L’État entend gérer la crise énergétique actuelle avec un « plan de sobriété »

Cet été, le gouvernement est tenu de présenter son plan d’économies d’énergies pour faire face à la crise actuelle. Ce programme, préparé depuis fin juin 2022, renfermera certaines dispositions à prendre par les administrations publiques et les grandes entreprises. Cependant, il obligera aussi les particuliers à apporter une part dans la réduction de la consommation énergétique de la France.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a donné le 14 juillet 2022 un entretien télévisé. Un événement durant lequel un programme de sobriété énergétique a été annoncé. Tous les Français seront, dans ce plan, appelés à réduire leur consommation énergétique, a déclaré le locataire de l’Élysée. Le but étant d’amoindrir d’ici à 2024 la consommation d’électricité et d’énergie fossile de la France. Ce dispositif devrait d’ici là diminuer de 10 % l’équivalent de celle enregistrée en 2019.

L’Exécutif pourrait notamment enclencher dès cet été certains mécanismes relatifs aux locaux professionnels. Parmi eux, on retrouve l’interdiction de la climatisation en-dessous de 26 °C ou du chauffage au-dessus de 19 °C.

Des mesures déjà en place seront renforcées

Emmanuel Macron a souligné qu’un plan s’accompagne toujours d’obligations. Outre-Rhin, des mesures similaires ont déjà été adoptées. En hiver, les espaces de travail en Allemagne ne sont plus autorisés à utiliser le chauffage au-dessus de 20 °C.

À ce sujet, l’on rappellera que l’interdiction du chauffage à plus de 19 °C concerne également les logements. Les consultant informatique indépendants qui travaillent à leur domicile doivent notamment la prendre en considération.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a indiqué que le gouvernement pourrait imposer à certains sites :

  • Soit de suspendre momentanément leur consommation énergétique ;
  • Soit de l’affaiblir.

De telles décisions permettraient de prévenir les coupures du réseau électrique, explique le locataire de Bercy. L’accentuation de certains dispositifs déjà mis en œuvre semble en outre nécessaire. À commencer par l’extinction des publicités et enseignes lumineuses durant la nuit. Cette règle issue du Grenelle de l’environnement a pris effet en 2018, mais n’arrive pas à s’imposer jusqu’à maintenant. Seules quelques villes, animées par leur volonté propre, l’appliquent depuis longtemps. Emmanuel Macron a indiqué que désormais :

On va essayer de faire attention collectivement, le soir, aux éclairages quand ils sont inutiles.

L’IEA a avancé quelques pistes à suivre

Pour l’Agence internationale de l’énergie (IEA), d’énormes efforts restent à fournir du côté des particuliers. En témoignent les dix recommandations qu’elle a récemment émises. Parmi ces suggestions, figure l’idée de baisser de 10 km/h la vitesse sur autoroute. Un tel ralentissement participerait à une économie de 430 000 barils par jour dans les pays développés. Soit moins que la restriction de l’utilisation individuelle de la voiture (470 000 barils). Cependant, la diminution la plus significative serait obtenue en élargissant à trois jours hebdomadaires la durée de travail à distance. Cette extension contribuerait à une économie de 500 000 barils quotidiens.

Certaines de ces propositions relatives à la mobilité ressemblent aux suggestions de la Convention citoyenne pour le climat. Des préconisations qui peinent à s’imposer, parmi lesquelles le basculement aux 110 km/h. Les répercussions de la guerre russo-ukrainienne tendent néanmoins à renforcer la popularité de ce dispositif. Les Français (63 %) se disposent à diminuer leur vitesse sur autoroute pour économiser du carburant, d’après un sondage Ifop.

Les conseils formulés par l’IEA aideraient à eux seuls les pays développés à diminuer substantiellement leur consommation pétrolière. Cet organisme détaille qu’en quelques mois, 2,7 millions de barils quotidiens seraient économisés si ces préconisations étaient suivies. Cette quantité représente la consommation cumulée des 287 millions de véhicules qui composent le parc automobile en Chine.

Utilisation des réseaux sociaux en entreprise

Ancrée depuis un moment, la digitalisation est au cœur de la communication des entreprises, quel que soit leur taille ou leur secteur d’activité. Entrer en contact avec de nouveaux prospects, transformer les prospects en clients et faire connaître ses produits / services nécessitent aujourd’hui une présence digitale.

Parmi les différents moyens de communication, les réseaux sociaux se sont imposés comme un outil incontournable pour atteindre les cibles des entreprises. Comment les réseaux sociaux peuvent-ils servir l’intérêt des entreprises ? Explications dans ce guide dédié aux réseaux sociaux en entreprise.

Le réseau social : un outil web marketing puissant

Les réseaux sociaux sont des sites internet qui permettent aux internautes de se créer une page personnelle destinée à partager et à échanger des informations, des photos ou des vidéos avec leur communauté d’amis et leur réseau de connaissances. Les réseaux sociaux sont un lieu déterminant pour les entreprises, car ils constituent un point de rencontre puissant entre différents interlocuteurs : internautes, clients, prospects, entreprises concurrentes, etc. Ils sont un lieu propice aux échanges d’expériences et d’avis sur une marque.

Selon les informations transmises, sur la marque, ses services/produits et la satisfaction client, l’image de l’entreprise est directement impactée. Le réseau social devient alors un outil privilégié pour avoir une vision globale des besoins des consommateurs et de leur niveau de satisfaction.

Les effets vertueux des réseaux sociaux pour les entreprises

Si les réseaux sociaux ont d’abord été exploités par les entreprises afin de valoriser leur image de marque, ils se sont aussi révélés être un outil de recrutement pertinent. Voyons plus concrètement quels sont les effets vertueux des réseaux sociaux pour l’entreprise :

  • Construire une image de marque percutante

Les réseaux sociaux sont un lieu privilégié pour construire l’image d’une entreprise en véhiculant ses valeurs. L’alimentation régulière d’un réseau social constitue progressivement la réputation et la notoriété d’une entreprise qui transparaissent via son image de marque. Selon le réseau social utilisé, certaines fonctionnalités permettent de mettre en avant les valeurs d’une marque de façon créative. Des fonctionnalités précieuses pour se démarquer de la concurrence en présentant ses produits/services de façon originale. Le réseau social permet de recevoir les opinions et les expériences des utilisateurs, ce qui contribue directement à la valorisation de la marque ou au contraire à sa dévalorisation.

Toutefois, le point fort de l’utilisation du réseau social pour l’entreprise réside dans le fait que cette dernière garde le contrôle sur le contenu de son compte et peut ainsi réorienter sa stratégie digitale selon le niveau de satisfaction de ses clients.

  • Acquérir de nouveaux clients

Les réseaux sociaux sont propices à l’acquisition de nouveaux clients, car ils permettent d’avoir une visibilité importante rapidement. Aussi, le partage d’un compte peut être réalisé vers des destinataires multiples en quelques secondes grâce aux nombre de « like » des utilisateurs. Plus une publication reçoit de « likes », plus elle est visible longtemps par les internautes et a de chance d’être partagée. À condition de publier du contenu de qualité et de façon régulière, les entreprises disposent donc d’un puissant outil d’acquisition de clients.

  • Générer une prospection automatique et une fidélisation

Les réseaux sociaux permettent d’entrer en interaction avec les clients et prospects en temps réel, ce qui en fait un outil de communication interactif. Répondre aux avis et aux questions des consommateurs en temps réel permet d’instaurer un lien de confiance immédiat. Par ailleurs, certains réseaux sociaux permettent de faire du social shopping ce qui signifie que l’entreprise peut intégrer ses produits/services sur sa page. Cette fonctionnalité impacte positivement les clients de l’entreprise ainsi que les prospects.

En effet, les clients peuvent directement passer à l’achat ce qui permet à l’entreprise de fidéliser sa clientèle. Du côté des prospects, la visibilité offerte par le réseau social permet à l’entreprise d’agrandir sa communauté et dans le meilleur des cas de transformer les prospects en clients grâce au passage à l’achat facilité. En somme, un réseau social permet d’automatiser le démarchage et la fidélisation ce qui en fait aussi un outil d’augmentation du chiffre d’affaires de l’entreprise.

  • Un outil de recrutement pertinent

Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à de nombreuses entreprises de recruter des talents externes. En effet, les processus de recrutement intègrent désormais les réseaux sociaux tels que LinkedIn (réseau social professionnel) ou encore Facebook. L’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de recrutement permet de diffuser les offres d’emplois à un large public rapidement permettant ainsi de réduire significativement le temps d’une procédure de recrutement classique. Par ailleurs, les réseaux sociaux offrent l’avantage d’entrer en contact avec des profils très pointus et rares, grâce aux interactions entre différents réseaux professionnels.

Choisir un réseau social : à chaque entreprise son canal de communication

 Les vertus des réseaux sociaux pour les entreprises dépendent en grande partie de la cible des entreprises, du type de contenu publié ainsi que de l’affluence du réseau social utilisé. Leur utilisation nécessite une bonne maîtrise pour mettre en place une stratégie digitale optimale.

Voyons dans le tableau récapitulatif suivant quels sont les types de contenu et de cibles des réseaux sociaux les plus connus :

 

Réseaux sociaux Type de contenu Affluence estimée Principales cibles
 

 

 

 

FACEBOOK

 

Page entreprise

Groupe

Messenger

Marketplace

Evénements

Photos

Vidéos

Publication

Publicité.

25 millions d’utilisateurs en France.

7h/mois en moyenne.

 

Tranche d’âge large et catégories sociales variées.

 

 

 

INSTAGRAM

Photos et vidéos

Stories, live

Instagram TV

17 millions d’utilisateurs actifs en France

1h/jour.

– de 35 ans
 

 

LINKEDIN

 

Partages d’articles

Page entreprise

Prospection

Chatbot

 

 

552 millions d’utilisateurs actifs

 

Public de professionnels

 

 

 

 

 

PINTEREST

 

 

 

 

Infographies

Photos

Vidéos

 

 

17 Millions de visiteurs mensuels en France

 

 

 

Public féminin

Population active

 

 

 

 

 

YOUTUBE

 

 

Vidéos

Création de chaîne Youtube pour créer une communauté d’abonnés

 

 

19 millions d’utilisateurs actifs en France

 

Public entre 25 et 49 ans.

 

 

 

 

SNAPCHAT

 

Messages photos/vidéo

 

 

 

14 millions d’utilisateurs français

 

 

Public entre 18 et 35 ans

 

 

 

TIKTOK

 

Vidéos courtes

 

6,4 millions d’utilisateurs Français

 

Public entre 18 et 34 ans

 

 

 

 

Les indices sur les marchés boursiers européens continuent leur ascension

Les principales Bourses européennes ont montré des variations positives au 18 juillet 2022. Le FTSE-MIB a par exemple grimpé vers 8h00 GMT de 0,7 % sur le marché milanais. En France, le CAC a atteint 6 095,09 points à Paris, après avoir pris 0,98 %. Nonobstant cet environnement, les acteurs sur ces marchés doivent néanmoins faire preuve de vigilance.

Suivant les cas des Bourses new-yorkaise et chinoise, les principaux marchés en Europe ont évolué positivement au 18 juillet 2022. La tendance demeure cependant aléatoire. Tant des variables restent inconnues. Des doutes subsistent notamment sur la relance du gazoduc russe Nord Stream 1. Une nouvelle vague de résultats d’entreprises sera de plus publiée cette semaine. La Banque centrale européenne (BCE) dévoilera aussi ses mesures de politique monétaire dans les sept prochains jours.

Les résultats s’enchaînent au niveau des sociétés, dont IBM. La firme a divulgué ses comptes après la clôture de la séance à Wall Street. Goldman Sachs et Bank of America ont également présenté les leurs avant l’ouverture.

Les marchés d’actions poursuivent leur montée

Sur le Vieux Continent, les banques, l’énergie et les ressources de base enregistrent des envolées. Ils affichent respectivement des crues de 1,9 %, 2,22 % et 3,07 %. Des chiffres qui appuient l’augmentation sur les marchés d’actions. Une tendance à noter par les consultants en portage salarial dans ce secteur.

Le chimiste Solvay s’attend à une hausse de 4 %. La banque finlandaise Nordea montre quant à elle un accroissement de 3,22 %. Elle profite d’un bénéfice plus important que prévu au cours des trois derniers mois. Son concurrent britannique HSBC connaît pour sa part une variation de +1,63 %. Tant des sources ont indiqué que l’établissement se préparait à accélérer sa renonciation aux marchés non-stratégiques. Son but consistant à faire front à la récente décision de Ping An, son principal actionnaire. La compagnie chinoise d’assurance a demandé sa scission pour amplifier sa rentabilité. En parallèle, le groupe automobile Stellantis bondit de 1,78 %. Cette élévation survient après qu’il ait officialisé son retrait de sa joint-venture avec GAC dans l’Empire du Milieu. Ces dernières années, cette coentreprise a accumulé les pertes.

En revanche, le spécialiste de la livraison de plats cuisinés Deliveroo prévoit un repli de 0,3 %. Du côté de l’assurance britannique Direct Line, ses pronostics lui ont fait régresser de 13,794 %.

Les mesures monétaires de la BCE sont attendues

S’agissant du gazoduc russe, qui ravitaille l’outre-Rhin entre autres, il demeure officiellement en maintenance jusqu’au 21 juillet prochain. Sa réouverture ou non dépendrait des sanctions occidentales et de la demande, a averti le gouvernement russe. Un économiste au NAB, Taylor Nugent, pense que si les flux de gaz ne se relancent pas substantiellement :

[…] Les prix du gaz en Europe augmenteront, incitant l’Allemagne et d’autres à adopter un rationnement du gaz et de l’électricité avec le risque presque garanti d’une profonde récession.

Enfin, la décision du Conseil des gouverneurs de la BCE sur les taux sera présentée le 21 juillet 2022. Les analystes prédisent à ce sujet que le coût du crédit se renchérira de 25 points de base. Des doutes persistent toutefois sur l’outil anti-fragmentation que la banque centrale s’apprête à mettre en place. Le 18 juillet dernier, le spread (écart de rendement) entre les obligations allemandes et transalpines à dix ans s’est accentué. Il s’est alors établi à son plus haut depuis juin 2022, à 234,5 points. Pourtant, le taux des prêts sur dix ans en Italie a grimpé à 3,46 % (de 10 points de base). En cause, la crise politique que traverse le pays.

Le marché boursier sera également bientôt informé des chiffres définitifs de l’inflation pour le mois passé en zone euro. Sur un mois et pour une année, une augmentation de 8,6 % et de 0,8 % est anticipée.

La rentabilité des investissements dans les énergies renouvelables reste forte en 2022

Comparativement à 2020, le coût de l’électricité générée par le solaire photovoltaïque a dévissé de 13 % l’année dernière. Celui relatif à l’éolien offshore a connu le même pourcentage de baisse. Celui de l’éolien terrestre a quant à lui chuté de 15 %. Ces réductions surviennent alors que les prix des combustibles fossiles continuent de s’établir à des niveaux élevés.

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a dévoilé son rapport Renewable Power Generation Costs in 2021. Les informations contenues dans celui-ci enseignent que les investissements dans les énergies renouvelables demeurent très rentables jusqu’à présent.

Les données relevées dans les États non membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appuient cette conclusion. Elles révèlent que 109 GW d’énergies renouvelables additionnels ont été générés l’an passé dans ces pays. Cette puissance supplémentaire abaissera, selon l’IRENA, les coûts de ces sources d’énergie de 5,7 milliards de dollars/an d’ici à 2045-2050. Pour remarque, ces prix s’élèvent déjà endessous de celui de la nouvelle solution à combustible fossile la plus abordable.

La compétitivité des combustibles fossiles se dégradera

La cherté du gaz fossile et du charbon en 2022 et l’année précédente contribuera aussi :

  • À la réduction substantielle de l’attractivité des combustibles fossiles ;
  • Au renforcement de la compétitivité de l’éolien et du solaire.

Les producteurs de gaz fossile en Europe peineront de plus en plus à rentabiliser leur activité. En cause, la montée inédite des prix de ce combustible sur le continent, entre autres. Le risque de dévaluation d’actifs s’accentuera de ce fait.

Les conséquences de cette difficulté croissante pourraient ainsi retomber négativement sur le marché du travail. Parmi les victimes potentielles, l’on citera par exemple les professionnels indépendants affiliés à des entreprise de portage salarial comme CEGELEM.

L’IRENA a comparé les prix à payer en 2022 pour :

  • Le cycle de vie des nouvelles infrastructures éoliennes terrestres et solaires photovoltaïques opérationnelles depuis 2021 ;
  • Le carbone et le combustible pour les centrales à gaz en activité.

L’agence a alors découvert que ces derniers coûteraient jusqu’à 4-6 fois plus cher que les premiers en moyenne. Le Vieux Continent pourrait avoir évité entre janvier-mai derniers d’énormes importations de combustibles fossiles, essentiellement de gaz fossile. Celles-ci ayant été estimées à environ 50 milliards de dollars. Le facteur qui a favorisé cette situation : la production d’énergie éolienne et solaire.

Les énergies renouvelables représentent le futur

Le document de l’IRENA témoigne en parallèle du rôle capital que tiennent les énergies renouvelables à des coûts abordables. Ceci afin de résoudre les problématiques environnementales et énergétiques d’aujourd’hui en accélérant le basculement vers la conformité :

  • Aux objectifs prévus par l’Accord de Paris ;
  • Au plafonnement du réchauffement climatique à 1,5 °C.

L’énergie éolienne ou solaire représente un élément décisif dans les efforts des États pour :

  • Atténuer les dégâts macroéconomiques des combustibles fossiles dans la poursuite de l’objectif « Net zéro » ;
  • Les affaiblir le plus vite possible ;
  • Les faire disparaître graduellement, à terme.

Selon le directeur général de l’IRENA, les énergies renouvelables constituent sûrement à l’heure actuelle la forme d’énergie la plus abordable. La présente année montre très bien dans quelle mesure leur production est devenue viable sur le plan économique, souligne-t-il. Le responsable explique :

« Les énergies renouvelables affranchissent les économies de la volatilité des prix et des importations de combustibles fossiles, réduisent les coûts énergétiques et renforcent la résilience du marché, et ce d’autant plus si la crise énergétique actuelle se poursuit. Si une réponse temporaire à la crise peut s’avérer nécessaire dans la situation actuelle, les excuses pour modérer les objectifs climatiques ne tiendront pas à moyen et long terme. […] »

Le contexte du moment rappelle, d’après lui, brusquement que l’avenir repose sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables.

Fifty finalise une nouvelle campagne de financement

Compte tenu de l’apparition de nouveaux process en entreprise, Fifty ambitionne de simplifier l’utilisation de nouvelles pratiques professionnelles. Pour atteindre son objectif, la jeune pousse basée à Paris recourt à l’intelligence artificielle (IA) et aux sciences comportementales. Dans la mise en œuvre de ses projets, elle vient d’annoncer une nouvelle récolte de fonds.

Jérémy Salmon, Clément Lavollé et Alexia Cordier ont monté ensemble Fifty en 2018. Puis, en septembre 2019, la start-up francilienne a terminé sa première levée de fonds, bouclée à un million d’euros. Depuis, elle est supportée par des experts en sciences comportementales, des entrepreneurs du numérique ou des investisseurs providentiels. L’on retrouve parmi eux Steve Fiehl (DG de CrossKnowledge), Romain Niccoli (co-fondateur de Criteo), Xavier Niel (vice-président d’Iliad), etc.

Début juillet 2022, la jeune pousse a achevé son second tour de table, de 10 millions de dollars. Les créateurs de la plateforme de coaching MoovOne, Axel et Hugo Manoukian ont contribué dans cette campagne de financement.

La start-up entend affermir sa croissance en France

Fifty prévoit d’utiliser l’argent récolté en partie pour accroître de trois fois la taille de son personnel d’ici décembre 2022. Son effectif devrait ainsi compter 45 individus d’ici la fin d’année. Pour les travailleurs indépendants, affiliés à une entreprise de portage salarial comme CEGELEM ou non, des opportunités pourraient s’ouvrir.

La start-up compte par ailleurs profiter de ce nouveau tour de table et :

  • Accélérer l’incorporation de sa plateforme dans les systèmes d’information des entreprises, à travers des interfaces de programmation applicative (API) ;
  • Poursuivre le perfectionnement de l’algorithme de personnalisation et le renforcement de la solution.

Cependant, elle veut surtout élargir sa présence dans l’Hexagone et au-delà, avec l’intention de s’installer au Royaume-Uni et en Allemagne. Pour indication, sa plateforme peut présentement être consultée en cinq langues. Des entreprises de taille intermédiaire s’en servent, tout comme de grands groupes, dont 50 % du CAC 40, comme :

  • Bouygues ;
  • L’Oréal ;
  • Thales ;
  • Orange ;

D’autres adaptations ont été effectuées dans :

  • Une société technologique qui se développe rapidement comme ManoMano ;
  • Une entreprise publique telle que La Poste.

Favoriser la montée en compétences des collaborateurs

Fifty continue sur sa lancée en essayant la méthode de formation par la pratique eDoing sur le Vieux Continent. Sa CEO, Alexia Cordier, explique :

C’est la façon d’aider les collaborateurs à acquérir des nouveaux comportements professionnels à l’échelle. Cela par la mise en actions pratiques et mesurables.

La plateforme, accessible sur le Cloud, conseille en réalité aux salariés d’accomplir des actions dans leur quotidien de travailleur. Ceci afin de gagner graduellement de nouvelles compétences. À cet effet, des fonctions comportementales sont exploitées et incorporées dans les instruments informatiques familiers des employés (Slack, Microsoft Teams…). L’on citera parmi celles-ci les options d’engagement social, d’implémentation d’intention, de choix actif, etc.

La seconde tranche de financement de Fifty a été réalisée auprès des sociétés d’investissement :

  • Tekton Ventures ;
  • S3 Partners ;
  • Acadian Ventures ;
  • Eurazeo ;
  • Signals Venture Capital.

Avec cette opération, la start-up poursuivra son projet dans l’intelligence artificielle et les sciences comportementales appliquées au secteur des RH.

L’Apec donne des renseignements sur le salaire des cadres en 2022

L’inégalité entre hommes et femmes cadres subsiste sur le plan du salaire en France. Les profils masculins sont toujours rémunérés 7 % de plus que leurs homologues féminins. C’est une des principales conclusions tirées par l’Association pour l’emploi des cadres dans une étude récente. L’organisme a aussi découvert, entre autres, que plusieurs de ces employés pourraient être augmentés cette année.

L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) vient de publier son baromètre 2022 de la rémunération de ces professionnels. D’après cette étude, une mobilité externe représente une des meilleures solutions permettant de gagner un salaire plus élevé. Un changement de poste dans la même entreprise figure également parmi les moyens les plus efficaces pour atteindre ce but.

Le passage chez un autre établissement se révèle, cependant, toujours plus intéressant. Rallier un autre employeur peut s’assortir d’une hausse de 10 % à 30 % comparativement au salaire actuel du travailleur. Cette augmentation variant en fonction des branches d’activité. Certaines sociétés proposent même une prime de bienvenue.

Le nombre de cadres se déclarant sous-payés s’agrandit

Le rapport dévoilé par l’Apec révèle également que la réduction du pouvoir d’achat pose un problème aux cadres. Ce qui leur fait un point commun avec les autres employés. Ces travailleurs regardent ainsi dans leur bulletin de paie et grognent davantage. En mai dernier, 27 % des cadres âgés entre 35-54 ans se disent en ce sens insatisfaits de leur rémunération. Au même mois en 2021, cette proportion s’élevait encore à 23 %. Près de trois cadres en dessous de 35 ans sur dix (29 %) jugent de leur côté qu’ils sont sous-payés.

Pour résoudre ce problème, ces professionnels peuvent notamment devenir des consultants portés auprès d’une entreprise spécialisée dans cette forme d’emploi. Exercer une activité y afférente en parallèle avec leur poste actuel leur permettra de toucher des revenus plus conséquents. Pour indication, il est également possible de cumuler portage salarial et chômage.

L’étude montre aussi que la proportion des cadres susceptibles de profiter d’une revalorisation salariale en 2022 devrait établir un record. Questionnés en mai 2022, 41 % des cadres signalaient avoir déjà obtenu une amélioration depuis janvier dernier. 18 % affirmaient croire en profiter d’ici décembre prochain.

Les rémunérations connaissent des disparités en fonction des secteurs

L’Apec explique que plusieurs employeurs pourraient en effet :

[…] Consentir à des efforts salariaux pour retenir et attirer des cadres dans un contexte de fortes difficultés de recrutement et de dynamique toujours forte des recrutements de cadres, conjugué avec une forte inflation comme jamais observée depuis 40 ans, sous l’effet des impacts de la guerre en Ukraine.

Dans le même temps, les PME perfectionnent leurs politiques salariales à cause de deux facteurs :

  • Leur préoccupation à retenir leurs talents clé ;
  • Le manque de postulants pour diriger leurs équipes.

À cet effet, elles renforcent les paquets de rémunérations proposés chaque année. Par rapport à 2021, une progression de +2 000 euros y a été apportée en moyenne. Dans les plus grandes entreprises, le niveau médian des rémunérations parvient jusqu’à 55 000 euros en 2022. Ce montant a été observé dans le domaine de l’industrie. Ce secteur est classé sur ce volet devant celui du commerce, qui affiche un plafond de 54 000 euros par an contre 47 000 euros pour les femmes. Dans le palmarès des filières aux meilleures rémunérations médianes, on trouve ensuite :

  • Les services à forte valeur ajoutée comme les médias, la comptabilité, la bancassurance, l’informatique, etc. ;
  • Les autres services ;
  • La construction.

Le salaire médian dans chacune de ces branches a été évalué à 50 000 euros par an.

Que dit la loi sur les indemnités de licenciement ?

Différents motifs peuvent pousser un employeur à licencier un salarié : l’entreprise change d’activité, est confrontée à des problèmes économiques… La prise de cette décision entraîne pour lui une obligation d’octroyer au professionnel visé des indemnités. Leur montant est défini selon différents paramètres dont les rémunérations que le travailleur a empochées avant son renvoi.

Quand une entreprise décide de se séparer d’un travailleur en CDI, elle doit lui accorder des indemnités de licenciement. Cette règle ne s’applique pas quand la résiliation du contrat est issue d’un commun accord. La rupture conventionnelle écarte en effet l’idée de licenciement.

Pareillement, les professionnels en contrat d’intérim, en stage ou en CDD ne font pas l’objet d’un renvoi. Leur employeur rompt seulement leur contrat avant leur terme. Ils ne peuvent donc pas prétendre à ce dédommagement.

L’appréciation du montant de ce dernier s’effectue à partir du salaire de référence. L’on peut obtenir cette base en suivant l’une des deux variables prévues par la loi.

L’ancienneté du travailleur influe sur le calcul

La législation permet aux entreprises d’estimer ce salaire de référence en s’appuyant :

  • Soit sur la moyenne mensuelle des rémunérations brutes du dernier trimestre en incluant dans le calcul les gratifications et primes. En cas de versement annuel, ce paiement doit être additionné aux salaires moyens proportionnellement au temps de travail réalisé ;
  • Soit sur les salaires bruts moyens relevés durant les douze mois précédant le licenciement.

Il peut arriver des cas où le professionnel s’est trouvé en arrêt maladie pendant les derniers mois précédant son renvoi. Dans cette hypothèse, son salaire de référence portera sur celui du trimestre ou douze derniers mois avant son congé. Afin de déterminer quel pourcentage de cette somme peut être octroyé au salarié, l’on doit regarder son ancienneté. Cette dernière est considérée depuis son premier jour dans la société jusqu’à celui de la résiliation effective de son CDI. Cette date est marquée par la fin du préavis de licenciement. L’indemnité est estimée au prorata du nombre de mois entiers de travail réalisés lorsque l’employé n’a pas complété une année.

Pour remarque, un employé en portage salarial en CDI profite des mêmes droits qu’un travailleur classique. En cas de licenciement, il perçoit donc également, selon les mêmes modalités, une indemnité compensatrice.

Certaines conditions sont à respecter pour bénéficier des indemnités

Si l’ensemble des éléments susmentionnés ont été pris en considération, ladite indemnité s’élèvera au moins à :

  • 33 % de mois de salaire par an passé au sein de l’entreprise. Ceci pour un travailleur totalisant une ancienneté supérieure à dix ans ;
  • 25 % de ce salaire de référence par année de service si le salarié justifie d’une ancienneté moindre.

À noter que l’indemnité de licenciement est versée sous réserve du respect de certaines conditions. Les causes de la rupture du contrat doivent résider dans des motifs :

  • Soit économiques ;
  • Soit personnels, donc découlant d’agissements ou comportements de l’employé (insuffisance de résultats, faute légère…). En cas de faute lourde ou grave, en revanche, l’entreprise doit seulement donner au professionnel l’indemnité de congés payés.

Par ailleurs, l’employé en CDI est contraint de compter au moins huit mois consécutifs d’ancienneté. Et ce au jour de la notification de son renvoi. L’ancienneté exigée peut néanmoins être réduite lorsqu’un accord de branche ou une convention collective renferme une telle disposition.

Le piège du Trojan Shield s’est refermé sur plusieurs organisations de criminels

Pour espionner le crime organisé au niveau planétaire, le FBI s’était discrètement impliqué dans la société Anom. Il gérait ainsi dans le cadre d’une opération dirigée en coopération avec différentes agences internationales son application de messagerie ultra-sécurisée. Le site Motherboard, qui appartient au groupe Vice a dévoilé des fragments du code de cet outil.

Les polices de 16 États différents ont lancé en 2019 une initiative d’envergure contre les réseaux criminels. Parmi elles, on retrouvait l’agence de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, du Canada, des États-Unis et de plusieurs pays européens. Pilotée notamment par le FBI, cette action avait été présentée comme la plus sophistiquée au monde dans ce cadre. Elle avait été menée sous le code « Trojan Shield » (Bouclier de Troie).

À l’issue de cette opération, 48 millions de dollars en monnaies cryptographiques et en espèce ont été saisis. Cette mesure a également visé 250 armes à feu, 22 tonnes de cannabis et quelque 700 résidences, entre autres.

Les malfaiteurs utilisaient des milliers d’appareils Anom

Après l’effondrement des réseaux de messageries ultra-sécurisées Sky ECC et EncroChat, Anom avait vu sa popularité augmenter considérablement. Cette entreprise, dans laquelle pouvaient travailler des consultant informatique, proposait un système de machines particulières renfermant une messagerie chiffrée. Ces instruments étaient vendus à quelque 2 000 dollars sur le marché noir. Ils fournissaient des fonctionnalités telles que la possibilité de :

  • Créer une clé de sécurité spéciale, que le propriétaire du terminal peut fournir sous contrainte. Ceci à la place du mot de passe réel pour enclencher une fonctionnalité alertant ses connaissances ;
  • Supprimer le contenu de la machine à distance.

Le nombre d’appareils en utilisation autour du globe s’établissait aux alentours de 12 000. Ils appartenaient à environ un millier de membres de 300 organisations criminelles relevées dans plus de 100 pays différents. Les associations de malfaiteurs recouraient massivement à Anom après le démantèlement d’EncroChat et Sky ECC.

Le FBI a leurré l’univers du crime organisé

Ce que ces associations ignoraient, c’est que c’était le FBI qui gérait cette société. Son intervention a été exécutée dans le secret. Les programmeurs internes non informés ont développé sans le savoir un code voué à mettre les malfaiteurs sur écoute. Le site Motherboard a réalisé une décompilation de l’application Anom afin d’en dégager ce code destiné à les espionner. Depuis 2019, les polices ont ainsi pu consulter 27 millions de conversations que les criminels ont eues entre eux.

Pour contourner le chiffrement des échanges par téléphone, celui-ci reproduisait les messages. Puis il transmettait leur copie à un contact fictif caché dans le répertoire de l’usager. En réalité, ce contact renvoyait au FBI. Le code traçait par ailleurs les coordonnées GPS des messages envoyés. Le lieu d’où ils venaient pouvait ainsi être relevé. En cas d’imprécision, les éventuelles images communiquées par les interlocuteurs permettaient d’éclaircir la situation. Au terme des investigations, les autorités ont procédé à l’arrestation d’environ 800 suspects. Ces derniers étaient liés à des réseaux de trafic de drogues, des gangs de motards, à la mafia, etc.

Les cotisations sociales des indépendants devraient subir une nouvelle réduction

Le projet de loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat profitera à certains travailleurs indépendants. Il contient en effet un article consacrant une diminution de leurs cotisations sociales. Celle-ci vise d’une part à renforcer le pouvoir d’achat de ces professionnels. D’autre part, elle sert à affermir la convergence de l’effort contributif des freelances et celui des salariés.

À l’élection présidentielle d’avril 2022, le candidat Emmanuel Macron s’était engagé à réduire les cotisations sociales des travailleurs indépendants. Maintenant, cette promesse est sur le point de se matérialiser. L’Exécutif s’apprêtant à l’honorer à travers son projet de loi relative à la protection du pouvoir d’achat.

Ce texte change le mode d’estimation des prélèvements applicables aux freelances au titre de l’année 2022. Son article 3 prévoit une diminution d’environ 6 points des cotisations d’assurance maternité et maladie. Cette contraction s’adressant aux professions libérales, commerçants et artisans touchant un revenu correspondant au SMIC. Elle concerne également dans la même condition les chefs d’entreprise ou d’exploitation agricole non rattachés au régime micro-social.

Adoucir l’iniquité entre freelances et salariés en matière de prélèvements

L’un des objectifs de cette baisse consiste à atténuer l’inégalité sur l’effort de contribution existant entre :

· Les salariés ;

· Les personnes exerçant une activité professionnelle indépendante.

Ceci pour profiter des mêmes droits à un moment où les cotisations se sont nettement amoindries pour :

· Les salariés du secteur privé, avec la fin des cotisations chômage et maladie ;

· Leurs employeurs, avec l’accentuation des réductions générales sur les salaires les plus bas.

Le HCFiPS ou Haut Conseil du financement de la protection sociale a souligné cette injustice dans un rapport de septembre 2020. Il a critiqué le poids conséquent des cotisations sociales exigées aux freelances empochant de faibles revenus, surtout si :

[…] On les compare aux taux effectifs de prélèvements dus par les employeurs et les salariés. Cet écart apparaît encore plus marqué si l’on prend en compte les différences très fortes, entre les salariés et indépendants, de couverture des risques accidents du travail – maladies professionnelles et chômage.

Pour calculer leur nouveau revenu avec cette exonération de prélèvement, les travailleurs indépendants portés peuvent effectuer une simulation portage salarial.

Aider les indépendants à maintenir leur pouvoir d’achat

L’autre but de cette réduction de cotisations sociales réside dans la conservation du pouvoir d’achat annuel des freelances. L’Exécutif indique que cette mesure durable engendrerait une hausse de 550 euros sur ce dernier. Cette baisse profiterait à quelque 2,25 millions de Français, dont :

· Approximativement 33 % des travailleurs indépendants dans le secteur de l’agriculture ;

· 22 % des travailleurs indépendants des autres branches d’activité.

Des personnes qui gagnent chaque année des revenus nets d’activité en-dessous des 50 % du SMIC/an.

En 2018, l’Exécutif avait déjà amplifié l’allègement des prélèvements d’assurances maternité et maladie des indépendants aux revenus les plus faibles. Soit touchant un montant inférieur à environ 40 000 euros par an. Le gouvernement leur a accordé une diminution de 5 points comparativement au taux normal, fixé à 6,5 %. D’après l’étude d’impact du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, cette décision produisait :

[…] Un gain de 270 € par an pour un indépendant au SMIC et un gain de 550 € par an pour un travailleur indépendant ayant un revenu mensuel de 2 400 €.

Elle avait été adoptée pour le même motif qu’aujourd’hui, c’est-à-dire pour le renforcement du pouvoir d’achat des freelances concernés.

L’État français prépare une proposition de loi relative au Covid-19

L’état d’urgence sanitaire en France sera levé le 31 juillet prochain. La loi qui l’a prolongée jusqu’à cette date, promulguée le 10 novembre 2021, sera abrogée par la même occasion. Mais le gouvernement prévoit de le remplacer par un autre texte. En cause, les cas de contamination au coronavirus qui progressent de nouveau.

Le gouvernement songe à rédiger une proposition de loi relative au Covid-19 face à la recrudescence épidémique en France. Celle-ci devait être dévoilée en Conseil des ministres le 22 juin 2022, annonçait début juin dernier Olivia Grégoire, sa porte-parole. À ce jour, le texte n’a pas encore été divulgué, de nombreux Conseils des ministres ayant été annulés. Une conséquence des résultats des élections législatives. Cependant, l’Exécutif prévoit toujours de présenter sa proposition de loi.

La Première ministre, Élisabeth Borne l’a transmise aux présidents de groupes parlementaires le 30 juin 2022, selon France Inter. Cette information a été appuyée par un article du Monde.

Le contenu du texte serait limité au strict minimum

Les deux médias, à savoir Le Monde et France Inter, rapportent que deux articles seulement composeraient le texte. Le maintien du pass sanitaire ou vaccinal y serait absent. Pour le rétablir, l’Exécutif devrait donc mettre en place une nouvelle proposition de loi. Alors que les spécialistes de la question épidémique demeurent vigilants, il se limite pour l’instant au minimum indispensable. Le président du Conseil scientifique Covid-19 ayant annoncé que le pic d’infections ne devrait pas ruiner la saison estivale :

Je crois que nous allons tenir.

Celui-ci devrait être enregistré d’ici le 31 juillet 2022 ou au début du mois prochain. Pour mieux s’y préparer, souscrire une mutuelle en portage salarial est conseillé aux travailleurs portés qui n’en détiennent pas encore. D’ailleurs, il s’agit d’un impératif, sauf pour quelques exceptions, en vigueur depuis le 1er janvier 2016.

L’un des articles contenus dans la proposition de loi autour du Covid-19 toucherait aux contrôles frontaliers. Il ouvrirait la possibilité à la réinstauration de systèmes y afférents si jamais un variant inquiétant émerge. L’on a notamment cité l’obligation de fournir :

● Un certificat de négativité au coronavirus ;

● Une attestation de vaccination.

L’autre allongerait jusqu’à fin mars 2023 les mécanismes de contact tracing et de suivi de la propagation du Covid-19.

Le Parlement devrait procéder au vote au cours de ce mois-ci

Le gouvernement n’a pas encore officialisé les détails de la proposition de loi. Il a seulement laissé des indices sur le futur contenu de cette dernière. Olivia Grégoire a expliqué que ce texte ne prolongera pas toutes les mesures de crise en place :

Ce qui nous importe, c’est qu’on soit en mesure d’intervenir si la situation sanitaire était amenée à évoluer après le 31 juillet.

Celui-ci doit être débattu à l’Assemblée nationale depuis le 5 juillet 2022. Son vote par les parlementaires est attendu pour les prochains jours.

La diffusion du coronavirus s’accélère en ce début d’été, d’après les statistiques de Santé publique France. L’organisme a par exemple recensé environ 125 000 nouvelles contaminations le 29 juin dernier. En sept jours, les cas de Covid-19 se sont donc multipliés de 57 %. Il s’agit du plus important nombre observé depuis le 1er avril 2022.

Ce bond des infections intervient alors que la loi relative à l’urgence sanitaire s’approche de son terme. C’est elle qui permet jusqu’ici à l’Exécutif d’édicter des mesures visant à endiguer la circulation du Covid-19.

Front a réalisé une nouvelle campagne de financement

La start-up Front vient d’annoncer une levée de fonds équivalant à 62,26 millions d’euros. Grâce à cette opération, elle est devenue la 28e Licorne de France. La jeune pousse compte utiliser cet argent pour continuer de perfectionner son produit. Cependant, elle entend aussi s’en servir pour élargir son réseau sur le Vieux Continent.

Laurent Perrin (actuel directeur technique) et Mathilde Collin (présidente-directrice générale) ont co-monté Front en 2013. La jeune pousse s’est depuis agrandie dans la capitale française dans un premier temps. Puis, elle a rejoint l’incubateur Y Combinator, au sein de la Silicon Valley en 2018.

Début juillet dernier, la start-up a bouclé un tour de table en série D estimé à 65 millions de dollars. Ce fonds a été levé auprès de nombreux investisseurs comme Uncork, Threshold Ventures, Sequoia, Battery Ventures, etc. Il porte la valorisation de l’entreprise à 1,7 milliard d’euros, lui permettant ainsi d’entrer dans le club des Licornes françaises.

La start-up affermira sa croissance dans l’EMEA

Front utilisera entre autres l’argent récolté pour soutenir ses investissements dans les programmes de produits et d’introduction sur le marché. Pour ce second volet, la pépite basée aux États-Unis s’exportera vers de nouveaux secteurs géographiques et nouera d’autres coopérations. Son objectif consistant à accroître ses parts de marché dans des domaines où les relations clients tiennent un rôle capital. On retrouve par exemple parmi ces branches :

· La technologie liée au commerce interentreprise ;

· La logistique ;

· Les services financiers ;

· Les services professionnels ;

· Etc.

Pour les initiatives de produits, la start-up investira dans les équipes de gestion des comptes, d’exploitation et de support. Elle compte les aider à améliorer la plateforme en l’enrichissant avec des instruments comme des dispositifs d’analytique ou un chat. Ce faisant, la société compte se rapprocher de ses clients professionnels, surtout des grands comptes.

Front exploitera aussi les fonds levés pour appuyer son expansion à l’international, principalement en renforçant sa présence :

· En Europe ;

· Au Moyen-Orient ;

· En Afrique.

En ce moment, l’entreprise embauche pour des postes de techniques, commercialisation, etc. Les offres sont proposées pour des emplois à distance ou à Dublin, à Paris, à Chicago, et à San Francisco. Une multitude de postes sont à pourvoir sur son site. Certains d’entre eux sont ouverts aux travailleurs indépendants affiliés à une entreprise de portage salarial comme CEGELEM.

L’ARR de l’entreprise a fortement augmenté entre janvier-juin 2022

La pépite d’origine française revendique environ 8 000 clients répartis dans une centaine de pays. Parmi eux figurent cinq des vingt-cinq plus grandes entreprises américaines, ainsi que Lyft, Hulu, Airbnb, Shopify, Uber… La jeune pousse est en outre parvenue à conclure des accords commerciaux avec Aircall et Lydia, deux autres Licornes tricolores. Son offre est tournée vers des clients provenant de domaines extrêmement divers, tels que :

· Les entreprises technologiques spécialisées dans le business to business ;

· Les services professionnels ;

· Les entreprises de logistiques ;

· Etc.

Sur le premier semestre 2022, Front déclare avoir doublé (2,2 fois) son revenu récurrent annuel (ARR), comparativement à janvier-juin 2021. Fière du parcours de sa start-up, Mathilde Collin s’est exprimée sur son passé sur le plan du développement. La croissance de la société résulte, selon elle, de son leadership fortement féminin. La CEO appuie que pour la Fondation Kauffman :

Les entreprises technologiques privées dirigées par des femmes sont plus efficaces en termes de capital, réalisant […] lorsqu’elles sont soutenues par du capital-risque, des revenus supérieurs de 12 % à ceux des start-ups dirigées par des hommes.

En matière de retour sur investissement, l’écart s’élève à 35 %, d’après l’organisme.

Zoom lance Zoom Apps SDK

Zoom procède à la réorganisation de son offre pour enrichir l’expérience de ses solutions consacrées à la réunion à distance. La société basée à Santa Clara a alors lancé leur segmentation suivant les besoins des utilisateurs. Elle a décidé en parallèle de déployer son kit de développement logiciel Zoom Apps SDK.

Zoom souhaite laisser aux programmeurs la possibilité de concevoir des applications dans son logiciel dédié aux réunions en ligne. L’entreprise a ainsi annoncé la mise en place de Zoom Apps SDK. Un environnement de développement JavaScript qui donne accès à des fonctionnalités du client Zoom. L’on citera parmi celles-ci la configuration des données et de l’arrière-plan virtuel. Ce kit de développement logiciel recourt au moins à une technique pour obtenir le contexte de la vidéoconférence. Ceci avec des logins pour la réunion et l’usager.

Pour améliorer les expériences de réunion, les programmeurs coopérateurs de la société ont publié une centaine d’applications Zoom.

L’exploitation des API constitue un besoin capital pour la digitalisation

Lesdits logins peuvent fonctionner avec un système entier de points de terminaison d’interface de programmation applicative (API) de Zoom Developer. Et ce, y compris les points d’ancrage Web et les API REST de la plateforme afin d’étoffer l’expérience qu’elle propose. Ces identifiants permettent aux entreprises de profiter d’une option de collaboration asynchrone en améliorant l’expérience dans :

· La fenêtre de bureau Zoom ;

· Zoom Meetings.

Le président et analyste principal de Metrigy, Irwin Lazar, indique qu’à l’heure de la digitalisation, la capacité à se servir des API :

[…] Pour permettre l’intégration des applications et l’innovation est un besoin essentiel. […]

Pour 84 % des travailleurs dans l’informatique, dont probablement des consultant IT, qu’ils ont questionnés lors d’une étude, souligne-t-il :

[…] La disponibilité des API est l’engagement des employés et des clients. La disponibilité générale du Zoom Apps SDK permettra aux développeurs d’obtenir des revenus plus aisément.

La société déploie les packagings intégrés Zoom One

Zoom confirme dans le même temps son basculement d’une application de vidéoconférence à une plateforme de communication coalisée. La firme a en effet incorporé dans un packaging unique évolutif et sécurisé ses diverses offres :

· Zoom Whiteboard ;

· Zoom Meeting ;

· Zoom Phone ;

· Zoom Chat ;

· Etc.

Les clients ont dorénavant la possibilité de choisir le bouquet Zoom One le mieux adapté à leurs besoins :

· Zoom One Entreprise Plus ;

· Zoom One Business ;

· Zoom One Basic ;

· Etc.

Ce changement sert deux grands objectifs :

· Fournir aux clients une expérience intuitive et rendre plus simple la gestion des outils de base et les applications nécessaires. Le tout avec transparence et sécurité ;

· Regrouper les offres suivant les besoins.

Le nouveau président de Zoom, Greg Tomb déclare qu’afin de mieux faciliter la connexion dans un univers hybride :

[…] Nous faisons évoluer la catégorisation de nos produits afin de mieux nous aligner sur les demandes commerciales actuelles et émergentes de nos clients. […]

Son entreprise, affirme-t-il, entretient l’ambition de relier chaque personne. Ces champs d’intérêt permettront à leurs clients de mieux cerner les challenges qu’ils peuvent relever avec Zoom, explique Greg Tomb.

Broadcom devra probablement patienter avant de compter VMware parmi ses filiales

Broadcom continue de diversifier son activité après s’être offert Symantec (2019) et CA Technologies (2018). Le géant américain des puces électroniques compte en effet maintenant emmener VMware dans son giron. Cependant, les régulateurs nourrissent des inquiétudes à l’égard de sa stratégie. Cette intégration devra donc attendre le temps que ces autorités procèdent à son examen.

Broadcom s’apprête à finaliser le rachat de VMware. Cependant, la consolidation pourrait vraisemblablement être retardée. Outre-Atlantique, le producteur californien de puces est connu pour ses multiples abus de position dominante pour mener des actions anticoncurrentielles. L’acquisition qui devrait coûter 61 milliards de dollars sera par conséquent d’abord étudiée scrupuleusement par le régulateur américain. Elle préoccupe aussi Bruxelles, qui veut garantir la préservation de la concurrence.

La Federal Trade Commission a, l’an passé, défendu à Broadcom de sanctionner les clients traitant avec ses rivaux. Certains établissements ont même dénoncé l’entreprise auprès de la Commission européenne. Ceci pour avoir augmenté les grilles tarifaires chez Symantec et CA Technologies après leur reprise.

Les deux entreprises mènent des activités assez distinctes

Ces faits commis par le fabricant de puces intensifient la prudence dont les régulateurs font preuve. Cette situation rappelle l’échec du projet de Nvidia d’acquérir ARM. Les autorités antitrust l’ont bloqué à cause de gros risques d’atteinte à la concurrence sur le marché des cartes graphiques.

L’affaire impliquant Broadcom diffère un peu de ce cas. WMware opère dans une filière non directement liée à celle de son compatriote. Sa cession n’affermira donc pas la position de ce dernier dans le domaine des puces.

Pour information, les travailleurs indépendants spécialisés par exemple dans l’IT peuvent collaborer avec de grandes firmes comme VMware. Une solution pour faciliter la recherche de missions en ce sens consiste à devenir salarié porté, notamment chez CEGELEM. Pour voir les conditions offertes par ce dispositif, l’on conseille aux personnes intéressées d’effectuer une simulation portage salarial.

La finalisation de la reprise pourrait être bloquée jusqu’en 2023

Le constructeur californien de puces mène en ce moment un dialogue avec la Commission européenne. Avec le montant prévu pour l’acquisition de VMware, l’analyse de l’opération constitue une phase ordinaire. Cette étape peut durer de nombreux mois, comme c’était le cas lors de la reprise de Nuance par Microsoft. La Commission n’a autorisé cette acquisition, qui a coûté 19,7 milliards de dollars, qu’après huit mois d’examen.

D’après des sources proches du dossier Broadcom, le processus de validation pourrait demander davantage de temps. Le défenseur de la concurrence dans l’Union européenne avait déjà épinglé l’entreprise américaine en 2020. Elle était suspectée d’exercer des pratiques contraires à ce concept. Le spécialiste des puces s’était alors engagé auprès du régulateur à se conformer aux règles y afférentes. Cependant, la Commission étant bien informée de ses habitudes à l’étranger, ses promesses semblent loin de suffire.

S’il aboutit, le rachat de VMware deviendra la deuxième plus importante acquisition dans le domaine de la technologie. Au classement, il se hisserait donc derrière la reprise d’Activision Blizzard par Microsoft (69 milliards de dollars).

Tesla contraint ses salariés à revenir au bureau

Le numéro un dans le monde sur le secteur de la voiture électrique enchaîne en ce moment les difficultés. À celles-ci s’ajoutent de nouvelles controverses concernant les conditions de travail imposées à ses salariés. Ce fait survient après que Tesla ait annoncé la suppression du travail à distance pour l’ensemble de ses employés.

Tesla a vu la taille de son personnel se multiplier par deux au cours des trois dernières années. Les recrutements massifs notamment de 2021 et 2020 ont permis à l’entreprise d’atteindre à ce jour les 99 000 collaborateurs. Les nouveaux salariés télétravaillaient jusqu’à maintenant.

Cependant, le constructeur automobile a changé les règles : dorénavant, ils doivent rejoindre les locaux de l’entreprise. Son patron, Elon Musk, contraint tous ses salariés à effectuer leurs 40 heures de travail hebdomadaires en présentiel. Autrement, ils sont invités à déposer leur démission. Ainsi, près de 33 % de ses employés ont été affectés ou travaillent actuellement dans l’usine située à Fermont (Californie).

Le retour en présentiel a été mal organisé

Ce basculement semble cependant avoir été mal préparé. The Information a livré des témoignages des employés du géant texan dans un rapport dévoilé le 27 juin 2022. Certains collaborateurs ont confié au média qu’ils peinaient à trouver une place de stationnement à proximité de ces bureaux. Beaucoup d’entre eux ont alors choisi de parquer leur véhicule à la station de métro Warmsprings BART. Soit à approximativement 2,5 km de leur poste de travail. Pour rejoindre ce dernier, ils utilisent les navettes que Tesla propose régulièrement à ses salariés prenant les transports publics.

D’autres employés ont déclaré qu’ils travaillent avec :

● Une connexion Wi-Fi de piètre qualité ;

● Des fois l’absence de bureau où s’installer.

La société, tout comme son patron, Elon Musk, s’est pour l’instant abstenue de commenter ces témoignages relayés par The Information. L’on sait seulement que la firme a omis d’élargir son aire de stationnement, mais aussi :

● De vérifier si sa connexion Wi-Fi était en mesure de supporter un important volume de connexions simultanées ;

● De procéder à un recensement de son mobilier.

Pour information, les consultants indépendants affiliés à une entreprise de portage salarial comme CEGELEM peuvent collaborer avec la marque américaine. Pour ce faire, il leur suffit de guetter les opportunités que cette dernière proposerait.

La marque endure de nombreuses difficultés

Outre ces problèmes rapportés par The Information, d’autres difficultés ont été observées au sein de Tesla. Dans le Nevada, la firme vient de supprimer 500 postes. Par ailleurs, ses gigafactories à Austin et à Berlin, inaugurées cette année, sont actuellement confrontées à une énorme difficulté financière. En cause, les problèmes financiers éprouvés par le groupe et qui se répercutent directement sur ses usines. Parmi ces difficultés figurent :

● La fermeture provisoire de l’usine de Shanghai en avril dernier suite aux restrictions sanitaires imposées par Pékin ;

● La hausse des coûts des fournisseurs et de la logistique en conséquence de l’inflation économique.

Autant de complications qui ont induit un problème de ravitaillement en batteries au sein des gigafactories à Austin et Berlin. Pourtant, il s’agit d’un composant indispensable à la fabrication des Model Y. Elon Musk a annoncé que ces deux sites perdaient des milliards de dollars en mai dernier. La raison est que leur rendement est quasiment nul alors qu’ils sont contraints de payer des dépenses immenses.

Une proposition de loi sur le pouvoir d’achat sera bientôt soumise à l’Assemblée nationale en France

Le gouvernement entend aider les Français à conserver leur pouvoir d’achat alors que l’infaltion s’affermisse incessamment. Il veut à cet effet instaurer une indemnité inflation, élargir la prime de transport, réévaluer les pensions de retraite, etc. Autant de mesures qui composeront la proposition de loi devant être dévoilée en Conseil des ministres le 6 juillet 2022.

L’inflation se renforce de plus en plus en France. Partant de ce constat, l’Exécutif projette d’élaborer une loi relative au pouvoir d’achat. Un texte qui devrait être étudié à l’Assemblée nationale le 18 juillet prochain. La Tribune a donné dans un article du 27 juin 2022 quelques dispositions qui pourraient y être contenues.

Parmi les mesures évoquées : l’abolition de la redevance audiovisuelle. Le président de la République, Emmanuel Macron, l’a promise le 7 mars 2022 lors de la campagne pour sa réélection. Cette taxe de 138 euros (88 euros dans les territoires ultramarins) s’impose uniquement aux ménages possédant un poste TV. Les autres ne sont pas concernés.

Le bouclier tarifaire sur l’énergie serait maintenu

La proposition de loi sur le pouvoir d’achat devrait aussi prévoir une révision à la hausse du salaire des fonctionnaires. Le ministère de la Fonction publique a annoncé une augmentation de 3,5 % pour ce début du mois de juillet 2022. Ce pourcentage s’ajoute à l’accroissement moyen de 1,5 % observé annuellement sur les traitements des agents contractuels et fonctionnaires.

Matignon a également indiqué qu’à la rentrée, les familles modestes se verront octroyer une nouvelle indemnité inflation. La Première ministre, Élisabeth Borne, n’a précisé ni le nombre de foyers qui en profiterait, ni son montant. Elle a seulement déclaré que le versement s’effectuera en fonction de la composition du ménage :

Directement sur le compte en banque, en une fois.

Depuis de nombreuses semaines, l’Exécutif a par ailleurs annoncé différentes mesures comme la reconduction de l’encadrement des prix de l’énergie. Le bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité restera en effet en place jusqu’au 31 décembre 2022. Parmi les plus grands bénéficiaires de cette prolongation, on retrouve entre autres les consultant IT qui travaillent fréquemment à domicile.

Les APL seraient revalorisées

Autre mesure que ce paquet pouvoir d’achat pourrait consacrer : améliorer des revenus des employés sans réévaluer leur salaire. Elle s’appuiera sur la prime Macron, dont le plafond devrait être relevé de trois fois. Les entreprises seront à ce titre autorisées à accorder jusqu’à 3 000 euros à leurs collaborateurs. Dans les entreprises déployant un système de participation ou d’intéressement, la limite pourra même atteindre les 6 000 euros.

Le ministre de l’Économie a en outre évoqué un redressement de 3,5 % des APL (aides personnalisées au logement). Cette augmentation a été décidée alors que l’Exécutif vient d’accorder aux bailleurs le droit à une revalorisation équivalente des loyers. Le premier poste de dépense des Français.

Une autre mesure préparée par le gouvernement porte sur la prime d’activité, qui devrait être relevée de 4 %. Comme Élisabeth Borne l’avait déjà dit, cette montée touchera aussi les pensions d’invalidité et de retraite des régimes de base.

Stoïk termine un nouveau tour de financement

La jeune pousse Stoïk, lancée en 2021, vient d’achever son deuxième tour de table. L’opération a été organisée auprès du fonds d’investissement américain a16z. La somme récoltée servira notamment à supporter le projet de recrutement massif de l’entreprise. Un plan qui doit faciliter la conduite de sa stratégie pour le marché européen.

Le célèbre fonds d’investissement d’Andreessen Horowitz (a16z) investit dans la start-up Stoïk. Cette opération marque sa première participation dans une telle structure dans la Fintech en France. La société californienne vient de mener une levée de fonds en série A, de 11 millions d’euros, pour la jeune pousse. Un tour de table survenant après une première campagne de financement à 3,8 millions d’euros en janvier 2022.

Des investisseurs providentiels ont contribué dans cette opération. L’on citera l’exemple de Julien Teicke et de Henri de Castries, CEO respectivement de Wefox et de Axa. Les sociétés de capital-risque Anthemis group et Alven ont aussi, une nouvelle fois, participé au financement de Stoïk.

Recruter pour soutenir son développement en Europe

Ce tour de table constitue une réussite pour cette pépite basée à Paris, qui veut embaucher du personnel en masse. Tant il ambitionne de renforcer sa croissance dans l’Hexagone, d’améliorer son expertise dans l’assurance. Son objectif ultime étant d’aborder le marché du Vieux Continent avec de meilleures bases. Dans la réalisation de son projet, la start-up pourrait ainsi engager des consultants en portage salarial pour l’épauler.

Le projet proposé par Stoïk lors de sa récente levée de fonds porte sur une police d’assurance entièrement en ligne. Son offre fournit une assistance et une indemnisation en cas de piratage informatique. Pour réduire au maximum les risques, elle s’assortit d’un accès à des solutions numériques de cybersécurité.

Le but de la start-up repose sur un modèle de commercialisation du service en s’appuyant sur des courtiers en assurance. Il est fondé sur :

● La simplification du parcours de souscription de l’offre : pour vérifier son éligibilité, un scan automatisé et externe suffit ;

● Une vision globale de la cybersécurité.

Aider les PME à se protéger contre les attaques informatiques

Stoïk est doté d’un but précis et d’une philosophie bien déterminée, le stoïcisme, ancrés par son cofondateur, Jules, Veyrat. Le responsable avance que ce courant de pensée renferme la bonne attitude à adopter face au risque de cybersécurité :

[…] L’idée est toujours de distinguer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas, pour agir sur ce que nous pouvons changer et accepter sereinement ce qui échappe à notre contrôle.

En cybersécurité, tout évolue en effet très rapidement. Les nouvelles techniques de piratage parviennent toujours à contourner les systèmes de sécurité. La jeune pousse parisienne propose ainsi des alternatives pour faire face à ce problème :

● Anticiper ;

● Savoir se ressaisir.

Stoïk se présente comme la première start-up en Europe à allier offre d’assurance et solution numérique de cybersécurité. Ce logiciel étant destiné à protéger les PME et TPE. La jeune pousse a été montée par :

· Jules Veyrat ;

· Philippe Mangematin ;

· Nicolas Sayer ;

· Alexandre Andreini.

Sa création résulte d’un constat selon lequel les petites sociétés manquent de protection face au risque grandissant de hacking. Des attaques qui engendrent des impacts calamiteux sur la reprise d’activité en l’absence de plan de secours.

Les jeunes pousses françaises ont réalisé des tours de table inédits

Une vingtaine de pépites françaises viennent de battre le record de récoltes de fonds menées en 2022. Parmi elles, la 27e Licorne tricolore, EcoVadis, qui a levé près de 480 millions d’euros. La jeune pousse se place largement devant Maze et HappyVore, entre autres, qui ont récolté moins de 40 millions d’euros.

La semaine du 6 au 11 juin 2022 a constitué une période particulière pour les start-ups françaises. 21 d’entre elles ont accompli un tour de table record de 820,9 millions d’euros entre ces deux dates. Parmi ces jeunes pousses se trouve l’une des plus grandes licornes tricolores, Blablacar. La société a récolté 15 millions d’euros, qui serviront à financer sa croissance au Brésil. Un marché en pleine croissance qui compte quelque 12 millions de clients. Le spécialiste du covoiturage rapporte qu’en ce moment environ 100 millions de consommateurs recourent à ses services dans le monde.

Autre start-up qui a récemment terminé une importante levée de fonds : HappyVore, avec 35 millions d’euros.

Masteo a obtenu 40 millions d’euros de financement

L’entreprise a levé cette somme pour construire la plus grande usine consacrée au végétal en France. Celle-ci sera établie à Chevilly, en région Centre. Avec 2 000 magasins et approximativement 1 000 restaurants en France métropolitaine, HappyVore est déjà fortement présente dans l’Hexagone. Fondée en 2019 par Cédric Meston et Guillaume Dubois, elle ambitionne de transformer les habitudes alimentaires des Français. La jeune pousse promeut pour ce faire la consommation de protéines végétales et supprime dans la mesure du possible les viandes.

Pour sa part, Maze, qui est à sa huitième année d’existence, a réussi à récolter 37,6 millions d’euros. Montée par Thomas Mary et Jonathan Widawski, la start-up parisienne offre une plateforme de recherche de programmes informatiques. Un outil aidant les équipes de produits, en portage salarial notamment, dans les sondages et les essais d’échantillons d’interfaces utilisateur.

Masteo a finalisé de son côté un tour de table estimé à 40 millions d’euros. La jeune pousse lancée par Thierry Vignal trois ans plus tôt est spécialisée dans la gestion des investissements locatifs. Une opération qui représente déjà environ une acquisition immobilière sur trois. Cette nouvelle levée de fonds aidera l’entreprise à élargir d’ici 2023 sa présence à plus de 50 grandes communes françaises. Dès 2022, la start-up prévoit d’atteindre quelque 25 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La biotech Imchek Therapeutics a finalisé un tour de table record

La jeune pousse Imcheck Therapeutics, elle, continue d’agrandir son activité avec un tour de table bouclé à 96 millions d’euros. C’est une somme record sur la filière dans laquelle exerce la société. La levée de fonds des biotechs se raréfie en effet en ce moment. Avec ce financement, l’entreprise devrait garantir sa pérennité au cours des trois prochaines années.

Le dernier exemple qu’on citera porte sur EcoVadis, qui propose une plateforme Internet reposant sur des preuves, qui :

● Permettent aux sociétés de jauger la performance de leurs fournisseurs mondiaux en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ;

● Offrent des indicateurs de durabilité des fournisseurs.

La jeune pousse prend en considération quelques interrogations RSE rassemblées en quatre sujets :

● Approvisionnement durable ;

● Éthique ;

● Travail et droits de l’homme ;

● Environnement.

Elle est parvenue à récolter 479 millions d’euros, qui serviront à soutenir sa croissance en France, mais aussi à l’étranger. Cette somme apportera aussi à la start-up de la liberté dans ses actes, par exemple lors des rachats stratégiques.

Interstellar s’apprête à introduire son BioPod sur le marché

Interstellar Lab a développé une solution qui vise à recréer des configurations climatiques parfaites pour la vie spatiale et terrestre. De nombreux acteurs issus de domaines différents ont déjà affiché leur intérêt pour l’outil, qui totalise déjà plusieurs commandes. La start-up française compte déjà parmi ses clients la NASA, entre autres.

Le salon Vivatech 2022 s’est tenu à Paris du 15 au 18 juin 2022. Parmi les participants à ce rendez-vous s’est notamment distinguée la jeune pousse basée à Ivry-sur-Seine Interstellar Lab, fondée en 2020. Cette start-up y a présenté son premier produit, qui devrait bientôt être commercialisé, baptisé BioPod. Un dispositif destiné à reconstituer des conditions climatiques parfaites pour la vie terrestre, mais aussi spatiale.

L’entreprise a développé le premier prototype de cet outil à travers un investissement dans un site ivryen. Elle a réussi à y faire pousser de la vanille en aéroponie. Une forme de culture hors-sol s’appuyant sur des canules pour l’apport en nutriment et en eau.

L’invention intéresse beaucoup de chercheurs

Le BioPod est en mesure de produire les conditions extrêmement particulières requises par la vanille en réglant :

● La luminosité ;

● Le niveau de gaz carbonique ;

● La quantité d’air ;

● Le taux d’humidité ;

● La température.

Selon les premières observations dans l’espace ivryen, cette invention accentue le rendement jusqu’à trois cents fois. Dans le même temps, il diminue la consommation énergétique (de vingt fois) et d’eau (de 98 %). La start-up française, qui recrute parfois des consultant informatique, entend avec son produit installer, directement sur Terre, des bases complètes. Son objectif étant d’attirer les entreprises et les scientifiques de l’aérospatial vers ces dernières.

Plusieurs chercheurs ont témoigné de leur intérêt pour BioPod. Avec ce dernier, les industries cosmétiques et pharmaceutiques ont tenté de courtiser Interstellar Lab. La jeune pousse affiche déjà un franc succès avec au total 70 commandes de ce système. L’on doit reconnaître que de telles sociétés sont capables de cultiver et d’expérimenter de nouvelles plantes. Ceci avec des outils durables et très abordables comme BioPod.

L’entreprise compte parmi les start-ups les plus prometteurs d’Europe

Le stade de développement du module d’Interstellar Lab, de neuf mois, s’est achevé. Selon la fondatrice de l’entreprise, ses équipes coopèrent très étroitement avec leurs fournisseurs pour travailler aussi rapidement :

● Dassault pour le programme informatique créé pour examiner les conditions et paramétrer tout le BioPod ;

● Une société siégeant en Allemagne pour la membrane gonflable ;

● Une société dans l’aéronautique pour la base en composite.

Les jeunes pousses s’étant aperçues que l’environnement et ses savoirs représentent une grande source de valeur sont pleines de promesses. Sans eux, il semble compliqué de fabriquer des outils durables. Interstellar Lab figure sûrement parmi ces pépites et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle se trouve dans le Future40. Le palmarès des 40 start-ups les plus prometteuses dressé par Station F.

En face, les investisseurs écartent leurs rivaux. Spécialisés tant dans l’aéronautique que dans les solutions durables, ils sont basés aux États-Unis et en Europe. L’on citera notamment :

● Kima Ventures ;

● E2MC ;

● 7percent Ventures ;

● Urania Ventures ;

● Etc.

Interstellar Lab consentait en mars 2022 un investissement en capital-risque estimé à 5 millions d’euros.

La Wallonie veut renforcer l’attractivité de ses entreprises à travers DigitalWallonia4.ai

La donnée est considérée comme l’épine dorsale des entreprises, d’après l’expert en économie numérique Stéphane Ernst. Pour cette raison, le gouvernement en Wallonie souhaite articuler ses efforts dans la transformation digitale autour de l’intelligence artificielle. À cet effet, il a mis en place le programme DigitalWallonia4.ai il y a trois ans.

D’ici 2024, les dépenses mondiales en IA (intelligence artificielle) grimperont à 110 milliards de dollars. Annoncée par l’International Data Corporation (IDC), cette projection traduit une hausse de 59,9 milliards de dollars par rapport à 2020. Cette technologie constitue une immense réserve de commerces et se présente comme la base de la compétitivité. La Wallonie soutient cette réalité et veut le matérialiser à travers le « DigitalWallonia4.ai ». Son projet particulièrement consacré aux technologies reposant sur l’IA.

Lancé en 2019, ce programme s’appuie sur l’initiative européenne Digital Europe et sur le programme belge AI4Belgium. Il veut rendre plus rapide l’adoption de l’intelligence artificielle et accélérer le déploiement d’un écosystème y afférent.

L’Exécutif wallon est beaucoup intéressé par l’intelligence artificielle

DigitalWallonia4.ai poursuit ces buts par le biais de trois concepts principaux : accompagner, former et sensibiliser. Le ministre wallon de l’Innovation, de la Recherche et de l’Économie, Willy Borsus, qui le pilote, détaille qu’ils aident :

[…] Les entreprises souhaitant incorporer l’IA dans leur business avec une vision d’amont en aval qui va de l’identification d’opportunités IA, au design de la solution, à son POC, puis à sa commercialisation.

Des systèmes financiers de soutien à la digitalisation en IA sont ainsi offerts. Ceci afin de concevoir des services soutenus par l’intelligence artificielle favorables à l’augmentation de l’attractivité des acteurs industriels en Wallonie.

Questionné par Maddyness, Willy Borsus pense que la digitalisation grâce à l’intelligence artificielle et à la donnée représente :

Un enjeu stratégique pour maintenir ou accroître la compétitivité des entreprises. La thématique de l’IA fait donc l’objet d’une attention particulière du gouvernement wallon.

Pour accompagner leur transformation numérique, les sociétés peuvent faire appel à des consultants informatiques. Ces professionnels peuvent notamment être trouvés chez des entreprise portage salarial à l’instar de CEGELEM.

L’IA produit des revenus aux entreprises en Wallonie

La Wallonie, qui dispose d’un écosystème digital composé d’environ 2 500 entreprises, concentre actuellement sa stratégie numérique sur :

· La Smart City ;

· L’écologie ;

· L’agroalimentaire ;

· L’énergie ;

· La santé ;

· L’industrie.

Comme l’indique le co-responsable du programme Digital Wallonia, Stéphane Ernst, leur stratégie sera toujours axée sur les technologies matures. Mais plus encore, souligne l’expert en économie numérique, elle continuera de se focaliser sur les technologies sophistiquées telles que :

· L’intelligence artificielle ;

· La Réalité augmentée et virtuelle ;

· La chaîne de blocs ;

· L’internet des objets (IOT).

Ces inventions constituent, d’après Stéphane Ernst, autant la garantie de l’attractivité des entreprises wallonnes qu’une source de revenus :

[…] La progression de ce secteur étant évaluée à 26 % sur les 8 prochaines années.

Une société commercialisant un produit ou un service alimenté par une technologie devrait donc recourir aux solutions novatrices, conclut-il.

L’application Bimpli s’enrichit avec un service de Rosaly

Une plateforme qui agrège les avantages salariés, Bimpli a conclu un partenariat avec Rosaly autour de l’avance sur salaire. Un droit accordé par la loi aux employés, mais auquel peu de professionnels recourent. D’après la CEO de cette pionnière des applications de gestion de ce dispositif, cette collaboration dégage de la cohérence.

La Fintech parisienne Rosaly a commencé à proposer des solutions numériques d’acompte sur salaire l’an passé. Elle est depuis partie en quête de canaux de distribution afin d’accélérer l’adoption de son logiciel. Dans cette démarche, la jeune pousse a récemment déniché un nouveau coopérateur. Il s’agit de Bimpli, une start-up spécialisée dans la coalisation des avantages salariés.

La collaboration entre les deux enseignes tourne autour de deux volets. Le premier, commercial, est axé sur des clauses gardées secrètes. Le second repose sur la technologie et prévoit le déploiement d’un service d’authentification unique. L’objectif étant d’assurer la fluidité du parcours lors de l’utilisation de l’application Bimpli.

Améliorer l’équilibre entre vies privée et professionnelle des employés

La filiale de BPCE collabore avec d’autres entreprises pour enrichir sa plateforme dédiée à ces derniers avec de nouveaux services. Elle travaille avec la jeune pousse centrée sur le domaine culinaire Appetia.io. Son directeur général adjoint, Stéphanie Diraud-Audine, expose :

Nous allons continuer à avancer sur les thèmes de la santé financière et de l’équilibre entre vies professionnelle et personnelle via des partenaires.

Avec son entreprise, indique-t-elle, les titres-mobilité, titres-restaurants ou autres avantages d’un salarié sont regroupés sur :

● Une carte intelligente multiproduits unique ;

● Une application unique.

La cadre poursuit que le soutien de Rosaly leur permettra de :

[…] Proposer immédiatement l’acompte sur salaire éligible. À condition que l’entreprise soit cliente de Rosaly pour actionner cette fonctionnalité sur Bimpli.

Pour remarque, CEGELEM peut également accorder à ses travailleurs en portage salarial un versement anticipé d’une partie de leur rémunération.

L’acompte sur salaire est encore méconnu des Français

À titre informatif, Bimpli possède une base de 4 millions d’employés couverts et un portefeuille de 53 000 sociétés clientes. Celles-ci peuvent toutes profiter du système d’avance sur salaire de Rosaly. Ceci après l’implémentation de cette nouvelle offre dans son application qui coalise la gestion des avantages salariés.

La créatrice et patronne de Rosaly, Arbia Smiti, explique que la coopération avec Bimpli leur paraît complémentaire et cohérente. Elle ajoute qu’ils lui fournissent une nouvelle verticale :

[…] Sur le thème du bien-être financier des salariés, en particulier pour les cols bleus.

Pour sa part, sa société revendique de nombreuses dizaines d’entreprises clients. Elle a su les attirer grâce à l’accentuation du recours à l’avance sur salaire chez des employés dans des filières telles que :

● L’intérim ;

● Les services à la personne ;

● L’hôtellerie ;

● La restauration.

Malgré cette augmentation de l’usage, les systèmes numériques d’acompte sur salaire requièrent encore des initiatives de vulgarisation chez les Français. D’une part, beaucoup d’employés ignorent l’existence du dispositif qui constitue pourtant un droit acquis. D’autre part, les gestionnaires de paie et DRH l’exploitent insuffisamment en tant qu’outil de fluidification du versement de la rémunération.

Les biotechs tricolores accélèrent leur financement

La biotech marseillaise spécialisée dans le traitement du cancer, ImCheck Therapeutics, vient de terminer un tour de table exceptionnel. Pareillement, la start-up Diabeloop, qui est focalisée dans le domaine du diabète, a récemment annoncé une remarquable récolte de fonds. Plus tôt dans l’année, Netri avait également piloté le même type d’opération.

Les campagnes de financement se multiplient dans le secteur de la biotech en France. Diabeloop vient par exemple d’achever une levée de fonds de 70 millions d’euros pour son dispositif thérapeutique contre le diabète. Une solution alimentée par une IA (intelligence artificielle). Le système développé par la start-up grenobloise peut être associé avec de nombreux pompes à insuline et glucomètres. Cette compatibilité permet de libérer les individus souffrant de cette maladie chronique des tâches liées à leur traitement. Elle les aide en effet à gérer leur plage d’insuline de manière automatique. Cette opération s’effectuant en considération de leur sommeil, de leur activité physique et de leurs repas.

Netri poursuit sa croissance

De son côté, Netri avait bouclé un tour de table de 8 millions d’euros en mars 2022. La jeune pousse avait pu compter sur Néovacs, entre autres lors de cette opération. Cette entreprise cotée en Bourse y avait investi 2 millions d’euros. Son patron glissait le 13 juin dernier :

Face à l’augmentation des troubles neurologiques, telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, etc. qui touchent déjà plus de 7 millions de personnes en Europe, nous avons besoin d’approches de ruptures comme celle développée par Netri.

Pour information, cette pépite lyonnaise est considérée comme la plus avancée autour du globe sur l’élaboration d’organes sur puce :

[…] Dans le domaine du cerveau.

Des inventions qui pourraient être prises en charge par certains complémentaires santé. À titre indicatif, la mutuelle en portage salarial permet au travailleur porté de profiter d’un remboursement de ses dépenses médicales. Elle relève d’un contrat signé entre l’entreprise de portage et la compagnie d’assurance de son choix.

ImCheck Therapeutics a réalisé une levée de fonds record

Autre biotech française qui vient de clôturer une récolte de fonds : ImCheck Therapeutics. La start-up a déclaré le 13 juin 2022 avoir mené son troisième tour de table en cinq ans. Cette opération a été bouclée à 96 millions d’euros et a vu la participation d’investisseurs comme :

● Pfizer Ventures ;

● Earlybird ;

● BpiFrance ;

● Andera Partners.

Le montant des fonds réunis prouve que le Vieux Continent s’est amélioré dans le financement des biotechs, réagissait ce dernier. À signaler qu’en dehors des États-Unis, les jeunes pousses affichant

une telle performance sont rares. De surcroît, les biotechs tricolores ne sont pas habituées à lever autant de fonds. Sans compter le fait que le marché affiche cette année une faible dynamique.

Cette nouvelle campagne de financement permettra à ImCheck Therapeutics de poursuivre ses projets. Ainsi, la pépite marseillaise accélèrera le développement de son pipeline d’immunothérapie. Elle débutera également bientôt une expérimentation de son anticorps monoclonal ICT01, destiné au traitement du cancer, sur des sujets humains.

Kyndryl veut améliorer l’accès à l’environnement IT hétérogène

Kyndryl souhaite aider ses clients à devenir plus agiles et plus souples et mener plus rapidement leur digitalisation. La société prend alors en charge la gestion, la protection et la modernisation de leurs infrastructures numériques hétérogènes. Pour ce faire, elle les assiste dans le basculement de leurs applications vers l’informatique en nuage.

À l’automne dernier, IBM a procédé à la scission de ses activités de gestion d’infrastructure de technologie de l’information (IT). Cette opération a alors donné naissance à Kyndryl France. Une entreprise qui veut rendre plus simple l’accès de ses clients à la plateforme informatique hybride ajustée à leurs enjeux. Elle gèrera ainsi notamment le pipeline d’intégration et de distribution continues (CI/CD) regroupant plusieurs instruments et services en source ouverte. Un puzzle que la société n’aura plus à réunir ni à actualiser par ses propres soins. La libération de ces tâches lui permet de se focaliser pleinement sur l’innovation au profit des emplois.

L’entreprise accompagne ses clients dans leur transformation numérique

Une plateforme hybride est composée de modes de consommation du numérique différents et de nombreuses solutions de développeurs. Dans les organisations, la consommation d’usage par l’émergence du « en tant que service » devient toujours plus courante. Pour atteindre leurs buts, les entreprises associent avec entrain des services tels que :

Les SaaS (fonctions métiers) ;

● La PaaS (plateforme aux services prêts à l’emploi comme l’auto-apprentissage, l’intelligence artificielle, etc.) ;

● L’IaaS (infrastructure à la demande).

Kyndryl, où les consultant IT peuvent travailler, assiste ses clients dans leur digitalisation au moyen de services et de recommandations. La direction des systèmes informatiques (DSI) est appuyée par une tour de supervision pour adopter les bonnes décisions stratégiques. Et ce, selon des cibles commerciales. Le Technical Solution Leader de la société, Hervé Durand conseille à ce sujet :

D’être très clair sur les objectifs fixés, de vérifier qu’ils sont bien alignés avec les besoins du business, car l’IT existe, avant tout, pour servir les activités métiers.

Il dirige de bon gré les éditeurs de services vers les pratiques « Agiles » qui conçoivent un code commun. Pour cause, celles-ci s’appliquent à la fois :

● À l’IT Cloud-Native qui repose sur des micro-services ;

● À l’IT classique basé sur des appareils virtuels.

Quasiment toutes les sociétés ont adopté une plateforme IT hybride

Ce qui donne la possibilité de créer de nouveaux services, en garantissant que chaque actualisation satisfait effectivement les besoins escomptés. L’on peut, grâce à la méthodologie Agile, déployer du DevSecOps. Ceci en réorganisant des services numériques depuis les instituts de développement et d’analyse jusqu’à la gestion opérationnelle des moyens numériques. Le tout en prenant en considération l’aspect sécurité, essentiel à tout logiciel. Pour faciliter l’innovation et rendre plus fluides les processus, de nouvelles fonctions naissent en conséquence :

● Programmateur d’automatisation ;

● Scrum master ;

● Etc.

Hervé Durand indique qu’il s’avère nécessaire de réaliser un investissement :

[…] Dans de nouvelles compétences, dans un outillage collaboratif, comme la plateforme CI/CD pour gérer la qualité du code et les tests logiciels menés tout au long du cycle d’intégration et de déploiement continu. Nous aidons nos clients à évoluer vers une telle cible finale

Il ajoute que cela se fait à travers leurs prestations de conseils.

Le cadre de Kyndryl affirme aussi que pratiquement toutes les organisations se sont tournées vers une plateforme IT hétérogène. D’après lui, afin de mieux en tirer profit, il faut supprimer les derniers obstacles culturels entre :

● Les logiciels Cloud-Natives ;

● L’IT classique en interne.

Cette levée apparaît nécessaire, tout comme l’a été l’harmonisation du calcul réparti et de l’univers des macroordinateurs, estime-t-il.

Les réductions d’effectif s’amplifient dans les start-ups européennes

Les start-ups du Vieux Continent sont depuis quelques semaines confrontées à un affaiblissement des récoltes de fonds. Nombre d’entre elles ont alors engagé de conséquentes coupes budgétaires en réponse à cette conjoncture. C’est le cas notamment des plateformes de quick commerce Getir ou Gorrillas. Dans le secteur financier, la jeune pousse Klarna a pareillement pris cette disposition.

Dans l’univers des start-ups, la vague de licenciements qui a débuté outre-Atlantique a atteint l’Europe. Depuis quelques semaines, de nombreuses jeunes pousses célèbres ont décidé de compresser leur personnel. Le média Stifted dévoile par exemple que 26 salariés ont dû quitter. Ce qui représente 26 % des effectifs de la Fintech. Son concurrent suédois Klarna s’est quant à lui séparé de 700 employés (10 % de sa masse salariale). Dans le secteur de la santé numérique, Kry, qui recensait jusqu’alors 1 000 collaborateurs, en a licencié 100. Pour sa part, le spécialiste britannique de l’évènementiel Hopin a supprimé 138 postes (12 % des effectifs).

Gorillas veut se tourner davantage vers la rentabilité

Aux Français concernés par ces mesures, l’on signalera qu’il est possible de cumuler portage salarial et chômage. Durant leur recherche de nouvel emploi, ils pourront en effet en même temps :

● Exercer une activité partielle dans le cadre de ce dispositif et percevoir une rémunération y afférente ;

● Toucher des indemnités chômage.

Dans la filière de la livraison de courses ultrarapides, des réductions de personnel ont aussi été annoncées. La start-up originaire de Turquie Getir s’apprête à remercier quelque 4 500 employés, soit 14 % de son personnel. Cette mesure a été prise après la campagne de financement de mars dernier, bouclée à 768 millions de dollars. Une opération qui a porté la valorisation de la licorne à 12 milliards de dollars.

Gorillas renvoie de son côté 300 employés (2 % de sa masse salariale) de son quartier général à Berlin. La société qui s’est emparée de Frichti en janvier 2022 explique vouloir appuyer sa recherche de la rentabilité.

Ces enseignes de quick commerce perdent énormément d’argent en :

● Effectuant de la publicité sur tous les supports possibles ;

● Submergeant les consommateurs de coupons de réduction.

Leurs livreurs travaillent par ailleurs en contrat à durée indéterminée, contrairement à ceux des plateformes de VTC. Pourtant, un tel modèle économique nuit à leur rentabilité à moyen ou court terme.

Les start-ups françaises doivent redoubler de prudence

Jusqu’à maintenant, aucune enseigne française n’a évoqué de gels ou de projets d’ampleur d’embauche. Dans les prochains mois, la maîtrise des dépenses sera toutefois de plus en plus renforcée. Les diminutions surviendront principalement chez les start-ups bientôt en manque de

financement. Un associé chez Earlybird déclarait récemment aux Échos qu’ils recommandent à leurs jeunes pousses :

[…] De faire attention à leur cash, de revoir leurs plans de recrutement, l’acquisition marketing et le déploiement international. Il vaut mieux montrer une traction locale qu’attaquer plusieurs marchés.

À noter que la présente année diffère complètement de la précédente. Depuis quelques semaines, le capital-risque a évolué moins rapidement alors qu’en 2021, les récoltes de fonds ont connu des exploits. 11,6 milliards d’euros ont été levés en France sur cet exercice. À l’échelle européenne, le total s’élève à quelque 120 milliards d’euros.

Autour du globe, les start-ups ont récolté entre janvier-mars 2022 143,9 milliards de dollars, selon CB Insights. Un recul de 19 % a été remarqué par rapport à octobre-décembre 2021. Entre les deux intervalles, le nombre de levées de fonds s’est amenui de 4,5 %. C’est cette baisse du financement qui a poussé plusieurs jeunes pousses à amorcer des licenciements.

Les coûts des mutuelles santé se renchérissent en 2022

Alors que les prix des assurances santé s’alourdissent, les assurés s’attendent à quelques changements dans leur contrat. Satisfaits de leur protection en général, ils réclament plus de lisibilité et de simplicité, rapporte Malakoff Humanis. Le besoin d’une meilleure prise en charge des séances de yoga ou de sophrologie a aussi été évoqué.

Cette année, les tarifs des complémentaires santé ont subi une hausse qui, selon différentes enquêtes, oscille entre 2-6 %. La volatilité des clients s’est accentuée à cause de la résiliation infra-annuelle, accordée depuis décembre 2020, éclaircissait récemment un expert. Les assurés ont en effet désormais le droit de rompre leur contrat de mutuelle n’importe quand, après 12 mois d’engagement.

Good Value for Money a donné d’autres explications à cette augmentation. Il avance qu’elle résulte en partie de la dérive, pour les contrats de groupes, de la prévoyance en arrêt de travail. À ce facteur s’ajoute le coût du reste à charge zéro, appuie le cabinet.

Les Français accordent beaucoup d’importance à leur mutuelle

Le prix moyen d’une assurance santé s’élève ainsi en 2022 à :

● 1 158 euros par an pour un couple senior ;

● 1 100 euros pour un foyer avec enfants ;

● 310 euros pour un jeune actif.

Avec des protections renforcées, les cotisations des personnes âgées flambent à 2 883 euros (+12 euros en deux ans). Pour un même couple de retraités, la note sera largement plus abordable dans l’Est qu’en Île-de-France. Cet écart trouve son origine dans le régime particulier de sécurité sociale qui s’applique dans l’Alsace-Moselle.

Par rapport à cette montée des tarifs, l’on rappellera que la mutuelle en portage salarial est obligatoire depuis début 2016. Les consultants portés doivent profiter d’une complémentaire santé collective conclue entre leur société d’affiliation et un assureur de son choix. En échange de cette couverture, ils sont tenus de payer chaque année une cotisation. Néanmoins, le travailleur peut obtenir une dispense de souscription dans certains cas.

En lien avec ce sujet, Malakoff Humanis a présenté le 31 mai dernier les résultats d’une enquête qu’il a menée. Son DG, Thomas Saunier a constaté que la santé s’est implantée au centre des préoccupations des Français. Preuves en sont les opinions exprimées par les 22 000 personnes que le groupe a interrogées, indique-t-il.

Le besoin des assurés évolue

Le responsable poursuit que pour les sondés, leur complémentaire tient un rôle capital dans leur quotidien. Ils souhaitent en conséquence qu’elle leur apporte une protection encore plus marquante. D’après le dirigeant, les répondants sont attachés au système de santé en place, mais :

[…] S‘inquiètent de sa pérennité et sont conscients qu’il doit se transformer. Cette transformation est en effet nécessaire, elle ne peut se faire sans une concertation entre les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs du système notamment ceux qui le financent.

L’étude de Malakoff Humanis révèle que huit particuliers sur dix veulent un contrat d’assurance santé plus lisible et simplifié. Seuls 57 % des assurés affirment en effet connaître leur mutuelle, tout en ignorant ce qu’elle prend véritablement en charge. Le degré de protection se situe au milieu des préoccupations des individus interrogés. 82 % d’entre eux désireraient l’apprendre avant chaque passage chez le médecin, surtout pour les prothèses dentaires ou les lunettes.

Le rapport du groupe cite en parallèle les causes de satisfaction chez les assurés. L’on peut y lire :

89 % des assurés se sentent bien protégés, et 92 % considèrent que la couverture santé dont ils bénéficient est bonne.

Six sur dix d’entre eux souhaiteraient aussi que les mutuelles couvrent mieux les consultations de psychologues ou les médecines alternatives

Cegedim Santé accueille de nouveaux actionnaires dans son capital

Les groupes PRO BTP, VYV et Malakoff Humanis ont entamé en mars 2022 des discussions avec Cegedim Santé. Leur but étant d’investir dans le capital de ce développeur de logiciels de santé. Au terme des négociations, il a été décidé que les trois mutuelles participeront désormais au capital de ce dernier.

Les mutuelles PRO BTP Groupe, Groupe VYV et Malakoff Humanis vont accéder au capital de Cegedim Santé. Une société qui appartient jusqu’ici intégralement au groupe Cegedim. Avec cette intégration, elle réalisera une hausse de capital réservée à 65 millions d’euros. Ces trois compagnies d’assurances possèderont ainsi en cumul 18 % des ressources en nature ou en numéraire de l’entreprise.

Cegedim Santé pourra intensifier son développement grâce à l’arrivée au capital de ces établissements. Ceci en incorporant et en élaborant de nouveaux produits digitaux pour les personnes travaillant dans le domaine de la santé. Les coopérateurs affirment insérer leur collaboration dans le contexte de Ma Santé 2022, un projet lancé par l’Exécutif.

Une société née du regroupement de services de Cegedim

En parlant des groupes Malakoff Humanis, VYV et PRO BTP, l’on attirera l’attention sur la mutuelle en portage salarial. Celle-ci relève d’un accord signé entre l’entreprise spécialisée dans cette forme d’emploi et la compagnie de sa préférence. L’organisme choisit l’enseigne de son choix de manière à apporter aux travailleurs portés les meilleures protections qui soient.

Cegedim Santé a été fondée l’année dernière grâce à la fusion entre :

· La plateforme en ligne de consultation médicale à distance et de réservation de rendez-vous Maiia ;

· Médimust ;

· RM Ingénierie ;

· Cegedim Logiciels Médicaux.

L’entreprise contrôle également l’intégralité du capital de :

· Resip, fournisseur de Base Claude Bernard (BCB), une base de données française sur les médicaments ;

· Kobus Tech, qui développe une solution informatique de suivi patient pour les professionnels du secteur paramédical.

Depuis décembre 2020, elle a été placée sous la direction de Jean-Baptiste Gamblin, l’ex-directeur général adjoint du site Maiia. Un responsable qui est entré dans la filière des logiciels de santé en 2016, après avoir été embauché chez MonDocteur.

Les deux parties partagent les mêmes ambitions

La prise de participation des trois mutuelles susmentionnées au sein de Cegedim Santé porte sa valorisation à 360,9 millions d’euros. Cet accès au capital s’opère à l’occasion d’une coopération industrielle entre :

· Les trois mutuelles, qui couvrent 25 millions d’individus en France en matière de protection sociale ;

· L’éditeur de programmes informatiques de santé, dont 100 000 professionnels se servent pour administrer le parcours de soin des malades.

Parallèlement à cette opération financière, MesDocteurs a été acquise par Cegedim Santé. Le site internet de consultation médicale à distance et de prise de rendez-vous a appartenu jusque-là au groupe VYV.

Le développeur de logiciel poursuit les mêmes buts que les groupes PRO BTP, VYV et Malakoff Humanis :

· Rendre plus fluides les parcours de soins des patients ;

· Leur fournir un meilleur accès aux soins.

Sur la période janvier-mars 2022, il a réalisé 129,2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comparativement à 2021, cette somme traduit une amélioration de 5 % en données organiques, contre 5,5 % en données publiées.

Le gouvernement a annoncé une indexation des pensions de retraite sur l’inflation dès l’été 2022

En réaction à la montée de l’inflation, l’Exécutif a choisi de redresser le montant des retraites dès juillet prochain. Dans le régime général, approximativement 14 millions de Français profiteront de cette augmentation, dont le niveau pourrait atteindre 4,4 %. Le gouvernement devrait déposer une proposition de loi relative à cette mesure au Parlement le mois qui vient.

La France dénombrait 16,7 millions de retraités en 2019. L’année d’après, 200 000 personnes supplémentaires se sont retirées de la vie active. Durant la campagne électorale, le président de la République avait fait une promesse concernant la pension versée à ces individus. Il avait alors proposé de rehausser exceptionnellement le barème du régime général de cette prestation sociale dès juillet 2022.

Dans le sillage de cet engagement, une réévaluation des pensions à partir de l’été prochain a été décidée. Cette mesure a été dévoilée le 24 mai dernier par le nouveau ministre de l’Emploi, Olivier Dussopt. Elle a été adoptée pour prendre en considération le pouvoir d’achat actuel des Français.

Les pensions de juillet 2022 pourraient être concernées par la mesure

Le responsable politique a déclaré que le gouvernement saisira les deux chambres du Parlement d’un texte sur ce dernier :

Dès que la majorité présidentielle est présente à l’Assemblée, dès après les législatives. […]

Cet acte législatif permettra de rajuster les pensions de base par rapport à l’inflation, a-t-il précisé. À un moment où l’augmentation du coût de la vie préoccupe énormément la population tricolore, il s’agit d’une bonne nouvelle. Olivier Dussopt a indiqué :

Nous souhaitons que cette indexation sur l’inflation soit valable pour les retraites du mois de juillet. Dans le cadre du régime général, la retraite du mois de juillet est versée le 9 août.

Le locataire de l’Hôtel du Châtelet a détaillé que si l’on se réfère à une inflation à 4 % :

[…] Pour une pension à 1.200 euros, c’est un gain de 45 euros par mois.

L’on soulignera sur ce point que pour obtenir des revenus encore plus conséquents, l’on peut cumuler portage salarial et retraite. Il est en effet possible de toucher les pensions tout en empochant une rémunération d’une activité exercée en parallèle. Le droit à un cumul intégral est accordé au travailleur porté sous certaines conditions. Dans ce cas, le salaire qu’il perçoit ne fait l’objet d’aucun plafond.

La retraite moyenne devrait connaître une augmentation de plus de 50 euros

Parmi les retraités habitant en France, la pension de droit direct, tous régimes confondus, s’élevait en moyenne en 2020 :

· À 1 509 euros brut par mois ;

· À 1 400 euros net mensuels.

Ces sommes tiennent déjà compte de l’éventuelle majoration à partir de trois enfants. Elles ont été tirées des données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Une branche qui appartient au ministère de l’Emploi. En appliquant à cette pension les 4 % présentés par Olivier Dussopt, une hausse moyenne de 56 euros devrait survenir.

Ce taux constitue la moyenne de l’inflation hors tabac constatée sur un semestre (entre décembre dernier et mai 2022). Ceci en considérant la prévision d’inflation actuelle (5,2 %) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Toutefois, il demeure envisageable que l’Exécutif tienne compte du taux d’inflation du mois de juin prochain qui va certainement s’accentuer. L’organisme public table sur un pourcentage de 5,4 % d’ici juin 2022. L’indexation sur le niveau de l’inflation du dernier semestre avoisinerait de ce fait les 4,4 %.

 

La transformation numérique s’accélèrera au sein des entreprises en 2022

Les investissements en digitalisation s’amplifieront cette année par rapport à 2021, d’après les données du cabinet d’études International Data Corporation. Cette augmentation se produira avec des domaines qui recevront plus d’argent que d’autres. L’organisme centré sur les technologies de l’information ajoute qu’elle devrait se maintenir au minimum entre 2022 et 2026.

Les investissements des sociétés dans la digitalisation se relancent après une petite chute pendant la pandémie de Covid-19. À l’échelle de la planète, ils compteront au total 1 800 milliards de dollars sur l’ensemble de la présente année. Une analyse d’International Data Corporation (IDC) conclut que ce chiffre dissimule une progression de 17,6 % comparativement à l’an passé.

Le cabinet d’études et de conseils table sur une avancée de 16,7 % en 2022 en EMEA (Europe Moyen-Orient Afrique). Il soutient que cette hausse devrait se poursuivre durant les quatre prochaines années au minimum. IDC prévoit une augmentation de 16,6 % au cours de cette période.

D’importants investissements sont attendus dans l’UX

La plus importante évolution devrait être affichée par les services financiers, indique l’établissement spécialisé dans l’univers des technologies de l’information. Il annonce pour ces acteurs un bond de 19 % par an en moyenne entre 2022 et 2026.

Les entreprises plébiscitent toujours autant les branches du commerce omnicanal, de l’engagement multi-expérience et de l’expérience client (UX). Rien que les trois domaines enregistreront 300 milliards de dépenses cette année. Une somme qui pourrait servir au recrutement de consultant marketing en portage salarial, notamment.

Pour se démarquer de leurs concurrents, les marques ont intérêt à s’améliorer dans ces disciplines. Les plus dépensières en 2022 porteront sur les industries de transformation des biens. Leurs investissements cumulés atteindront 600 milliards de dollars, soit 30 % des dépenses mondiales des sociétés dans la digitalisation. 100 milliards de dollars devraient en parallèle être déboursés dans les filières :

· Des services d’approvisionnement en électricité, gaz, eau, etc. ;

· De la banque.

Les priorités diffèrent en fonction des marques. Extrêmement avancées sur la digitalisation, certaines veulent encore trouver des solutions pour se distinguer davantage par l’intermédiaire des nouvelles technologies. D’autres amorcent de leur côté leur démarche en la matière.

Une nette importance est donnée à la digitalisation de l’UX

Le cabinet américain de consulting cite parmi les priorités stratégiques des sociétés sur la question de la transformation numérique :

· L’optimisation de la chaîne de ravitaillement digitale ;

· La production connectée ;

· La mise en place des infrastructures de back-office.

Les entreprises y dédieront un budget de 620 milliards de dollars.

Commentant les perspectives d’évolution des investissements des sociétés dans la digitalisation, un analyste chez IDC, Craig Simpson, déclare :

Les organisations canalisent leurs investissements à la fois vers leurs opérations internes et leurs relations directes avec l’extérieur. Les dépenses tournées vers l’intérieur sont largement axées sur l’amélioration de l’efficacité et de la résilience, tandis que la transformation de l’expérience client est devenue une priorité de transformation digitale pour de nombreuses entreprises.

Une source de coûts pour les marques auparavant, l’UX est en effet très rapidement devenu un vecteur de distinction.

 

Artelink prépare de grands projets pour le futur

Surtout depuis le début de la pandémie de SARS-CoV-2, le freelancing a pris une nouvelle dimension en France. Grâce à ce fait, la plateforme en ligne Artelink a été mise en place. Elle est centrée sur l’intermédiation entre des sociétés aux demandes extrêmement particulières et des ingénieurs indépendants spécialisés dans le BTP.

Le freelancing commence à se développer dans l’univers de l’ingénierie après s’être largement propagé dans celui des technologies de l’information. Compte tenu de ce phénomène, Nicolas Bertrand a créé l’année dernière Artelink. Un site web de mise en contact des sociétés européennes de construction avec des ingénieurs indépendants de cette filière.

Cette plateforme entend en ce moment couvrir tous les besoins du marché tricolore dans un domaine en pleine croissance. Son objectif étant de s’imposer comme référence auprès des principales entreprises du BTP. À plus long terme, son but consiste à s’adresser aux sociétés disséminées un peu partout à travers le Vieux Continent.

L’entreprise ambitionne de s’exporter en dehors de l’Europe

Artelink cible par ailleurs des pays extrêmement intéressants situés en Asie et en Afrique. D’autant plus que plusieurs ingénieurs indépendants ont déjà mené des missions à l’étranger. Ceci en tant que travailleur autonome classique ou dans le cadre d’un portage salarial. À noter que ce dernier dispositif renvoie à une relation contractuelle née de la combinaison entre emploi classique et freelance.

La troisième société d’ingénierie s’insère impeccablement dans le mouvement du freelancing en regroupant des ingénieurs spécialisés :

· Dans l’énergie ;

· Dans les infrastructures ;

· Dans le bâtiment.

En moyenne, ces professionnels ont été éprouvés par 17 ans d’ancienneté dans leurs disciplines respectives. Afin de les rassembler, Artelink associe présence physique, en exploitant des moyens humains du géant Artelia, et technologie. Son fondateur explique :

On effectue une double validation entre nos équipes commerciales, de formation d’ingénierie, et les équipes RH d’Artelia. On peut alors dénicher des freelances qui ont le profil le plus en adéquation avec les besoins et les attentes de l’entreprise qui recherche un ingénieur.

Le site Internet de la société concentre aussi dans la limite du possible des instruments :

· D’édition de contrat ;

· De comptabilité ;

· De facturation.

Le nombre d’ingénieurs indépendants en France est amené à grossir

Entre 2017, la France comptait environ 15 000 ingénieurs freelances. Ce nombre a augmenté de deux fois en trois ans pour passer à 31 000 en 2020. C’est ce qu’affirment les données de l’OPIIEC ou Observatoire Paritaire des métiers de l’Informatique, de l’Ingénierie, des Études et du Conseil. Les derniers rapports de l’organisme dévoilent que cet effectif est parvenu à 40 000 en 2021. Cette

montée graduelle promet même de s’amplifier au cours des trois prochaines années. Pour un million d’ingénieurs sur le territoire tricolore, 100 000 devraient travailler en freelance à l’horizon 2025.

Artelink tient actuellement le rôle d’intermédiaire entre 500 ingénieurs freelances et des firmes célèbres à l’instar de :

· Total ;

· Artelia ;

· Vinci.

Ces experts souhaitent bénéficier des avantages de l’emploi en indépendant, tels que :

· Un salaire en moyenne plus alléchant ;

· Une autonomie.

Nicolas Bertrand ajoute que tout comme pour le secteur des technologies de l’information :

L’ingénierie se prête particulièrement bien au freelancing. […]

Une conséquence du fait que les missions s’étendent en général sur une longue durée, réduisant ainsi les périodes d’inactivité.

 

 

 

Attestation Unedic : définition et réglementation de l’attestation

Lors de chaque rupture de contrat de travail, l’employeur est tenu de remettre au salarié quittant son entreprise, plusieurs documents obligatoires dont un certificat de travail, un reçu pour solde de tout compte et une attestation Unedic.

Jusqu’en 2015, les entreprises de portage salarial devaient produire l’attestation destinée à Pôle emploi pour leurs salariés portés mais la circulaire n°2015-10 du 11 juin 2015 a supprimé cette attestation spécifique, renforçant ainsi le cadre juridique du portage salarial.

Nous verrons dans cet article quelles sont les obligations de l’employeur concernant la remise de l’attestation Unedic et quelles sont les spécificités de la réglementation relative au portage salarial.

Qu’est-ce que l’attestation Unedic ?

L’attestation Unedic est synonyme d’attestation Pôle emploi. Il s’agit du document remis par l’employeur au salarié à la fin de son contrat de travail. L’établissement de cette attestation est une obligation qui incombe à l’employeur.

Ce document est essentiel pour le salarié car il fait foi des droits aux allocations chômage de ce dernier.

L’attestation Unedic est remise au salarié, quelle que soit la cause de la rupture de son contrat de travail et quelle que soit la forme du contrat (CDI ou CDD). Autrement dit, tous les motifs de rupture du contrat tels que : la démission, le licenciement, le départ à la retraite et la rupture conventionnelle sont concernés par la remise obligatoire de ce document.

L’attestation Unedic doit respecter un formalisme précis et mentionner notamment les informations suivantes :

● L’identification de l’employeur ;

● L’identification et la qualification du salarié ;

● La Caisse de retraite du salarié ;

● Les dates d’entrée dans l’entreprise et de sortie ;

● L’horaire de travail hebdomadaire et ainsi que l’horaire de travail annuel du salarié et ceux pratiqués dans l’entreprise ;

● Le motif de la rupture du contrat de travail ;

● La durée de l’emploi ;

● Le montant des rémunérations perçues (salaires, primes, indemnités, montant du solde de tout compte) au cours des 24 derniers mois si le salarié a moins de 53 ans (ou au cours des 36 derniers mois si le salarié a 53 ans et plus).

Les changements de réglementation depuis le 1er juin 2021 : le nouveau modèle d’attestation

Depuis le 1er juin 2021, le modèle de l’attestation Unedic est modifié.

Cette réforme vise à clarifier la situation des demandeurs d’emploi en apportant toutes les informations nécessaires au calcul des droits des anciens salariés. Le nouveau modèle de l’attestation Unedic est donc plus complet que les anciennes versions qui pouvaient pénaliser les demandeurs d’emplois.

Par conséquent, l’employeur est désormais tenu de transmettre à Pôle emploi une attestation en cours de validité et tout autre modèle d’attestation n’est plus accepté par Pôle emploi. L’employeur doit par ailleurs transmettre un exemplaire “ papier ” au salarié lors de sa sortie.

Toute information erronée mentionnée sur l’attestation telle qu’un faux motif de rupture du contrat ou un faux montant des rémunérations perçues par exemple, peut entraîner la saisine du Conseil des Prud’hommes par le salarié.

Remise de l’attestation Unedic : rappel des obligations de l’employeur

Comme nous l’avons vu, l’attestation Unedic est indispensable à l’indemnisation de l’assurance chômage. La remise de ce document est au cœur des obligations de l’employeur car sans cette attestation, l’ancien salarié peut subir des préjudices importants.

La forme de la transmission de l’attestation par l’employeur à Pôle emploi est différente selon la taille de l’entreprise et/ou la structure de l’entreprise :

● Pour les entreprises de 11 salariés et plus : l’employeur doit transmettre l’attestation employeur à Pôle emploi exclusivement par voie électronique. Il doit remettre un exemplaire signé au salarié.

● Pour les entreprises de moins de 11 salariés : l’employeur a le choix. Il peut transmettre à Pôle emploi une version papier en contactant directement le Pôle emploi par téléphone (au 3995) ou par voie dématérialisée.

● Pour les entreprises de travail temporaire : les entreprises de travail temporaires ne sont pas concernées par la transmission de l’attestation Unedic. La transmission par le biais des restitutions mensuelles de missions (RMM) suffit.

● Pour les entreprises du secteur agricole : Elles peuvent utiliser les modèles AE MSA (Mutualité sociale agricole) et les TESA (Titres emploi service agricole) pour transmettre leurs attestations.

Les sanctions aux manquements de l’employeur

L’employeur qui ne remet pas l’attestation Pôle emploi risque une amende de 1 500 euros.

Il est tenu de remettre l’attestation au salarié, le jour de sa date de sortie, c’est pourquoi en cas de retard de l’employeur, le salarié peut saisir le Conseil de Prud’hommes (CPH) en référé conservatoire.

Parmi les sanctions applicables suite à une saisine du CPH figurent :

● la condamnation de l’employeur à remettre l’attestation au salarié sous astreinte

● la condamnation de l’employeur à payer une somme d’argent par jour, semaine ou mois de retard si une obligation imposée par une décision de justice n’est pas exécutée.

● la condamnation de l’employeur à verser des dommages et intérêts.

Afin d’accéder au nouveau modèle de l’attestation Unedic, l’employeur peut opter pour :

● l’utilisation d’un logiciel de paie s’il s’agit d’une entreprise dans le périmètre de la Déclaration sociale nominative (DSN) ;

● la saisine de l’attestation sur le compte “ Espace employeur ” de pole-emploi.fr

Les attestations dématérialisées sont transmises automatiquement à Pôle emploi.

L’attestation Unedic des salariés portés

Jusqu’en 2015, les entreprises de portage salarial étaient contraintes de produire une attestation spécifique dédiée à Pôle Emploi pour accéder aux allocations chômage.

Depuis l’ordonnance n° 2015-380 du 2 avril 2015 relative au portage salarial (JO du 3 avril 2015), qui encadre désormais l’activité de portage salarial, il n’est plus nécessaire pour les entreprises de portage salarial de produire l’attestation. Dorénavant, les entreprises de portage salarial sont seulement tenues de compléter l’attestation employeur DAJ 1240-04/15.

Ainsi, la suppression de l’attestation spécifique renforce le cadre juridique du portage salarial et tend à simplifier les démarches du salarié porté.

En effet, lorsque le contrat de travail de ce dernier arrive à son terme, il n’a aucune démarche à effectuer pour obtenir l’attestation, puisque c’est à la société de portage salarial de lui transmettre et d’en envoyer un exemplaire à Pôle Emploi.

Les seuils du chiffres d’affaires de l’auto-entrepreneur

Depuis 2016, il n’y a plus aucune différence entre le micro-entrepreneur et l’auto-entrepreneur. Un auto-entrepreneur est un micro-entrepreneur désignant un entrepreneur individuel bénéficiant d’un régime social et fiscal simplifié (sur option).

Le statut de micro-entrepreneur ou d’auto-entrepreneur est soumis à plusieurs conditions dont celle du seuil de chiffre d’affaires, c’est-à-dire des plafonds fixés par la loi, selon la nature de l’activité exercée.

Nous revenons dans cet article sur la notion de chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur ainsi que sur les conséquences du dépassement des seuils associés au régime de la micro-entreprise. Enfin, nous verrons quels sont les différents plafonds de l’auto-entrepreneur en 2022.

L’auto-entreprise ou la micro-entreprise est un régime permettant aux auto-entrepreneurs de bénéficier d’un régime micro-social et d’un régime micro-fiscal simplifié.

Le régime micro-social signifie que les cotisations sociales sont calculées en fonction du chiffre d’affaires réalisé et selon un taux fixe. Le régime micro-fiscal quant à lui, simplifie la déclaration d’impôt et permet au bénéficiaire d’opter pour le versement libératoire.

La loi prévoit des plafonds de chiffre d’affaires que l’auto-entrepreneur ne peut pas dépasser s’il souhaite être soumis au régime de la micro-entreprise. Il est important de savoir distinguer le chiffre d’affaires et le résultat qui sont deux notions parfois confondues.

Pour calculer le chiffre d’affaires, il faut additionner toutes les rentrées d’argent liées à l’activité de l’auto-entrepreneur. Autrement dit, le chiffre d’affaires désigne le total des ventes réalisées par l’auto-entrepreneur.

Le résultat désigne le chiffre d’affaires diminué des sorties d’argent relatives aux charges, taxes, impôts, cotisations et dépenses liées à l’exercice de l’activité telles que les frais de déplacement, les frais de matériel, les frais de domiciliation de l’activité etc.

Les plafonds 2022 du régime de l’auto-entrepreneur

En 2022, les plafonds du régime de l’auto-entreprise sont inchangés par rapport à ceux de 2021. Il faut préciser que les plafonds de l’auto-entrepreneur diffèrent selon l’activité exercée.

La loi prévoit 2 catégories de plafonds à respecter pour exercer une activité indépendante sous le régime de la micro-entreprise :

1. Le Plafond de la franchise en base de TVA :

Ce plafond exonère les entreprises de la déclaration et du paiement de la TVA sur les prestations ou ventes qu’elles réalisent. Ce régime fiscal s’applique à toutes les entreprises dans deux situations :

● Le plafond de chiffre d’affaires applicable (voir ci-dessous : 2. Le Plafond du chiffre d’affaires) à l’activité indépendante n’est pas dépassé OU

● L’auto-entrepreneur renonce au bénéfice de la franchise de TVA auto-entrepreneur car il souhaite être assujetti à la TVA. Pour cela, il doit contacter le service des Impôts dont il dépend.

2. Le Plafond du chiffre d’affaires :

Ce plafond conditionne le bénéfice du statut d’auto-entrepreneur. Il est déterminé selon la nature de l’activité de l’auto-entrepreneur. Si ce plafond est dépassé, l’auto-entrepreneur est exclu du régime de l’auto-entreprise.

Pour plus de clarté, le tableau suivant récapitule les différents plafonds 2022 que l’auto-entrepreneur ne doit pas dépasser :

Catégorie d’activité Plafond du statut auto-entrepreneur Plafond de franchise de TVA
Achat / revente de marchandises

Bénéfices Industriels et

Commerciaux (BIC)

176.200 euros 85.800 euros
Activité d’hébergement

Bénéfices Industriels et

Commerciaux (BIC)

176.200 euros 85.800 euros
Prestations de service commerciales ou artisanales

Bénéfices Industriels et

Commerciaux (BIC)

72.600 euros 34.400 euros
Activités libérales

Bénéfices Non commerciaux

(BNC)

72.600 euros 34.400 euros

Rappel des conséquences du dépassement du chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur

Si le plafond du chiffre d’affaires autorisé est dépassé, le régime de l’auto-entreprise n’est plus applicable à l’exercice de l’activité indépendante.

Dans ce cas, les activités commerciales et artisanales sont soumises au régime réel simplifié d’imposition ou régime réel normal d’imposition sur option. De même, les activités libérales sont soumises au régime fiscal de la déclaration contrôlée.

Si le plafond du chiffre d’affaires autorisé est respecté, l’activité indépendante est toujours soumise au régime social et fiscal de l’auto-entreprise.

En outre, l’auto-entrepreneur reste soumis au régime dérogatoire de la franchise en base de TVA et n’est pas tenu de facturer cette taxe à ses clients sauf si les plafonds de TVA sont dépassés. Dans ce cas, l’auto-entrepreneur est tenu de :

● déclarer la TVA à ses clients

● déclarer et reverser la TVA perçue à l’État

● récupérer la TVA sur les achats professionnels

Il peut arriver que l’auto-entrepreneur dépasse rapidement le plafond de la TVA. Dans ce cas, l’administration fiscale accorde des seuils et des périodes de tolérance.

Autrement dit, la franchise de base en TVA est maintenue au cours de l’année du dépassement à condition de ne pas dépasser un CA de 94.300 euros pour une activité commerciale et d’hébergement et 35.200 euros pour une activité de prestations de services.

A l’issue de cette période de tolérance, l’auto-entrepreneur doit facturer la TVA à ses clients et la déclarer auprès de l’administration.

La déclaration du chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur

La déclaration du chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs doit être effectuée mensuellement ou trimestriellement. La fréquence des déclarations est choisie lors de la création de l’auto-entreprise et les déclarations doivent être saisies en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr.

Pour les déclarations mensuelles : les échéances sont fixées au dernier jour du mois, à midi.

Pour les déclarations trimestrielles : les échéances sont fixées aux 30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier, à midi.

La déclaration du chiffre d’affaires est une obligation à laquelle sont tenus les auto-entrepreneurs afin de calculer le versement des cotisations sociales liées à l’exercice de leur activité ainsi que le calcul de leur chiffre d’affaires annuel.

Le chiffre d’affaires qui doit être renseigné est le chiffre d’affaires encaissé et non le chiffre d’affaires facturé afin de ne pas pénaliser les auto-entrepreneurs qui subiraient des retards de paiements.

Enfin, lors de la première déclaration de chiffre d’affaires, l’auto-entrepreneur doit fournir le numéro SIRET de son entreprise et son numéro de sécurité sociale pour la création d’un compte sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Un délai minimum de 90 jours doit s’écouler entre la date de début d’activité et la première déclaration.