qui peut parfois s’inscrire dans le temps.

Qu’est-ce que la note d’intention et comment la rédiger ? Explications.

Qu’est-ce qu’une note d’intention ?

Il s’agit d’un document réalisé par un consultant ou un cabinet de conseil à destination d’un prospect porteur d’un projet. La note d’intention peut faire suite à la première rencontre entre le consultant et le prospect afin de mettre sur papier les contours du projet et les objectifs visés par le porteur du projet.

Bien que succinct, ce document doit présenter avec rigueur les idées essentielles du projet et expliciter les étapes pour le mener à son terme. Il vise aussi à répondre aux besoins et aux problématiques ciblées du prospect.

Le contenu d’une note d’intention peut varier selon que le projet porte sur la commercialisation d’un produit ou bien sur la réalisation d’une prestation intellectuelle.

En toute hypothèse, la note de synthèse doit mettre en avant les étapes principales du déroulement du projet et les ressources exploitées pour le mener à son terme.

Quels sont les éléments d’une note d’intention ?

Le contenu d’une note d’intention doit mettre en avant des réponses ciblées à des problématiques précises. Elle nécessite donc un travail préparatoire et une rédaction rigoureuse.

● La présentation de l’environnement du projet

Dans un premier temps, la note d’intention présente le contexte du projet. Cette partie se concentre sur l’état du marché sur lequel l’entreprise cliente se positionne.

Le consultant doit ainsi mettre en avant les atouts et les lacunes du client face à la concurrence. Il réunit ainsi toutes les informations permettant de savoir comment le client peut se démarquer de la concurrence dans le cadre de le projet.

● La présentation du profil du consultant

Dans un second temps, la note d’intention met en avant l’identité du consultant ainsi que la valeur ajoutée de son expertise pour la réalisation du projet. Cette partie développe les moyens que le consultant souhaite mettre en œuvre, grâce à ses compétences, pour réaliser ce projet.

● La présentation des solutions apportées pour réaliser le projet

Il s’agit de la partie centrale de la note d’intention car elle répond aux différentes problématiques soulevées par le projet.

Le consultant met en avant les solutions qu’il souhaite apporter dans le cadre de la réalisation du projet en s’appuyant sur des éléments tangibles tels que des études chiffrées, des statistiques, des articles ou tout autre support informationnel lui permettant de soutenir son plan d’action.

Bien que cette partie soit succincte, elle doit expliciter les risques et les contraintes inhérents au projet afin de donner plus de visibilité au client tout en lui apportant les moyens de faire aboutir son projet.

Comment structurer une note d’intention ?

La présentation et la structure d’une note d’intention sont aussi importantes que les éléments de fond développés.

En effet, une note d’intention de qualité peut être fortement dévalorisée par une mauvaise présentation. Le prospect doit avoir une lecture fluide de la note d’intention ce qui passe aussi par une structure cohérente.

Afin d’emporter l’adhésion du lecteur, la note d’intention doit être : concise, accessible et claire.

Généralement, la note d’intention ne dépasse pas les 10 pages. Au-delà, la note d’intention n’est pas suffisamment synthétique ce qui peut dévaluer le document malgré sa pertinence.

Une note d’intention réussie ne nécessite pas de développements trop détaillés. Au contraire, plus le document sera concis tout en incluant des arguments percutants, plus la démonstration sera convaincante pour le destinataire. Aussi, une note d’intention de 5 pages environ est suffisante pour présenter un projet ; le cahier des charges permettra d’apporter plus de précisions sur les grandes lignes du projet.

De même, pour rendre une note d’intention accessible à son destinataire, le consultant doit être vigilant quant au vocabulaire utilisé. Selon le domaine du projet, le lexique utilisé peut

être particulier ou très technique, il faudra donc adapter le vocabulaire au lecteur visé si ce dernier n’est pas familier avec le domaine du projet. Ce point est fondamental pour permettre au destinataire de la note d’intention de comprendre facilement les orientations proposées pour la réalisation du projet. Lorsque l’utilisation d’un jargon spécifique est incontournable, le rédacteur peut inclure un lexique annexé au document afin de définir les termes les plus techniques.

La personnalisation de la note d’intention est aussi un élément important de sa structure. La note d’intention doit en effet représenter les caractéristiques propres au consultant et refléter sa personnalité et ses valeurs. Elle doit par ailleurs comporter ses coordonnées ainsi que les liens renvoyant à sa présence sur internet et/ou réseaux sociaux.

Enfin, une note d’intention réussie ne doit pas comporter d’erreurs qui décrédibiliseraient le professionnalisme du consultant. Qu’il s’agisse de fautes d’orthographes ou bien d’incohérences dans le déroulement des étapes du projet, le consultant doit rester vigilant lors de la rédaction du document. Il est donc important de relire le document avant de le soumettre au prospect. Une deuxième lecture par des personnes extérieures peut permettre de corriger les erreurs passées inaperçues pour le consultant qui manque parfois de recul après plusieurs heures de rédaction.

Bien que la note d’intention nécessite un investissement de temps important, ce travail préparatoire s’avère souvent payant pour le consultant. En effet, il est une démonstration fiable de la motivation et de l’expertise d’un consultant pour la réalisation d’un projet, ce qui participe grandement à la confiance accordée par le client.

Des pirates informatiques se sont attaqués à Nordex

Le 31 mars dernier, Nordex a dû mettre à l’arrêt les systèmes IT dans plusieurs entités et divers sites. La cause de cette décision est une cyber-intrusion dont il a fait l’objet. D’après le groupe, cet incident a été détecté à une phase précoce. Plus tôt dans l’année, d’autres organismes allemands ont également été ciblés par des piratages informatiques.

 

Le 24 février dernier, Enercon, un constructeur d’éoliennes basé outre-Rhin, a été frappé par une cyberattaque. En apparence, cette offensive de type DoS (déni de service) a été lancée depuis la Russie. À cause de cet incident, le contrôle et la télésurveillance de 5 800 turbines aérogénérateurs de l’entreprise ont été troublés. Ils ont été touchés par une panne de satellite. Pour donner une idée sur l’étendue des dégâts, les composants concernés cumulent une puissance de 11 gigawatts.

Un mois plus tard, un autre poids-lourd allemand de la production d’éoliennes a également subi une cyberattaque. Nordex Group a affirmé qu’à la fin mars 2022, il a connu une cyber-intrusion.

La société a réagi à temps

Dans un communiqué, la société a déclaré que sa sécurité IT a remarqué l’attaque dans une phase précoce ainsi que :

[…] Des mesures d’intervention ont été immédiatement lancées conformément aux protocoles de gestion de crise.

Nordex n’a pas dévoilé l’ampleur précise de cet incident. En revanche, la firme a annoncé que la paralysie de ses infrastructures peut affecter ses salariés et ses clients. Un groupe de réaction aux cyberattaques a été formé dans le but de :

Contenir le problème, empêcher sa propagation et évaluer l’étendue de l’exposition potentielle.

Cette équipe est composée d’experts salariés de la société. Un consultant IT externe collabore également avec l’entreprise. Pour prévention, l’entreprise a éteint les infrastructures informatiques de nombre de ses entités situées sur des sites différents.

Dans ce contexte, les attaques cybernétiques n’épargnent aujourd’hui aucune filière. En janvier 2022, deux filiales du géant pétrolier hambourgeois Marquard & Bahls en ont fait les frais. Les terminaux pétroliers d’Oiltanking ont détecté une attaque informatique au niveau de ses systèmes de ravitaillement en essence. De ce fait, les stations-service Shell en Allemagne ont marché avec un volume restreint.

D’autres cyber-incidents ont été observés dans différents secteurs

Shell avait essayé de réduire les dérèglements en s’orientant vers de nouveaux fournisseurs. Cependant, les problèmes d’approvisionnement se révèlent bien réels.

Selon un porte-parole d’Oiltanking, les systèmes IT de la société ont été victimes de hack le 29 janvier 2022. Dans un communiqué, il indique que l’entreprise a aussitôt adopté des solutions afin d’améliorer la protection de :

● Ses processus ;

● Ses systèmes.

Elle a également ouvert une enquête, a révélé le responsable. Des spécialistes externes et les autorités compétentes les aident afin de régler cet incident, avait-il souligné.

De nombreuses communes de Mecklembourg-Poméranie occidentale ont connu récemment un dysfonctionnement du système dû à des incidents cybernétiques. Par conséquent, le dépôt de plusieurs demandes de passeports, cartes d’identité ou encore de permis de conduire n’a pas été possible.

Snap Inc. intègre NextMind parmi ses filiales

Dominer ses concurrents sur la filière de la réalité augmentée. Tel est l’ambition qu’entretient la société mère de Snapchat. Afin de garantir sa concrétisation, le groupe Snap s’est offert la pépite française NextMind. Cette opération intervient alors que de nombreux leaders technologiques investissent de plus en plus dans le secteur. C’est le cas par exemple d’Apple ou de Meta.

 

Dans le domaine des interfaces entre les machines et le cerveau, Snap Inc. vient d’effectuer une acquisition importante. Le 23 mars dernier, le groupe de Santa Monica a indiqué avoir repris la start-up française NextMind. Pour le moment, les deux enseignes n’ont pas divulgué le montant de cette opération.

Avec ce rachat, la société fondatrice de Snapchat devrait accroître sa notoriété sur le marché de la réalité augmentée (AR). Un secteur auquel l’entreprise accorde une grande importance. D’ailleurs, elle y investit en permanence et continue de supplanter un certain nombre de ses rivaux. Les exemples les plus remarquables portant entre autres sur Apple et Meta.

Le groupe américain entend améliorer ses prochaines lunettes AR

Les 20 collaborateurs de NextMind seront maintenus à leurs fonctions et demeureront dans l’Hexagone. En revanche, ils travailleront désormais pour le Snap Lab, en charge de la conception :

● D’un drone à venir ;

● Des lunettes AR Spectacles, dédiés pour l’instant à un public d’éditeurs et de créateurs de contenus.

Dans la prochaine gamme de ses lunettes AR, Snap Inc. compte d’ailleurs incorporer la technologie d’ordinateur cérébrale de l’entreprise tricolore. Dans le développement de son activité, le groupe pourrait être amené à mener une campagne de recrutement dans le futur. Pour profiter des opportunités qui s’ouvriraient, les experts en IT pourront notamment recourir à un portage salarial informatique.

En 2020, NextMind avait déjà dévoilé un premier dispositif qui permet, grâce à la pensée, de :

● Déverrouiller un iPad ;

● Contrôler son casque de réalité virtuelle ;

● Manipuler son ordinateur.

Le prix de vente du kit complet s’élève à 400 dollars. Toutefois, avec l’assimilation de la pépite parisienne au sein de la firme californienne, le produit cessera d’être développé.

Le rachat s’avère déterminant dans la stratégie de Snap Inc.

La reprise de NextMind s’inscrit dans la démarche de Snap Inc. pour prendre de l’avance sur ses concurrents. Ces derniers continuent de progresser perpétuellement en nombre. En effet, de plus en plus de leaders de la Tech se ruent vers la réalité augmentée.

Par exemple, Apple s’apprête à produire un casque AR d’ici 2023 ou 2024. Avant de devenir Meta, Facebook, lui, s’est lancé dans ce domaine en acquérant CTRL-Labs. Une jeune pousse qui fabrique un brassard analysant l’activité électrique musculaire pour la convertir en signal. Ceci afin de contrôler.

des ordinateurs. Pour optimiser l’interactivité de son métavers, cette technologie pourrait se révéler décisive pour le géant des réseaux sociaux.

Pour sa part, Snap Inc. investit de manière croissante sur l’AR depuis près de deux ans maintenant. Le groupe s’est à ce titre emparé de Compound Photonics, une entreprise spécialisée dans les solutions d’affichage, en janvier 2022. L’année dernière, il a repris la société constructrice de projecteurs lumineux et d’objectifs d’AR. Jusqu’à maintenant, ce rachat, à 500 millions de dollars, représente la plus conséquente opération de la firme.

Les salariés bénéficient-t-ils d’un droit au chômage après un CDD ?

Au terme de son CDD, le travailleur peut s’inscrire à Pôle emploi pour faire valoir ses droits au chômage. La rupture anticipée du contrat est aussi éligible à moins qu’elle relève d’une démission. Si la décision fait l’objet d’un accord signé volontairement, l’employé maintient son droit au chômage après un CDD.

 

Le salarié peut prétendre à une allocation chômage après un CDD. Cela se traduit par le versement d’une allocation de retour à l’emploi par le Pôle emploi. Le montant de l’indemnité est calculé en fonction du salaire de référence et de la période de travail. Entre aussi en compte la rémunération perçue durant les 2 dernières années. Pour rappel, l’allocation au chômage est attribuée aux travailleurs privés d’emploi de manière indélibérée. Si le salarié décide de mettre fin à son contrat sans motif légal, il doit obtenir l’accord de son employeur. En effet, l’interruption du CDD à l’amiable est traitée de la même manière qu’une rupture conventionnelle d’un CDI.

Fin du CDD : quels sont mes droits au chômage ?

Au terme d’un CDD, le travailleur bénéficie d’un droit au chômage après un CDD au même titre qu’un salarié en CDI licencié. Cette situation s’apparente à une perte d’emploi involontaire, même si l’employé refuse le renouvellement du CDD. Néanmoins, l’Allocation Retour à l’Emploi (ARE) est attribuée sous réserve de condition :

● Avoir la capacité physique et morale d’exercer une activité professionnelle ;

● Âgé de moins de 53 ans durant 3 dernières années de travail ;

● S’inscrire à Pôle emploi en tant que chercheur d’emploi ;

● Témoigner un temps de travail cumulé, équivalent à 6 mois ou plus ces 2 dernières années ;

● Habiter en France.

En effet, les droits aux allocations ne concernent pas les salariés sous contrat CDD de courte durée et CDD saisonnier. Toutefois, tous les contrats cumulés dans les 24 derniers mois de travail entrent en compte dans le calcul de l’indemnité. Il est donc possible de compléter les 130 jours ou 910 heures requises par d’autres contrats. Par ailleurs, l’allocation au chômage n’est pas accessible aux personnes à l’âge légal de départ à la retraite. Il en est de même pour ceux qui sont éligibles à une retraite à taux plein.

Quels sont les droits en cas de rupture anticipée ?

Dans certaines mesures, la rupture du contrat avant son terme débouche sur une indemnisation par Pôle emploi. Cela concerne uniquement les cas légaux suivants :

● Rupture du contrat par l’employé ayant conclu un contrat CDI ;

● Rupture du contrat dû à une faute grave de l’employé ou de l’employeur ;

● Rupture du contrat d’un commun accord suite à la modification de son contenu ;

● Déclaration d’inaptitude par le médecin du travail ;

● Cas de force majeure imprévisible et incontournable, extérieur à l’entreprise.

En dehors de ces situations, la rupture du CDD est soumise à un versement de dommages et intérêts. Si elle est à l’initiative de l’employeur, le montant correspond au cumul des salaires bruts de l’employé jusqu’à l’échéance du contrat. L’UNEDIC compte cette situation parmi les cas de chômage involontaire.

Par contre, si la décision vient de l’employé, celle-ci n’entre pas dans le cadre de la perte d’emploi involontaire. Au même titre que la démission, il n’ouvre pas droit à l’allocation au chômage. Pour prétendre au versement de l’ARE après la rupture anticipée du CDD, le bénéficiaire doit remplir les prérequis. Les conditions restent les mêmes que celles de la rupture à terme.

Qu’est-ce qu’une rupture amiable pour un contrat en CDD ?

Il s’agit d’une conclusion de contrat avant l’échéance prévue par le contrat initial. Celle-ci est définie par l’article L1243-1 du Code du travail. La rupture à l’amiable d’un CDD n’obéit à aucune formalité précise. Néanmoins, il faut le prouver par un accord écrit et ratifié. Ceci atteste l’assentiment volontaire des deux parties afin de prévenir tout litige. Un simple accord verbal ou l’émission d’un reçu pour solde de tout compte ne peut pas signifier son consentement à l’amiable.

La prise de décision fait l’objet d’un entretien préalable visant à acquiescer la clôture du contrat et les modalités de celui-ci. On parle notamment de la date d’entrée en vigueur de la fin du CDD et l’indemnisation applicable :

● La prime de précarité : il s’agit d’une indemnisation versée par l’entreprise si le salarié se retrouve au chômage après la cessation d’activité ;

● Le congé payé : même après la rupture du CDD, le salarié bénéficie du droit au congé qui sera payé en solde de tout compte.

Ainsi, la rupture de CDD ne peut être définie comme conventionnelle à défaut du consentement de l’une des parties prenantes. Pour être valable, elle doit être consécutive à l’accord commun de l’entreprise et du salarié.

Régime d’indemnisation commun pour les professionnels libéraux

La couverture sociale est depuis longtemps source d’inquiétude pour les professionnels libéraux. En cas de maladie, la protection n’est pas la même qu’un salarié en entreprise, et c’est un détail qui peut en faire hésiter plus d’un.

 

Mais depuis le 1er juillet 2021, les choses s’améliorent avec la création d’un régime d’indemnisation commun pour les professions libérales.

Cette nouvelle mesure 2021 vise à compenser la faiblesse de la protection sociale des travailleurs indépendants, et s’inscrit dans la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS). Quels sont les modalités et les critères d’indemnisation de ce nouveau régime ? Quels changements impliquent ces mesures pour la protection sociale des indépendants ? Tour d’horizon dans cet article.

Une faible couverture sociale pour les professionnels libéraux

Avant cette nouvelle réforme, peu de professions libérales étaient concernées par les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. L’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) estimait à seulement 20 % la proportion de professionnels libéraux qui recevaient des indemnités pour un arrêt maladie.

 

En effet, les indemnités journalières étaient réservées à un petit nombre de professions à travers l’assurance invalidité-décès : médecins, dentistes, auxiliaires médicaux, sages-femmes et experts-comptables. Les autres catégories de professions libérales n’y avaient pas droit, par exemple les vétérinaires ou les notaires.

 

D’autre part, les indemnités journalières n’étaient accordées à ces professionnels qu’à partir du 91ème jour d’incapacité à travailler. Et ce, pour une durée de 3 ans maximale. Pour un salarié d’entreprise, ce délai de carence est réduit à 3 jours, ce qui marquait une grande inégalité.

 

Les règles du nouveau régime d’indemnisation

 

La bonne nouvelle, c’est que le délai de carence des professionnels libéraux s’aligne désormais avec celui des salariés d’entreprise. Il passe donc à 3 jours, et peut se poursuivre pendant 90 jours consécutifs d’arrêt. Ce nouveau régime concerne tous les travailleurs indépendants relevant de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL).

 

Concernant le montant des indemnités journalières, elles se situent entre 22 euros et 169 euros selon les revenus. Elles sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), en moyenne toutes les deux semaines.

 

À noter que le délai de carence de 3 jours ne s’applique pas dans le cas d’une prolongation de l’arrêt de travail, après une reprise d’activité de maximum 48 heures, et si l’arrêt maladie est dû à une affection de longue durée (ALD).

 

Professionnels libéraux : les conditions d’indemnisation en cas de maladie

 

Pour bénéficier des indemnités journalières de la CPAM en cas de maladie, le professionnel libéral doit justifier d’un minimum de 12 mois continu d’affiliation dans la même activité. De plus, l’arrêt maladie ne doit pas dépasser les 90 jours.

 

Il y a trois conditions à remplir pour être indemnisé : avoir arrêté totalement son activité, être dans l’incapacité temporaire de continuer son activité pour cause de maladie, et être en possession d’un arrêt de travail prescrit par son médecin traitant. Sans ces conditions, le professionnel libéral ne pourra pas prétendre à des indemnités journalières.

 

Modalités et calcul des indemnités journalières

 

Les indemnités journalières sont versées par la CPAM afin de compenser le manque de revenu pendant un arrêt de travail. Elles sont égales à 1/730ème du revenu d’activité annuel moyen (ou Raam), qui est lui-même calculé sur la moyenne des revenus cotisés sur les 3 dernières années. Cette moyenne des revenus est plafonnée à 3 fois le montant du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (Pass).

 

Pour les auto-entrepreneurs, le revenu annuel moyen est représenté par le chiffre d’affaires auquel est retiré un abattement forfaitaire selon l’activité : 34 % pour les prestations BNC, 50 % pour les prestations BIC, et 71 % pour les activités de vente BIC.

 

Les démarches sont les mêmes pour tous : vous avez un délai de 48 heures pour envoyer l’avis du médecin à la CPAM, ainsi qu’à votre employeur si vous êtes en portage salarial.

Les indemnités journalières sont soumises aux prélèvements sociaux

 

Les indemnités journalières sont soumises à hauteur de 0,5 % au titre de la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), et à hauteur de 6,2 % au titre de la Contribution sociale généralisée (CSG).

 

Elles sont également soumises à l’impôt sur le revenu, à l’exception des indemnités versées dans le cadre d’un arrêt de travail dû à une affection de longue durée (ALD).

Comment protéger son patrimoine personnel quand on est freelance ?

Au moment de créer sa micro-entreprise, rares sont les indépendants qui s’interrogent sur la protection de leurs biens. Pourtant, selon le statut juridique choisi, le patrimoine personnel de l’indépendant peut-être engagé et par conséquent, cette opération peut s’avérer risquée. Dans cet article, nous listons les impacts sur les biens personnels des freelances selon la structure juridique pour laquelle ils ont opté.

Protection du patrimoine personnel : quel risque pour les indépendants ?

Avant de lancer une nouvelle société, car même en exerçant en tant que freelance on parle bien de création d’entreprise, il convient de s’interroger sur les obligations qui vont en découler. Par exemple, quelles seront les charges à régler ? Quel est le niveau de couverture sociale ? Quelles sont les possibilités pour ajouter un associé dans quelques années ? Et pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, le patrimoine personnel de l’indépendant est-il engagé ?

Beaucoup choisissent le statut de micro-entrepreneur pour sa simplicité. Or, ils ne sont pas toujours au courant des risques engagés. En effet, en cas de souci financier majeur avec un client ou en cas de dettes, le patrimoine personnel du travailleur indépendant peut être saisi pour recouvrer les créances dues.

Depuis 2015 toutefois, une protection supplémentaire pour les indépendants a été mise en place. Même si le statut juridique ne protège pas le patrimoine personnel du freelance, sa résidence principale ne pourra pas faire l’objet d’une saisie immobilière. Un point rassurant, mais rentrons dans le détail de chaque statut.

 

Patrimoine : quels sont les différents niveaux de protection pour les freelances ?

Pour répondre à cette question, il convient d’étudier les différentes structures juridiques à la disposition des indépendants.

Statut juridique « Entreprise individuelle »

Cette structure juridique est la plus simple de toutes. Elle permet au freelance d’exercer en son nom propre sans avoir à passer par les lourdes formalités administratives de la création d’entreprise. On ne fait pas la distinction entre auto-entrepreneur et entrepreneur individuel puisqu’ils peuvent tous les deux profiter du régime micro-social simplifié. Dans cette configuration, personne morale et personne physique se confondent, il n’y a donc pas de séparation juridique au niveau des biens, qu’ils soient personnels ou professionnels. On parle alors de responsabilité illimitée du dirigeant. En cas de litige, les biens personnels peuvent être saisis par les créanciers.

Comme nous l’avons vu précédemment, hormis la résidence principale de l’indépendant, tout le reste de son patrimoine est engagé.

Il est cependant possible de rajouter une option de protection supplémentaire qui vise à protéger le patrimoine foncier comme un terrain ou une résidence secondaire. Pour activer cette couverture, le micro-entrepreneur doit remplir une déclaration d’insaisissabilité devant un notaire.

Indépendant, quid de votre patrimoine sous le statut « EIRL »

Avec cette forme juridique, l’indépendant à la possibilité de protéger son patrimoine personnel. EIRL signifie entreprise individuelle à responsabilité limitée. Sous ce statut, l’entreprise possède un patrimoine professionnel, autrement appelé « patrimoine d’affection », bien distinct du patrimoine personnel. En cas de saisie, les biens professionnels seront uniquement concernés. Bien évidemment, ce patrimoine dit « affecté » ne doit englober que du patrimoine professionnel. Par ailleurs, si ce dernier contient du bâti du type « immeuble », il faut également réaliser une déclaration devant notaire.

Ce statut protège parfaitement le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel ou du micro-entrepreneur. Ses biens « non affectés » ne seront jamais saisis.

Structure juridique « SASU »

Le terme SASU désigne les sociétés par actions simplifiée unipersonnelles, c’est-à-dire des SAS à associé unique. Sous cette forme juridique également, la distinction entre patrimoine personnel et professionnel est bien faite. Ceci s’explique par le fait que dans cette configuration, la jurisprudence différencie la personne morale et la personne physique. Pour faire simple, la société est une personnalité juridique qui possède ses propres biens. Pas de risque donc de voir mis en danger le patrimoine personnel de l’indépendant pour payer des dettes.

Patrimoine personnel de l’indépendant et statut « EURL »

L’acronyme EURL signifie entreprise unipersonnelle à responsabilité. Là encore, les biens personnels de l’indépendant sont protégés car la société possède un capital social qui lui est propre, et qui fait office de patrimoine professionnel. Sous ce statut, pas de risque de voir le patrimoine personnel du freelance engagé mais il faut savoir que les formalités administratives de création sont lourdes et onéreuses comparé aux autres statuts.

 

Quid du portage salarial pour protéger le patrimoine des indépendants ?

En portage salarial, les biens personnels des freelances sont toujours protégés. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’indépendant est embauché par la société de portage et devient donc son salarié. Il n’y a pas besoin de créer d’entreprise ni d’engager son patrimoine personnel.

Pour résumer, lorsqu’un travailleur non salarié décide d’exercer en tant qu’indépendant porté, il profite des avantages sociaux des salariés classiques. Il s’épargne de nombreuses formalités administratives et en plus, il protège ses biens personnels. En clair, moins de soucis pour rester concentré sur sa propre activité.

Les avantages du portage salarial face au Brexit

Après une année de transition, le Brexit est officiellement mis en place depuis le 1er janvier 2021. Le Royaume-Uni est donc bel et bien sorti de l’Union européenne (UE). Quelles conséquences pour les travailleurs indépendants qui traitent avec les marchés britanniques ? Quelles solutions le portage salarial peut-il apporter dans ce contexte sans précédent ?

Brexit : où en est-on ?

C’est une relation de 45 ans qui vient de se terminer. En sortant de l’UE, le Royaume-Uni récupère son droit à exercer ses propres règles politiques et juridiques. La libre circulation des biens et des personnes entre l’Europe et le territoire britannique, c’est donc fini. Malgré tout, un accord de commerce et de coopération a tout de même été mis en place afin de faciliter certains sujets. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui commercent avec l’Angleterre et qui craignaient devoir faire face à un  vide juridique.

 

Brexit : ce qui change pour les travailleurs indépendants et entrepreneurs

Dès à présent, c’est bien l’accord de commerce et de coopération qui régit la vie des indépendants et entrepreneurs français qui ont actuellement des liens ou qui projettent d’en créer avec le Royaume-Uni. Les cas de figure sont nombreux et il n’est pas évident de s’y retrouver. Voici 2 exemples qui vous permettront toutefois de mieux comprendre les impacts du Brexit.

 

Être salarié détaché en Angleterre après le Brexit

Être salarié détaché signifie être embauché par une entreprise française mais travailler sur le sol britannique. L’accord précise que le détachement de salarié doit être limité à des missions de 24 mois maximum. Pour ceux qui travaillaient officiellement au Royaume-Uni avant la date du 1er janvier 2021, ils peuvent aller au bout de leur mission. Il est toutefois nécessaire de remplir un formulaire A1 que l’on se procure en contactant sa CPAM ou bien le département de l’URSSAF spécialisé dans la mobilité internationale.

Brexit et fourniture d’une prestation de service

L’accord signé entre l’UE et le Royaume-Uni traite des biens, des capitaux mais aussi des prestations de services. Pour ce dernier cas, il faut se référer à la législation britannique qui est celle uniquement applicable. Il faut donc faire des recherches précises en fonction du secteur et du type d’activité exercé. Il faut aussi préciser que l’Angleterre ne faisant plus partie de l’UE, il n’est plus nécessaire de facturer la TVA (intracommunautaire). Pensez à rajouter la mention suivante sur les factures concernées « TVA non applicable – art. 259-1 du CGI ».

Si l’exécution de la prestation de service requiert de se déplacer au Royaume-Uni, il convient alors de prendre les dispositions nécessaires et d’obtenir un visa travail ou bien une autorisation temporaire. Il en va de même si l’on souhaite se faire embaucher par une umbrella company ou toute autre sociétés britanniques. C’est aujourd’hui la souveraineté règlementaire britannique qui l’emporte sur la législation européenne.

 

Brexit : la question des contrats commerciaux

Portez une vigilance toute particulière aux contrats que vous avez pu signer avec une entreprise basée au Royaume-Uni. Si le document précise que l’Angleterre fait partie de l’UE, celui-ci peut devenir caduc. Il faut donc revoir le contrat en fonction des nouvelles règlementations.

Portage salarial et Brexit

Pour les salariés portés, les impacts sont les mêmes, ils ne peuvent plus bénéficier des mêmes conditions de travail qu’avant le 1er janvier 2021 et notamment, ne plus pouvoir profiter de la couverture sociale française (ce qui est possible avec le reste des pays membres de l’UE par système d’accords interpays).

Mais comparé aux travailleurs indépendants qui évoluent seuls, sans structure, les salariés portés sont tout de même mieux lotis dans ce contexte Brexit. Le portage salarial leur permet notamment d’accéder à un statut de salarié et de tous les avantages qui y sont liés : couverture sociale, mutuelle, cotisations pour la retraite, le chômage… Un statut difficile à quitter par rapport à l’insécurité des métiers indépendants. C’est donc pour cela que le Brexit a provoqué le retour de nombreux salariés portés en France, préférant la sécurité d’un emploi en France plutôt que d’évoluer dans un climat incertain d’après Brexit.

Brexit : le portage salarial au secours des expatriés portés

L’une des vocations premières du portage salarial, c’est d’offrir une prestation d’accompagnement complète à ses salariés. Ainsi, dès leur retour en France, les salariés portés sont accompagnés pour faire un point complet sur leur couverture sociale en France mais aussi sur les impacts fiscaux et sociaux que peut engendrer un retour. En résumé, le porté n’a pas besoin de perdre du temps à naviguer dans le brouillard de l’administration française… De plus, rattaché à une structure solide, le salarié porté peut aussi s’appuyer sur un réseau d’experts afin de relancer son activité au plus vite sur le sol français.

Dernier point, les entreprises de portage salarial peuvent également apporter leur soutien aux portés qui souhaitent rester expatriés et leur expliquer la faisabilité de leur projet ainsi que les opportunités et conséquences de ce choix.

Top 4 des formations pour indépendants

Suivre une formation n’est pas souvent la priorité n°1 des indépendants. Concentrés sur le lancement et le développement de leur business, leur cerveau se dédie totalement aux tâches opérationnelles. Pourtant, il n’est pas rare qu’au bout d’un certain temps, le besoin de se former pour pallier certaines lacunes se fasse sentir. Nous revenons sur le droit de formation de l’indépendant et les meilleurs cursus disponibles actuellement.

Accès à la formation pour indépendants : où en est-on ?

Jusqu’à encore très récemment, les indépendants étaient les grands oubliés du secteur de la formation. À moins de s’autofinancer, le droit à la formation ne leur était pas permis. Depuis 2018, de nouvelles dispositions ont été prises. Ainsi, toutes les branches représentatives des métiers indépendants peuvent bénéficier de formation : artistes, intermittents, micro-entrepreneurs, partons d’EURL, de SASU…

Une seule condition, s’acquitter des cotisations pour la formation des indépendants appelée : contribution au financement de la formation professionnelle (CFP). La limite est fixée à 500 euros par an pour un montant maximum total de 5000 €.

Pour les salariés portés, les formations sont aussi accessibles. Le portage salarial leur permet d’accéder comme tous les autres salariés classiques d’entreprise à des formations professionnelles tout au long de leur parcours. Ils peuvent même prétendre à un « projet de transition professionnelle » pendant lequel leur rémunération sera maintenue.

 

Formation pour indépendant : quelles sont les limites ?

Principale contrainte, choisir une formation éligible au CPF. En effet, le catalogue de formations pour indépendant reste encore limité. Pour vérifier ce point, il suffit de se rendre sur son compte CPF et de faire des recherches.

Heureusement, des alternatives existent. Si la formation est trop chère par exemple, vous pouvez vous-même financer le montant de la formation non pris en charge. Si vous souhaitez accéder à des contenus de formation hors CPF, vous pouvez vous rapprocher de votre CCI, (Chambre de commerce et d’industrie), votre CMA (Chambre de Métiers et d’Artisanat), votre conseil régional ou encore de votre collectivité territoriale. Tous ces organismes disposent de fonds budgétaires pour financer certaines formations en dehors du catalogue CPF.

Il existe également un crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise. Son montant est peu élevé (406 € pour 2020) mais cette aide financière est tout de même la bienvenue.

 

Formation pour indépendant : deux cas particuliers

Pour les chômeurs et les travailleurs handicapés qui sont également des indépendants, 2 possibilités s’offrent à eux :

  • Pour les chômeurs, Pôle emploi offre une subvention nommée AIF (Aide individuelle à la formation). Il suffit d’en faire la demande auprès de son conseiller et d’y joindre un courrier de motivation.
  • Pour les indépendants en situation d’handicap, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) peut aussi subventionner des formations. La demande est également à faire auprès du conseiller Pôle emploi qui assure le relais entre le demandeur et l’AGEPHIP.

 

4 formations pour indépendant incontournables

Ce top reste assez généraliste bien que ciblé sur les besoins des indépendants. Libre à vous de faire vos propres recherches en fonction de vos besoins de formation. Vous êtes les seuls à même de savoir là où vos compétences laissent encore un peu à désirer. Mais vous pourrez puiser ici quelques bonnes idées:

  • Openclassrooms

Cette plateforme de formation digitale pour les indépendants propose des cursus pour tous les profils. Les contenus sont assurés en partenariat avec des entreprises privées, des universités ou des écoles spécialisées. Formation aux métiers du web, management, développement, comptabilité… Beaucoup de sujets sont abordés. Un cursus est spécialement dédié aux personnes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat, son nom : Level Up.

  • Livementor

Cette formation qui, bonne nouvelle, peut-être financée par votre CPF, DIF ou Pôle emploi, est réservée aux freelances à différents moments de leurs parcours : encore en réflexion sur comment monter leur business ou bien déjà actifs et souhaitant trouver des pistes pour accélérer leur business. Vidéos, cours collectifs, cours individuels… Le parcours de formation de 3 mois environ n’a qu’un seul objectif, mettre les indépendants sur la voie de la réussite.

  • Digi Atlas

Cette offre de formation pour indépendant est principalement axée sur l’acquisition de nouveaux clients. Elle est disponible pour les chômeurs, les freelances et également les travailleurs handicapés. En quelques heures de formation, vous apprendrez les bases du marketing digital pour se faire connaître et faire grandir son activité en ligne. Sous certaines conditions, cette formation est 100% finançable.

  • Le Wagon

Cette société propose de se former aux nouveaux métiers en vogue pour effectuer une reconversion professionnelle. Vous pourrez vous former au développement web ou à la data science. C’est 2 branches d’activité sont en plein boom et de nombreuses opportunités professionnelles en freelance sont disponibles actuellement. La formation peut être dispensée à temps plein ou à temps partiel, un format idéal quand on souhaite se préparer avant de lancer une activité indépendante même en étant encore salarié.

Retrouver la motivation grâce au contrat de travail court

Les actifs sont-ils toujours à la recherche d’un contrat en CDI pour se sentir en sécurité, s’offrir de meilleures chances d’évolution professionnelle et rester motivés ? Une récente étude de Qapa, plateforme d’intérim digitale, nous démontre le contraire. Retour sur les aspirations de ces travailleurs qui préfèrent obtenir un contrat de travail court pour se sentir motivés et épanouis professionnellement.

Le contrat de travail court : une solution qui bouscule le marché de l’emploi

De nombreuses études nous ont démontré, et nous démontrent encore parfois, que ce ne sont pas les formes de contrat de travail court qui motivent les actifs en France. En tête des facteurs de motivation au sein de l’entreprise, on retrouve généralement :

  • Le salaire
  • Le contenu du poste
  • L’autonomie
  • Le cadre et l’ambiance au travail
  • Les perspectives d’évolution et de formation

La flexibilité des horaires et le télétravail étant des pratiques récentes, elles n’apparaissent pas encore dans le top des ingrédients phares pour motiver les salariés. Ce point sera sans doute amené à changer dans les années à venir, les jeunes générations ayant une appétence bien marquée pour le home-office et le travail nomade.

L’étude Qapa vient bousculer ces idées qui ne correspondent plus à la réalité du marché et met en avant un réel désir de la part des actifs de se voir embaucher pour des contrats de travail courts. Cette nouvelle posture des Français est totalement à l’opposé du Graal du marché de l’emploi traditionnel, c’est-à-dire trouver un CDI.

 

Quels sont les différents types de contrats de travail court ?

Avant de nous pencher plus en détail sur les nouvelles motivations des actifs, déterminons quelle forme peut revêtir un contrat de travail court. Tout d’abord, il faut exclure de cette catégorie d’emploi les stages, les contrats d’apprentissage et les contrats aidés. Ensuite, pour être qualifié de contrat court, le poste doit être occupé soit pour une durée inférieure à 1 mois selon la DARES ou à 3 mois selon L’INSEE. Ce dernier comptait d’ailleurs environ 1,2 million de contrats temporaires en 2017.

Trois types de contrats de travail courts sont désignés : le CDD (contrat à durée déterminée), l’emploi saisonnier ou bien l’intérim. Trois raisons motivent les entreprises pour recourir aux contrats courts :

  • Remplacer un salarié absent (60%)
  • Faire face à un accroissement temporaire de l’activité (24%)
  • Réaliser une mission temporaire ou saisonnière (10%)

À titre d’information, sachez qu’en France, les CDI (contrat à durée indéterminée) représentent 87% des contrats signés.

 

Le contrat de travail court, un nouveau levier de motivation

L’étude de Qapa, basée sur la consultation de 4,5 millions de participants, met en lumière les bénéfices de l’obtention d’un contrat de travail court sur la motivation des actifs. En effet, 61% d’entre eux voient dans cette forme d’emploi un remède à l’ennui. Changer d’emploi régulièrement est un bon moyen de rester dynamique, de ne pas se reposer sur ses acquis et d’éviter la routine lancinante d’une mission longue qui n’a pas vocation à changer.

Les hommes sont les plus enclins à plébisciter les contrats de travail courts à 71%  contre 52% pour les femmes. Encore plus étonnant, alors que les contrats à durée indéterminés séduisent seulement 6% des sondés, 44% préfèrent les CDD et 41% les contrats d’intérim.

Ces mutations du marché de l’emploi suivent logiquement la tendance croissante du nombre de micro-entrepreneurs et de slasheurs en France. Elle prouve encore une fois que les salariés ont besoin de diversité pour rester motivés.

 

Contrat de travail court : quel statut adopter ?

Lorsque l’on parle de contrat de travail court, on se borne souvent à penser à l’intérim ou aux CDD. D’autres formes d’emploi pourraient éventuellement rentrer dans cette catégorie. Par exemple, le statut de micro-entrepreneur pourrait aussi être qualifié par extension de «mission de travail court ». En effet, l’autoentrepreneur effectue souvent plusieurs projets de courte durée tout au long de l’année. Seul bémol, il n’est pas embauché. Il agit comme prestataire externe et intervient pour achever un projet défini avec son client et dont les conditions tarifaires ont été négociées à l’avance.

À l’inverse, le portage salarial pourrait plus facilement rentrer dans ce cadre du « contrat de travail court » puisque le salarié porté est embauché par l’entreprise de portage. Il peut bien sûr signer un CDI mais il peut aussi choisir d’effectuer un CDD, le temps de remplir une mission bien précise. D’ailleurs, tout comme l’autoentrepreneur, le salarié porté choisit librement ses missions et ses clients.

tCerise sur le gâteau, en devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant profitent de tous les avantages des salariés classiques : cotisation pour la retraite, le chômage, couverture sociale, mutuelle, congés… En résumé, le salarié porté sécurise sa situation professionnelle et en plus, il ne subit pas l’ennui et la morosité. Le porté s’organise à sa guise pour diversifier ses missions et rester motivé.

 

 

Qu’est-ce qu’un slasheur ?

Le slasheur ou la slasheuse est un travailleur, généralement indépendant, qui gère plusieurs métiers en même temps. Le terme « slash » fait référence à ce signe « / » que le slasheur utilise dans sa description professionnelle sur les plateformes d’emploi. Il permet de présenter toutes les compétences de l’indépendant. Alors, pourquoi devient-on slasheur ? Quels sont les avantages ? Est-ce possible en portage salarial ? Nous répondons à toutes vos questions.

Le slasheur : un profil multi-compétences parfois déconcertant

Sur le marché de l’emploi classique, le slasheur n’a pas encore réellement trouvé sa place. Imaginez un employeur qui découvre le CV d’un candidat comportant plusieurs intitulés : informaticien / musicien / illustrateur / formateur. Lorsque l’on postule pour un poste bien précis, il y a de quoi déconcerter le recruteur.

Mais ce détail n’arrête pas les nouveaux slasheurs car ils ne cherchent pas réellement à se faire embaucher. Ils sont le plus souvent indépendants ce qui leur permet de trouver librement des missions dans des secteurs diversifiés (comme leur profil en somme !).

 

Quel est le profil du slasheur ?

On estime qu’ils sont à peu près 16% de la population active à pouvoir être qualifiés de « slasheurs ». Majoritairement les slasheurs sont des femmes, donc des slasheuses, à hauteur de 85%. Ces professionnels pluriactifs ont plusieurs visages. Ils peuvent être employés d’une entreprise en CDI ou CDD et exercer à côté une autre activité totalement différente sous le statut d’autoentrepreneur. Cela peut-être par exemple un comptable qui endosse le métier de photographe de temps en temps.

Ils peuvent aussi être « slasheurs » à 100% en créant une micro-entreprise qui propose à des entreprises plusieurs compétences et services. Par exemple, un spécialiste d’Internet pourra assurer des missions de développement web mais aussi organiser des formations et proposer une prestation de soutien scolaire. Finalement tout est possible !

 

Quand devient-on slasheur ?

Le métier de slasheur répond au besoin de diversité des nouvelles générations qui ne souhaitent pas être limitées à un seul rôle ou parcours professionnel. Plus de 60% des slasheurs ont moins de 39 ans. Ces jeunes professionnels souhaitent créer leur propre forme d’emploi, celle qui ressemble le plus à leur propre personnalité. Elles ont un besoin de liberté et de vivre en harmonie avec leurs passions.

D’autres, environ 30%  selon les statistiques récoltées, sont motivés par des contraintes économiques. Ils choisissent de diversifier leurs activités pour arrondir leur fin de mois ou bien pour être capables de générer des revenus plus facilement même en période de crise. Le fait d’être multi-casquettes crée en effet automatiquement plus d’opportunités professionnelles.

 

Le slasheur, un statut limité ?

Certains slasheurs sont donc motivés par le fait de générer plus de revenus en multipliant leurs activités professionnelles. Mais est-ce toujours possible ? En choisissant le statut d’autoentrepreneur, il y a un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. D’ailleurs, même lorsqu’on cumule plusieurs casquettes, les revenus générés ne sont pas comptabilisés séparément, ils s’additionnent. Le portage salarial peut toutefois apporter une solution car dans cette configuration les revenus sont totalement déplafonnés.

D’autres contraintes sont également à prendre en compte et viennent limiter la liberté du slasheur :

  • S’il est déjà salarié d’une entreprise, son contrat de travail l’oblige à adopter un comportement loyal vis-à-vis de son employeur. Parfois, son contrat contient même une clause de non-concurrence qui peut l’empêcher d’exercer une activité secondaire à côté.
  • Certaines professions comme le fonctionnariat ou celles règlementées (médecins, avocats…) ne sont pas autorisées à cumuler plusieurs activités.
  • Une limite d’heures travaillées pour les salariés peut aussi s’appliquer pour les slasheurs qui cumulent plusieurs emplois en entreprise. La loi fixe une limite à 10 heures par jour ou 48h par semaine.

À noter : cette dernière contrainte ne s’applique pas aux autoentrepreneurs. Elle concerne les emplois salariés y compris ceux en portage salarial.

 

Pourquoi choisir de devenir slasheur ?

Avant toute chose, ne devient pas pluriactif qui veut. Être slasheur requiert un certain dynamisme, un esprit entrepreneurial et beaucoup de rigueur. De plus, bien qu’il gère plusieurs missions en même temps, le slasheur est un travailleur isolé, non rattaché à une structure. Il faut donc ne pas avoir peur de la solitude et savoir se fixer des objectifs seul.

Passé ces premières remarques, la plupart des actifs qui se décident à sauter le pas pour devenir slasheur le font par pure envie de s’épanouir pleinement dans leurs activités professionnelles. Le slashing, selon eux, est un remède à l’ennui et permet d’exploiter toutes les facettes de sa personnalité. Devenir slasheur est également un excellent moyen de lancer une nouvelle activité professionnelle en toute sécurité. Le professionnel peut en effet maintenir un poste sécurisant en CDI tout développant une ou plusieurs activités complémentaires.

Pour conclure, soulignons que le développement du slashing est fortement lié à celui des nouvelles technologies et du statut de micro-entrepreneur sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible.

Portage salarial : solution pour les travailleurs handicapés

De moins en moins de travailleurs handicapés sont inscrits au Pôle Emploi. Pourtant, une situation de handicap reste encore et toujours la première cause de discrimination à l’embauche. Pour améliorer le taux d’emploi des travailleurs handicapés, les mesures gouvernementales, prises dès 1987, ont d’ailleurs évolué récemment. Tour d’horizon complet du sujet, y compris comment portage et handicap peuvent fonctionner ensemble.

Emploi des travailleurs handicapés : où en est-on ?

De manière générale, selon la législation (article L5212-1 et article L5212-2 du Code du travail), toute entreprise d’au moins 20 salariés se doit d’employer des travailleurs handicapés. Le taux est fixé à 6% de l’effectif total. Malgré cette obligation, certaines sociétés n’appliquent pas ce cota et sont soumises au paiement d’une contribution supplémentaire versée à l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées).

Malgré cette pénalité, les travailleurs handicapés subissent encore un taux de chômage de 19% contre 9% pour le reste de la population active. Ils ont même 3 fois moins de chance de trouver un emploi. On comptabilise un taux d’emploi des personnes handicapées de seulement 3,5%, contre l’objectif des 6%.

 

Portage et handicap : un cas particulier

Le portage salarial est un secteur encore jeune qui revêt une particularité : les entreprises de portage emploient bien des salariés permanents mais elles embauchent également des salariés portés. Pour ces derniers, elle n’a pas réellement la main mise sur leur employabilité. Les travailleurs portés se doivent de trouver seuls des missions.

La FEPS (Fédération des entreprises de portage salarial) a profité des discussions autour de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » pour introduire son cas. Comment ne pas pénaliser les entreprises de portage qui ne peuvent pas trouver des missions pour leurs salariés portés, qu’ils soient handicapés ou non ? Le gouvernement a donc autorisé une disposition particulière : l’obligation d’employer des personnes handicapées ne porte que sur les salariés permanents de l’entreprise de portage et non sur les salariés portés.

 

Portage et handicap : les nouvelles dispositions règlementaires pour favoriser l’emploi

Pour atteindre l’objectif des 6%, de nouvelles mesures gouvernementales ont été prises. Par exemple, sont maintenant comptabilisées toutes les formes d’emploi qui existent actuellement : CDI, CDD, alternance, intérim, stage… Certaines actions peuvent également générer une déduction sur la contribution due à l’AGEFIPH (achat de prestation auprès d’un établissement et service d’aide par le travail, réalisation de travaux pour améliorer l’accessibilité des locaux au personnel handicapé…).

En ce qui concerne le portage salarial, de nouvelles dispositions ont été actées pour encourager les entreprises à solliciter les compétences de travailleurs handicapés. Depuis le 1er janvier 2020, les sociétés clientes de travailleurs handicapés et portés peuvent aussi profiter d’une déduction de leur contribution AGEFIPH. Si l’entreprise présente un taux d’emploi inférieur à 3%, elle pourra déduire au maximum 30% du coût de la prestation du travailleur handicapé porté, dans une limite de 50% du montant de la contribution. Si le taux est supérieur à 3%, la limite est élevée à 75%.

 

Le portage, un levier de réinsertion pour les travailleurs handicapés

Grâce à ces nouvelles dispositions règlementaires, le Gouvernement offre aux travailleurs handicapés une chance de plus de se réinsérer. Il faut également savoir que le portage salarial présente de nombreux avantages pour cette frange de travailleurs actifs :

  • Ils n’ont pas besoin de postuler car ils profitent d’un statut similaire à celui des indépendants. Ils créent eux-mêmes leur propre business et choisissent sans contrainte leur client. La société de portage n’intervient pas dans la gestion de leurs affaires.
  • Ils profitent d’un accompagnement personnalisé et d’opportunités de formation pour accroître leur employabilité.
  • Les travailleurs handicapés portés sont des salariés de l’entreprise de portage, comprenez en ce sens qu’ils accèdent à tous les avantages des salariés d’entreprise classique : couverture sociale, mutuelle, cotisation pour la retraite, le chômage…
  • Contrairement au marché de l’emploi traditionnel, il est bien plus aisé de trouver des missions en portage salarial. Cette formule permet également aux nouveaux indépendants de créer leur activité tout sécurisant ce lancement grâce aux avantages du salariat.
  • Niveau administratif, c’est la société de portage qui prend en charge toute la paperasserie pour son salarié porté. Un point non négligeable qui permet au porté de se concentrer sur le développement de son chiffre d’affaires.

 

Portage et handicap : une formule gagnante

Pour conclure, nous pouvons saluer ces nouvelles dispositions qui encouragent clairement les entreprises à engager des travailleurs handicapés. Elles n’ont pas besoin de passer par des processus longs de recrutement et profitent de compétences immédiatement opérationnelles. Pour les personnes en situation de handicap, le portage salarial est une nouvelle opportunité de trouver du travail tout en conservant une totale liberté.

Bien qu’il soit courant de dire que le statut d’indépendant est assez précaire, le portage salarial permet d’annihiler cette crainte en offrant un cadre sécurisant aux travailleurs handicapés.

Qu’est-ce que les charges indirectes ?

Quelle que soit la taille de votre entreprise, que vous soyez micro-entrepreneur ou patron d’une TPE, les charges indirectes sont bien à prendre en compte dans votre gestion comptable. Ces charges indirectes sont ces dépenses qui vous permettent de faire tourner votre entreprise au quotidien et de la développer. Cependant, contrairement à une charge directe directement imputable à un produit, les dépenses indirectes ne le sont pas. Nous revenons sur la définition des charges indirectes et les méthodes pour les calculer.

Charges indirectes, définition

Pour fabriquer ou vendre des produits et des services, une entreprise doit forcément engager des sommes d’argent. Les charges indirectes vont donc regrouper tous les achats effectués pour servir la gestion quotidienne de l’entreprise. Ces dépenses ne peuvent pas être affectées à la fabrication d’un produit donné. Elles sont en effet imputables à plusieurs produits simultanément. Il est nécessaire d’effectuer des calculs intermédiaires afin de répartir justement les dépenses engagées.

 

Quelques exemples de charges indirectes

Il existe plusieurs niveaux de charges indirectes :

  • Les charges ponctuelles comme les actions de communication : édition de cartes de visite, impression de plaquettes commerciales, réservation d’un stand sur un salon professionnel…
  • Les charges locatives : paiement du loyer des locaux de l’entreprise
  • Les charges fixes : factures d’énergie, abonnement à Internet, affranchissement des courriers…
  • Les dépenses d’assurance
  • Les coûts des services généraux (service marketing, commercial, informatique…)

 

Quelles différences avec les autres charges

Il est important de faire le distinguo entre les différentes charges qui pèsent sur l’entreprise afin de pouvoir notamment calculer la rentabilité d’un produit ou d’un service. Ainsi, les charges indirectes ne sont pas à confondre avec :

 

  • Les charges directes

Ces dernières, par opposition, sont directement imputables à la fabrication ou la commercialisation d’un produit ou d’un service. Il peut s’agir alors des matières premières utilisées pour alimenter un processus de fabrication, des marchandises destinées à la revente ou bien encore de la main d’œuvre. Au niveau comptable, il n’y a pas besoin de passer par une étape de calcul, ces coûts sont directement affectés à un produit.

 

  • Les charges patronales

Bien que les patrons en soient redevables chaque mois (ou chaque trimestre), les charges patronales ne sont pas comptabilisées comme charges indirectes ou directes. Elles sont calculées à part et désignent les taxes à payer pour l’assurance vieillesse, l’assurance maladie, les accidents du travail ou encore les allocations familiales.

 

Quand les charges indirectes peuvent devenir directes

Ce cas de figure est tout à fait envisageable dans certaines situations. Par exemple, si un salarié travaille sur la fabrication de plusieurs produits, son salaire reste une charge indirecte imputable à plusieurs biens. Mais si cet employé ne travaille que sur un seul produit, dans ce cas, sa rémunération devient une charge directe.

Autre exemple avec l’électricité consommée pour une usine. Si on prend le bâtiment dans son intégralité, cette dépense est une charge indirecte affectée à la fabrication de plusieurs produits. En revanche, si plusieurs compteurs électriques séparés sont installés sur des machines ou ateliers, l’électricité consommée peut être attribuée à la fabrication d’un produit et devenir de ce fait une charge directe.

 

Comment calculer les charges indirectes ?

Alors que les charges directes sont plutôt faciles à affecter pour calculer le coût de revient d’un produit ou d’un service, avec les charges indirectes, la méthode est plus complexe. Il va en effet falloir réussir à attribuer une quote-part des charges indirectes à un ou plusieurs produits de votre entreprise. Pour ce faire, il est nécessaire d’établir une unité d’œuvre pour effectuer un arbitrage et affecter les coûts indirects là où ils doivent être.

Pour expliquer ce point plus précisément, voici deux exemples d’unité d’œuvre :

  • Comment répartir le loyer ? L’unité d’œuvre sera ici le m2. On calcule le nombre de m2 nécessaire à la production de chaque produit ce qui permet d’obtenir la quote-part des charges locatives indirectes détenues par chacun.
  • Comment affecter les coûts de maintenance ? On choisira ici le nombre d’heures d’utilisation d’une machine-outil par exemple pour en déterminer sa quote-part dans la fabrication d’un produit.

 

Charges indirectes : la méthode des coûts complets

Pour cette méthode de calcul des charges indirectes, il suffit de découper l’entreprise en différents centres d’analyse (atelier, usine, entrepôt, bureau…). On définit une clé de répartition en amont et on redistribue les charges indirectes à chaque activité. Pour l’expliciter plus clairement, la somme de toutes les charges indirectes de l’entreprise sont réparties entre les divers centres d’analyse ou pôles d’activité. Cette méthode est considérée comme plus objective mais elle est néanmoins plus complexe à mettre en place.

Quelles soient directes ou indirectes, les charges sont très importantes dans le calcul du coût de revient d’un produit ou d’un service et donc, indispensable pour réussir à fixer les bons prix et être rentable.

Qu’est-ce que le PERCO ?

Le PERCO (Plan d’épargne pour la retraite collectif) est un dispositif permettant aux salariés d’épargner sur le long terme jusqu’à la fin de leur activité professionnelle. Le PERCO n’est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2019 mais il reste disponible pour ceux qui y ont souscrit avec cette date. Comment fonctionne le PERCO ? Est-il encore possible d’y verser de l’argent ? Quelle fiscalité ? Nous vous répondons en 8 questions.

Le PERCO, c’est quoi exactement ?

Le plan d’épargne pour la retraite collectif est un dispositif mise en place sur décision de l’employeur ou par accord collectif. Il ne se substitue pas aux régimes de retraite obligatoire mais fonctionne plutôt comme un complément de retraite pour l’épargnant.

 

Qui peut bénéficier d’un PERCO ?

Ce dispositif d’épargne est ouvert à tous les salariés sous réserve d’avoir au moins une ancienneté de 3 mois. Toutes les entreprises (avant octobre 2019) pouvaient proposer un PERCO, même celles qui n’avaient pas encore de PEE.

 

Comment faire des versements sur un PERCO ?

Vous n’êtes pas obligé de verser de l’argent sur votre PERCO, c’est une option disponible mais pas obligatoire. Si vous décidez de faire des versements, ces fonds doivent provenir :

  • De l’argent issu de votre participation ou intéressement
  • Des sommes versées de manière volontaire
  • Des fonds en provenance d’autres comptes d’épargne salariale
  • Des droits inscrits sur votre compte épargne-temps ou bien d’un excédent de jours de congés non pris (dans une limite de 10 par an)

Il est à noter que votre entreprise peut aussi verser des fonds sur votre PERCO, c’est ce que l’on appelle : l’abondement.

 

Peut-on continuer à verser des fonds même après la fin du PERCO ?

Tout à fait, la fin de la commercialisation du PERCO de 2019 empêche l’ouverture de nouveau compte d’épargne mais n’empêche pas ceux qui en détiennent déjà d’y verser des fonds. Si vous êtes récemment embauché, votre entreprise peut vous proposer un autre plan d’épargne en remplacement.

 

Quels sont les seuils de versement ?

Il existe 2 types de plafonds :

Plafonds de versement sur le PERCO pour l’employeur

Les abondements de votre entreprise ne peuvent pas dépasser le plafond de 6 581,76 € ou bien 3 fois la somme de vos propres versements sur votre PERCO. De plus, si les dispositions du contrat ont également prévu un versement initial et d’autres périodiques, ceux-ci ne peuvent pas dépasser la somme de 822,72 € par an.

Plafond de versement sur le PERCO pour le salarié

Vous ne pouvez pas verser plus de 25% de votre salaire brut annuel sur votre PERCO. Sachez également que votre contrat peut prévoir un minimum de versement de 160 € par an.

 

Comment sont placés les fonds de votre PERCO ?

Tout d’abord, au moment de contracter, votre entreprise doit vous donner des informations sur le PERCO mis en place et son contenu exact. Elle doit aussi vous remettre un relevé de situation au 31 décembre de l’année précédente. Il comporte le détail des mouvements sur votre PERCO : versements, retraits, choix de l’affectation de l’épargne et estimation de la valeur.

Au moment de son ouverture, vous devez être informé des 3 types de placements disponibles de votre PERCO. Si vous ne maîtrisez pas ces sujets, une aide doit vous être apportée pour vous permettre de faire un choix éclairé. Dans tous les cas, le dispositif du PERCO prévoit de faire baisser la part de risques de vos placements progressivement.

 

Comment débloqués les sommes disponibles sur votre PERCO ?

Le plan d’épargne pour la retraite collectif est bloqué logiquement jusqu’à votre départ en retraite. Des cas de force majeure peuvent cependant survenir et vous donner la possibilité de débloquer vos fonds de manière anticipée :

  • Invalidité
  • Décès
  • Surendettement
  • Achat d’une résidence principale ou remise en état de cette dernière suite à une catastrophe naturelle
  • Expiration des droits à la retraite du salarié

Aucun délai de versement n’est applicable sauf dans les 2 cas qui concernent votre résidence principale, le délai est alors de 6 mois.

Une fois le déblocage accordé, vous pouvez demander un versement sous forme de capital en une seule fois ou bien sous forme de rentre viagère à titre onéreux. Même après votre départ en retraite, votre PERCO peut être conservé. Dans ce cas, vous devrez peut être payer des frais de fonctionnement supplémentaires ou votre entreprise continuera de les payer à votre place.

 

Quelle fiscalité pour votre PERCO ?

Au moment du déblocage, les gains dégagés de votre PERCO sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux contributions sociales. Sous forme de capital, les prélèvements sociaux sont appliqués sur les gains et vos versements. Pendant la période de validité de votre PERCO, les abondements de votre entreprise sont exonérés d’impôts (plafond à 6 581,76 €). Votre intéressement est également exonéré dans une limite de 30 852 €.

Comment utiliser la publicité en ligne pour développer sa visibilité et trouver des clients ?

Le mot « publicité » reste souvent synonyme d’inaccessible. Et pour cause, la publicité a souvent requis de gros moyens financiers. Pourtant, l’avènement du digital a rendu la publicité accessible à tous. Plus besoin de financer un spot télé ou une annonce dans un journal. Avec le digital, vous ciblez précisément vos prospects, à bas prix, et ne payez qu’en cas de résultat. Alors, pourquoi s’en priver ?

Les avantages et prérequis de la publicité digitale pour un Freelance

Les différents acteurs de la publicité digitale ont tous deux points en commun. Ils connaissent bien les utilisateurs que vous allez cibler et peuvent vous facturer en fonction de ce que vous leur demandez. Google Ads, par exemple, vous permettra de cibler des internautes ayant une appétence particulière et proposera une facturation à l’impression (vue par une cible) ou au clic. Ainsi, vous ne payez qu’une fois votre pub imprimée ou cliquée et avez l’assurance que vous ciblez de façon pertinente. Et le constat est le même pour les publicités sociales sur Facebook, Linkedin ou Twitter ! C’est un peu comme si une affiche, dans la rue, était capable de comptabiliser le nombre de regards posés sur elle avant de facturer l’annonceur…

Un seul prérequis est nécessaire pour faire de la publicité en ligne : disposer d’un site internet et de pages sur les réseaux sociaux. Les profils personnels ne peuvent bénéficier de la publicité et une landing page est nécessaire.

 

Le B.A.-BA des publicités en ligne

Pour bien comprendre et prévoir vos campagnes de publicité, il est important de comprendre tout le vocabulaire précédemment évoqué.

 

Les différents éléments d’une publicité en ligne

Une publicité en ligne c’est d’abord :

  • Une plateforme de diffusion : le réseau Google, Facebook, LinkedIn, etc. La plateforme choisie aura un fort impact sur le type de personnes que vous allez cibler et l’état d’esprit dans lequel ils vont être exposés à vos publicités
  • Une cible : chaque plateforme dispose de critères de ciblage permettant de choisir les personnes qui seront exposées à votre publicité par des critères d’affinité avec une thématique ou encore sociodémographiques
  • Un objectif : que souhaitez-vous que votre cible effectue comme action ?
  • Un message et un format : c’est ce qui constitue le concret de votre publicité (texte, image, lien, etc.)
  • Une landing page : la page web sur laquelle arrive le prospect qui clique sur votre publicité.

 

Le tracking et la facturation des publicités en ligne

Toute publicité a un objectif : convertir. Ce qu’est cette conversion, et le mode de mesure adapté va dépendre de l’objectif : simplement faire voir votre message, obtenir des “like” et des commentaires, faire visiter une page, inscrire à une newsletter, télécharger un livre blanc, prendre un rendez-vous ou encore réaliser un achat. Chaque type de conversion donnera lieu à une métrique : vues, visites, clics, achats, leads récoltés, etc.

Enfin, une publicité sera aussi définie par son mode de paiement. On distingue principalement le CPC (Coût Par Clic) facturé à chaque clic, le CPM (Coût Par Mille) facturé au nombre d’impressions (de vues) et le CPA (Coût Par Acquisition) facturé à chaque fois que l’objectif est atteint. Il est important de noter qu’en matière de publicité digitale, un budget maximum est à fixer et il ne sera jamais dépassé si on le surveille bien régulièrement.

 

Les différentes plateformes et leurs avantages

Comme évoqué précédemment, chaque plateforme va vous permettre de cibler un certain parcours client et une certaine typologie de client.

  • Le réseau Google Ads vous permet de cibler les personnes qui effectuent des recherches sur Google via des mots-clés (Search Ads), qui visitent les sites du réseau Google Display (Display ADS) avec des bannières, des publicités sur mobile ou encore YouTube. C’est sans doute la plateforme qui est en mesure de cibler au mieux dans le parcours client, car vous ciblez des intentions de recherche.
  • Le réseau Facebook Ads qui vous permet de cibler sur Facebook ou Instagram, et qui vous permet d’affiner les critères sociodémographiques de vos prospects pour mieux toucher vos persona.
  • Le réseau LinkedIn Ads qui offre sensiblement les mêmes avantages de ciblage que Facebook, avec une exception : les utilisateurs de ce réseau cherchent activement des informations professionnelles, ce qui est un avantage très important pour vous
  • Le réseau Twitter Ads, où se retrouvent de nombreux experts et amateurs de certaines niches (le digital, la programmation, etc.).

Le gros avantage de tous ces sites est de vous permettre d’accéder à de la publicité pour de très faibles investissements et d’augmenter votre budget au fil des résultats. Bien pensées et ciblées, vos publicités peuvent vous permettre d’atteindre de très nombreux clients potentiels.

Les points de passage pour une bonne publicité en ligne doivent bien être respectés : la création d’un message à forte valeur ajoutée, une cohérence claire entre vos différents médias et une landing page performante. Cette dernière doit au maximum déclencher une prise de contact par son visiteur.

4 bonnes raisons d’opter pour le portage salarial en France

Le nombre d’indépendants exerçant leur métier en portage salarial ne cesse de croître. Seulement 15 000 en 2006, ils sont aujourd’hui environ 90 000 salariés portés en activité. Comment ce statut hybride, à mi-chemin entre salariat et freelance, a conquis autant d’indépendants ? On vous explique pourquoi vous aussi vous avez tout intérêt à choisir le portage salarial en France !

Le portage salarial est une nouvelle forme de travail hybride qui a vu le jour aux alentours des années 1990. D’abord conçu pour permettre aux seniors de conserver une activité professionnelle, le portage salarial s’est maintenant largement démocratisé et le secteur affiche chaque année une croissance à 2 chiffres.                                                    

1. Le portage salarial en France est synonyme de sécurité

La première raison qui explique l’attractivité du portage, c’est la sécurisation professionnelle. En effet, lorsqu’un indépendant décide de devenir salarié porté, il signe un CDD ou un CDI avec son entreprise de portage salarial. Dès lors et à contrario des indépendants qui évoluent dans un monde souvent précaire, il peut accéder à tous les avantages du salariat classique et obtenir une rémunération mensuelle régulière.

Une meilleure couverture santé

Il est de notoriété publique que la couverture santé des indépendants n’est pas vraiment performante notamment en cas d’arrêt de travail. En devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant est directement rattaché au régime de la sécurité sociale, tout comme les autres salariés classiques. Il accède à la mutuelle santé de son entreprise de portage et obtient alors une meilleure protection sociale (comparé aux autres freelances).

Assurance chômage, un avantage non négligeable du portage salarial en France

En cas de baisse importante de chiffre d’affaires, le salarié porté peut tout à fait mettre fin à son contrat en accord avec son entreprise de portage. Il pourra ensuite profiter des allocations chômage le temps de relancer son activité. En effet,  pendant toute sa durée de travail, le salarié porté cotise pour son assurance chômage. Ce point est un avantage considérable car les indépendants n’accèdent pas aux allocations chômage même quand leur activité chute drastiquement.

 

Des points en plus pour la retraite

Les cotisations pour la retraite des indépendants sont également moins avantageuses que celles des salariés d’entreprise. En devenant salarié porté, le freelance valide ses trimestres comme tout autre salarié. C’est son entreprise de portage salarial qui se charge de calculer ce qui doit être reversé aux différentes caisses de retraite. Pour les travailleurs en fin de carrière, le portage salarial en France permet aussi de cumuler des trimestres supplémentaires pour accéder à une retraite à taux plein. D’ailleurs, les retraités peuvent aussi se générer un complément de revenu en continuant d’exercer leur métier à temps partiel en portage salarial.

Découvrez comment bien choisir votre future entreprise de portage salarial !

2. Le portage salarial en France, moins de paperasse et plus de liberté

Après la signature de son contrat de travail avec l’entreprise de portage salarial, l’indépendant délègue automatiquement tout son administratif (facturation, paiement des cotisations…). Il se dégage alors du temps supplémentaire pour se concentrer sur son activité ou sa prospection commerciale. En ce qui concerne les nouveaux micro-entrepreneurs, le portage salarial leur évite aussi toutes les formalités administratives liées à la création d’entreprise.

Pour autant, même salarié, l’indépendant reste totalement libre de choisir ses missions et ses clients. Il fixe lui-même ses tarifs et choisit son lieu de travail, que ce soit dans un espace de coworking, en home office ou en présentiel dans les locaux de son client. Au niveau de ses horaires, il s’organise comme bon lui semble avec toute la flexibilité dont il a besoin. Finalement, le salarié porté n’a de compte à rendre à personne, hormis bien sûr à ses clients.

 

3. Des congés d’ordinaire inaccessibles aux indépendants

Le portage salarial en France donne aussi la possibilité de cumuler des congés payés. En effet, en fonction de son temps de travail effectif mensuel, le salarié porté gagne des jours de congés qu’il peut prendre quand il le souhaite, en toute liberté. Le calcul du nombre de congés payés se fait en fonction du temps de travail effectué qui a été déclaré sur son compte rendu d’activité. Ces congés sont ensuite reportés comme tous les autres salariés sur son bulletin de salaire.

 

4. Se former pour toujours se démarquer de la concurrence

Bonne nouvelle, le salarié porté accède également aux congés formation. Passé 4 mois d’ancienneté, l’entreprise de portage salarial alimente le CPF (Compte Personnel de Formation) de l’indépendant. Bien sûr, ceci n’est possible que lorsque le freelance porté est actif et en mission. Le portage salarial en France vous donne droit à 500 €  par an de crédit formation. De quoi vous permettre de vous former de manière continue pour ne pas vous laisser dépasser par vos concurrents et être à jour sur les nouvelles technologies qui séduisent de plus en plus vos clients.

Indépendants : vers une ubérisation du travail ?

Uber, Deliveroo, Airbnb, Mesdepanneurs… L’ubérisation du travail, en plein boom depuis quelques années, bouscule le marché de l’emploi traditionnel et crée régulièrement la polémique. La faute à son modèle économique hybride. En effet, chez ces nouveaux acteurs du numérique, entre statut d’indépendant et de salarié, la frontière n’est pas toujours très nette. Retour sur la définition de cette nouvelle forme d’emploi, ses actualités et ses limites pour les travailleurs non salariés.

L’ubérisation du travail, c’est quoi exactement ?

L’ubérisation est un néologisme créé à partir du modèle économique de la société américaine Uber qui met en relation, via une application mobile, des chauffeurs « occasionnels » et des clients. Par ubérisation, on désigne maintenant toutes les entreprises qui gèrent des plateformes digitales de mise en relation. Le terme a été inventé et popularisé en 2014 suite à une interview dans le Financial Times de Maurice Levy, ancien président du directoire du groupe Publicis.

L’ubérisation du travail n’est pas réservée qu’aux services VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) et s’applique à de nombreux domaines : restauration, immobilier, édition, hébergement, services à domicile… Sa fulgurante croissante s’explique principalement par le développement des services dématérialisés grâce aux avancées technologiques du numérique et la progression continue du nombre de travailleurs non salariés.

 

Quels sont les avantages de l’ubérisation du travail ?

Les plateformes de mise en relation permettent aux travailleurs indépendants de trouver des clients plus facilement et par conséquence, de passer moins de temps sur la prospection. Fonctionnant en temps réel, l’indépendant peut aussi faire preuve de beaucoup de réactivité, une qualité maintenant presque incontournable dans le domaine des prestations de services. Les formalités administratives sont également allégées puisque la plateforme digitale se charge de la facturation et de l’historisation de toutes les commandes passées.

Côté entreprise, l’uberisation du travail génère de réels gains économiques grâce à la mutualisation de ressources, l’utilisation d’outils numériques moins coûteux et des coûts faibles pour les infrastructures du type location de bureaux, achat de mobilier, services supports… Notons également que, dans le cas d’Uber, son implémentation s’est avérée beaucoup moins onéreuse que le lancement d’un service de transport de personnes traditionnel. La qualification de sa prestation de services lui permet de contourner les contraintes juridiques de certains pays et donc, de pouvoir lancer son activité sans avoir de licence taxi à payer.

 

L’ubérisation du travail soulève des polémiques

L’ubérisation est régulièrement taxée de forme d’emploi salarié déguisé. Si l’indépendant s’associe à une plateforme de mise en relation de manière occasionnelle en complément de son activité principale ou bien s’il travaille avec plusieurs fournisseurs, cette polémique ne le concerne pas. En revanche, si le travailleur non salarié est amené à travailler pour le compte d’une seule plateforme de manière régulière, la question d’une forme de salariat dissimulé peut être soulevée. A quel moment commence la subordination juridique qui caractérise principalement un contrat de travail ?

En France, certains politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou Benoit Hamon penchent ouvertement vers du salariat déguisé et tente de proposer une requalification de ses indépendants en salariés ou bien de leur trouver un nouveau statut approprié. Un chauffeur LeCab a notamment été requalifié de salarié par décision de justice. A l’étranger, les procédures se succèdent. Pour exemple, 30 000 VTC britanniques ont eu la possibilité en 2017 de se requalifier comme salariés. A l’inverse, le CPH de Paris a statué en 2018 sur une non-requalification d’un chauffeur Uber en salarié. Il a été démontré que cet indépendant a eu la possibilité de garder toute sa liberté de choix dans ses horaires et ses clients. La subordination juridique ne s’est donc pas appliquée puisque l’indépendant est resté un travailleur autonome, une valeur intrinsèque au statut des micro-entrepreneurs.

 

L’ubérisation du travail pénalise-t-elle les indépendants ?

Autre sujet soumis à controverse, la destruction des emplois liée à l’ubérisation du travail. Pour le moment, cet argument n’a pu être prouvé. Il est aujourd’hui très simple de lancer sa microentreprise et de s’installer en tant qu’indépendant. Les services numériques et ces nouvelles plateformes digitales de mise en relation ajoutent aussi leur pierre à l’édifice en permettant aux indépendants de se lancer plus facilement. Trouver des clients sur la toile est bien plus aisé aujourd’hui que par le passé. Cependant, il ne faut pas omettre la précarisation des indépendants qui peuvent se retrouver totalement dépendants de ces plateformes.

D’un autre côté, l’ubérisation du travail ne vient pas non plus mettre en péril le monde du salariat classique qui connaît lui-même des soucis de précarisation (CDD, intérim…). Aujourd’hui, même si le nombre d’indépendants s’est accru de 25% sur les 15 dernières années, le monde du salariat reste stable. 9 travailleurs sur 10 sont salariés.

L’ubérisation du travail et le numérique viennent bouleverser la structuration traditionnelle du marché de l’emploi actuel. Des mutations auxquelles les lois, les acteurs et les gouvernements doivent s’adapter plutôt que de les envisager comme des menaces car bien sûr, difficile d’arrêter le progrès.

L’umbrella company, le modèle anglais du portage salarial

Concept né en Angleterre, l’umbrella company est souvent associé au portage salarial. En effet, les deux modes de fonctionnement sont très similaires. Ils offrent une sécurité supplémentaire aux indépendants sans pour autant rogner sur leur liberté. Explications.

Une umbrella company, qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu’un travailleur souhaite se mettre à son compte, il a 2 possibilités : il peut créer une microentreprise ou bien, choisir de travailler en qualité de salarié porté. En Angleterre, ce sont les umbrellas companies qui emploient les travailleurs indépendants qui souhaitent être rattachés à une grande structure.

Une umbrella company est une forme de « Managed Service Company » (MSC), c’est-à-dire que son activité principale se résume à servir d’intermédiaire entre un co-contractant et un client. Chaque mois, elle récupère auprès du co-cotractant les honoraires dus pour la mission et les reverse à son client (l’indépendant) sous forme de salaire ou de dividendes. Dans cette configuration, l’indépendant devient salarié de l’umbrella company.

 

Le portage salarial, c’est quoi ?

En France, le concept d’umbrella company s’est développé sous la forme du portage salarial. Né dans les années 90, ce tout jeune secteur d’activité rencontre de plus en plus de succès avec une croissance à 2 chiffres depuis début 2000. On compte d’ailleurs déjà plus de 250 entreprises spécialisées dans ce secteur et plus de 70 000 salariés portés (chiffres de 2018).

Comment fonctionne le portage salarial ? C’est en fait une relation tripartite qui relie un salarié porté, une société de portage et une entreprise cliente. Les deux dernières sont liées par un contrat commercial, tandis que le salarié porté est lié par un contrat de travail avec la société de portage. Pour autant, le salarié porté ne perd pas en indépendance, il choisit librement ses missions et ses clients.

 

Portage salarial et umbrella company, quels avantages ?

En devenant les salariés d’une umbrella company ou d’une entreprise de portage salarial, l’indépendant s’ouvre un accès aux avantages du salariat classique. Par exemple, il récupère une meilleure couverture sociale, il peut de nouveau profiter d’allocations chômage en cas de rupture de contrat et il cotise également pour sa retraite.

De plus, contre le versement d’un forfait, le salarié porté (ou le PAYE employee pour « Pay As You Earn » en anglais), n’a plus à s’occuper des sujets administratifs. C’est en effet la société de portage salarial ou la umbrella company qui se charge de cette partie comme pour la facturation des prestations à l’entreprise cliente. Pour l’indépendant, c’est autant de temps dégagé pour se concentrer sur ses missions, se former ou chercher de nouveaux projets.

Pour les entreprises clientes, le portage salarial permet plus de flexibilité dans la recherche de talents. Elles n’ont pas besoin de mettre en place de lourdes procédures RH pour recruter et en plus, elles n’alourdissent pas leurs charges salariales en contractant un nouveau CDI ou CDD.

 

Les spécificités des umbrella companies

Au niveau fiscal, sachez que les umbrella companies sont très surveillées. D’ailleurs, c’est au PAYE ou salarié porté qu’incombe la responsabilité de déclarer, avec exactitude, ses revenus. En cas de contrôle, c’est lui qui doit pouvoir justifier des frais déclarés et non pas l’umbrella company. C’est un système clairement avantageux pour cette dernière.

En ce qui concerne les frais, en France, la société de portage salarial prélève généralement un pourcentage sur le salaire du salarié porté. En Angleterre, les umbrella companies préfèrent demander le règlement d’un montant fixe. Il peut être hebdomadaire ou mensuel. Pour les sociétés reconnues, le budget tourne aux alentours des 25/30 £ par semaine. Si un pourcentage est choisi, l’umbrella company négociera en amont son montant avec le porté.

Enfin, au niveau des intervenants, alors qu’en France, seules 3 parties interagissent (salarié porté, entreprise cliente et société de portage), en Angleterre, il y a 4 intermédiaires. La relation devient quadripartite en intégrant un maillon supplémentaire, une agence de recrutement. Il peut arriver que l’indépendant fournisse ses timesheets (feuilles d’heures) à l’agence de recrutement mais bien souvent cette dernière préfère se reposer sur le service comptabilité de l’umbrella company.

 

Choisir une umbrella company pour travailler à l’étranger

Si vous souhaitez donner un coup de boost à votre carrière en partant exercer votre métier en Grande-Bretagne, il n’est pas forcément nécessaire de vous rapprocher d’une umbrella company. Les entreprises françaises proposent aussi des solutions de portage salarial à l’international.

En plus d’offrir stabilité et sécurité aux indépendants qui souhaitent partir à l’étranger, l’entreprise de portage accompagne le salarié porté sur des questions juridiques ou sur les démarches liées à l’immigration. L’indépendant est aussi libéré des tâches administratives contre le versement d’un forfait (généralement 10%). Deux types de statut existent selon la durée de la mission : salarié porté détaché (projet de moins de 24 mois) ou salarié porté expatrié (projet supérieur à 24 mois).

Le E-sport en portage salarial, comment ça marche ?

Depuis le début des années 2000 et dans le monde entier, le E-sport ou esport ou encore eSport (pour electronic sports) est un secteur d’activité en plein essor. Des tournois s’organisent régulièrement en France ou au niveau international et on recense déjà presque un millier de gamers professionnels. Quid de l’E-sport en portage salarial ? Est-ce que ça vaut le coup ?

Le E-sport, un secteur d’avenir en France

Le E-sport en France a réellement commencé à se développer vers les années 2010 et en 2016, le secteur générait déjà plus de 22 millions de dollars américains de chiffre d’affaires. Pas d’étonnement, les gamers professionnels attirent de nombreux spectateurs passionnés. En 2016, ils étaient 1,4 million à assister aux matchs des pro gamers en live.

D’ailleurs, le gouvernement français a bien compris le potentiel de cette sous-branche du secteur du divertissement. Il entend notamment mettre les moyens nécessaires à sa structuration. De par son attractivité auprès du jeune public, le E-sport peut en effet clairement participer à la croissance de l’économie française. Fin 2019, Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, a présenté sa nouvelle stratégie nationale de développement sur 5 ans. Son rapport propose 4 axes :

  • Valoriser une pratique de l’eSport responsable
  • Activer les leviers nécessaires pour structurer une filière de formation
  • Soutenir les acteurs français du secteur
  • Mettre en avant tout l’écosystème français qui gravite autour de l’E-sport

 

Quel statut choisir avec le E-sport ?

Si vous comptez faire du sport électronique votre métier, plusieurs options s’offrent à vous.

Le E-sport et la microentreprise

En qualité de gamer pro, vous pouvez tout à fait créer une microentreprise. Si vous n’êtes pas familier du sujet, voici quelques informations. Le statut de micro-entrepreneur est un régime simplifié qui vous permet de créer votre autoentreprise en toute simplicité. Les formalités administratives ne sont pas trop lourdes et les charges sont également allégées. Côté vie quotidienne, vous êtes libre de travailler comme vous le souhaitez, pas d’horaires fixes, pas de patron et vous choisissez vos clients et partenaires sans contrainte.

Mais, voici le revers de la médaille. Vous devez payer des taxes sur votre chiffre d’affaires à l’URSSAF. Vos frais professionnels ne sont ni déductibles ni remboursables. Si vous arrêtez de travailler pendant une période longue, vous devrez fermer définitivement votre micro-entreprise pour pouvoir espérer toucher environ 800 € d’allocations. Sans cela, vous n’avez pas d’assurance chômage. Enfin, en qualité d’autoentrepreneur, vous cotisez moins, donc vous bénéficiez d’une couverture sociale moins efficace. Il en va de même pour la retraite, vous cotisez bien sûr, mais peu.

 

Les avantages de l’E-sport en portage salarial

  • En finir avec les charges administratives

Le E-sport au niveau professionnel est un métier chronophage qui laisse peut de temps libre pour gérer l’administratif : facturation client, suivi de la comptabilité, relance des clients, déclaration des revenus… En portage salarial, vous êtes accompagné par un service comptabilité qui prend en charge toute cette paperasse. Vous êtes libéré de cette contrainte et pouvez vous concentrer sur votre entrainement et la négociation de vos futurs partenariats. Bien sûr, pour bénéficier de ce service, l’entreprise de portage salarial vous demandera en contrepartie le paiement mensuel d’un forfait, généralement un pourcentage sur votre chiffre d’affaires.

  • Devenir salarié en CDD ou CDI et bénéficier des avantages de ce statut

En portage salarial, vous devenez salarié. En clair, cela veut dire que vous profitez de tous les avantages d’un contrat de travail comme tous les autres employés d’entreprise classique. Vous récupérez une bonne couverture sociale, vous bénéficiez d’une mutuelle d’entreprise, vous cotisez normalement pour la retraite et vous ouvrez à nouveau des droits à l’assurance chômage. Notez toutefois que l’entreprise de portage salarial ne vous garantit pas un salaire tous les mois, ce qu’elle vous reverse dépend des revenus que vous avez vous-même générés.

  • Déduire ses frais professionnels

Dans le monde de l’E-sport, on le sait, les déplacements sont fréquents. La bonne nouvelle c’est qu’en portage salarial, vous pouvez déduire vos frais du chiffre d’affaires que vous avez dégagé grâce aux publicités sur votre site, les gains des concours, les sponsors, les vidéos YouTube et les live streams Twitch…. Cette technique vous permet de ne pas être imposé sur cette partie de frais que vous déclarez.

  • Garder sa liberté

En portage salarial, vous gardez la possibilité de travailler sans horaires fixes, depuis n’importe où et avec les clients que vous souhaitez. Vous restez totalement libre, y compris de rompre votre contrat le jour où vous souhaitez donner un autre élan à votre carrière.

Dernier conseil, le E-sport est un métier très prenant et exigeant qui demande un entrainement régulier souvent pratiqué indoor. Faites du « vrai » sport pour réduire le stress de vos missions, pensez à prendre soin de vous et à vous détendre de temps à autre en extérieur.

Reconfinement : quelles aides pour les indépendants ?

Pleinement conscient des difficultés financières auxquelles les petites structures doivent faire face pendant la pandémie, le gouvernement renouvelle ses dispositifs de soutien. Plusieurs aides pour les indépendants sont toujours d’actualité en cette fin d’année 2020. Nous faisons le point.

Prolongement des dispositifs d’aides financières pour les indépendants

En réponse à la nouvelle hausse des cas de Covid-19 en France, Emmanuel Macron a décidé la mise en place d’un nouveau confinement le 28 octobre 2020. Effectif dès le 30, les nouvelles directives gouvernementales ont imposé la fermeture des établissements recevant du public comme les bars, les restaurants et les commerces dits non-essentiels.

Nouveau coup dur pour les professionnels des secteurs touchés ainsi que pour les travailleurs indépendants qui viennent déjà de connaître une année périlleuse pour leur business. Afin de les soutenir, le président Macron a reconfirmé lors de sa dernière allocution du 24 novembre 2020, la prolongation de certaines aides pour les indépendants. Quelles sont-elles ? A qui s’appliquent-elles ? Toutes les réponses sont ici !

 

Aides pour les indépendants : le fonds de solidarité prolongé

A contrario de l’aide supplémentaire ponctuelle « CPSTI RCI COVID-19 », le fonds de solidarité est prolongé sur les mois de septembre, octobre et novembre 2020 pour les micro-entrepreneurs, professions libérales et petites entreprises durement touchés par le reconfinement.

Les modalités de cette aide pour les indépendants mise en place par l’État et les Régions varie selon votre activité, votre localisation ainsi que la période concernée (septembre, octobre ou novembre). Par exemple, l’aide équivaut au montant du CA normalement généré pour les établissements fermés administrativement en septembre et octobre (dans une limite de 333 €/ jour et hors CA obtenu grâce à la vente à distance ou à emporter). Un accès au dispositif du fonds de solidarité est également possible pour toutes les entreprises ayant perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaires en novembre mais l’aide est plafonnée à 10 000 €. Enfin, d’autres dispositions particulières ont été décidées pour les sociétés des secteurs 1 et 1bis.

Les demandes de subvention sont à réaliser sur le site impots.gouv.fr. Munissez-vous de votre SIREN, SIRET, RIB et montant de votre chiffre d’affaires pour remplir le formulaire.

 

Aide exceptionnelle pour les indépendants : le fonds d’action sociale Covid-19

Ce nouveau fonds a été mis en place pour les travailleurs indépendants dont l’activité a totalement cessé depuis le 2 novembre. Il octroie 1000 € pour les artisans, commerçants ou professions libérales et 500 € pour les autoentrepreneurs. Quelques conditions sont à remplir comme notamment :

  • Être à jour dans ses cotisations
  • Ne pas avoir reçu l’aide de l’URSSAF versée en septembre
  • Avoir perçu et déclaré au moins 1000 € de chiffre d’affaires en 2019
  • Avoir créé son entreprise avant le 1er janvier 2019

Attention, pour profiter de cette aide spéciale pour les indépendants, le formulaire a dû être envoyé à l’URSSAF avant le 30/11. Une aide à surveiller sur les prochains mois afin de vérifier si le gouvernement décide de la réactiver.

 

Report de cotisations pour les indépendants

A l’identique des premières mesures prises par l’État, le report des cotisations sociales se prolonge sur novembre. Décembre reste à confirmer. Si vous pouvez régler vos cotisations, faites-le, sinon elles seront repoussées automatiquement sans aucune action requise de votre part. En complément, vous pouvez également moduler le prélèvement à la source de votre impôt sur le revenu, directement depuis votre espace personnel.

Dans le cadre de ce dispositif d’aides pour les indépendants, aucune pénalité ni majoration pour défaut de paiement ne sera appliqué. Nous vous invitons également à suivre l’évolution de cette aide courant 2021.

 

Aides pour les indépendants : des réductions sur les impôts et cotisations possibles

Si vous vous trouvez dans une situation financière critique, il est possible de solliciter un comptable public pour étaler ou reporter le paiement de votre dette fiscale. Si cette mesure n’est pas suffisante, une remise des impôts directs peut s’envisager au cas  par cas.

Côté cotisations, les chefs d’entreprise et leurs conjoints des secteurs S1, S1 bis ou S2 peuvent demander une réduction de leurs cotisations et contributions sociales pour 2021. Toutefois, si vous êtes travailleur non salarié et que vous avez cessé votre activité avant le 15 mars 2020, cette aide pour les indépendants n’est pas accessible.

 

Ajustement de vos crédits bancaires

Pour les indépendants en grande difficulté, il est possible de solliciter un service de médiation auprès de la Banque de France. Celui-ci se chargera de trouver des solutions avec vos partenaires financiers (banques, crédit bailleurs, sociétés d’affacturage, assureurs-crédit…) pour rééchelonner vos crédits. Il dispose de 48h pour répondre après votre saisine.

Ces aides financières pour les indépendants étant déterminées au mois le mois et en fonction des évolutions de la pandémie en France, nous vous recommandons de surveiller de près les sites gouvernementaux pour vous tenir informés.

 

Congés de paternité et de naissance augmentés pour les indépendants

De nouvelles dispositions viennent d’être mises en place pour permettre aux nouveaux papas qui sont aussi des travailleurs non salariés de profiter pleinement de l’arrivée de leur enfant. Combien de jours ? Quelles indemnités ? Quelles pièces fournir pour en profiter ? Nous vous expliquons tout sur le nouveau congé paternité des indépendants.

L’ancien congé paternité pour les indépendants

Depuis mai 2019, les travailleurs indépendants avaient la possibilité de bénéficier d’un congé paternité allongé de 8 à 10 jours. Celui-ci s’appliquait après la naissance d’un enfant ou de plusieurs mais aussi dans le cas d’un enfant né sans vie. Jusqu’à l’année dernière, un papa disposait de 4 mois pour prendre son congé paternité. Le nombre de jours sans activité pour naissance était de 10 jours pour la naissance d’un enfant ou de 18 jours en cas de naissances multiples.

 

Quoi de neuf du nouveau congé paternité pour les indépendants ?

Une nouvelle loi vient d’être validée afin d’augmenter le nombre de jours d’arrêt de travail accordé suite à la naissance d’un bébé. Ainsi, le délai passe maintenant de 10 à 15 jours dès le 1er janvier 2021. Il est aussi possible de fractionner ce congé paternité en demi-journées. Dans ce cas, l’indépendant pourra bénéficier de 30 demi-journées.

La loi prévoit aussi d’évoluer dans le temps pour atteindre 20 jours ou bien 40 demi-journées d’ici 2024. Le délai de 4 mois pour prendre ce congé n’a quant à lui pas changé.

 

Pourquoi faire évoluer le congé paternité des indépendants ?

Cette décision vient répondre aux besoins de ces nouveaux pères qui souhaitent être plus présents dans les premiers instants de vie de leur enfant. Pour ces papas qui luttent depuis longtemps pour se faire entendre sur la question, c’est une véritable victoire. Le gouvernement précise aussi que cette loi a été créée pour répondre aux attentes des couples modernes et encourager l’équité dans la répartition des tâches entre les deux parents. Au-delà de passer plus de temps avec leur nourrisson, les papas pourront aussi soutenir les mamans dans l’accomplissement de ces nouvelles tâches quotidiennes qui accompagnent l’arrivée d’un enfant.

Enfin, il semblait également important à l’État de permettre aux indépendants de profiter d’un congé paternité équivalent à celui des salariés d’entreprise classique. Car en effet, à moins d’être un indépendant en portage salarial et de pouvoir profiter de congés payés, les travailleur non salariés sont clairement moins bien lotis en termes de couverture sociale.

 

Congé paternité pour les indépendants, qu’en est-il des indemnités ?

Sur la partie indemnisation, le congé paternité pour les indépendants a également été revu à la hausse,+2,64%. D’ailleurs, cette augmentation qui sera effective dès le 1er janvier 2021 devrait continuer d’être réévaluée pendant encore 3 ans. L’objectif étant de faire évoluer les indemnités des travailleurs indépendants au même rythme que celui des salariés. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre caisse afin d’obtenir le calcul exact de vos indemnités.

 

Suppression d’une pénalité injuste

Dernière bonne nouvelle, la réforme prévoit aussi la suppression du coefficient de 69% applicable sur les revenus des travailleurs indépendants. Celui-ci donnait une base de calcul pour les indemnités désavantageuse, avec une pénalité de 31% appliquée d’entrée de jeu. Début 2021, ce coefficient sera donc supprimé pour toutes les années de carrière achevées après le 31 décembre 2020. De ce fait, les indemnités prévues pour les congés paternité des indépendants seront automatiquement augmentées. L’arrivée d’un enfant génère des frais, ce complément de revenu sera donc clairement le bienvenu.

 

Comment bénéficier d’un congé paternité ?

Les travailleurs non salariés ayant été rattachés au régime général de la Sécurité Sociale, c’est à cet organisme que vous devez faire parvenir les documents officiels servant à monter votre dossier. Voici les pièces justificatives à fournir pour obtenir un congé paternité quand on est indépendant :

  • Attestation sur l’honneur
  • Copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant ou copie du livret de famille mis à jour
  • Copie de l’acte de reconnaissance de l’enfant par le père
  • Copie de l’acte d’enfant né sans vie et un certificat médical d’accouchement d’un enfant né sans vie

Dans le cas où la personne déclarant n’est pas le père de l’enfant, il faut joindre un document officiel prouvant la relation qui le lie à la mère : extrait d’acte de mariage, copie du PACS, certificat de vie commune ou une attestation sur l’honneur de vie maritale signée également par la mère.

Pourquoi et comment performer sur Instagram quand on est indépendants ?

Instagram est un réseau plus qu’incontournable en France et dans le monde. C’est indéniablement le réseau social qui est le plus actif et le plus interactif et qui traverse de nombreuses catégories socioprofessionnelles.

 

Freelance : pourquoi et comment performer sur Instagram ?

En tant que freelance en portage salarial, Instagram est une plateforme qui peut s’avérer très intéressante pour son personal branding. Ce réseau social qui a longtemps été l’apanage des photographes et designers est en effet entré dans les mœurs quotidiennes et s’est adapté à tout type de profession. Entre personal branding et inbound marketing, découvrez pourquoi Instagram peut vous être utile, et surtout : comment !

Pourquoi utiliser Instagram ?

Tout d’abord, parce qu’effectivement ce réseau n’est plus dédié uniquement aux professions créatives. En effet, la dimension visuelle d’Instagram s’est petit à petit découverte un usage quotidien dans de nombreuses professions, façon reportage. On retrouve ainsi des coachs, consultants, psychologues, professeurs, rédacteurs ou encore programmeurs qui communiquent sur la plateforme.

Les avantages à une présence sur Instagram sont nombreux :

  • Le contenu Instagram est visuel. Et nous le savons tous, une image peut valoir plus que 1000 mots. Un contenu visuel bien réfléchi et réalisé peut en effet attirer l’attention bien plus efficacement qu’un autre format, et vous permettre d’atteindre votre audience.
  • Le contenu Instagram est référencé sur les moteurs de recherche. Par Google, premièrement, car les légendes de vos posts et votre compte peuvent être trouvés par les recherches de vos clients potentiels sur le moteur de recherche préféré. Par Hashtag, ensuite, car ce réseau est l’un où l’utilisation des hashtags est la plus forte. C’est une opportunité de visibilité spécifique à Instagram.
  • Instagram est utilisé par plus d’un milliard d’internautes chaque mois, dont 21 millions en France. Outre les volumes, c’est également – et de loin – la plateforme qui accueille le plus d’influenceurs. Nombreuses sont les marques et entreprises qui ont compris l’impact de ce réseau social.
  • Instagram est gratuit, et les nombreuses fonctionnalités de ce réseau (interactions, tags, hashtags, stories, etc.) permettent d’espérer une visibilité conséquente sans avoir à investir de budget publicité !

Que publier sur Instagram pour performer ?

Vous souhaitez tenter l’aventure ? La première question qui arrive alors est souvent la même : que poster sur Instagram pour être visible ? Le fameux syndrome de la page blanche. Tout d’abord, il est important de soigner votre nom, votre alias et votre bio. Ceux-ci sont référencés et seront la première chose qui sera visible de vous. Travaillez bien votre présentation et assurez-vous d’y placer les mots-clés liés à votre activité de façon à être trouvé et compris.

Ensuite, réfléchissez à ce dont vous allez vouloir (et pouvoir) parler. Rien de sorcier ici, pensez :

  • À mettre en avant vos produits finis et votre portfolio.
  • À publier des conseils orientés vers votre cible afin de démontrer votre savoir-faire.
  • Postez des citations qui caractérisent votre vision de métier pour intéresser vos clients potentiels.
  • Partagez votre quotidien et votre process, pour donner une vision de votre métier et montrer autre chose qu’une image finalisée et polie de vos travaux. Utilisez notamment les stories !
  • Mettez en avant les témoignages de vos clients satisfaits.
  • Répondez par vos posts aux problèmes courants de vos clients et partageant la solution de façon à capter l’intérêt de clients potentiels.
  • Partagez des chiffres, des infographies ou des vidéos explicatives pour apporter de la valeur et de l’information afin d’accroître votre nombre d’abonnés.
  • Et bien d’autres encore ! Soyez original tout en gardant des contenus cohérents avec votre activité. Faites le buzz !

Une fois que vous avez une idée en tête, sachez que celle-ci n’est pas fixée. Essayez, postez et observez ce qui marche et ce qui ne marche pas.

La dernière étape avant de vous lancer sera de chercher les outils qui vont pouvoir vous aider à créer votre contenu. Si votre contenu est visuel, renseignez-vous sur les applications de filtres qui peuvent vous aider à assurer un mur Instagram aux couleurs élégantes et homogènes. Si vous souhaitez mettre en avant des citations ou des infographies, cherchez des outils qui permettent de créer ce type de visuel.

Et enfin, si vous souhaitez ne pas être trop souvent connectés à Instagram, il existe des outils pour prévoir en avance la publication de vos posts

10 conseils pour gérer ses priorités et gagner en efficacité

Souvent, l’organisation est réduite à des astuces tactiques : faire des listes, regrouper des tâches, utiliser la technique pomodoro, etc. Quand bien même ces outils ont une importance capitale, ils ne sont pas une solution miracle en soi. L’organisation, c’est aussi et avant tout une planification stratégique et la recherche d’une intelligence de l’action.

 

L’importance de l’organisation

Qu’est-ce qui distingue une personne performante d’une personne débordée ? La réponse tient en 12 lettres : organisation. Mais l’organisation, qu’est-ce que c’est ? L’idée est de savoir définir, planifier et faire vivre sa feuille de route de façon à mettre constamment le poids du corps au bon endroit, pour aller plus loin et gagner du temps. Face à la quantité d’informations et de tâches auxquelles nous faisons face dans notre société, savoir s’organiser est devenu une compétence de survie.

Astuce n°1 : lister ses priorités

Lorsque l’on se sent dépassé par les tâches et les objectifs, la dernière chose qu’il semble intelligente de faire est de s’arrêter pour souffler et réfléchir. Pourtant, il est important de faire la liste de ses priorités, et d’en profiter tout de suite pour distinguer les urgences absolues des tâches qui peuvent être secondaires. Lorsque nous sommes dépassés par des soucis d’organisation, il convient parfois de réorganiser sa feuille de route par étapes et de laisser de côté les priorités secondaires pour le moment. On peut toujours tout faire, mais jamais tout à la fois.

Astuce n°2 : Clarifier ses priorités, soyez SMART

Soyez conscient de la façon dont fonctionne votre cerveau. Celui-ci sera plus motivé face à une tâche claire. Chercher à ranger une pièce en désordre rebute naturellement notre motivation. Au contraire, avec une tâche précise telle que “ramasser 5 livres et les poser sur l’étagère avant 13 heures”, le cerveau se projettera naturellement mieux. Ce que vous voyez là est un objectif SMART. Tous vos objectifs devraient l’être.

Un objectif SMART, c’est :

  • S : un objectif spécifique. C’est-à-dire une tâche sans ambiguïté. « Travailler sur le dossier 12 » n’est pas une tâche spécifique, par exemple. Inscrivez plutôt concrètement les tâches que vous devez réaliser et observez le changement dans votre façon de voir ces tâches.
  • M : un objectif mesurable. Obligez-vous à quantifier l’atteinte de cet objectif. Est-ce un nombre de lignes de code à réaliser ? Un nombre de slide à finir ?
  • A : un objectif ambitieux. Assurez-vous que cet objectif, une fois atteint, génère en vous de la motivation et de la satisfaction…
  • R : …tout en assurant que l’objectif soit réaliste. Si votre objectif est de finir la nouvelle application d’Amazon en 3 heures, il ne sera non seulement pas tenable, mais pas non plus très utile pour vous aider à planifier. N’hésitez pas à « casser » vos objectifs en petits sous objectifs. Tant que ceux-ci restent bien ambitieux, c’est l’assurance d’un gain régulier de motivation au fil de votre To do !
  • T : un objectif inscrit dans le temps. C’est-à-dire avec une deadline claire.

Astuce n°3 : ordonner ses priorités, la matrice de Eisenhower

Une fois que vous avez les priorités du moment, il convient de les ordonner. Pour les ordonner, nous vous recommandons la simplicité et l’efficacité de la matrice d’Eisenhower. Elle consiste à donner une note à chaque priorité en termes d’urgence, et d’importance. Cela vous permet ensuite de gérer :

  • Les objectifs urgents et importants : à traiter en priorité
  • Les objectifs urgents, mais moins importants : à déléguer, ou à décaler si possible
  • Les objectifs importants, mais non urgents : à planifier dès maintenant pour ne pas vous retrouver en situation d’urgence
  • Les objectifs non importants et non urgents : à abandonner. Bien s’organiser, c’est aussi laisser tomber le non utile.

Astuce 4, 5 et 6 : Planifier, prévoir de la marge et prendre des notes

Une fois que vous avez trié vos priorités, prenez votre calendrier et estimez combien de tâches vous pourrez faire par jour de travail. La première clé de cette étape est de laisser 20% de marge en cas d’imprévu. Prévoir sa productivité réelle est complexe, prévoir les événements est impossible. Prendre une marge garantit de ne pas se laisser dépasser.

Si lors de votre travail, des idées par rapport à d’autres tâches vous viennent à l’esprit, disposez toujours d’un carnet de notes à portée de main. Et prenez note de tout pour recentrer votre esprit sur la tâche en cours, tout en étant sûr de ne pas oublier votre idée.

Pour être sûr d’être dans les temps et de pouvoir intelligemment ajuster en cas de dérapage, essayez de prendre régulièrement du temps pour revoir votre plan de travail. Par exemple, faites un point d’avancement le vendredi et un point de briefing personnel le lundi.

Astuce 7, 8 et 9 : soignez votre espace de travail

Nous sommes notre entourage. Soyez donc conscient du lieu de travail le plus efficace pour vous. À la maison ? Dans un café ? Dans un espace de coworking ? Dans un open space ? Dans une salle calme ? Nous sommes notre entourage et il convient de choisir, et non de subir, son lieu de travail. De la même façon, soyez attentif à la propreté de votre bureau et à son rangement. Regardez autour de vous : votre environnement est-il comparable à l’efficacité que vous vous souhaitez à vous-même ?

Organisez vos horaires en fonction de vos moments de productivité. Certains aiment le matin pour les tâches administratives et sont plus créatifs l’après-midi. Pour d’autres, c’est complètement autre chose. Soyez conscient de votre rythme et anticipez vos journées en fonction. Bloquez-vous des plages horaires pour ne pas être dérangé.

Utilisez ensuite des méthodes éprouvées pour vous aider à profiter au maximum du temps disponible :

  • Si une nouvelle tâche vous incombe, et qu’elle prend moins de 2 minutes : faites-la sans attendre
  • Commencez toujours par les tâches les plus rebutantes
  • Ne lisez vos mails qu’à certains horaires précis
  • Séquencez votre travail par des périodes de travail intense et des périodes de pause.

Astuce 10 : savoir dire non, constructivement

Pour un indépendant plus que quiconque, dire non semble être plus dur que de gravir l’Himalaya. Cela en pousse beaucoup vers l’autre extrême : dire oui à tout. Sachez dire non constructivement pour ne pas vous retrouver débordé. Dire non constructivement, c’est :

  • Dire non si cela ne vous profite pas…

Ou bien :

  • Proposer une alternative si cela ne vous arrange pas ainsi, ou pas maintenant. N’hésitez pas à proposer un rendu en deux étapes, un délai de travail supplémentaire, à proposer un « premier jet » ou encore une contrepartie à un retard momentané. Le « non » est très peu souvent mal perçu, si tant est qu’une autre voie soit proposée.

 

Devenir travailleur indépendant pendant la crise

L’épidémie de COVID 19 a pris l’économie et le monde du travail par surprise. Entre ralentissement de l’activité et nouvelles méthodes de travail, elles ont bouleversé la façon dont les entreprises conduisent leur quotidien. Qu’en est-il pour les travailleurs indépendants ?

 

COVID 19 : menace ou opportunité pour les travailleurs indépendants ?

Pour le pire ou le meilleur, cette crise a mis de nombreuses entreprises face au mur, et fait s’accélérer de nombreuses transitions. Dans ce marché impacté par le virus, et dans le marché d’après virus qu’il nous tarde de découvrir, quelle sera la place des travailleurs indépendants ? Relégués derrière les salariés, sur lesquels les entreprises vont capitaliser leur activité réduite ? Au premier plan, de par leur flexibilité ? La question reste entière.

Un monde plus incertain : la flexibilité en atout

Le contexte du Covid rend compliqué, voire impossible, l’exercice de certaines industries. La demande baisse, les nouveaux projets et investissements sont ralentis. Si l’activité continue et que le nombre de salariés en activité partielle diminue, le constat reste le même. Les entreprises sont moins actives, investissent moins de moyens et placent moins de confiance en l’avenir.

Or, cela ne signifie pas qu’elles n’ont plus de besoins ! En revanche, et c’est bien logique lorsque l’on connaît les obligations liées à ces contrats, cela signifie qu’elles vont réfléchir à deux fois avant de faire signer un CDI ou un CDD à une recrue.

Dans ce contexte, faire appel à un indépendant permet de remplir un besoin important : celui d’avancer malgré la crise. Et de le faire en conservant la flexibilité nécessaire à chaque entreprise cherchant à naviguer encore quelques mois incertains. C’est pour cela, qu’alors que 2,4 millions de salariés sont toujours en activité partielle, près de la moitié des indépendants disent ne percevoir qu’un léger impact (Source : Crème de la crème).

De nouveaux modes de travail démocratisés

Si le salariat a toujours le vent en poupe, c’est aussi en partie une conséquence des modes de travail hérités des générations précédentes. Il a longtemps été considéré qu’une présence sur site était indispensable. Mais le confinement nous a poussés à explorer les modes de travail digitaux. Le télétravail, encore considéré par beaucoup comme une hérésie improductive, a été rendu quasi obligatoire. Les employés ont ainsi pu découvrir les joies du gain de temps évité à ne pas prendre le métro, et celles de choisir comment organiser sa journée. Employeurs comme employés se sont rendus à l’évidence et s’accoutument de plus en plus avec ses nouvelles méthodologies de travail. Le Covid-19 a accéléré la tendance sociétale à l’autonomisation et la flexibilisation des conditions de travail. Il a donc planté un terreau fertile, adapté à ce que les freelances soient de plus en plus acceptés.

Un monde plus pragmatique : vers la fin des bullshit jobs ?

Le Covid a également accéléré une autre tendance sociétale : celui de la recherche de sens et du problème des “bullshit jobs”. Si le confinement a démocratisé le télétravail, il a aussi permis à tout à chacun de sortir sa tête du guidon du quotidien et de faire face aux questions souvent abandonnées à la nécessité de chaque jour. Qu’est-ce que je souhaite réellement faire de mes journées ? Suis-je vraiment heureux de là où je vis, de mon temps de trajet, de ne pas gérer mon emploi du temps ? En inactivité partielle, mon rôle manque-t-il réellement à quelqu’un ? Le phénomène des jobs généralistes où nombre de salariés se sentent inutiles a été exacerbé pendant ces semaines de réflexion. À l’antipode de cette tendance, le travail indépendant permet de travailler pour une mission précise. Le freelance sait exactement ce qu’il vend, pourquoi il le tarifie, et quand le travail est livré. La tendance est à la spécialisation et à l’échange de services concrets. Dans ce contexte incertain, le travail en freelance est aussi une façon de retrouver une cohérence avec sa propre valeur ajoutée.

Dans une période contraignante, toute flexibilité est un atout. Devenir freelance dans le contexte actuel peut être une réelle opportunité de rassurer, par son travail et son statut, des entreprises en proie au doute. C’est également un moment adéquat, car le monde est bien plus digital qu’il ne l’était avant. Pourquoi ne pas vous y essayer, en microentreprise et pourquoi pas en portage salarial, pour voir si cette forme de vie est faite pour vous ? N’hésitez pas à consulter notre guide du portage salarial pour tout savoir sur le sujet !

Comment suivre un client ou prospect lorsqu’on est indépendant ?

Indépendant, vous êtes sans doute expert dans votre domaine mais savez-vous tirer les bonnes ficelles au niveau commercial pour obtenir un chiffre d’affaires constant ou exponentiel ? Nous vous donnons quelques clés pour suivre un client ou un prospect efficacement afin de pérenniser le succès de votre micro-entreprise.

Pourquoi suivre un client ou un prospect ?

La loi de Pareto décrit un phénomène empirique dans lequel 80% des conséquences sont le résultat d’uniquement 20% des causes. Au niveau commercial cela se traduit par : 80% de votre chiffres d’affaires est  généré par seulement 20% de vos clients. Cette mécanique a été constatée et vérifiée dans bien des domaines comme le contrôle de qualité par exemple. Qu’en est-il de votre portefeuille client ? Répond-il à cette loi ou est-il plus diversifié ? Pour la pérennité de votre business, vous devez le vérifier.

En effet, si le principe de Pareto s’avère vrai pour vous, le calcul est vite fait. Imaginez perdre ce client qui génère une grosse partie de votre chiffre d’affaires… Votre microentreprise est automatiquement mise en péril. Que faire pour y remédier ? Il faut impérativement anticiper. C’est pourquoi suivre un client ou un prospect s’avère si indispensable économiquement parlant. Vous devez toujours avoir sous la main des contacts à faire fructifier pour compenser une éventuelle perte de chiffre d’affaires imprévue.

 

Comment suivre un client ou un prospect efficacement ?

Prenons l’exemple d’un développeur web. Il est le champion du code, mais a-t-il également une casquette commerciale ? Beaucoup d’indépendants se perdent dans la prospection parce qu’ils ne se sentent pas l’âme d’un chasseur. Pourtant, il suffit d’avoir confiance en vos compétences et d’être bien organisé pour lever les freins et sécuriser votre petite affaire. Voici comment !

Identifier vos opportunités business

En prospection, vous devez commencer par étudier le profil de vos meilleurs clients. Dressez un portrait précis : quel type d’entreprise, nombre de salarié, domaine d’activité, fonction de vos contacts, services proposés, à quel prix… Une fois tous ces éléments listés, vous êtes prêt pour aller prospecter des entreprises qui ressemblent à vos meilleurs clients. Ces sociétés ont de plus fortes chances de convertir (= devenir clientes).

Comment convertir ?

Pour maximiser vos chances de signer une mission avec une nouvelle entreprise, soyez très rigoureux dans votre approche. Vous le verrez plus bas dans cet article, suivre un client ou suivre un prospect relève de la même démarche. Vous devez tout d’abord commencer par rassembler dans un tableau tous vos prospects. Il existe d’ailleurs 2 typologies de prospects : les froids qui n’ont pas besoin de vos services tout de suite mais peut-être plus tard et les chauds, ceux qui ont un besoin quasi immédiat. Dans votre tableau de suivi de prospection, vous devez intégrer les données suivantes :

  • Date de la prise de contact
  • Moyen de communication : appel, email, courrier, réseaux sociaux
  • Nom et fonction de votre interlocuteur
  • Qualification : prospect chaud ou froid
  • Nature du besoin
  • Date d’envoi de votre offre de services et référence de la proposition
  • Résultat : conversion, date de décision ultérieure, en attente…

Renseignez au maximum ce tableau afin de pouvoir suivre votre prospect pas à pas tout au long de son cycle de vie. Vous pourrez ainsi le recontacter au moment opportun avec la bonne proposition commerciale. C’est un gain de temps incroyable. De plus, votre tableau de suivi vous permet aussi de toujours personnaliser vos prises de contact. Au niveau commercial, une approche impersonnelle est bien souvent rédhibitoire.

Pensez à renforcer votre présence sur les réseaux sociaux et plateformes professionnelles. Postez des articles, interagissez… Le but ici est de créer de nouvelles opportunités business en faisant venir les clients à vous, sans avoir à démarcher !

Comment suivre un client ?

Pour suivre un client avec efficacité, reprenez la même technique. Construisez un tableau, ou plutôt un historique, qui rassemble toutes les données de vos clients. Notez les prestations achetées, ses commentaires importants, les contacts décisionnaires dans l’entreprise, prévoyez des dates de rappel… Votre objectif est de pérenniser la relation commerciale avec votre client et de faire de l’up selling ou du cross-selling : c’est-à-dire lui proposer d’autres prestations ou soumettre votre expertise à d’autres services dans l’entreprise.

 

Exploiter les données de votre suivi client  

Suivre un client ou un prospect avec rigueur vous permet aussi de monitorer votre taux de réussite et de prioriser vos actions de prospection ou de fidélisation. En effet, en ayant un tableau de suivi clair à disposition, vous pouvez mesurer quelles sont les actions les plus efficaces, quels types d’entreprises transforment le plus, quel sont les fonctions à contacter… Vous pouvez aussi identifier les actions chronophages qui ne vous rapportent peu ou pas grand-chose.

Freelance : comment améliorer votre e-réputation ?

L’e-réputation (cyber réputation, réputation numérique, la réputation en ligne : les termes sont nombreux) est l’opinion commune formée par l’ensemble des informations trouvées en ligne à votre sujet. Ce sont les photos, les vidéos, les profils sociaux, les articles, les posts, les références et les avis qui apparaissent et qui vous concernent lors de la recherche de votre nom et vos services. En tant que freelance, il est crucial d’être attentif à ce que cette réputation dit de vous, et de bien la maîtriser.

Maîtriser sa e-réputation lorsqu’on est freelance

L’écrasante majorité de vos prospects, de vos clients et des recruteurs à qui vous avez eu affaire ont cherché votre nom sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. C’est un réflexe à présent bien ancré dans la culture du digital… et dans le monde du travail en général. Lorsque l’on est freelance, et que l’on travaille en son propre nom, par définition, la barrière entre votre vie personnelle et professionnelle se trouve sous le microscope. En ligne, et notamment sur Google, votre nom peut tout aussi bien amener à votre profil Linkedin qu’à la dernière photo de vous peu avantageuse postée par vos amis. Pour un freelance, il est essentiel de comprendre et de maîtriser les enjeux de la e-réputation.

Comment connaître sa e-réputation ?

Le premier travail à fournir est d’auditer votre présence en ligne. Cette présence consiste en trois points principaux :

  • Les résultats Google, Bing et Yahoo visibles lorsque l’on recherche votre nom. Pour visualiser les résultats qu’obtiendraient vos clients recherchant votre nom pour la première fois, pensez à effectuer cette recherche en navigation privée. Le moteur de Google tient compte de qui vous êtes, et risque donc de vous montrer des résultats différents de ceux qu’il proposerait à quelqu’un d’autre. Parcourez les premières pages de résultats, vérifiez les catégories “images” et “vidéos” du moteur de recherche afin de savoir quelles sont les informations qui font votre réputation actuelle en ligne.
  • Vos profils sociaux. Facebook, Twitter, Linked’in et autres réseaux en ligne sont également accessibles à la saisie de votre nom. Vérifiez le contenu qui y est posté et accessible. Vérifiez également que chacun de vos comptes soit bien rempli et donne l’image de vous que vous souhaitez refléter. Si un élément vous semble risqué, c’est qu’il l’est probablement. En matière d’e-réputation, optez toujours pour la sécurité.
  • Vos profils spécialisés. Malt, Dribble, Slideshare, Github, etc. Nombreux sont les réseaux sociaux et plateformes dédiés aux activités qui s’exercent en freelance sur lesquels vous pouvez être visible. Ces profils-là sont également à analyser.

Une fois cet inventaire effectué, vous avez une idée de votre réputation actuelle, des incohérences potentielles et des éléments à actualiser et améliorer voire à développer.

Optimiser et suivre sa présence en ligne

Pour optimiser et suivre sa présence en ligne, la première tâche à entreprendre est de définir la ligne de séparation entre vos comptes et réseaux personnels et ceux qui seront utilisés professionnellement. Des réseaux tels qu’Instagram et Facebook permettent par exemple de jouer sur les réglages de confidentialité pour rendre vos comptes personnels privés.

Pour les comptes que vous souhaitez mettre à disposition de votre réputation en ligne, nous vous recommandons de faire attention à trois points :

  • La cohérence entre vos profils. Il est important que votre prospect trouve des informations similaires entre les différents réseaux et sites où vous parlez de vous. Une cohérence entre les réseaux participe à créer un sentiment de confiance, là où une incohérence crée le doute.
  • L’optimisation de chacun de vos profils Qu’il s’agisse de réseaux sociaux, de sites spécialisés, d’articles ou de contenu multimédia, il existe de nombreuses règles et tutoriaux disponibles sur Internet pour optimiser la mise en avant de chacun de vos contenus.
  • L’animation de vos pages. Assurez-vous d’être proactif dans l’animation des contenus. Si vous avez la possibilité de récolter des avis clients, demandez-les. Si vous avez un blog, assurez-vous d’avoir une récurrence de post. Si vous avez des réseaux spécialisés pour mettre en avant votre portfolio, mettez-le régulièrement à jour. Il vaut mieux être présent “bien”, sur peu de sites, qu’un peu partout, mais sans réelle matière.

De nombreux outils en ligne peuvent aider les freelances à suivre leur e-réputation selon les réseaux qu’ils souhaitent surveiller. Le plus simple, est de faire continuellement attention en réalisant un audit régulier de votre réputation pour vous assurer que celle-ci est toujours adaptée à vos besoins.