Consultants, comment établir un rapport de fin de mission ?

En fin de prestation, certains consultants font l’impasse sur la production d’un rapport de fin de mission. Pourtant ce document qui clôture votre collaboration constitue un outil très efficace pour valoriser votre prestation et fidéliser vos clients. Voici nos conseils pour produire un rapport de fin de mission dans les règles de l’art.

A quoi sert un rapport de fin de mission concrètement ?

Pour certaines prestations, notamment celles intellectuelles, le travail achevé pendant une mission de consulting n’est pas forcément visible et les résultats obtenus difficiles à quantifier. Pourtant, il est primordial de valoriser le travail que vous venez d’effectuer afin de prouver concrètement à votre client les bénéfices qu’il retire de votre collaboration.

En résumé, le rapport de fin de mission :

  • Synthétise votre projet
  • Souligne les tâches invisibles mais qui sont pourtant chronophages
  • Valorise votre travail et vos expertises
  • Délivre des informations précieuses qui seront utilisables après la mission
  • Ouvre des portes vers une prochaine collaboration

Vous l’aurez compris, ce document est indispensable pour clôturer parfaitement une mission et laisser une excellente impression à votre client. De quoi lui donner envie de vous resolliciter rapidement !

 

Quel format choisir pour votre rapport de fin de mission ?

Dans une optique 0 papier, préférez le format numérique pour livrer votre rapport, un document PDF ou une présentation Power Point par exemple. Pensez bien sûr à soigner votre présentation et à personnaliser le document en intégrant les noms des collaborateurs concernés, les dates de la mission et le logo de l’entreprise.

 

Comment structurer votre rapport de fin de mission ?

Tout au long de la rédaction, gardez en tête que votre mission doit être présentée de manière simple et concise. Ce document sera peut-être utilisé en interne même après votre départ. Un des collaborateurs peut en effet avoir besoin d’expliquer en détail le contenu et les résultats de votre mission dans l’entreprise. Adoptez une posture pédagogique dans votre construction tout en allant droit au but.

  • Le plan du rapport

Le plan s’organise comme celui d’une présentation commerciale. Vous revenez tout d’abord sur le contexte et les objectifs de la mission. Il est important de faire ce rappel pour structurer le reste de la proposition mais aussi rafraîchir la mémoire des lecteurs car votre mission a peut-être commencé il y a plus de 6 mois.

Ensuite, vous détaillez les indicateurs clés (KPI) qui permettent de déterminer si la mission est un succès. Ces KPI peuvent être quantitatifs ou qualitatifs, tout dépend de la nature de votre prestation. Cependant, ils doivent rester en cohérence avec les objectifs de la mission. Cela peut-être : une augmentation du chiffre d’affaires, la mesure d’une meilleure efficacité au sein d’une équipe, le respect du planning et du budget… Présentez-les sous forme de tableaux de bord.

Pour clôturer votre rapport de fin de mission, analysez les résultats du projet. Préparez un bilan objectif et délivrez à votre client les points forts et les points faibles de la mission sans omettre d’ouvrir sur des pistes d’amélioration. Cette conclusion est primordiale pour ouvrir la porte à une prochaine collaboration.

  • Le transfert de compétences

Une fois votre mission achevée, vous ne pourrez plus être disponible pour répondre aux questions de votre client. Dans votre rapport de fin de mission, intégrez des livrables qui vous permettent de lui transférer vos compétences. Les équipes opérationnelles de votre entreprise cliente doivent être à même de reprendre le flambeau après votre départ.

  • Quelques astuces pour construire un rapport de fin de mission percutant

Pour fédérer vos interlocuteurs autour de votre projet, soyez positif et tourné vers l’avenir. Construisez également une présentation visuelle et vivante pour faciliter la mémorisation. Vous pouvez par exemple inclure des graphiques, des tableaux, des photos et des couleurs. Les modèles interactifs sont également très appréciés. Il vous suffit d’inclure, quand cela se justifie, des liens cliquables et des vidéos.

N’attendez pas la dernière minute pour construire votre rapport de fin de mission. Agrémentez-le au fil de l’eau. Vous pouvez par exemple vous organiser en amont et mettre en place la production de tableaux de bord mensuels comprenant une part d’analyse. Cela vous évite une charge de travail trop importante en fin de mission. Si votre rapport dépasse plus de 10 pages, intégrez un sommaire (cliquable également).

Ne partez pas sans avoir organisé une réunion de fin de mission. C’est l’occasion de réunir toutes les parties prenantes au projet et de discuter ensemble de son déroulé. Vous en profiterez pour présenter votre rapport de fin de mission ou sa synthèse selon sa longueur. Vous pourrez également poser quelques questions, sans être intrusif, sur les futurs projets de votre client et leur suggérer plusieurs pistes d’amélioration. Soyez toujours constructif !

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour laisser une bonne impression à votre client et vous positionner sur de nouvelles missions.

Travailleurs indépendants : comment présenter une offre de service ?

Pour décrocher une nouvelle mission, il faut savoir parler d’objectifs, de moyens et de méthodes à succès. Mettez de côté votre CV, on vous explique comment structurer et présenter une offre de service percutante pour gagner de nouveaux clients.

La base pour présenter une offre de service qui transforme

Vous avez déjà travaillé la mise en avant de votre profil de consultant sur LinkedIn ou bien sûr votre site web ? C’est une excellente base à exploiter pour construire vos futures propositions commerciales. Si vous ne l’avez pas encore fait, prenez le temps de réaliser un point complet sur l’état de votre marché et l’adéquation de votre profil :

  • Où en est votre marché ? Quelles sont les évolutions récentes ?
  • Votre offre de service peut-elle se démarquer de la concurrence ? Si oui, comment ?
  • Devez-vous revoir vos prix ?
  • Y a-t-il des compétences sur lesquelles vous devez vous former ?

Dresser ce bilan à la fois sur le marché et vous-même vous aidera à mettre au clair vos points forts, vos points faibles et à redéfinir précisément votre offre de service.

Appuyez-vous également sur les retours de vos clients. Les remontées du terrain constituent une mine d’or pour optimiser vos propositions commerciales. Elles correspondent exactement aux besoins de vos clients et créent un terreau très fertile pour présenter une offre de service juste et objective.

 

Personnaliser votre offre de service

Intégrez le logo de l’entreprise cliente et évitez les tournures impersonnelles pour privilégier les éléments qui incluent les besoins réels du client. Pour personnaliser votre offre de service et la rendre vraiment percutante, organisez une réunion avec l’entreprise cliente. Cela peut-être un point téléphonique rapide, une visioconférence, une réunion physique… Si vous en avez la possibilité, ne faites pas l’impasse sur cet entretien. Il vous permettra de préparer en amont tous les arguments décisifs (priorités, délais, prix) qui aideront votre client à se décider rapidement. En clair, vous allez lui prouver que son besoin a été intégralement compris et qu’en plus, vous avez les réponses.

Si vous ne pouvez pas obtenir ces informations précieuses, faites de la veille sur Internet pour récupérer toutes les données utiles sur l’entreprise et son marché.

 

Réussir à bien présenter une offre de service en étant concis

Dans votre proposition commerciale, vous devez exclure tout ce qui est superflu. Evitez les longs paragraphes, les astérisques, les propositions à tiroirs… Vous essayez sans doute de balayer l’intégralité d’une problématique en développant toutes les options qui s’offrent à votre client. Mais en lui donnant trop de lecture, trop de choix, vous allez le perdre et insinuer le doute. Mieux vaut construire et présenter votre offre de service en étant clair, précis et compréhensible. Basez-vous sur les besoins du client et n’en déviez pas. Apportez une seule réponse à son problème.

 

Comment structurer une offre de service ?

Pour faciliter la lecture de votre proposition et la rendre convaincante, adoptez ce plan :

  • Présentez les objectifs concrets de votre mission ainsi que les problèmes / contraintes auxquels vous allez répondre.
  • Détaillez les process que vous mettrez en œuvre pour atteindre ces objectifs (méthodes, outils, planning, schéma organisationnel…).
  • Décrivez votre valeur ajoutée, c’est-à-dire les bénéfices que le client retirera de cette collaboration.

Soyez toujours très concis. Tous vos arguments doivent être compris rapidement. Votre futur client n’a pas beaucoup de temps à accorder à la lecture de votre présentation, allez droit au but. Pensez également qu’il devra peut-être présenter cette offre de service à sa hiérarchie. Plus vous êtes compréhensible et pédagogique, plus vous avez de chances de l’emporter.

 

Présenter une offre de service : la structure du budget

La partie « prix » de votre proposition commerciale doit être claire et exhaustive. Le doute n’a pas sa place ici. Vous devez donc lister chaque poste de dépense : nombre de J/H par prestation, achat de matériel, frais de déplacement… Vous devez également y intégrer des notions de durée d’engagement (si existant) et les modalités de paiement. Enfin, prévoyez d’offrir certaines prestations ou de faire des remises. Ces détails, sans pour autant donner l’impression de brader vos prestations, permettent à votre client de prendre une décision rapide sans passer par une étape de négociation.

Inclure des annexes pour prouver votre qualité

Dans cette ultime partie, vous apportez à votre client toutes les preuves pour le rassurer et lui démontrer les bénéfices que vous lui apporterez. Cela passe par une présentation succincte de vos compétences et certifications mais aussi :

  • Une liste de vos clients en correspondance avec son secteur d’activité ou bien les plus prestigieux
  • Des études de cas qui présentent vos précédentes missions
  • Des témoignages de clients ou recommandations
  • Des descriptifs plus précis de vos process

Pour terminer, faites relire votre proposition commerciale à un tiers afin de vous assurer de sa cohérence et de sa justesse avant envoi.

L’autoformation quand on est freelance ou indépendant

Comment se former en freelance ? Certains indépendants ressentent à un moment de leur vie de freelance le besoin de disposer de meilleures ou de nouvelles compétences pour suivre les tendances du marché et de la concurrence. La bonne nouvelle, c’est que la prolifération des outils de formation qui existent sur internet a fait émerger une nouvelle tendance : l’auto-formation. De nombreux outils sont disponibles pour tous et permettent à chacun de gérer son propre plan de formation.

Qu’est-ce que l’autoformation ? Est-ce indispensable ?

Lorsque vous êtes indépendant, vous êtes votre propre produit. L’avantage concurrentiel du service que vous offrez, c’est donc vous. Votre niveau de formation et votre compétitivité vont ainsi être très étroitement liés à la réussite de votre activité. Pourtant, contrairement au milieu de l’entreprise et du salariat, vous ne disposez pas forcément d’une incitation d’un service RH ou d’un plan de formation. C’est là qu’intervient l’autoformation.

L’autoformation, c’est tout simplement le fait de se former soi-même. Les MOOCs (cours ouverts à tous en ligne), les livres, les nombreux tutoriels et forums d’échanges accessibles sur internet permettent à chacun d’apprendre de nouvelles compétences en autonomie. De plus, les différents dossiers et missions pouvant être confiées à un indépendant permettent parfois de s’ouvrir à de nouvelles compétences directement sur le terrain, avec l’aide d’internet. L’autoformation est libre, simple et efficace et demande simplement une bonne rigueur personnelle. Un indépendant souhaitant s’autoformer doit mettre en place une discipline lui-même et avoir la motivation d’aller jusqu’au bout.

La formation est un aspect indispensable à toute carrière, en freelance autant qu’en salariat. Les besoins et les tendances évoluent, et aucune compétence n’est figée dans le marbre. C’est donc un aspect indispensable à la durabilité de votre activité. Par ailleurs, plus un indépendant a de cordes à son arc, plus il sera en mesure de fidéliser ses clients et de profiter d’opportunité sur différents types de commandes. Il est donc nécessaire de se former pour être à jour avec les dernières nouveautés et augmenter la résilience de votre activité. L’autoformation est une solution, mais il est aussi possible de cotiser à un organisme interprofessionnel ou d’opter pour le portage salarial afin d’accéder à des formations plus conventionnelles.

Pourquoi s’autoformer en freelance ?

L’intérêt de l’autoformation est multiple. Par définition, l’apprentissage en solitaire est flexible, peut se faire en parallèle de missions reliées pour apprendre “on-the-job”, est moins coûteux, plus simple, et permet d’avancer à son rythme. C’est donc idéal pour la formation continue et pour des compétences reliées à votre cœur de métier.

Cependant, lorsque la compétence recherchée est très complexe ou éloignée de votre expertise, ou que vous avez un retard important (technologique, connaissance pointue, etc.), il peut être intéressant de ne pas passer par une autoformation mais plutôt par une formation via portage salarial ou un organisme interprofessionnel.

Par exemple, un programmeur Javascript qui souhaite apprendre une nouvelle librairie (ex : node.js) aura de grandes chances de réussir en autoformation. En revanche, un comptable en reconversion gagnera sans doute à passer par une formation, car les concepts abordés seront plus compliqués. Mais ce n’est là qu’un exemple, tout est possible en autoformation !

Choisir et trouver sa formation

Vous êtes décidé à tenter l’autoformation ? Dans ce cas, il est à présent important de bien définir votre plan de formation. En tant qu’indépendant votre temps est précieux et il est nécessaire de bien choisir vos batailles. En matière de formation, il convient de se poser ces questions :

  • Quelles sont les compétences indispensables de votre métier que vous pouvez améliorer / acquérir ?
  • Quelles sont les compétences les plus recherchées et en croissance autour de votre domaine d’expertise ?
  • Quelles sont les compétences les moins répandues sur le marché, qui vous aideraient à vous démarquer de vos concurrents ?
  • Quels seront les compétences qui seront attendues, demain, dans votre domaine ?
  • Quelles sont vos passions, vos envies et vos points forts et comment pourraient-ils se traduire en compétences pour votre activité ?

Attention à bien distinguer le court terme du long terme. Certaines compétences sont simples à acquérir et viennent augmenter votre rentabilité à court terme, d’autres sont plus complexes et doivent s’étudier en parallèle pour développer votre compétitivité à long terme.

En vous posant la question de vos points d’amélioration de façon régulière, et en développant une discipline d’autoformation, vous assurez un niveau de prestation et une compétitivité sur le court, moyen autant que long terme. L’autoformation est très utile pour assurer la pérennité de votre activité, et peut être complétée de formations accompagnées lorsque le jeu en vaut la chandelle.

Pourquoi entreprendre en portage salarial ?

2019 marque une progression de 17,9 % du nombre d’entreprises créées comparé à 2018. Ces chiffres publiés par l’INSEE démontrent que la France est bel et bien un pays d’entrepreneurs. L’entreprenariat séduit beaucoup mais il comporte tout de même des risques. Voilà pourquoi déjà plus de 70 000 indépendants ont décidé d’entreprendre en portage salarial afin de sécuriser leur activité.

Entreprendre en portage salarial : les infos chiffrées

Commençons par un état des lieux de la création d’entreprise et du portage salarial en France.

 

La création d’entreprise en hausse

En 2019, l’INSEE comptabilisait 815 257 sociétés nouvellement créées. Une progression de 17,9 % par rapport à 2018. Parmi ces créations, 47,4 % sont des micro-entrepreneurs. La création d’entreprise se porte donc très bien.

Cette belle évolution, preuve du tempérament entrepreneurial des Français, s’explique notamment par :

  • Une conjoncture économique favorable
  • La réforme de l’allocation chômage qui permet maintenant d’entreprendre même en étant demandeur d’emploi
  • Les réformes fiscales et sociales d’Emmanuel Macron en faveur de l’entreprenariat
  • Des primes accordées aux créateurs d’entreprise dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi

 

Le portage salarial ne cesse de se développer

De son côté, le portage salarial affiche une progression rapide sur les 10 dernières années avec notamment une croissance de 18 % en 2018. Le chiffre d’affaires de ce secteur s’élève à plus d’un milliard d’euros, compte plus de 280 entreprises spécialisées dans le portage et plus de 70 000 salariés portés. Ce succès s’explique notamment par l’obtention d’une reconnaissance juridique validée en 2008 et la signature d’une convention collective en 2017. Mais il faut également noter que de par sa flexibilité et sécurité, le portage salarial est une nouvelle forme de travail aussi utile aux entreprises qu’aux indépendants, d’où cette progression fulgurante.

 

Entreprendre en portage salarial, quels sont les avantages ?

Que ce soit en début de carrière, après 10 ans d’expérience dans un secteur ou bien même à la retraite, le désir d’entreprendre peut se faire sentir à n’importe quel moment. Les raisons sont multiples :

  • Porter un projet en accord avec ses passions ou ses convictions personnelles
  • Pouvoir faire progresser sa carrière comme on l’entend sans être contraint par une fiche de poste
  • Être libre de s’organiser pour réussir à équilibrer vie professionnelle et personnelle
  • Ne pas avoir de revenus plafonnés tout en vivant de sa passion

Mais l’entreprenariat comporte des risques. Comparé aux salariés d’entreprise classique, le statut d’indépendant est intimement lié à un manque de sécurité. Pas de chômage, une couverture sociale pour les micro-entrepreneurs peu avantageuse, des revenus qui fluctuent souvent… Ces contraintes ne sont pas à prendre à la légère.

 

Entreprendre en portage salarial pour sécuriser son entreprise

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre salariat classique et travail indépendant. L’entreprise de portage offre aux travailleurs non-salariés des avantages identique à ceux du salariat comme une assurance chômage, une mutuelle d’entreprise, l’accès au chômage partiel en cas de crise, une retraite, une assurance responsabilité civile… Des avantages non négligeables en matière de couverture sociale qui permettent aux indépendants de se concentrer sur leur activité plutôt que de s’inquiéter de leur sécurité.

 

Conserver toute sa liberté

La société de portage salarial n’a pas de lien hiérarchique avec le freelance ou consultant indépendant. Les salariés portés choisissent librement leurs clients, leurs missions, leurs horaires et leurs prix.

De plus, en contrepartie du paiement d’un forfait, la société de portage salarial gère également tout l’administratif de l’indépendant. Une façon de se dégager du temps libre pour développer son activité professionnelle, se former ou profiter de sa famille.

 

Entreprendre en portage salarial pour générer des revenus sans limite

Contrairement à un micro-entrepreneur qui voit son chiffre d’affaires plafonné par la règlementation, en portage salarial, il n’y a pas de limite. Un point décisif quand on décide de se dédier à plein temps à une activité d’indépendant. Sachez cependant que les seniors ont un plafond de revenu à ne pas dépasser (montant des salaires perçus les 3 derniers mois avant la retraite ou 160 % du SMIC). En cas de dépassement, le versement de leur retraite est simplement suspendu pendant le temps de la mission.

 

TVA et impôts

En portage salarial, il est possible de récupérer la TVA sur certains achats effectués par le salarié porté. Dans ce cas, l’entreprise de portage prend en charge les dépenses. De même pour l’impôt professionnel, la taxe d’apprentissage et  la CFE, la société de portage s’en acquitte à la place de l’indépendant. A l’inverse, si vous avez créé une micro-entreprise, récupérer la TVA n’est pas possible et le paiement des impôts inévitable.

Pour conclure, sachez que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à préférer travailler avec des salariés portés. Plutôt que de signer un CDD ou CDI, le portage salarial leur permet plus de flexibilité et moins de contraintes RH souvent chronophages.

Pouvez-vous exercer une profession libérale en portage salarial ?

Il est possible d’exercer de nombreux métiers en qualité de salarié porté. Le portage salarial pour les professions libérales est également tout à fait envisageable. Cependant, votre activité doit faire partie de la catégorie « professions libérales non règlementées ». Explications.

Qui peut exercer une profession libérale en portage salarial ?

Une profession libérale est un métier exercé de manière indépendante et à titre personnel. Elle répond à un intérêt général et relève du médical, de la technique ou de la fourniture de prestations intellectuelles. Pour les professions libérales soumises à règlementation, il faut impérativement avoir obtenu un diplôme ou bien justifier d’une expérience professionnelle.

Les professions libérales peuvent opter pour le statut juridique de leur choix : micro-entreprise, entreprise individuelle (EI), entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU). Il existe 2 catégories : les professions libérales règlementées et professions libérales non règlementées. C’est la deuxième option qui s’exerce en portage salarial, mais il existe d’autres possibilités.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale règlementée ?

Ces métiers sont régis par l’Etat ou bien par un ordre professionnel. Pour exemple, les médecins sont obligatoirement inscrits à l’Ordre des Médecins et les avocats au Barreau. Pourquoi existe-il une règlementation ? Tout simplement parce que ces professions impliquent de grandes responsabilités. Elles touchent à la santé des personnes ou impliquent des risques juridiques et financiers importants. Il est donc indispensable que seuls des indépendants qualifiés puissent exercer ces professions libérales. Ils doivent justifier de l’obtention d’un diplôme ou d’une expérience de minimum 3 ans. Quelques exemples de professions libérales règlementées :

  • Pharmaciens
  • Architectes
  • Avocats
  • Experts comptables
  • Huissiers de justice
  • Kinésithérapeutes…

 

Portage salarial et profession libérale règlementée, est-ce possible ?

Bien que validé en 2008 pour moderniser le marché du travail, le statut de salarié porté n’englobe pour le moment que les missions de prestations intellectuelles. C’est pour cette raison que des métiers comme le négoce, le BTP, le médical, les services à la personne en sont exclus. Cependant, il n’est pas interdit de faire cohabiter plusieurs statuts. En effet, un indépendant exerçant une profession libérale peut choisir le portage salarial pour développer une activité secondaire liée à la formation ou au conseil. Par exemple, un médecin peut intervenir en tant que conseiller auprès d’un établissement de santé ou un architecte dispenser des formations sur les techniques de construction liées aux économies d’énergie. Dans ce cadre, le portage salarial reste totalement ouvert aux professions libérales.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale non règlementée ?

Tout d’abord, bonne nouvelle, le portage salarial est possible pour les professions libérales non règlementées. Comme elles ne sont pas pour la plupart régies par une règlementation, vous pouvez librement devenir salarié porté (sauf gérant d’auto-école et autres métiers spécifiques). Les professions libérales non règlementées concernent des activités qui :

  • Ont trait aux sciences et aux arts
  • Ne sont ni commerciales ni industrielles ni commerciales
  • Peuvent s’exercer sans diplôme ou expérience particulière
  • Ne touchent pas au domaine du service à la personne
  • Ne sont pas des professions libérales règlementées

Aujourd’hui, on estime qu’environ 40% des indépendants se sont installés comme libéraux.

 

Portage salarial et profession libérale : quels métiers sont éligibles ?

De nombreux métiers sont accessibles : réflexologue, consultant marketing ou informatique, formateur, psychanalyste, agent commercial, apporteur d’affaire, conseiller en gestion de patrimoine, graphiste, designer, développeur…

Mais la liste des métiers éligibles au portage salarial exercés en profession libérale est vouée à changer. Pour répondre à des enjeux internationaux et à l’égalité des chances, la règlementation du marché du travail évolue en permanence. De nouvelles technologies ou des mutations naturelles du monde de l’emploi apportent également leur lot de nouvelles opportunités. Coach de vie, concepteur de réalité augmentée, green consultant… Nous avons vu récemment se créer de nouveaux métiers qui peuvent aussi s’exercer librement en portage salarial.

 

Pourquoi choisir le portage salarial pour exercer votre profession libérale ?

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre la micro-entreprise et le salariat classique. En portage salarial, un indépendant jouit d’une liberté de choix dans ses missions tout en profitant des mêmes avantages que les salariés d’entreprise : cotisations pour le chômage, la retraite, droit au chômage partiel en temps de crise… En contrepartie du versement d’un pourcentage de son chiffre d’affaires, l’entreprise de portage salarial prend également en charge tout l’administratif du salarié porté. Eviter les tâches chronophages liées à la paperasse, c’est autant de temps précieux dégagé pour se concentrer sur le développement de votre business.

En conclusion, si vous exercez une profession libérale règlementée mais que vous souhaitez développer une activité de conseil ou formation secondaire, vous pouvez devenir salarié porté. Si vous exercez une profession libérale non règlementée, le portage salarial vous ouvre ses portes sans condition.

7 podcasts à suivre sur l’entrepreneuriat

Devenir son propre patron apporte son lot de moments de doute et de challenges à relever. Mais l’entreprenariat, c’est aussi de belles rencontres, des succès inespérés et des innovations qui font bouger le monde. Nous vous avons préparé une liste de 7 podcasts sur l’entreprenariat où patrons, startupers et micro-entrepreneurs partagent leurs expériences. De quoi vous inspirer pour votre propre business !

Un podcast sur l’entreprenariat, c’est quoi ?

Le podcasting est un service audio à la demande qui est soit une création originale soit une émission de radio enregistrée en live puis diffusée sur le web. Les podcasts sont payants ou gratuits, il n’y a pas de règle. En France, la chaine Arte est la première à proposer des podcasts gratuits en 2004 sur le site internet arteradio.com.

Aujourd’hui, on estime que plus de 3 millions de français écoutent au moins un podcast par semaine. Bien que le podcasting se développe lentement, cela n’empêche pas de nombreux créateurs de talent de produire des contenus sur une multitude de sujets : histoire, sociologie, géopolitique, enquêtes criminelles, billets d’humeur et d’humour, écologie, nouvelles sciences, actualités, emploi et bien sûr l’entreprenariat.

Internet est un formidable outil pour aider les nouveaux chefs d’entreprises à développer leur business. Les réseaux sociaux par exemple sont une solution de choix pour se faire connaître. Dans un podcast sur l’entreprenariat, vous trouverez surtout de nombreux conseils et de l’inspiration pour guider votre microentreprise vers le succès.

 

7 podcasts sur l’entreprenariat à écouter d’urgence

Le Gratin de Pauline Laigneau

Nous ouvrons ce top avec un podcast sur l’entreprenariat orchestré par une femme. Pauline Laigneau propose des interviews d’indépendants qui partagent aussi bien leurs échecs que leurs succès. Son leitmotive : « côtoyer le succès pour inventer le sien ». Vous y découvrirez des astuces pour gagner de nouveaux clients, renforcer le lien avec vos fournisseurs ou encore réussir une campagne de crowdfunding.

Le Gratin

 

Génération Do It Yourself

Dans ce podcast, Matthieu Stefani s’amuse lors de ses interviews à décortiquer les retours d’expérience de personnes remarquables qui n’ont pas eu peur de faire le grand saut. Il interroge aussi bien des sportifs, des artistes que des entrepreneurs. Il les questionnent sur leurs forces et faiblesses afin de vous inspirer et vous aider à entreprendre. Les thématiques abordées sont variées avec en fil rouge, la volonté de se lancer sans avoir peur.

GDIY

 

GrowthMakers

Ce podcast sur l’entreprenariat est dédié aux chefs d’entreprise qui ont envie de réussir vite et bien. Au menu, de nombreux conseils pour développer un business en s’appuyant sur les best practices du milieu des startupers. Animée par Gabriel Gourovitch, l’émission vous propose de découvrir les stratégies, process et outils des plus belles start-ups qui ont réussi (Uber, Buffer, N26, Intercom…).

GrowthMakers

 

RévolutionDigitale

L’équipe de RévolutionDigitale partage en ligne les sucess stories d’entrepreneurs à travers le monde. Moderne et dynamique, le podcast retrace au cours d’interviews le parcours de ces indépendants qui ont décidé de se libérer de leurs peurs et de se lancer. François et Hélène vous donneront tous les conseils utiles pour stimuler votre esprit entrepreneurial, votre créativité ainsi que des process pour améliorer votre productivité.

RévolutionDigitale

 

SerialEntrepreneurs

Dans cette série de podcasts sur l’entreprenariat, vous plongerez dans « des conversations intimes avec des personnes inspirantes ». Sous forme de tribune, d’interviews ou de réflexions, les animateurs de l’émission retracent l’histoire, les doutes et les victoires d’entrepreneurs qui ont su prendre des risques pour réussir. Devenir fournisseur d’énergie verte, vendre des produits sur le web, proposer des évènements virtuels aux entreprises… De nombreuses thématiques sont abordées en podcast ou en vidéo.

SerialEntrepreneurs

 

Demain & Durable

Ici, on parle d’économie solidaire et responsable, de ces entrepreneurs qui ont eu envie de monter leur propre business pour agir en faveur de la planète. Chaque épisode dresse le portait d’un homme ou d’une femme en France ou à l’étranger qui œuvre au quotidien pour nous offrir un avenir meilleur. Créer une marque de vêtement durable, adresser le problème des déchets plastiques, monter une entreprise sociale et durable en Chine… Ce podcast sur l’entreprenariat responsable est encore jeune mais très prometteur et rempli d’astuces à exploiter !

Demain & Durable

 

Commencer

Commencer est un podcast sur l’entreprenariat de Nouvelles Ecoutes qui retracent le parcours complet d’entrepreneurs sur plusieurs épisodes. L’objectif ? Suivre pas à pas le lancement d’un projet de création d’entreprise afin de vous donner à vous, l’envie de vous lancer. La première saison est dédiée à l’aventure entrepreneuriale de 2 amies, Amélie et Caroline, qui ont décidé de quitter leur travail pour fonder une ligne de vêtement spéciale femmes d’affaires. La 2ème saison accompagne Martin et Robinson Roy, 2 frères retournant à Aix-en-Provence pour réaliser leur rêve : ouvrir leur premier restaurant. Un podcast sans tabou et plein d’émotion.

 

Salariés portés en intermission, comment s’organiser ?

Si vous exercez votre métier en portage salarial, il est tout à fait possible de vivre une période de creux entre 2 missions. C’est ce que l’on appelle une période d’intermission. Vous pouvez profiter de ce temps libre pour prendre quelques congés, vous former ou bien prospecter de nouveaux clients. Mais quelle sera votre rémunération pendant ce laps de temps et que faire si cette intermission perdure ?

Pourquoi y a-t-il des périodes d’intermission ?

Lorsque vous êtes indépendant et que vous avez choisi d’effectuer vos missions en portage salarial, vous devez trouver vous-même vos clients. En effet, l’entreprise de portage avec laquelle vous signez un contrat en CDD ou CDI n’a pas pour obligation de chercher des missions à votre place ou bien de vous payer un salaire quand vous vous retrouvez sans client. Dans cette configuration, si une mission s’arrête et que vous n’en avez pas de nouveaux projets pour la remplacer, vous vous retrouvez en période d’intermission.

 

Que faire en intermission ?

Les intermissions ne sont pas forcément de mauvaises surprises. Vous pouvez par exemple en profiter pour souffler un peu entre 2 missions longues et prendre quelques jours de congés bien mérités. Si vous n’avez pas besoin de vacances, une intermission est le moment idéal pour se pencher sur des sujets laissés de côté, par exemple :

  • Vous former pour acquérir de nouvelles compétences qui se vendent plus cher sur le marché
  • S’occuper de votre offre commerciale : refaire votre présentation, retravailler votre site web, renforcer votre présence sur les réseaux sociaux professionnels…
  • Rechercher de nouvelles missions et tout particulièrement celles qui correspondent à vos aspirations professionnelles et que vous avez ignoré jusqu’à présent puisque vous étiez débordé
  • Développer une deuxième activité, surtout si elle est plus rémunératrice (en portage salarial, vous pouvez cumuler plusieurs activités freelance en même temps !)

Généralement, les sociétés de portage comme Cegelem vous propose un accompagnement pour vous guider et exploiter pleinement votre temps libre pendant vos périodes d’intermission.

Quid de la rémunération en intermission ?

Dans la convention collective du portage salarial, une indemnité de prospection est prévue pour vous aider pendant vos périodes d’intermission. Cependant, son montant est faible et il ne couvrira pas vos charges. Il est égal à une journée de salaire mensuel qui peut aller de 138 € à 168 € brut par mois dans une limite de 3 mois. Il est donc important d’anticiper vos périodes d’intermission et de mettre un pourcentage de vos revenus de côté pour couvrir vos frais du quotidien lorsque vous n’avez pas de clients. On conseille généralement 10 % pour subvenir à vos besoins pendant ces intervalles sans chiffre d’affaire.

Cependant, si vous avez signé un CDD avec votre entreprise de portage salarial et que vous avez cumulez assez de droits, vous pouvez prétendre à une allocation chômage. C’est l’un des grands avantages du statut de salarié porté. Si vous êtes en CDI, vous pourrez aussi en bénéficier après la rupture de votre contrat de travail (rupture conventionnelle ou bien licenciement). Toutefois, avant de passer à cette étape assez lourde administrativement, octroyez-vous un délai raisonnable de prospection pour tenter de trouver une nouvelle mission (de 1 à 3 mois par exemple). Si vous ne trouviez rien, passez à la rupture de contrat, rien ne vous empêche de revenir plus tard vers votre société de portage.

Attention à l’indemnité de prospection en portage salarial

Sachez que Pôle Emploi peut intégrer cette indemnité dans le calcul de votre salaire de référence pour déterminer votre allocation. Mieux vaut ne pas la demander pour éviter un impact négatif sur votre ARE.

 

Covid-19 : le chômage partiel devient possible en intermission

Certains indépendants en portage salarial dont les entreprises clientes ont été impactées par la pandémie ont vu leurs missions reportées, suspendues ou annulées. Le gouvernement a pris des mesures exceptionnelles pour les aider en élargissant le droit au chômage partiel aux salariés portés. Bonne nouvelle, un nouveau décret, signé en mai dernier, précise que les salariés en portage ont maintenant aussi le droit au chômage partiel pendant une période d’intermission. Cette indemnité est proratisée en fonction de leur temps de travail.

Concrètement, cette allocation d’activité partielle en intermission est applicable dès le mois de mai 2020 et son montant est fixé selon les règles suivantes :

  • La base de calcul correspond à la moyenne d’heures mensuelles travaillées au cours des 12 derniers mois
  • Le plafond de l’indemnité est fixé à 2 571 euros bruts mensuels soit 75 % de la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale pour une activité équivalant à un temps plein
  • Si le salarié n’a pas travaillé à temps plein, son allocation chômage partiel sera calculée au prorata
  • Le montant plancher est déterminé par l’entreprise de portage salarial

Le portage salarial, un statut tourné vers l’égalité professionnelle

Les disparités de salaire entre hommes et femmes est un sujet critique connu de longue date. La gente féminine gagne en moyenne 452 € (soit 18,5%) de moins que leurs homologues masculins. Afin de réduire ces inégalités, le gouvernement a fixé des obligations en termes d’égalité professionnelle à appliquer dans toutes les entreprises françaises.

 

Le portage salarial semble tirer son épingle du jeu, puisque dans son modèle, les salariés portés managent leurs carrières en toute indépendance.

Egalité professionnelle : où en est-on ?

Malheureusement, les inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail sont toujours d’actualité. Le 5 novembre 2019 à 16h47, les femmes ont travaillé pour rien jusqu’à la fin de l’année. Cette information symbolique relayée par le collectif féministe Les Glorieuses a pour but de démontrer que la parité homme-femme n’existe toujours pas dans certaines sociétés.

Selon l‘Observatoire Des Inégalités, les femmes ont un salaire moyen de 1 986 € contre 2 438 € pour les hommes, soit un écart de 452 €. Il est à noter que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes, ce qui élève la différence de salaire de 18,5% à 25,7% de moins, d’après le ministère du Travail. C’est en haut de la hiérarchie que ces écarts sont les plus marqués avec 21% de salaire en moins pour les hauts revenus. En revanche, pour les petits salaires, le delta n’est que de 7%. En tous les cas, à poste égal, les femmes touchent 10,5% de moins que les hommes ce qui démontre une discrimination évidente basée sur le genre.

 

Egalité professionnelle, que dit la loi ?

Le gouvernement s’est saisi du sujet et vise l’objectif de garantir une parité homme-femme dans toutes les entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles. Dans le Code du Travail, il est notamment précisé dans l’article L1142-5 que tous les employeurs doivent « prendre en compte les objectifs en matière d’égalité professionnelle » et « prendre les mesures permettant de les atteindre ». Ainsi, les sociétés d’au moins 50 salariés et plus doivent maintenant rendre des comptes sur le respect de l’égalité professionnelle en leurs murs. Elles doivent conclure un accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Leur plan d’action doit être soumis au comité d’entreprise ou délégués du personnel, au CHSCT et à l’inspection du travail.

Les PME de moins de 50 salariés ne sont pas soumises à cette obligation. Néanmoins, elles se doivent aussi de respecter la parité des salaires hommes-femmes. Un expert-comptable pourra aider les chefs d’entreprise à identifier leurs obligations en matière d’égalité professionnelle.

 

L’Index de l’égalité professionnelle, c’est quoi ?

Chaque année au 1er mars, les entreprises de 50 salariés et plus doivent publier sur leur site internet leur Index d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Il doit être aussi transmis au CSE et à l’inspection du travail. Cet Index se base sur le calcul de 4 à 5 indicateurs selon la taille de l’entreprise :

  • L’écart de rémunération
  • L’écart de répartition des augmentations
  • L’écart de répartition des promotions (pour les entreprises de plus de 250 salariés)
  • Le nombre de salariées augmentées après un congé maternité
  • La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations

Un calculateur en ligne est à la disposition des entreprises pour déterminer leur Index. Si ce dernier est inférieur à 75 points, l’entreprise doit mettre en œuvre un plan d’action pour atteindre ce chiffre dans les 3 ans. A défaut, elle encourt une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de sa masse salariale annuelle.

 

Qu’en est-il du calcul de l’Index dans les sociétés de portage salarial ?

La Fédération des Entreprises de Portage Salarial confirme que les salariés portés sont exclus :

  • De l’effectif retenu pour le calcul de l’index
  • De l’effectif (50 et plus) qui permet de déterminer si une entreprise est assujettie à l’obligation de publier son Index

Concrètement, seuls les salariés permanents de l’entreprise de portage sont pris en compte.

 

L’atout du portage salarial pour l’égalité professionnelle

Devenir salarié porté est un statut qui comporte quelques différences comparé aux autres statuts. Et en ce qui concerne l’égalité professionnelle et la parité homme-femme, le salarié porté à toute la liberté de la faire respecter. En effet, même en ayant signé un contrat en CDD ou CDI avec une entreprise de portage salarial, un freelance conserve toute son indépendance dans le choix de ses missions et la fixation de ses prix. Rien n’empêche une femme salariée portée d’imposer une rémunération égale à celle de son homologue masculin.

De plus, la salariée portée peut également organiser son temps comme elle le souhaite et harmoniser sa vie professionnelle et personnelle sans avoir à rogner sur ses revenus. Elle n’est pas tenue non plus d’attendre l’acceptation d’une hiérarchie pour augmenter son taux horaire. Là où les salariés d’entreprise peuvent avoir du mal à faire entendre leurs revendications pour l’égalité professionnelle, une salariée portée peut la faire appliquer sans effort particulier par simple négociation commerciale avec son client.

Déblocage anticipé de l’épargne retraite pour les indépendants

Si vous êtes indépendant et dans une situation financière critique à cause de la pandémie de Covid-19, vous pouvez demander le déblocage de votre épargne retraite. Le montant maximum du rachat de votre épargne (contrats Madelin et PER) est fixé à 8 000 euros. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2020 pour faire votre démarche. Explications en détail.

Dans quels cas pouvez-vous débloquer votre épargne retraite ?

Les plans d’épargne retraite sont d’ordinaire bloqués jusqu’à votre départ en retraite. Dans certains cas, cependant, il est possible de procéder à un déblocage anticipé :

  • Invalidité
  • Décès du conjoint ou partenaire pacsé
  • Cessation d’activité avec liquidation judiciaire
  • Surendettement
  • Fin des droits d’accès aux allocations chômage

Ces conditions sont spécifiées dans votre contrat, elles peuvent changer d’un plan d’épargne retraite à l’autre. Pensez à le vérifier.

 

Nouvelle possibilité de déblocage de votre épargne retraite

La pandémie de Coronavirus a mis de nombreux indépendants en difficulté. Plusieurs aides pour les travailleurs non-salariés ont été mises en place par le Gouvernement dont notamment un Fonds de Solidarité. Une nouvelle loi vient d’être promulguée afin de permettre aux travailleurs non salariés fortement touchés par la crise de débloquer leur épargne retraite. Adopté fin juillet 2020 par les sénateurs et députés en commission mixte paritaire, cette troisième loi de finances rectificative autorise le déblocage de 8 000 € maximum. Elle concerne les plans d’épargne retraite et contrats Madelin (classiques et agricoles) des professions libérales, artisans, commerçants et travailleurs indépendants.

 

Quelles conditions remplir pour débloquer votre épargne retraite ?

Afin de profiter de ce déblocage anticipé exceptionnel, vous devez :

  • Avoir une activité professionnelle fortement réduite à cause de la pandémie
  • Avoir souscrit votre plan d’épargne retraite avant le 10 juin 2020
  • Faire votre demande avant le 31 décembre 2020
  • Joindre une attestation sur l’honneur indiquant que votre demande ne dépasse pas le plafond des 8 000 € fixé

 

Comment faire cette démarche ?

Vous devez faire votre demande auprès de votre assureur ou du gestionnaire qui gère votre PER. Il est tenu de vous faire le versement dans un délai d’un mois à compter de la réception de votre demande de déblocage exceptionnel.

 

Le déblocage de votre épargne retraite est-il imposé ?

Tout dépend de la somme que vous allez souhaiter débloquer. En effet, les parlementaires se sont accordés sur un montant en dessous duquel votre rachat (partiel ou total d’un ou plusieurs contrats) sera exonéré d’impôt, il est fixé à 2 000 €. En revanche, si vous dépassez ce montant, vous serez soumis à une imposition selon votre tranche marginale d’imposition. Notez que la part du montant débloqué qui correspond aux intérêts perçus est aussi soumis à des  prélèvements sociaux de 17,2 %.

A titre d’exemple, si vous êtes imposé à un taux marginal de 30 % et que vous débloquez 8 000 € dont 2 000 € ont été générés grâce aux intérêts, vous toucherez 5 800 € environ une fois l’impôt réglé.

Nous vous encourageons à bien anticiper le montant de votre impôt suite à votre déblocage car il pourrait s’avérer ne pas être profitable pour vous. Les retraits sur un livret A peuvent être plus intéressants puisque que ce système d’épargne est conçu pour les projets ou besoins de trésorerie à court-terme et donc, non soumis à imposition. Un plan d’épargne retraite est à l’inverse une solution qui a pour but, à long terme, d’augmenter le montant de vos ressources mensuelles une fois à la retraite.

 

Comment sécuriser sa retraite ?

Le plan d’épargne retraite est une option que tous les banquiers vous recommanderont. Car, vous n’êtes pas sans le savoir, en tant que travailleur indépendant, vous ne pourrez pas bénéficier d’une retraite aussi généreuse que celle des salariés. Le portage salarial peut aussi être une solution pour augmenter votre niveau de revenus même après avoir cessé de travailler. En effet, portage salarial et retraite sont compatibles car même une fois retraité(e), vous pouvez continuer de travailler ponctuellement pour générer un complément de ressources

Devenir salarié porté après la retraite comporte plusieurs avantages

  • Vous augmentez vos revenus car il ne faut pas l’oublier, votre retraite sera toujours moins élevée que vous revenus lorsque vous étiez encore actif professionnellement
  • Vous gardez un lien social en continuant de fréquenter le monde du travail
  • Vous maintenez un bon rythme quotidien et continuez de vous sentir utile

 

Portage salarial et retraite, y a-t-il des limites ?

Vous pouvez exercer le métier que vous souhaitez, en revanche, vos revenus sont plafonnés. Par exemple, si vous bénéficiez du régime général, vous ne devez pas excéder les montants de salaire perçus les 3 derniers mois de votre activité ou les 160% du SMIC. Bien sûr, c’est le plafond le plus avantageux qui est retenu. Pas d’inquiétude, si vous dépassez les montants fixés par la loi, le versement de votre retraite sera tout simplement suspendu pendant la durée de votre mission en portage salarial.

Covid-19 et plan de continuité : quel impact sur le portage salarial ?

Avec le virus Covid-19 qui circule toujours, les entreprises ne doivent pas baisser leur vigilance afin de maximiser nos chances d’endiguer cette pandémie après la rentrée. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, les sociétés de portage salarial, comme toutes les autres entreprises touchées par la crise, vont donc pouvoir prolonger leur plan de continuité.

Télétravail et chômage partiel restent possibles après cet été. Explications en détail.

Un plan de continuité, qu’est-ce que c’est ?

Le plan de continuité est un document stratégique qui vise à aider une entreprise en cas de crise lorsque son activité doit être partiellement ou totalement arrêtée. Pour sa survie, il est indispensable que l’entreprise prépare son plan de continuité en amont afin d’être parée le jour où un évènement survient. Dans ce document, on retrouve :

  • Les obligations de la société (législatives, réglementaires ou contractuelles) en interne ou à l’externe
  • Un mode d’organisation pour maintenir les activités essentielles
  • Une liste des risques encourues et de leurs conséquences afin de pouvoir les classer par ordre de priorité
  • Un plan de reprise d’activité afin de gérer au mieux la sortie de crise

Ce plan de continuité a pour but d’éviter les licenciements massifs qui pourraient mettre en danger l’économie française et bien sûr, avoir de graves répercussions sur notre société.

 

Plan de continuité : quelles solutions pour le salarié porté ?

Pendant le confinement, le gouvernement a mis en place de nombreuses directives pour aider les entreprises à se maintenir à flot : reports de cotisation, aides financières, recours au chômage partiel, mise en place du télétravail… Certaines mesures sont encore effectives pour les secteurs les plus touchés par la crise y compris pour les salariés portés en mission dans des entreprises en difficulté à cause de la pandémie. Ces derniers peuvent ainsi continuer de travailler en home office ou bien profiter d’une allocation chômage partiel.

Le télétravail dans le plan de continuité

Afin de respecter les règles de distanciation sociale et limiter les déplacements, le télétravail reste une solution de choix lorsque l’activité d’une entreprise le permet. Ainsi, de nombreuses sociétés ont intégré le home office dans leur plan de continuité afin de pouvoir maintenir leur chiffre d’affaires. D’ailleurs, au vu des retours d’expérience positifs, ce nouveau mode de travail va sans aucun doute continuer de se développer même après la crise sanitaire.

Les salariés portés, dont les métiers peuvent être exercés à distance et en accord avec leur entreprise cliente, doivent préférer le home office. Cet aménagement du poste de travail est notamment précisé dans le Code du Travail (Article L. 1222-11):

« En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être […] rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés. »

Le chômage partiel, applicable sous certaines conditions

Le portage salarial est un mode de travail hybride et somme toute assez récent puisqu’il a été créé dans les années 90. La législation, jusqu’en avril dernier, ne couvrait pas le point du chômage partiel pour les salariés portés. C’est maintenant chose faite, le 16 avril 2020, une ordonnance a ouvert le droit au chômage partiel aux indépendants ayant signé un CDI avec une société de portage salarial. Certaines conditions sont toutefois à remplir par le salarié porté pour profiter du chômage partiel.

Quelles démarches ?

Tout d’abord, sachez que le chômage partiel s’applique lorsque le temps de travail des salariés, portés ou non, est diminué ou lorsque l’entreprise doit procéder à une fermeture temporaire. Dans ce dernier cas, tous les salariés d’un même service doivent être concernés par la cessation d’activité. Les salariés d’entreprise n’ont aucune démarche à faire, c’est leur employeur qui se charge de faire la demande de chômage partiel. En revanche, un salarié porté doit apporter les preuves de sa baisse ou cessation d’activité à son entreprise de portage salarial :

  • Contrat de travail signé avec la société de portage salarial
  • Bons de commande ou contrat commercial signé par l’entreprise cliente
  • Raisons détaillés motivant la demande de chômage partiel
  • Attestation officielle de l’entreprise cliente justifiant l’arrêt partiel ou total du salarié porté

Une fois le dossier préparé, la société de portage se charge de transmettre le dossier du salarié porté aux DIRECCTE.

Qui paie ?

Si votre entreprise cliente a intégré le chômage partiel dans son plan de continuité, vous pouvez en profiter comme tous les autres salariés. En revanche, pour la partie demande et paiement, vous devez vous rapprocher de votre entreprise de portage. Dans le cadre de la pandémie de Coronavirus, l’Etat prend en charge à 100% le paiement du chômage partiel dans la limite de 4,5 fois le Smic pendant 2 mois. Au préalable, le dossier doit être validé par la DIRECCTE.

Travailleurs indépendants, comment préparer la rentrée ?

Tout d’abord, vous devez commencer par désactiver le message d’absence de votre boite email. Ensuite, tout est une question d’organisation, de prise de recul… et de motivation ! En effet, pas facile de se remettre à travailler lorsqu’on n’a pas de collègues et que la moitié de notre cerveau est toujours en vacances. Pas de panique, voici quelques idées pour préparer votre rentrée en beauté.

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Freelances, comment concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

Passionné par sa nouvelle activité, il n’est pas rare de voir un travailleur indépendant se jeter corps et âme dans le travail au risque de ne penser plus qu’à ça. Mais trop travailler n’a jamais eu de bonnes répercussions sur la santé et l’entourage. Alors comment concilier vie professionnelle et vie personnelle pour trouver un bon équilibre ? Voici nos conseils.

Pourquoi concilier vie professionnelle et vie personnelle est-il si important ?

Patron peu conciliant, stress lié à des projets qui n’avancent pas, des horaires de bureaux à rallonge… Peut-être avez-vous quitté votre emploi de salarié pour vous lancer en freelance et obtenir enfin une meilleure qualité de vie au travail ? Vous allez en effet vous sentir plus libre mais attention à la boulimie de travail qui est une dérive courante chez les indépendants. Certes, vous avez envie de développer votre chiffre d’affaires, mais autant ne pas y laisser des plumes en reproduisant le même schéma qu’avant.

Peut-être avez-vous préféré voler de vos propres ailes pour démarrer dans la vie active plutôt que de vous faire embaucher ? Alors, ce sujet vous concerne aussi car, quand on débute, il n’est pas toujours évident de savoir bien s’organiser. Très rapidement et sans vous en apercevoir, vous pouvez laisser votre nouvelle vie de travailleur indépendant empiéter sur tous le reste.

Le risque ? Encore plus de stress, un burn out, une santé plus fragile, une vie de famille bancale… Alors, quelle que soit votre séniorité dans votre métier, nous vous invitons à suivre ces 4 conseils pour concilier vie professionnelle et vie personnelle en toute sérénité.

4 astuces pour concilier vie professionnelle et vie personnelle avec succès

Organisez votre espace de travail

Commencez par vous poser cette question : quel environnement de travail correspond à votre caractère ? Vous pouvez avoir peur de la solitude et le fait de ne pas avoir de collègues peut vous effrayer. Le sentiment de solitude n’est pas rare chez les freelances. Si vous êtes dans ce cas, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Travailler dans des bureaux partagés avec un ami ou une connaissance
  • S’installer dans un espace de coworking, une pépinière d’entreprises, un incubateur…
  • Réaliser vos missions en présentiel chez vos clients
  • Travailler de temps en temps dans un café à l’ambiance chaleureuse et conviviale

A l’inverse, si vous préférez le home office pour des raisons budgétaires ou tout simplement parce que cela correspond mieux à votre tempérament de loup solitaire, pensez à vous aménager un espace de travail dédié. Votre poste de travail ne doit pas être situé dans la même pièce que celle que vous utilisez pour vous détendre, celle où vous irez faire vos petites pauses en journée.

Concilier vie professionnelle et vie personnelle en se fixant des horaires

Le succès de votre nouvelle activité, et bien sûr de votre bien-être, repose beaucoup sur votre organisation. Nous vous conseillons de vous fixer des horaires de travail et de vous y tenir quoiqu’il arrive, pas de débordement (sauf en cas d’extrême urgence). Dans votre nouvel agenda, vous organisez vos journées de travail et vous intégrez aussi des plages horaires pour vos activités personnelles. Pour stimuler votre créativité et rester motivé, variez vos tâches au cours de la semaine (prospection, comptabilité, relance client, réalisation des projets…). Enfin, sachez qu’avoir un agenda à jour pour vos missions est aussi un excellent moyen de monitorer le temps que vous passez sur vos projets. Vous pouvez ainsi facilement vérifier leur rentabilité.

Prenez soin de vous

Pour concilier vie professionnelle et vie personnelle, il est impératif de penser à vous. En home office, un freelance a tendance à moins bouger, à être moins actif. Votre état de santé ou votre moral peut en pâtir. Pensez à prendre des pauses régulières, pratiquez une activité sportive, mangez sainement et hydratez-vous correctement. Pourquoi pas organiser aussi de temps en temps des déjeuners à l’extérieur pour décompresser avec vos amis ? Dernière astuce : travaillez en position debout plutôt qu’assise. Des études récentes ont démontré que ce nouvel aménagement du poste de travail assis/debout stimule la créativité, améliore la productivité tout en étant meilleur pour la santé.

Pensez à déléguer

Même en étant indépendant, vous pouvez vous faire aider. Vous n’êtes pas obligé de mener seul votre barque. Bien sûr, tout dépend de vos moyens financiers, mais vous pouvez par exemple faire appel à :

  • Un comptable pour gérer vos déclarations d’impôts
  • Un commercial indépendant qui prendra en charge la prospection de nouveaux clients
  • Une société de portage salarial qui s’occupera de gérer votre administratif
  • Une aide à domicile pour s’occuper des enfants ou faire le ménage

Certaines tâches administratives, en étant chronophages, font baisser la rentabilité de votre activité. Mieux vaux dans ce cas les déléguer pour vous recentrer sur les tâches à valeur ajoutée et votre famille !

Se protéger de l’isolement quand on est en télétravail

Un consultant en freelance peut s’organiser comme bon lui semble, travailler d’où bon lui semble et définir sa clientèle lui-même autant que sa méthode de travail. Mais cette liberté vient à un prix. Celle d’une relation client-fournisseur dans laquelle le freelance peut vite se sentir et être seul.

 

Freelance et télétravail : comment éviter l’isolement ?

La liberté, l’indépendance et la flexibilité sont des avantages indéniables du travail en freelance.. L’absence de collègues, d’interactions “non financièrement intéressées” et le fait de porter seul la responsabilité du bon fonctionnement de son activité sont des aspects de la vie de la freelance qui peuvent vite peser psychologiquement. Un poids d’autant plus difficile à porter qu’il n’est pas toujours compris par vos amis salariés, qui évoluent dans un cadre radicalement différent. Et pourtant, la possibilité d’échanger avec ses pairs afin d’être compris, de se sentir supporté et de s’entraider est un besoin inhérent à l’accomplissement personnel et professionnel. Comment et pourquoi lutter contre l’isolement en tant que freelance ?

Se fixer un cadre, et s’y tenir

La solitude n’est pas un problème en soi. Elle permet une meilleure productivité (moins de dérangements), une meilleure introspection ainsi qu’une meilleure concentration. En revanche, elle peut vite mener à des dérives. La flexibilité de l’activité solitaire peut vite être confondue avec la possibilité de repousser les tâches à plus tard. L’indépendance d’exercice peut rapidement se trouver substituée par un laxisme à l’égard de son propre travail et de son besoin d’amélioration continue, permettant à la solitude d’engranger l’isolement, la procrastination et la complaisance.
Il est donc tout d’abord important de se fixer un cadre. Soyez attentif aux habitudes qui vous rendent le plus productif : travaillez-vous mieux en travaillant peu longtemps, mais souvent ? Ou au contraire, avez-vous besoin de longues périodes de concentration, quitte à en avoir moins par semaine ? Êtes-vous stimulé ou déconcentré par un environnement extérieur (de type café, ou espace de coworking) ?
Fixez de manière honnête envers vous-même vos règles de travail et engagez-vous à définir vos plages horaires et règles pour accomplir votre production dans les meilleures conditions de productivité.
L’avantage par rapport à la question de la solitude est qu’une fois ce cadre fixé, vous pourrez vous poser, l’esprit libre, sur le hors-cadre. Assurez-vous de voir vos amis, de participer à des activités qui vous intéressent : sport, conférences, cours (en ligne ou hors ligne), événements, réseautage, etc.
Une discipline sera peut-être nécessaire pour ce “hors-cadre” au début, mais cela finira par couler de source et vous remplir d’une énergie stimulante indispensable.

Le networking entre freelance

Avoir un cadre et un hors cadre permettant un équilibre entre votre vie au travail et votre vie “à côté” est nécessaire à votre bien-être et à la durabilité de votre motivation. En freelance, il est tout autant important de s’assurer que ce “hors-cadre” vous permette de rencontrer d’autres freelances. Si les salariés aiment autant échanger à la machine à café, ce n’est pas sans raison. Nous avons besoin, en tant qu’êtres humains, de partager nos réussites et nos échecs, d’échanger et de réfléchir à de meilleures façons de faire, de faire part de nos trucs et astuces et enfin d’ouvrir nos perspectives au contact de différentes personnalités.
L’avantage en freelance, c’est que vous n’êtes pas seul à être seul ! Cherchez au maximum à rencontrer d’autres freelances pour élargir vos horizons. Si vous aimez travailler à l’extérieur, essayez-vous aux espaces de coworking, de co-homing ou aux cafés qui sont des repères à freelances. Si vous êtes plutôt du genre à produire chez vous, renseignez-vous sur les événements organisés dans ces espaces pour consacrer une partie de votre temps libre à la rencontre de confrères et l’échange de bonnes pratiques. Recherchez sur les réseaux sociaux, il existe de nombreux groupes par ville et par thématique où ces types d’événements sont partagés.

Opter pour le portage salarial

Si nous proposons des services de portage salarial, ce n’est pas sans raison. La popularité du travail en freelance est en pleine croissance, et avec elle une croissance d’un léger effet d’isolationnisme dans notre société. Nous sommes animés par la conviction que la liberté dans l’exercice d’une profession ne change rien à l’adage : l’union fait la force. En effet, la liberté de pratique n’efface pas de nombreux besoins administratifs et sociaux propres à chaque personne. Outre l’accompagnement dans les tâches administratives et dans la prospection, le portage salarial offre également une oreille attentive et experte ainsi qu’un réseau dynamique de professionnels pour développer son activité. Une activité en freelance est une opportunité qui permet à chacun d’assumer son indépendance. Notre conviction, est que cette indépendance peut être accompagnée de valeurs résolument humaines. Un réseau d’entraide est la clé de l’épanouissement personnel et professionnel.

Préparer sa rentrée en tant que Freelance

L’été est une occasion en or pour se recentrer en tant que Freelance. Que vous ayez eu la chance de prendre des congés ou simplement de profiter de l’accalmie estivale pour faire le point, c’est le moment pour anticiper une rentrée productive et efficace. La rentrée signe souvent la reprise des projets, les atterrissages budgétaires de vos clients potentiels et le redémarrage des ambitions à atteindre avant la fin d’année.

 

C’est donc le moment tout trouvé pour accélérer votre activité et optimiser votre second semestre. Comment se préparer pour obtenir de nouveaux clients à la rentrée ? Que faire pour optimiser son activité de freelance pendant les vacances ?

Rappelez-vous vos objectifs et effectuez de la veille

Prenez tout d’abord le temps de vous rappeler quels sont vos objectifs de l’année et ce que vous souhaitez atteindre dans les prochains mois. Être centré sur ses priorités, c’est l’assurance de ne pas s’éparpiller ! Souhaitez-vous continuer sur votre lancée ? Souhaitez-vous obtenir de nouveaux types de projets ? Souhaitez-vous optimiser un aspect particulier de votre activité ? Ou au contraire, diminuer certains efforts ?

Rappelez-vous pourquoi vous travaillez, et ouvrez-vous à votre industrie. Un effort de veille vous permettra de rester informé et de vous inspirer des actualités de vos prospects, de vos clients ou de vos concurrents. C’est une source de bonnes idées indispensables pour une rentrée inspirée, et l’atteinte efficace de vos objectifs. Work smarter, not harder.

Définissez votre stratégie de rentrée

Nous avons probablement tous entendu parler du SWOT à l’école. Bien que classique, il reste indémodable pour établir sa feuille de route. Prenez le temps d’anticiper la rentrée en faisant un bilan de vos forces (Strengths), de vos faiblesses (Weaknesses), des opportunités (Opportunities) que vous préssentez et au contraire des risques (Threats) identifiés.
Et posez-vous la question : comment utiliser vos forces pour saisir les opportunités à la rentrée ? Comment pallier vos faiblesses et vous mettre à l’abri des risques potentiels ? Par exemple, si vous percevez qu’un client risque de ne pas passer commande (Risque) mais que votre expérience acquise dans un domaine (Force) coïncide avec un nouveau prospect que vous avez identifié (Opportunité), pourquoi ne pas prévoir un plan d’action pour démarcher ce client potentiel ?

Mettez à jour votre portfolio & vos réseaux sociaux

Cette réflexion sur vos objectifs, sur le bilan de tout ce que vous avez accompli et sur votre plan d’action personnel peut vous amener à vouloir revoir votre portfolio et votre présence en ligne. En tant que Freelance, il est très important de constamment soigner son “personal branding”, c’est-à-dire son portfolio et ses réseaux sociaux. C’est votre carte d’identité en ligne en tant que Freelance. Prenez le temps de le mettre à jour de vos succès récents pour en informer vos clients et célébrer vos accomplissements par la même occasion. Ce nouveau portfolio sera peut-être l’occasion de convertir un prospect à la rentrée ?

Recherchez des clients et prospectez

N’hésitez pas à préparer la relance d’anciens prospects, et à en chercher de nouveaux. En freelance, il est particulièrement important d’avoir régulièrement des contacts avec de potentiels clients pour faire face à tout imprévu. Que vous cherchiez à obtenir de nouvelles missions en lien avec de nouveaux objectifs, à simplement charger davantage votre cahier de commande ou à pallier un risque potentiel de perte d’un client, l’été est le moment pour vous de faire une liste de clients potentiels. Il est utile de dresser une liste longue qui vous permettra, à tout moment de l’année, pour disposer d’un vivier d’entreprises à contacter lorsque le besoin de prospection se fera ressentir. Et pour être fin prêt, préparez votre mail de prospection pour l’envoyer dès la rentrée.

Anticipez les tâches à venir et contactez vos clients

La prospection est importante, mais tout à chacun sait qu’il est tout aussi important de fidéliser un client que de convertir un prospect. Préparez un email pour souhaiter une bonne rentrée à vos clients existants. C’est l’occasion de rappeler les sujets en cours et à venir, montrer votre sérieux, votre rigueur et que vous êtes dans les starting-blocks. Soyez proactifs avec vos clients, créez du lien et montrez-leur que vous êtes autonome pour sécuriser une relation à long terme.

Post-confinement, les actifs envisagent un nouveau mode de travail

La soudaine arrivée dans notre quotidien du Coronavirus aura eu pour conséquence majeure de bousculer le monde de l’emploi. Pendant deux mois, le présentéisme, toujours fortement ancré dans notre culture, s’est effacé pour laisser la place aux nouveaux modes de travail. Home office, freelance, portage salarial… Pour beaucoup, l’expérience s’est finalement avérée positive. Post-confinement, ils pourraient bien la poursuivre.

Home office, pourquoi ce nouveau mode de travail a-t-il du succès ?

Avant la propagation de la pandémie de Coronavirus, ils n’étaient que 25% à pratiquer le télétravail en France. Pourtant, la majorité des actifs admet facilement vouloir profiter du home office régulièrement (94 % selon Statista). L’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, annonçait même au début de la pandémie que 60 % des emplois en France pourraient être exercés à distance.

D’ailleurs, que ce soit pour les salariés, les indépendants, les employeurs et même la planète, les avantages de ce nouveau mode de travail sont nombreux :

  • Plus de flexibilité pour concilier vie professionnelle et personnelle
  • Une productivité accrue de 22 %
  • Moins de déplacements, donc moins de pollution et moins de stress
  • Moins de matériel informatique à acheter pour les sociétés grâce aux solutions de Cloud computing
  • La possibilité pour les entreprises de louer des locaux moins grands (aujourd’hui, le taux d’occupation des bureaux est de seulement 55 %)
  • Un business peut continuer de tourner sans interruption même en temps de confinement
  • Le pouvoir d’attractivité d’une entreprise est renforcé auprès des jeunes diplômés qui cherchent plus d’autonomie

 

Freelance : un nouveau mode de travail qui peut résister aux crises

La pandémie a forcé de nombreux salariés à se mettre au home office mais pour d’autres, ce nouveau mode de travail n’était pas réellement une découverte… En effet, les indépendants comme les développeurs web, consultants ou informaticiens sont déjà des habitués du télétravail, que ce soit en home office ou dans un espace de coworking.

Alors que des secteurs comme le commerce de détail, le tourisme ou la restauration ont dû totalement cesser leurs activités pendant des semaines, certains freelances ont été épargnés. Travaillant déjà à distance grâce à des solutions collaboratives comme Trello et Slack ou des outils de visioconférence comme Zoom et Google Hangouts, les freelances ont pu maintenir leur chiffre d’affaires à flot pendant la crise.

 

Le portage salarial tire aussi son épingle du jeu

Le portage salarial est un nouveau mode de travail qui a émergé dans les années 90. Sa croissance à deux chiffres est constante depuis plusieurs années mais la pandémie du Coronavirus semble avoir donné un coup de boost supplémentaire à ce secteur déjà porteur.

Un salarié porté est en réalité un indépendant qui est embauché par une société de portage salarial. Cette dernière s’occupe de gérer tout l’administratif du freelance, contre le versement d’un forfait, et lui garantit les mêmes avantages sociaux que les salariés classiques : cotisation pour le chômage et la retraite, mutuelle… De son côté, l’indépendant conserve toute sa liberté dans le choix de ses missions.

Indépendants, quels sont les avantages du portage salarial en cas de crise ?

Déjà plus de 70 000 indépendants ont choisi le portage salarial comme nouveau mode de travail. Car être freelance n’est pas un métier de tout repos, notamment à cause de la fragilité financière de ce statut. Un indépendant qui voit son activité chuter ou cesser n’a pas le droit au chômage, par exemple. Et les aides gouvernementales mises en place pour aider les indépendants pendant le confinement n’ont pas été toujours suffisantes…

Or, avec le portage, le salarié porté peut :

  • Bénéficier des allocations chômage lorsque son contrat s’arrête
  • Ne plus être contraint par un chiffre d’affaires annuel plafonné comme c’est le cas des micro-entrepreneurs
  • Profiter du chômage partiel lorsqu’une crise comme celle provoquée par le Coronavirus survient
  • Se faire accompagner dans ses projets de formation ou dans la recherche de nouveaux clients

Entreprises, pourquoi choisir le portage salarial comme nouveau mode de travail ?

Avec un chiffre d’affaires incertain et un manque de visibilité, les entreprises ont eu besoin de plus de flexibilité pour gérer leur quotidien, pendant et après le confinement. C’est pourquoi de nombreuses sociétés se sont tournées vers le portage salarial. Ce nouveau mode de travail représente une alternative de choix pour alléger les charges salariales sans pour autant se couper de compétences professionnelles indispensables.

En signant un contrat commercial avec une société de portage, l’entreprise cliente ne s’engage en rien. Elle peut solliciter un profil d’expert pour une mission courte au gré de ses besoins et des évolutions de la pandémie. Cette forme d’emploi se révèle être beaucoup plus flexible et surtout moins lourde financièrement comparé à l’embauche en CDD ou CDI.

Freelance : Que faire pendant ses vacances d’été ?

L’activité d’un Freelance ne s’arrête pas avec l’été. Être en Freelance, c’est être responsable de son revenu, de sa formation et de son bien-être. En été, bien que ses proches et une grande partie de la France soient en vacances et que les commandes soient moins nombreuses que le reste de l’année, il est difficile pour le Freelance de complètement déconnecter de son activité.

 

Les vacances sont une opportunité pour s’occuper constructivement et profiter de la période estivale tout en se sentant productif en vacances et contribuer à son activité de consultant en freelance.

S’organiser, faire le bilan

Le ralentissement estival est le moment idéal pour faire le point. Faire le point sur votre suivi administratif : êtes-vous bien à jour de toutes vos formalités ? Où en êtes-vous financièrement ? Faire le point également sur vos objectifs : avez-vous atteint les objectifs fixés, et allez-vous pouvoir continuer sur votre lancée ? Avez-vous rencontré des difficultés et si oui lesquelles ? Savez-vous identifier pourquoi, et comment faire pour que cela ne se reproduise pas ? Faire le point enfin sur vos revenus, pour ajuster votre rentabilité, revoir éventuellement vos tarifs, changer de stratégie, etc. Et surtout : prenez le temps de souligner et célébrer vos succès de début d’année !

C’est également le moment où souffler, et se réorganiser. Faites le tri dans vos documents, rangez les dossiers de votre ordinateur, mettez à jour vos éventuels fichiers de suivi, complétez votre portfolio et redéfinissez vos priorités pour être dans les starting-blocks à la rentrée.

Lire, réfléchir et se former

L’été est le moment idéal pour enrichir ses compétences en tant que freelance. Si vous avez la chance d’être moins chargés de travail que le reste de l’année, c’est le moment idéal pour développer la compétence qui vous a toujours fait envie. Lors de votre bilan, il est très probable que vous remarquiez que certaines missions auraient nécessité certains atouts, ou ont déclenché une certaine curiosité.

Profitez-en pour découvrir MOOCs, livres, talks, podcasts ou renseignements sur ce nouveau domaine, pour ajouter de nouvelles cordes à votre arc. Améliorez votre gestion, affinez votre domaine de compétence, découvrez la nouveauté de votre cœur de métier ou encore développez votre créativité en étudiant un sujet de complètement opposé.

Prospecter et développer son réseau

L’été est également le moment idéal pour rechercher de nouveaux clients potentiels. Partez à la recherche de prospects qui vous intéressent, qui peuvent vous apporter de nouveaux horizons et vous faire progresser vers vos objectifs.

Prenez le temps de repérer les différentes entreprises, de comprendre leur organigramme et de prévoir la prise de contact personnalisée. Pendant l’été, les clients sont soit en baisse de régime et donc plus disponibles, soit en besoin de main d’œuvre et donc également à l’écoute. La prospection est à ce moment un effort minime, qui offre de belles retombées pour la rentrée !

Faire un break, profitez de vos vacances de freelance !

Mais n’oubliez pas de souffler. Il est effectivement difficile de se laisser aller au repos total lorsqu’on exerce une activité de freelance, mais soyez vigilants à ce que cette crainte ne devienne pas contre-productive. Le fait de prendre le temps de se déconnecter pendant les vacances réduit votre stress, ressource vos capacités cognitives et peut vous aider à développer votre créativité.

Profitez-en, car redoubler d’efforts pendant les vacances risque de vous épuiser. Et à la rentrée, il est important d’être frais et dispos. Forcez-vous à ne consacrer qu’un certain nombre d’heures limité à votre activité, et à en faire un automatisme. Par exemple, consacrez une ou deux heure(s) chaque matin. Ou ne travaillez que deux jours précis par semaine. En dehors de ce créneau, ne pensez plus à votre entreprise, pensez à vous.

Indépendants, comment faire votre demande de subvention ?

Afin d’aider les autoentrepreneurs à maintenir la tête hors de l’eau pendant la crise du Covid-19, le gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs d’aides pour les indépendants. En effet, si l’activité d’une microentreprise est à l’arrêt, les rentrées d’argent sont stoppées net également. Nous faisons le point post-confinement et vous expliquons comment faire votre demande de subvention.

Une demande de subvention pour les plus fragiles

On compte désormais plus de 3 millions d’indépendants en France. Une forme de travail qui séduit par sa flexibilité mais dont le manque de stabilité financière peut en fragiliser beaucoup – et d’autant plus en temps de crise comme pendant la pandémie de Covid-19. Contrairement aux salariés d’entreprise, les indépendants ne peuvent ni bénéficier du chômage partiel ni des allocations chômage classiques (ARE).

Bien sûr, toutes les professions ne sont pas touchées. Les consultants travaillant déjà à distance ont pu continuer leurs activités, certains formateurs ont digitalisé leurs services et maintenu ainsi leur offre de formation, les spécialiste du développement web ont continué à construire des sites internet pour leurs clients… Mais la pandémie de Coronavirus a aussi entrainé l’arrêt total des secteurs de la culture et des arts, la restauration ou encore la santé…

Covid-19 : les subventions du gouvernement

Si vous êtes un professionnel indépendant et que vous avez été rudement touché par la crise du Covid-19, vous pouvez faire une demande de subvention pour obtenir une aide financière ou alléger les cotisations qui pèsent sur votre activité. Plusieurs dispositifs ont été mis en place dont notamment :

  • Une subvention de 1 500 euros
  • Le report des charges fiscales et sociales
  • Des prêts garantis par l’Etat

Comment faire votre demande de subvention ?

Chaque aide est soumise à des règles précises et est gérée par des organismes différents. Vous ne savez pas à qui vous adresser ? Voici la procédure à suivre pour chaque demande de subvention :

Demande de report des cotisations pour les indépendants

Pour aider les indépendants à faire face à la crise, le réseau d’URSSAF a automatiquement repoussé les échéances mensuelles du 20 mars au 20 juin. Vous n’avez eu aucune démarche à faire. Cependant, ces cotisations restent dues, un lissage de paiement va être mis en place sur la fin d’année 2020. Vous pouvez réajuster votre échéancier dès à présent selon la baisse de votre chiffre d’affaires en vous rendant sur secu-independants.fr dans la rubrique « difficulté de paiement ».

Faire une demande de subvention « fonds de solidarité »

Cette aide d’un montant maximum de 1 500 euros est destinée aux indépendants et petites sociétés qui ont connu une baisse de 50 % de leur revenu pendant le confinement. Cette somme est nette d’impôts et n’est pas soumise à cotisations. Vérifiez les conditions d’éligibilité sur le site impôts.gouv.fr, vous avez jusqu’au 1er août 2020 pour faire votre demande de subvention. Il vous suffit de contacter l’administration par messagerie en utilisant le motif « Je demande l’aide aux entreprises fragilisées par l’épidémie Covid-19 » dans votre espace personnel.

Le fonds de solidarité prolongé jusqu’en décembre 2020
Une ordonnance, publiée le 10 juin, confirme que le fonds de solidarité se poursuit sur le reste de l’année 2020 pour des secteurs particulièrement touchés. Sont concernés notamment : l’hôtellerie-restauration, le tourisme, la culture, l’événementiel et le sport.

Accéder à la demande de subvention du Conseil Régional

Cette subvention financière est accordée aux travailleurs indépendants les plus en difficulté. Elle se cumule avec le fonds de solidarité précédent. L’enveloppe budgétaire s’étend de 2 000 à 10 000 euros. Elle peut aussi s’accompagner d’une autre aide supplémentaire de 500 à 3 000 euros octroyée par le département, la commune ou l’établissement de coopération intercommunale. Pour en bénéficier, rapprochez-vous de votre Conseil Régional avant le 16 août 2020.

Prolonger votre demande de maintien à domicile

Même en étant microentrepreneur ou travailleur indépendant, vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail. Le dispositif de maintien à domicile exceptionnel se poursuit après le 11 mai. Pour bénéficier de cette aide, vous devez faire votre demande de subvention directement sur le site de l’Assurance maladie. Si vous étiez déjà concerné avant le 1er mai, il faut impérativement renouveler votre demande.

Pour rappel, le maintien à domicile concerne les indépendants qui ont :

  • Un ou plusieurs enfants de moins de 16 ans au jour du début de l’arrêt
  • Un enfant en situation de handicap
  • Une personne fragile et à risque hébergée à leur domicile (pathologies listées par le Haut Conseil de la santé publique)

Déconfinement : quelles mesures pour rencontrer vos clients ?

La fin du confinement ne signifie pas que vous pouvez reprendre une activité tout à fait normale. Le Covid-19 circule toujours en France et toutes les précautions sont à prendre pour éviter une recrudescence des cas. Quelle attitude adopter si votre activité implique de rencontrer physiquement des clients ? Voici les précautions à prendre après le déconfinement.

Déconfinement : rappel des mesures sanitaires générales

A l’exception de la Guyane et de Mayotte, encore classés en vigilance orange, les autres départements français peuvent maintenant suivre des mesures sanitaires allégées. Toutefois, vous devez toujours :

  • Respecter les règles de distanciation sociale et les gestes barrières
  • Porter un masque dans les transports en commun comme les bus, le métro ou les trains
  • Eviter les regroupements de plus de 10 personnes

Les déplacements professionnels ou personnels sans attestation sont désormais possibles en France et en Europe. Restez vigilant sur les évolutions du Covid-19 et vérifiez bien les conditions d’entrée dans votre pays de destination.

 

Déconfinement : que mettre en place pour vos rendez-vous clients ?

Bien qu’assouplies, les mesures sanitaires pour lutter contre la propagation du Coronavirus restent de mise. Ainsi, vous devez privilégier le télétravail autant que possible. Organisez des réunions en visioconférence avec vos clients plutôt que de les voir physiquement. Vous limitez ainsi totalement les risques de contamination.

Cependant, si votre activité vous oblige à rencontrer vos clients, voici les gestes à adopter pour préserver votre santé :

  • Ayez à disposition du gel hydroalcoolique et des essuie-mains jetables
  • Respectez toujours une distance d’au moins un mètre entre vous et vos clients
  • Aérez régulièrement la pièce où vous vous trouvez
  • Privilégiez un espace d’au moins 4m2 par personne
  • Lavez-vous les mains régulièrement
  • Ne touchez que votre propre matériel
  • Evitez le contact avec des surfaces qui peuvent être contaminées comme les poignées de portes
  • Soyez uniquement deux par véhicule, un devant, un derrière
  • Portez un masque si vous ne pouvez pas respecter les distances de sécurité
  • Nettoyez vos équipements après utilisation
Bon à savoir :
Votre micro-entreprise est directement touchée par la pandémie ? Nous faisons le point sur les solutions pour vous aider à faire face à la crise du Coronavirus.

Déconfinement : les règles spécifiques selon votre métier

Afin de faciliter la reprise, le ministère du Travail met à votre disposition des fiches conseils métier par métier. Restauration, agriculture, tourisme, évènementiel, culture, BTP… Chaque corps de métier possède sa fiche pratique.

Ces documents listent toutes les mesures préventives à adopter afin d’organiser en amont un déplacement professionnel, la vie sur place dans les locaux d’une entreprise ou sur un chantier. Vous y retrouverez également les bonnes pratiques à suivre afin d’éviter d’importer le virus chez vous.

« Objectif reprise » : l’outil de soutien gratuit du ministère du Travail

La reprise d’activité dans un contexte de pandémie peut sembler déroutante pour bon nombre de petites structures qui ne sont pas habituées au travail à distance ou pour lesquelles le télétravail est impossible. Déployé par le réseau Anact-Aract en lien avec les Direccte, l’outil « objectif reprise » a été conçu pour aider toutes les entreprises de moins de 250 salariés en difficulté.

Au programme, des conseils gratuits sous forme de documentations en ligne, des webinars et un accompagnement par des partenaires sociaux pour les plus fragiles. Ce dispositif a pour but de soutenir la reprise d’activité d’une TPE en conciliant le respect des conditions sanitaires sans rogner sur la performance.

Si vous êtes une TPE de moins de 10 salariés, remplissez ce questionnaire pour obtenir vos premiers conseils.

 

Comment réagir en cas de contamination au Coronavirus ?

Malgré vos efforts pour respecter les règles d’hygiène, vous pensez avoir été contaminé ? Si vous montrez les signes de contamination (fièvre, toux, perte du goût et de l’odorat, difficulté respiratoire ou à parler et avaler), vous devez commencer par vous isoler, plus aucun contact avec l’extérieur n’est autorisé. Contactez votre médecin généraliste, il vous expliquera dans le détail la marche à suivre.

Si les symptômes surviennent alors que vous êtes à l’extérieur chez l’un de vos clients par exemple, vous devez rapidement quitter les lieux. Portez immédiatement votre masque et rentrez chez vous en utilisant votre véhicule personnel (si votre état de santé le permet). Ne prenez en aucun cas les transports en commun.

A domicile, contactez votre médecin traitant. Vous devrez alors transmettre toutes les informations concernant vos déplacements et les personnes avec lesquelles vous avez interagi récemment. Le but étant ici d’identifier des foyers d’infection et de mettre en quarantaine toute personne présentant un risque de contamination afin de restreindre la propagation du virus.

Crise sanitaire : un fonds de solidarité pour les indépendants

La crise sanitaire du Covid-19 n’a pas épargné les indépendants. Nombreux sont ceux qui ont été forcés de stopper leurs activités pendant la période de confinement. Deux mois difficiles qui se terminent pour certains avec l’annonce du déconfinement mi-mai. Malgré cette bonne nouvelle, certains indépendants ne peuvent encore exercer librement. La réponse du gouvernement face à cette crise qui perdure, le fonds de solidarité est prolongé ! Jusqu’à quand et sous quelles conditions, nous vous expliquons tout.

 

Le fonds de solidarité, c’est quoi ?

Pour aider les micro-entrepreneurs, artisans et professions libérales à faire face à la crise du Coronavirus, une subvention exceptionnelle a été débloquée dès le début de la pandémie en France. L’objectif de cette aide financière est de permettre aux indépendants de compenser leur perte de chiffre d’affaires pendant la période de confinement. L’ordonnance de mars 2020 a fixé un fonds de solidarité en deux volets :

  • Une subvention de 1 500 euros
  • Une enveloppe complémentaire de 2 000 à 5 000 euros financée par les Régions
Important
Ce fonds de solidarité n’est pas versé aux indépendants de manière automatique, il faut répondre à certains critères d’éligibilité.

Le fonds de solidarité est-il prolongé après le déconfinement ?

Bien que pour certains, l’annonce de la reprise d’activité signifie enfin un retour à la normale, pour d’autres, il va falloir encore patienter. Nombreux sont les secteurs comme le tourisme ou la restauration qui restent lourdement impactés. Quelle réponse apporte alors le gouvernement aux professionnels qui ne peuvent pas encore voir leur chiffre d’affaires remonter ? C’est officiel depuis le 10 juin, le fonds de solidarité, prévu au départ pour ne durer que trois mois, sera prolongé jusqu’en décembre 2020.

Qui peut continuer à profiter du fonds de solidarité ?

Le fonds de solidarité va s’arrêter pour la grande majorité au 31 mai 2020, mais si vous exercez une profession d’une des catégories listées ci-dessous, vous pouvez continuer à en bénéficier jusqu’à la fin d’année :

  • Les artistes-auteurs
  • Les acteurs du tourisme
  • Les bars, restaurants, cafés et hôtels
  • Les lieux culturels et les acteurs de la culture comme les conférenciers
  • Les activités sportives
  • Les activités liées à l’évènementiel (salons, concerts, séminaires…)

 

Important :
Les indépendants dont l’activité est liée à l’un de ces secteurs peuvent également bénéficier de l’aide. Cependant, vous devez justifier une perte de 80 % de votre chiffre d’affaires sur la période du 15 mars au 15 mai.

Fonds de solidarité : quels sont les critères d’éligibilité ?

Le fonds de solidarité est rallongé pour les sociétés :

  • Qui réalisent un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros (contre 1 million pendant le confinement)
  • Qui emploient jusqu’à 20 salariés (contre 10 actuellement)
  • Qui n’ont pas déposé le bilan et dont l’activité a été lancée avant le 1er mars 2020

Le plafond de l’aide est par ailleurs élevé à 10 000 euros. Vous avez jusqu’au mois de juillet pour faire parvenir votre demande de subvention.

Comment bénéficier du fonds de solidarité prolongé ?

Votre demande est à effectuer directement sur le site impots.gouv dans votre espace personnel. Il vous suffit d’envoyer un message à l’administration par le biais d’un formulaire en sélectionnant le motif « Je demande l’aide aux entreprises fragilisées par l’épidémie Covid-19″. Soyez vigilant lors de la saisie des informations, une fois validé, il ne sera plus possible de revenir en arrière.

Quid des cotisations sociales pour les indépendants ?

Une réduction forfaitaire des cotisations est également prévue pour les travailleurs indépendants et non-salariés agricoles qui appartiennent aux secteurs d’activité listés. Son montant est équivalent à la moyenne des quatre mois de cotisations dues sur cette période en 2019. L’exonération des cotisations sociales se prolonge également jusqu’à fin juin pour les micro-entrepreneurs. Concernant les artistes-auteurs, ils peuvent aussi bénéficier d’une réduction forfaitaire en fonction de leurs revenus 2019.

Une aide complémentaire au fonds de solidarité

Pour les entreprises les plus en difficulté, au bord de la faillite, une aide gérée par le Conseil Régional est également disponible. L’enveloppe budgétaire se situe entre 2 000 et 5 000 euros et n’est versée qu’une seule fois. Cette aide est réservée aux entreprises qui ont au moins un salarié. Cependant, en mai, les conditions d’éligibilité ont été élargies aux indépendants qui n’ont pas de salarié et qui répondent aux critères suivants :

  • Impossibilité de payer un loyer
  • Impossibilité de régler leurs créances dans les 30 jours
  • PEG (prêt garanti par l’Etat) refusé

Cette mesure concerne exclusivement les entreprises qui ne peuvent plus accueillir de public et dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 8 000 euros.

Covid-19 : le report des cotisations pour les indépendants

Pour aider les indépendants à faire face à la crise économique liée au Coronavirus, le gouvernement a immédiatement décidé, dès le mois de mars, le report des cotisations des micro-entreprises, artisans et professions libérales. Bonne nouvelle pour ceux qui ne peuvent pas encore reprendre une activité normale, cette aide exceptionnelle se poursuit encore au mois de juin.

Qu’est-ce que le report de cotisations ?

Afin d’obtenir une assurance maladie, une retraite ou encore une couverture en cas d’invalidité, les indépendants sont tenus de régler des cotisations chaque mois ou chaque trimestre. Ces sommes versées sont prélevées par l’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales).

Afin de limiter l’impact de la crise sanitaire sur les autoentrepreneurs, qu’ils soient commerçants, artisans ou professions libérales, le réseau d’URSSAF a décidé un report automatique des cotisations salariales. Celui-ci est entré en vigueur dès le mois de mars. Ainsi les cotisations du 20 mars au 5 juin 2020 n’ont pas été prélevées. Un échelonnement du paiement est prévu sur les mois qui suivront la fin de la crise, jusqu’en décembre 2020.

Bon à savoir :
Le report des cotisations se cumule avec les autres aides exceptionnelles comme le fonds de solidarité qui octroie, sous certaines conditions, une subvention de 1 500 euros.
 

Qui peut bénéficier du report de cotisations en juin ?

Pour profiter de ce report de cotisations, vous devez :

  • Exercer un métier indépendant ou une profession libérale
  • Régler habituellement vos cotisations sociales par prélèvement automatique

Si vous êtes concerné, votre prochaine échéance fixée au 20 juin ne sera pas prélevée et ce, sans pénalité.

L’URSSAF précise également qu’après cette période de crise, les sommes reportées resteront dues. Les conditions de règlement exactes seront précisées dans un prochain communiqué.

Soyez vigilant ! Si vous êtes chef d’entreprise, vous devez effectuer vous-même le report des cotisations dues au titre des salariés. Il vous faut pour cela modifier votre virement ou ordre de paiement.

Report de cotisations : qu’en est-il des recouvrements en cours ?

Vous avez rencontré des difficultés financières pour régler vos cotisations sociales avant la propagation du Covid-19 ? Si une procédure de relance de paiement, de recouvrement à l’amiable ou forcé était déjà en cours il y a trois mois, sachez que, depuis le 13 mars, toutes les créances sont pour le moment suspendues. Les huissiers de justice ont notamment reçu l’ordre de ne pas poursuivre leurs actions de recouvrement. Bien sûr, une fois la pandémie maîtrisée et un retour à la normale constaté, vos dettes devront être réglées. Elles seront automatiquement reportées à la fin de l’échéancier des trois mois.

Cas particulier :  Si vos créances ont été causées par un redressement pour travail dissimulé, cette suspension de recouvrement ne vous concerne pas. Vous devez vous en acquitter.

Que faire en plus du report de cotisations pendant cette crise ?

Voici les autres démarches que vous pouvez réaliser afin d’alléger le poids des charges professionnelles qui pèsent sur votre micro-entreprise :

  • Faire votre DSI (déclaration sociale des indépendants) sur net-entreprises.fr jusqu’au 30 juin
  • Ajuster votre échéancier de cotisations en tenant compte de la baisse de votre chiffre d’affaires
  • Demander l’octroi de la subvention de 1 500 euros du fonds de solidarité
  • Si cette démarche ne fonctionne pas, l’action sociale du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) peut également intervenir pour vous aider de manière exceptionnelle
  • Réajuster le montant de votre prélèvement à la source (impôt sur le revenu) directement depuis le site du gouvernement.

Comment faire vos démarches ?

Si vous devez entreprendre une démarche de création, modification ou cessation d’activité pendant la pandémie du Covid-19, vous devez effectuer vos formalités en ligne pour qu’elles soient rapidement traitées par votre CFE.

Pour les autres démarches relatives à l’octroi d’une demande de délai, rendez-vous sur le site secu-independants.fr dans la rubrique « Mon compte » pour effectuer votre demande. Vous pouvez également utiliser la fonction « courriel » en choisissant l’objet « Difficultés – Coronavirus » ou bien appeler le 3698 (service gratuit + prix appel).

Si vous exercez une profession libérale, connectez-vous sur urssaf.fr et envoyez un courriel via la rubrique « Une formalité déclarative », puis « Déclarer une situation exceptionnelle ». Vous pouvez aussi contacter le 3957 (0,12 € / min + prix appel).

Chef d’entreprise en détresse 
Le Ministère de l’Économie a mis en place une cellule de soutien pour les chefs d’entreprise et auto-entrepreneurs en difficulté. Les conseillers sont à votre écoute de 8 heures à 20 heures, tous les jours au 0 805 65 50 50 (appel gratuit).

Indépendants, quel statut choisir en cas de crise sanitaire ?

Pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, de nombreuses entreprises se sont tournées vers le portage salarial. Ce secteur très porteur depuis quelques années semble être LA solution idéale en période de tensions économiques. Flexibilité et sécurité, on vous explique pourquoi le statut de salarié porté est à préférer en temps de crise et peut-être même, tout le reste de l’année !

Crise sanitaire : le portage salarial, c’est quoi ?

Avant de vous expliquer les avantages, revenons sur la définition du portage salarial. Le portage salarial, un secteur à part

Le portage salarial est une forme de travail hybride créée, à l’origine, pour répondre au besoin des seniors qui veulent conserver une activité partielle après la retraite. Cette relation tripartite lie un indépendant, une entreprise cliente et une société de portage salarial. La relation se formalise par un contrat de travail et un contrat commercial. Le salarié porté conserve toute son indépendance, il reste libre de choisir ses missions. En contrepartie du règlement de frais, l’entreprise de portage se charge de gérer tout l’administratif de l’indépendant. De son côté, l’entreprise cliente bénéfice des compétences du salarié porté sans avoir à l’embaucher.

Les chiffres du portage salarial

Depuis une dizaine d’années, le portage salarial connaît une progression constante. Une croissance de 22 % a même été constatée en 2016, portant le nombre de salariés portés à 70 000 en France. Le portage salarial profite des récentes mutations de l’emploi qui imposent plus de flexibilité dans le monde de l’entreprise. D’ailleurs, en France, 10 % de la population active est indépendante et en Europe, le nombre de freelances a bondi de 45 % en dix ans.

Pourquoi choisir le portage salarial en temps de crise sanitaire ?

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19 a mis de nombreuses entreprises à l’arrêt. Mais grâce au dispositif de chômage technique, certaines sociétés ont pu malgré tout continuer une activité partielle. Du côté des indépendants, cette crise sanitaire a eu de lourdes répercussions. En effet, le statut d’autoentrepreneur n’ouvre pas de droit au chômage. Si le micro-entrepreneur arrête de travailler, cela signifie 0 euro de chiffre d’affaires. Bien sûr, sous certaines conditions, des travailleurs ont pu profiter des aides gouvernementales pour faire face à leurs difficultés financières. Le portage salarial offre, quant à lui, des solutions plus simples et surtout, immédiates.

Crise sanitaire du Covid-19 : portage salarial et chômage partiel

Au tout début de la crise sanitaire, un salarié porté ne pouvait pas accéder au chômage partiel. Une entreprise de portage pouvait cependant décider d’utiliser sa réserve financière légale pour aider les salariés à surmonter cette crise. Heureusement, le gouvernement a décidé d’agir vite en étendant les droits à cette allocation chômage au secteur du portage. Première bonne nouvelle, en étant salarié porté, vous accédez maintenant au chômage partiel. Son montant correspond à 70 % de votre rémunération brute (dans une limite de 4 500 euros par mois environ).

Les autres solutions du portage face à la crise sanitaire

Deuxième bonne nouvelle, en étant salarié porté, vous bénéficiez des mêmes avantages que pour les salariés d’entreprises classiques. Vous cotisez pour l’assurance maladie, la retraite et le chômage. Si, pendant la crise sanitaire du Coronavirus, vous n’avez pas souhaité profiter du chômage partiel, vous pouvez tout aussi bien choisir de mettre un terme à votre contrat, et ainsi bénéficier de l’allocation chômage (ARE). Vous pouvez également vous mettre en arrêt maladie et être indemnisé. C’est pour ces raisons que de nombreux indépendants ont opté pour le statut de salarié porté : pour garantir leur sécurité financière tout en conservant leur liberté dans le choix des missions.

Quid des avantages du portage salarial pour les entreprises ?

Par temps de crise sanitaire, une entreprise qui manque de visibilité ne peut généralement pas se permettre d’embaucher car il faut s’acquitter de charges salariales importantes. CDD ou CDI, le risque financier est trop élevé lorsque l’incertitude règne. Pourtant, dans certains cas de figure, même une entreprise qui tourne partiellement a parfois besoin de solliciter de nouvelles compétences. Pensez notamment à un organisme de formation qui souhaite développer ses propres webinars. Avoir un expert du développement web sous la main semble indispensable dans ce cas !

Le portage salarial permet donc à ces entreprises de pouvoir solliciter l’expertise d’un indépendant pour des missions ponctuelles, sans engagement et sans avoir à endosser les charges salariales. Il est bien plus facile de signer un contrat commercial avec une société de portage que d’embaucher. L’entreprise cliente peut donc continuer à se développer tout en restant flexible et éviter de se mettre en péril financièrement, même pendant une crise sanitaire.

Peut-on cumuler plusieurs activités en freelance ?

Bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent diversifier le business de leur micro-entreprise, il est tout à fait possible de cumuler plusieurs activités en freelance. Mais côté administratif, la pluriactivité soulève quelques questions.

 

En effet, comment faire vos déclarations à l’URSSAF ? Quel régime de protection sociale choisir ? Devez-vous avoir plusieurs code Siret ? Et qu’en est-il du plafond de revenu pour les micro-entrepreneurs qui cumulent plusieurs métiers ? Nous répondons à toutes vos interrogations.

Cumuler plusieurs activités en freelance : que dit la loi ?

Vous avez la possibilité d’exercer plusieurs métiers indépendants en même temps ? Sachez tout d’abord que vous ne pouvez créer qu’une seule micro-entreprise. C’est la base de la règlementation française à connaître. En qualité de personne physique, vous ne pouvez pas avoir plusieurs statuts de micro-entrepreneur. En revanche, au sein d’une même micro-entreprise, vous pouvez déclarer plusieurs activités non salariées, c’est ce que l’on appelle la pluriactivité.

Bon à savoir :
Il est interdit par la loi de cumuler une activité en freelance en exerçant en même temps une profession libérale.
La pluriactivité se distingue de la notion d’activité « mixte ». Cette dernière désigne, par exemple, le fait qu’un artisan puisse à la fois créer des produits et en vendre.

Pluriactivité en freelance, comment le déclarer ?

Lors de l’enregistrement de votre micro-entreprise dans votre CFE (Centre de Formalités des Entreprises), vous devez simplement signaler que vous exercez plusieurs métiers et tous les déclarer. Vous devez aussi indiquer quelle est votre activité principale en freelance, c’est-à-dire celle qui vous rapporte le plus d’argent. De là, sera déterminé votre code APE (Activité Principale Exercée) qui sert de référence pour votre enregistrement dans le répertoire SIRENE (Système national d’identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements). On vous attribuera ensuite votre numéro SIRET. Il est unique et permet l’identification de votre micro-entreprise.

Bon à savoir :
Votre micro-entreprise est déjà créée ? Vous pouvez également ajouter une activité par simple déclaration à votre CFE en remplissant le formulaire P2 pour une adjonction.

Exercer plusieurs activités en freelance : comment faire ses déclarations ?

Vous connaissez sans doute l’importance de tenir une comptabilité claire pour votre micro-entreprise. Plusieurs logiciels de facturation pour les indépendants peuvent, à ce propos, vous permettre de passer moins de temps à gérer votre administratif. En cas de pluriactivité, vous devez séparer les recettes de chaque activité en freelance dans votre comptabilité car vous allez devoir enregistrer des déclarations ventilées.

Cotisations URSSAF

En choisissant la création d’une micro-entreprise, vous avez également opté pour un régime simplifié qui vous permet d’accéder à une déclaration de chiffres d’affaires unique, sans complication. Cependant, vous devez répartir vos revenus en fonction du type d’activité. Les cotisations sociales ne sont en effet pas les mêmes selon les métiers. A titre d’exemple, 22 % de votre chiffre d’affaires pour une prestation de services et 12,8 % pour une activité commerciale.

Impôts sur le revenu

Sur votre déclaration d’impôts en ligne, vous devez aussi ventiler vos revenus en fonction de la typologie à laquelle ils appartiennent, à savoir BIC (Bénéfices Industriels ou Commerciaux) ou BNC (Bénéfices Non Commerciaux). Pas d’inquiétude, vous pouvez retrouver cette ventilation de vos recettes dans votre attestation fiscale annuelle éditée par l’URSSAF.

 

Quid des plafonds de revenu quand on exerce plusieurs activités en freelance ?

Les plafonds de revenu à ne pas dépasser sont fixés par activité :

  • Prestations de services 72 500 € HT (franchise TVA : 34 400 € HT)
  • Activités commerciales 176 200 € HT (franchise TVA : 85 800 € HT)
  • Hébergement                176 200 € HT (franchise TVA : 85 800 € HT)
  • Professions Libérales 72 500 € HT (franchise TVA : 34 400 € HT)

 

Si vous déclarez plusieurs activités en freelance, ces seuils de chiffre d’affaires ne sont pas cumulables et vous ne devez pas dépasser le plafond de votre activité principale. Si, par exemple, vous vendez des produits en plus d’une prestation de services qui a été déterminée comme votre activité principale, vous devrez respecter les plafonds comme suit : 72 500 € pour les services et 103 700 € pour la vente. Si vous exercez deux activités commerciales distinctes, pas de cumul, vous ne devez pas dépasser le seuil des 176 200 €.

Quel sera votre régime de protection sociale si vous avez deux activités en freelance ?

Vous êtes automatiquement affilié à la caisse de protection sociale de votre activité qui génère le plus de chiffre d’affaires (ou qui est la plus ancienne). Les cotisations pour l’assurance maladie sont calculées sur l’intégralité des revenus générés par vos différentes activités non salariées.

Cas particulier :
Pour les indépendants qui exercent un deuxième emploi saisonnier, c’est bien l’activité permanente qui sert de base pour choisir votre affiliation à un régime de protection sociale. Cette dernière se met en place dès le début de votre activité permanente même si votre emploi saisonnier est plus ancien.

Contrat de prestation de services : qu’est-ce que c’est ?

Dès qu’il y a fourniture de services à titre onéreux, un contrat de services entre les parties concernées doit être rédigé et signé. Il formalise notamment le contenu de la prestation et les obligations des parties. Vous êtes dirigeant d’entreprise ou autoentrepreneur ? Voici comment bien rédiger votre contrat de services.

Définition d’un contrat de services

Le contrat de prestation de services fait partie de la catégorie des contrats commerciaux et peut concerner de nombreux domaines d’activités. En effet, le contrat de prestation de services peut encadrer l’activité de conseils, de formations diverses, d’activités créatives, le graphisme, la rédaction web, les services de nettoyage, ou encore l’informatique…

L’objet d’un contrat de prestation de services est la réalisation d’une prestation déterminée entre le prestataire et son client. Les parties au contrat sont par ailleurs indépendantes ce qui exclut tout lien de subordination entre elles. La conclusion d’un contrat de prestation de services permet d’instaurer un lien de confiance entre les parties. Rentrons dans le détail…

 

Rédiger un contrat de services en étant autoentrepreneur 

Tout d’abord, sachez que le contrat de services pour les autoentrepreneurs vise à sécuriser la relation commerciale que vous entamez avec votre nouveau partenaire ou client. Il n’existe pas de modèle type à suivre pour rédiger votre contrat de services, néanmoins, quelques informations et clauses incontournables doivent en faire partie.

 

Les informations basiques du contrat de services

  • La dénomination des parties : entreprise, adresse, SIRET, code APE, formes juridiques, dirigeants…
  • L’objet du contrat de services : la nature de la mission ou de la prestation qui a été définie avec le client (soyez précis !)
  • La durée : il est possible de prévoir une fin de contrat déterminée, indéterminée ou un contrat renouvelable par tacite reconduction
  • Les modalités d’exécution : ici, vous identifiez dans le détail comment va se dérouler votre mission (planning, description des livrables, expertises sollicitées…)
  • Le prix : vous fixez le budget de votre prestation en incluant également les pénalités de retard et le mode de paiement (mensuel, acompte, en fin de mission…)
  • Les conditions de résiliation : vous déterminez la marche à suivre pour mettre fin au contrat en cas de manquement ou bien dans le cadre d’une tacite reconduction
  • Les éléments légaux : à savoir la loi applicable au contrat en cas de litige (elle est choisie par les 2 parties)

 

Les clauses additionnelles du contrat de services pour l’autoentrepreneur

Lors de la rédaction de votre contrat de services, certaines parties peuvent être rajoutées (clauses optionnelles) afin de renforcer la sécurisation de cette relation commerciale :

  • La clause de confidentialité : tous les travaux qui seront produits ou documents échangés durant la réalisation de la prestation ne devront jamais être divulgués.
  • Le transfert de propriété : à la fin de la prestation, il faut déterminer qui est le propriétaire définitif des travaux effectués. Si vous êtes le faiseur (d’un logo ou d’un logiciel), vous pouvez transférer la propriété à votre client ou bien la conserver.
  • L’obligation de moyen ou de résultat : celui qui réalise la prestation s’engage à fournir son service dans un temps imparti et/ou pour atteindre un objectif donné.

 

Le contrat de services n’est pas un contrat de travail !

Bien qu’il comporte quelques similarités, le contrat de services de l’autoentrepreneur ne fait pas office de contrat de travail. Il n’y a aucun lien de subordination entre le prestataire et son client. Lorsque vous rédigez votre contrat de services, attention aux mentions qui pourraient le faire passer pour du travail dissimulé. Redoublez de vigilance également si vous faites intervenir d’autres compétences extérieures pour l’exécution de la mission. Elles pourraient être considérées comme prêt de main-d’œuvre illicite. Si les enjeux sont importants, n’hésitez pas à vous faire aider par un spécialiste du juridique.

 

La lettre de résiliation du contrat de service

Cette lettre de résiliation de contrat de services n’est utilisée que dans le cadre de contrats à durée indéterminée. Elle est généralement envoyée en AR et doit être signée des 2 parties. Vous trouverez facilement des modèles types sur Internet. Pour les contrats de services à durée déterminée, il n’est normalement pas possible de le résilier mais cela peut s’envisager en cas de manquement grave ou d’un accord commun des 2 parties.

 

Qui s’occupe de rédiger un contrat de services en portage salarial ?

Bien que la vocation première du portage salarial soit de faciliter le quotidien de l’autoentrepreneur, c’est bien le salarié porté qui doit lui-même se charger de rédiger son contrat de services. Il en définit en amont les contours avec son client puis, le contrat commercial est signé par les 3 parties prenantes : entreprise cliente, salarié porté et société de portage. A compter de la signature, l’entreprise de portage salarial devient immédiatement prestataire de la mission bien que ce soit le salarié porté qui l’exécute en réalité.

L’obligation de sécurité de l’employeur durant la phase de déconfinement

Depuis le 11 mai 2020 les obligations d’attestations dérogatoires de circulation ont progressivement été levées. Alors que la vie normale tente de reprendre son cours, de nombreux doutes subsistent sur la façon dont les employeurs doivent gérer la reprise.

 

La responsabilité des employeurs pèse lourd dans la balance puisque ils sont en première ligne de mire pour la mise en place des règles d’hygiène et de sécurité à instaurer et à faire respecter par les salariés.

Quelles sont les obligations des entreprises durant la phase de déconfinement et les mesures préventives à prendre ? Nous faisons le point sur l’obligation de sécurité des employeurs.

L’obligation de sécurité de résultat de l’employeur 

Le Code du travail impose aux employeurs de préserver la santé des salariés en mettant en place des mesures spécifiques. Il s’agit d’une obligation de sécurité imposée à l’employeur.

Ainsi, l’article L4121-1 du Code du travail énonce que “ L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent :

1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l’article L. 4161-1 ;

2° Des actions d’information et de formation ;

3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes. ”.

En outre, la jurisprudence précise que l’obligation de sécurité des employeurs est une obligation dite de résultat , ce qui signifie que les employeurs sont tenus d’atteindre un objectif précis : assurer la santé des salariés. Par conséquent, en cas d’absence de ce résultat, les employeurs peuvent voir leur responsabilité civile et / ou pénale engagées (Cass, Chambre sociale, 25 Mars 2009 n° 07- 44.408).

Une circulaire de 2009 vient tempérer cette obligation de sécurité de résultat puisqu’elle prévoit que lorsque le risque est exclusivement ou principalement environnemental, comme une pandémie grippale, les employeurs sont tenus, au minimum, à une obligation de moyen (Circulaire DGT 2009/16 du 3 juillet 2009). Dans cette hypothèse, les employeurs doivent mettre en œuvre tous les moyens possibles pour protéger la santé de leurs salariés et ne seront pas tenus responsables s’ils n’atteignent pas exactement cet objectif.

L’obligation de sécurité des entreprises durant la phase de déconfinement se situe donc entre les deux curseurs de l’obligation de moyens et l’obligation de résultat. Les employeurs doivent d’une part être vigilants à mettre en place tous les moyens dont ils disposent pour protéger la santé de leurs salariés et d’autre part, ils doivent assurer une protection effective de la santé de leurs salariés en période de ralentissement de l’épidémie.

 

Le mise en place d’un protocole national pour aider les entreprises à faire face au déconfinement.

Un protocole national de déconfinement a été prévu par le Gouvernement afin de guider les entreprises durant la phase de déconfinement. Ce protocole vise les 8 mesures phares devant être suivies par les entreprises afin de protéger les salariés :

  • Les mesures barrières et de distanciation physique :

Les gestes barrières désormais bien connus doivent continuer d’être appliqués. Les mesures de distanciation physiques doivent être appliquées au mieux dans les locaux de l’entreprise. 

  • Jauge par espace ouvert :

Un critère de distanciation précis a été établi par le Gouvernement afin d’estimer le nombre de mètres carrés par personne toléré dans un espace commun. Aussi, le critère de distanciation a été fixé à 4m² minimum par personne.

  • La gestion des flux :

La gestion des flux concerne la circulation des personnes dans les lieux communs de travail. Le protocole recommande des aménagements divers afin de gérer la circulation des salariés dans l’entreprise tout en conservant la distanciation physique. A titre d’exemple, le protocole recommande des aménagements d’horaires d’entrée et sortie des salariés. Pour l’utilisation des ascenseurs, l’entreprise est invitée à  limiter le nombre de personnes pour respecter la distance d’au moins un mètre et afficher clairement les consignes sur les paliers ; à l’intérieur du bâtiment, un sens unique de circulation doit être mis en place avec marquage lisible au sol pour éviter les croisements, les retours en arrière.

  • Les équipements de protection individuelle :

Les équipements permettant la protection physique des salariés sont mis en avant. Cependant, l’employeur est tenu de mettre en œuvre toutes les solutions techniques et organisationnelles de protection collective permettant d’éviter ou de réduire les risques en priorité : télétravail, aménagement des horaires et des tâches, réorganisation des espaces ou du travail, installation de barrières de séparation physique, régulation des flux de circulation, marquage au sol, avant d’imposer le port des masques et gants.

  • Les tests de dépistage :

Les campagnes de dépistage des salariés ne sont pas préconisés par le protocole mais les salariés présentant des symptômes sont invités à consulter un médecin rapidement.

  • Le protocole de prise en charge d’une personne symptomatique et de ses contacts rapprochés :

L’employeur est responsable de la prise en charge d’un salarié qui présenterait les symptômes propres à l’épidémie du Covid-19. Aussi, le protocole cible 3 actions principales à mettre impérativement en oeuvre par l’employeur à savoir : 

  • l’isolement ;
  • la protection ;
  • la recherche de signes de gravité.
  • La prise de température :

Conformément à l’article L.1321-5 du Code du travail, si une entreprise contrôle la température de ses salariés, elle doit rédiger une note de service explicitant cette mesure de contrôle qui sera annexée au règlement intérieur et qui sera transmise au secrétaire du Comité Social et Économique ainsi qu’à l’inspection du travail.

  • Le nettoyage et la désinfection des locaux:

Enfin, le protocole incite les entreprises à procéder à un nettoyage rigoureux des lieux communs où la circulation des personnes est la plus intense. Aussi, le nettoyage fréquent des surfaces et des objets qui sont fréquemment touchés, mais aussi le nettoyage journalier des sols, et le nettoyage journalier des matériels roulants, infrastructure de transport, aéronefs sont fortement recommandés.

Le télétravail : une mesure de sécurité complémentaire durant le déconfinement

Le télétravail est prévu par l’article L.1222-9 du Code du travail qui énonce que “ (…) le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication (…) ”.

La mise en place du télétravail était une mesure phare fortement incitée par le Gouvernement durant le confinement et qui devait être réalisée prioritairement pour tous les secteurs d’activités permettant cette organisation de travail.

Cependant, les employeurs peuvent refuser la mise en place du télétravail s’ils motivent leur refus en raison des besoins de l’activité. Le télétravail demeure toutefois une mesure de sécurité importante et complémentaire durant le déconfinement permettant aux employeurs de limiter efficacement les risques pour la santé des salariés. 

L’importance du document unique d’évaluation des risques (DUER)

Le document unique d’évaluation des risques (DUER) relève l’ensemble des risques pour la santé du personnel qui sont présents dans l’entreprise. Il vise la protection de la santé des salariés en répertoriant tous les risques existant dans l’entreprise.

Le Code du travail impose à l’employeur de tenir un DUER à jour de surcroît lorsque de nouveaux risques pour la santé du personnel surviennent tels que la transmission de l’épidémie du Covid-19 (articles L 4121-1 et R 4121-1 du Code du travail). 

Tout manquement à la mise à jour de ce document peut être sévèrement sanctionné, ce qui a été confirmé par la récente jurisprudence (TJ Paris, 9 avr. 2020, n° 20/52223).

 

Il faut relever que les salariés portés peuvent également être concernés par l’obligation de sécurité de l’employeur dès lors qu’ils sont amenés à travailler dans les locaux de leur entreprise cliente. Si les salariés et les salariés portés sont aussi des acteurs de la bonne application des différentes règles, la responsabilité des employeurs reste centrale car les manquements aux obligations de santé et de sécurité des salariés peuvent entraîner des sanctions civiles et pénales.

 

Sources :

  • article L4121-1 du Code du travail 
  • Cass, Chambre sociale, 25 Mars 2009 n° 07-44.408
  • Circulaire DGT 2009/16 du 3 juillet 2009
  • article L1222-9 du Code du travail
  • article L.1321-5 du code du travail
  • TJ Paris, 9 avr. 2020, n° 20/52223
  • articles L 4121-1 et R 4121-1  du Code du travail

 

 

Choisir ses clients quand on est consultant indépendant

Quand on est travailleur indépendant, la tentation de répondre favorablement à tout type de proposition de contrat est un réflexe inné. Dans un contexte économique tendu et incertain, il faut bien gagner sa vie… et il est très excitant d’imaginer gagner sa vie bien… Cependant, chaque contrat de prestation a un prix. Être consultant indépendant c’est pouvoir rester libre. Et, en premier lieu, c’est la liberté de choisir les opportunités qui s’offrent à vous.

Un consultant en portage salarial change de relation patronale

Devenir travailleur indépendant en portage salarial entraîne un changement de relation avec son donneur d’ordre. L’activité professionnelle n’est pas la même, juridiquement, que par exemple celle du statut d’auto entrepreneur ou celle de la micro entreprise. En portage salarial on bénéficie du statut et de la couverture sociale du salarié. C’est bien celui qui « porte » votre salaire qui vous emploie, vous libère des contraintes administratives et vous assiste en cas de problème.

Néanmoins, et c’est là la particularité de ce statut encadré par la loi, c’est vous-même qui devez négocier directement vos missions. Nous ne sommes pas là pas dans une relation d’échange de services contre un salaire, il s’agît bel et bien de structurer son activité dans une relation clientfournisseur. L’organisation est tripartite, mais c’est au consultant de choisir avec qui il veut travailler.

Les précautions à prendre avant de s’engager dans une mission

Avant de s’engager sur une tâche pour un client, il faut impérativement prendre quelques mesures de précaution. Un premier effort de recherches est à mettre en œuvre.
Avant les premiers contacts, il faut s’assurer de la solvabilité de l’entreprise avec laquelle travailler. Aujourd’hui de nombreux services permettent de connaître ses chiffres clés comme son chiffre d’affaires, son parcours, son évolution, le nombre de salariés, de filiales éventuelles, le statut et toute autre forme d’informations juridiques utiles. C’est la première façon de se protéger lorsqu’interviendront les questions de délais de paiement et de facturation.
Grand plus que nous apportent aujourd’hui l’ère d’Internet et des réseaux sociaux : on va pouvoir aussi collecter des avis sur la société avant de travailler comme consultant. Certains sites et certaines applications dédiées à la notoriété des entreprises sont de précieux atouts. Une société mal notée par ses clients n’est pas un bon signe envoyé à ses fournisseurs. Dans ce cas la vigilance doit être de mise et il vaudra bien veiller à verrouiller tous les aspects techniques et financiers avant de s’engager. C’est la première façon de se protéger.

Bien choisir ses clients pour mieux s’enrichir professionnellement

Les premiers échanges humains, le ressenti lors des premiers contacts, les premières impressions sont primordiaux. Ils donnent le « ton » qu’augure la relation qui s’annonce. La capacité de vos interlocuteurs à notamment pouvoir argumenter sur la relation « qualité de servicebudget » laissera transparaître les valeurs morales de l’entreprise. À quoi bon vouloir faire des efforts pour un client qui n’en fait pas ?
Bien choisir son client c’est donc d’abord bien positionner son propre rôle pour mieux satisfaire les intérêts de la mission. Chacun de part et d’autre doit pouvoir préciser le niveau des compétences requises à l’achèvement des tâches. On entre alors dans le domaine de l’épanouissement professionnel. Quels sont mes intérêts, autres que purement financiers, si je me lance dans cette mission ? Il peut être dangereux, à terme, de répondre favorablement à une mission dont on ne maîtrise pas forcément la problématique.

Choisir ses clients pour améliorer son expertise et la partager

Il peut cependant être intéressant d’accepter une mission pour se positionner pour l’avenir. Particulièrement si le client à qui on a affaire possède un bon réseau de contacts. Encore plus si le client jouit d’une certaine renommée. En lui fournissant un travail satisfaisant, d’une part vous augmenterez votre niveau d’expertise professionnelle, et, d’autre part, vous mettez toutes les chances de votre côté pour qu’il vous référence et parle de vous autour de lui.
Dans un premier temps, un tour complet du compte Linked’In de votre client, ainsi que de ses contacts, vous guidera dans vos choix. Ce peut être une bonne occasion d’étoffer votre propre carnet d’adresses et de rebondir personnellement sur le prestige de la société. A posteriori, une fois le travail accompli, les réseaux sociaux vous donnent l’occasion de demander une appréciation sur votre prestation. Libre à vous ensuite de partager ce retour d’expérience auprès de votre propre réseau…

Indépendants : comment faire son bilan prévisionnel ?

Le bilan prévisionnel, comme son nom l’indique, sert à faire des prévisions quant à la suite des activités d’une entreprise, qu’elle soit micro ou non. Le bilan est un élément central du business plan lors de la création d’une entreprise, mais il est aussi très important pour les activités déjà existantes afin de détecter des opportunités ou cerner des dangers. Dans cet article, nous vous expliquons comme faire un bilan prévisionnel et pourquoi il est si primordial de faire ce point.

Comment faire un bilan prévisionnel : à quoi ça sert ?

Le bilan prévisionnel fait partie intégrante du business plan d’une entreprise. Conçu à partir de données financières et accompagné d’une étude de marché, il sert à convaincre :

  • Votre banquier pour l’octroi d’un prêt
  • Vos futures partenaires avec qui vous souhaitez vous associer
  • Des business angels désireux d’investir

Grâce à ce bilan, vous êtes en mesure d’obtenir une photographie claire des opportunités de développement de votre activité ou à l’inverse, des dangers financiers et concurrentiels auxquels vous allez devoir faire face. On estime qu’environ 80% des bilans prévisionnels sont trop optimistes. Veillez à rester le plus objectif possible, un bilan peu réaliste ne pourra que vous desservir.

Que contient le bilan prévisionnel ?

Pour savoir comment faire un bilan prévisionnel, il faut tout d’abord dresser la liste des données qui doivent le constituer. Ainsi, dans votre bilan, vous devez faire figurer tous les éléments financiers suivants :

  • Votre budget
  • Votre capacité à vous auto-financer
  • Un plan de financement
  • Votre trésorerie actuelle
  • Votre compte de résultat et son bilan
  • Vos soldes intermédiaires de gestion
  • Vos besoins en matière de fonds de roulement et d’investissements
  • Des données chiffrées sur votre secteur d’activité
  • Un tableau de vos charges de personnel (si vous en avez)
  • Un récapitulatif des impôts et taxes que vous devez payer
La facturation, un point central pour les indépendants
Même trop occupé par l’opérationnel, il ne faut jamais négliger sa facturation. Ce document qui formalise financièrement votre prestation est d’ailleurs obligatoire et régi par la loi. Ne négligez pas votre administratif, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la facturation !

Comment faire un bilan prévisionnel : seul ou accompagné ?

Comme nous l’avons spécifié plus haut, la plupart des bilans prévisionnels sont toujours optimistes et ne reflètent pas la réalité. Quoi de plus naturel lors de la création d’une société que de se laisser emporter par son enthousiasme ! Cependant, vous avez besoin de rester objectif pour mesurer le réel potentiel économique et commercial de votre future activité. Vous l’aurez également compris, dresser ce bilan nécessite aussi de savoir manier les chiffres avec facilité. Pendant cette phase, vous devez notamment établir clairement l’actif et le passif de votre société : immobilisations, créances, stocks, réserves, dettes, découverts, capitaux propres…

Se faire aider pour son bilan prévisionnel

Alors, comment réussir à faire votre bilan prévisionnel dans de bonnes conditions afin de minimiser le risque d’erreur ? Beaucoup conseillent de se faire aider par un tiers afin de profiter d’un regard extérieur objectif ou de compétences spécifiques (comptables ou entrepreneuriales) que vous n’avez pas. Vous pouvez choisir de contacter un comptable ou un expert-comptable, une expertise qui vous sera bien utile sur les parties financières. Vous pouvez aussi vous rapprocher de dirigeants d’entreprise ou de connaissances qui ont déjà réalisé des bilans prévisionnels. Leur expérience en la matière et leur prise de recul vous permettront d’identifier là où le bât blesse dans votre bilan et d’établir des hypothèses réalistes.

Comment faire un bilan prévisionnel : le cas spécifique de la création d’entreprise ?
Si vous créez votre entreprise, le bilan prévisionnel permet également de mettre en lumière les choix juridiques à faire pour votre société. En effet, certains de ces éléments juridiques influencent directement vos finances, par exemple : la structure juridique, le contenu des statuts juridiques ou l’organisation d’actionnariat.

Comment faire un bilan prévisionnel : est-ce vraiment nécessaire ?

Nous dirons même que le bilan prévisionnel est primordial ! Que vous soyez un indépendant en passe de créer votre entreprise ou un micro-entrepreneur dont la société est déjà bien établie, ce bilan vous permet d’avoir de la visibilité. En effet, difficile de mener votre barque dans le brouillard. Si vous voulez réussir, vous devez appuyer toutes vos actions sur des chiffres concrets. D’ailleurs, pour les activités à risque qui évoluent dans des marchés aléatoires, il est conseillé d’établir plusieurs scénarios.

Comment faire un bilan prévisionnel dans ce cas ? Il faut alors en dresser 3 : un bilan pessimiste, un bilan normal et un bilan optimiste. Certes, cela représente du travail, mais vous y gagnerez en flexibilité et pourrez anticiper toutes les éventualités comme les périodes qui demandent de grosses dépenses par exemple. Avec un bon bilan prévisionnel, il devient plus facile de faire des choix éclairés, d’accélérer des développements, de réorienter des investissements, de fixer des marges suffisantes… En clair, le bilan est un excellent outil de pilotage de votre activité.

 

Indépendants : 6 astuces pour partir en vacances l’esprit tranquille

Pour éviter le tant redouté burn-out et recharger les batteries, il est cependant primordial de prendre quelques jours de vacances en été. Cegelem vous offre quelques conseils faciles à appliquer pour réfléchir à vos prochains congés en toute sérénité !

 

En tant que freelance, le principe du portage salarial est particulièrement intéressant puisqu’il allie la liberté de la vie d’indépendant à la sécurité du statut salarié.

1. Poser ses congés en avance

Spécifier vos dates de vacances à l’avance est important, que ce soit pour vous ou vos clients. Si vous gelez vos congés en amont, vos collaborateurs pourront anticiper et vous donner une charge de travail plus conséquente avant votre départ afin que vous puissiez mieux vous organiser. De plus, vous aborderez vos prospects avec plus de transparence en justifiant une impossibilité d’exercice sur une période précise.

2. Prévenir ses clients

Cette étape est essentielle pour gagner la confiance de vos clients. En leur exposant vos dates de vacances à l’avance, ils pourront préparer votre pause estivale de la meilleure des façons en vous confiant, par exemple, les missions prioritaires ou urgentes à gérer avant votre absence. Dans le même sens, nous vous invitons également à adopter la réponse par mail automatique en précisant vos dates de départ et de retour de congés ainsi qu’un contact dédié aux urgences. Cette solution est simple à mettre en place et compatible avec la plupart des services de messagerie électronique (Gmail, Outlook et bien d’autres).

3. Anticiper son travail

Partir en vacances sereinement, c’est dire non à la procrastination ! Vous devez impérativement finaliser la majorité de vos projets en cours avant votre parenthèse de détente (bien mérité, évidemment). Nous vous conseillons de mettre les bouchées doubles les dernières semaines avant le jour J pour profiter encore plus de votre séjour reposant.

4. Préparer sa rentrée

Vous n’êtes pas encore en congés que vous devez déjà vous projeter à la rentrée ! Sans aucune pression, il est toutefois recommandé de planifier vos futures tâches voire même d’en discuter avec vos clients. L’idée est ici de vous remettre dans le bain en douceur et de façon progressive pour réattaquer l’année en pleine forme ! Vous pouvez utiliser des applications ergonomiques comme Trello, un agenda en ligne tel que Google Agenda ou un simple planificateur papier pour booster votre organisation.

5. Penser à la « digital detox »

Vous le savez plus que tout : il est très difficile de se déconnecter totalement du travail lorsque vous êtes freelance. Il est pourtant précieux de savoir installer une solide frontière entre votre vie professionnelle et votre vie privée. Les congés d’été sont une occasion rêvée pour faire une coupure plus que bénéfique ! Nous vous incitons à prendre du temps, rien que pour vous et vos proches, en supprimant les notifications de votre smartphone et désinstallant certaines applications polluantes. Votre nouveau credo : ne pensez qu’à vous !

6. Faire une exception aux urgences

Comme partout, les imprévus peuvent s’inviter durant vos congés tant attendus. En cas d’urgence, restez joignable sur une adresse mail de secours ou par SMS via votre smartphone. Ces moyens de communication permettront à vos clients de ne vous contacter qu’en cas de besoin seulement. Pour rappel, il est capital de mettre vos contacts au courant et de bien leur rappeler que vous êtes en vacances !

 

Ces six astuces vous permettront de vous relaxer sans stresser et de faire le plein de soleil, de loisirs et de détente avant la rentrée. Cegelem, votre société de portage salarial pour les freelances vous accompagne tout au long de l’année pour appréhender tranquillement votre pause annuelle !

Chômage partiel et déconfinement, quoi de neuf après le 11 mai ?

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19 a mis de nombreux salariés à l’arrêt. Début mai, on comptait notamment 12 millions de travailleurs au chômage partiel. Un chiffre qui devrait dégonfler puisque le gouvernement vient de statuer sur les mesures à suivre pour une reprise d’activité progressive.

 

Mais les salariés d’entreprise ou les salariés portés, qui ne peuvent pas encore retourner travailler, vont-ils pouvoir profiter du chômage partiel après le déconfinement ? C’est possible, mais sous certaines conditions.

Chômage partiel et déconfinement, le besoin de reprendre le chemin du travail

Tourisme, commerce de détail (hors alimentaire), culture, spectacle, transport urbain, restauration… Nombreux sont les secteurs qui ont été touchés de plein fouet par la crise. La distanciation sociale, la fermeture des frontières, les règles d’hygiène… Toutes ces mesures utiles à la limitation de la propagation du Covid-19 ont eu pour effet de protéger la santé de la majorité des Français, mais à l’inverse, notre économie en a payé le prix. On comptabilise pas moins de 120 millions d’euros perdus, soit 5 % de notre produit intérieur brut, pendant les 2 mois de confinement. Avec la diminution du nombre de cas de Coronavirus identifiés en France et sous réserve de respecter des mesures strictes de protection, une reprise de l’activité semble possible. Le gouvernement a donc arrêté la date du 11 mai 2020 pour procéder au déconfinement.

Important : le gouvernement met à disposition un guide détaillé des mesures d’hygiène et de sécurité à suivre par branche d’activité.
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Chômage partiel et déconfinement, l’allocation se poursuit après le 11 mai

Dès le début de la crise sanitaire du Covid-19, des aides financières ont été créées pour soutenir les indépendants en difficulté. Subvention de 1 500 €, report du paiement des cotisations URSSAF, aide exceptionnelle CPSTI RCI COVID-19… Ces actions en faveur des indépendants et microentreprises ont permis aux plus fragiles d’envisager plus sereinement la baisse inattendue de leurs chiffres d’affaires. Pour les salariés portés, comme pour les salariés classiques d’entreprise, la possibilité de recourir au chômage partiel a été également instaurée. Bonne nouvelle pour ceux qui ne peuvent pas reprendre leur activité après le déconfinement, l’accès au chômage partiel après le 11 mai continue !

Comment bénéficier du chômage partiel après le déconfinement ?

Le Premier ministre Édouard Philipe l’a annoncé, le recours au chômage partiel reste possible jusqu’à la fin du mois de mai sans modification, le temps de permettre aux entreprises de s’organiser pour rouvrir leurs portes dans les meilleures conditions. En revanche, à partir du 1er juin, le dispositif d’aide de chômage partiel après le déconfinement évolue :

L’individualisation du chômage partiel 

Le chômage partiel se décide normalement de manière collective, ce qui signifie que tous les salariés d’un service doivent être mis au chômage technique en même temps. L’individualisation va permettre de gérer cette décision au cas par cas afin d’assurer une reprise d’activité progressive. En effet, après 2 mois d’arrêt, difficile d’imaginer une entreprise ou une usine tournant au maximum de ses capacités dès le lendemain du déconfinement. Les conditions de chômage partiel s’assouplissent donc pour permettre aux entreprises de gagner en flexibilité. Pour accéder à l’individualisation du chômage partiel après le déconfinement, il faut :

  • Obtenir un accord d’entreprise, une convention de branche ou l’avis positif du CSE (comité social et économique) ou du conseil d’entreprise
  • Justifier du caractère impératif de l’individualisation pour reprendre l’activité

 

Qui peut continuer à bénéficier du chômage partiel après le 1er juin ?

Les parents qui profitent du chômage partiel pour garde d’enfants ou les travailleurs qui vivent avec des personnes vulnérables devront justifier de leur impossibilité de reprendre normalement le travail avec :

  • Une attestation de fermeture de l’établissement scolaire
  • Un certificat d’isolement produit par un médecin généraliste ou la médecine du travail

Grâce à ces documents, le maintien de leur allocation d’activité partielle sera garanti même après le déconfinement.

Évolution vers une baisse de l’indemnisation chômage partiel après le déconfinement ?

C’est ce que laisse entendre la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Mais cette baisse ne concerne que la partie financée par l’État. En effet, un salarié au chômage partiel touche aujourd’hui 70% de son salaire brut (ou 100% s’il est au SMIC). L’Etat et L’Unedic qui, jusqu’à fin mai, finance intégralement les allocations chômage partiel, va diminuer progressivement sa participation. Pour le moment, les discussions sont toujours en cours, mais une baisse de 10 points est à envisager dans un premier temps.

Pour le salarié, aucun changement, son entreprise comblera cette différence afin de lui garantir, même après le 1er juin, 70% de son salaire brut habituel (soit environ 84% du salaire net). Toutefois, ces nouvelles mesures ne s’appliqueront pas à tous les secteurs d’activité, elles seront personnalisées. Par exemple, le chômage partiel pour les salariés d’une entreprise qui n’a pas encore reçu l’autorisation de relancer son activité, sera toujours financé à 100% par l’État.

Indépendants, comment préparer le déconfinement ?

À l’image de la carte de France tricolore présentant les possibilités de circulation par département, les indépendants ne seront pas tous logés à la même enseigne en matière de déconfinement. Chaque activité entrepreneuriale ayant ses propres spécificités, il va falloir se montrer flexible et s’adapter. Nous dressons ici la liste des idées pratiques pour aider les indépendants à se préparer au déconfinement.

Indépendant et déconfinement : comment bien reprendre le travail ?

Commencez par faire le point sur votre comptabilité afin de vérifier le manque à gagner que vous allez devoir rattraper sur les prochains mois. Il faudra peut-être mettre les bouchées doubles pour vous remettre à flot. Pour y parvenir, repassez en mode « commercial » :

  • Remettez à jour votre site internet, votre profil LinkedIn et vos présentations commerciales
  • Affirmer votre présence sur les réseaux sociaux en postant des actualités liées à votre branche
  • Reprenez contact avec vos clients, même les anciens, afin de leur rappeler votre présence et votre disponibilité. Le sujet déconfinement peut être une entrée en matière toute simple pour réactiver d’anciennes relations commerciales
  • Partez à la recherche de nouveaux prospects. Certaines entreprises vont mettre du temps à se relancer, profitez de cette période plus calme pour leur présenter vos prestations.
Tourisme, voyage, loisirs, culture, art et spectacle, commerces de détail hors alimentaire… Nombreuses sont les activités qui ont été durement touchées par le Covid-19.
Vous devez démarcher ces secteurs ? Faites-le avec précaution. Si ces activités ne sont pas fondamentales, visez d’autres prospects afin de ne pas gaspiller d’énergie sur des activités sinistrées.

Où aller travailler après le déconfinement ?

Tout dépend du métier que vous exercez en tant qu’indépendant. Si vous avez la possibilité de continuer votre activité en télétravail, c’est la solution à privilégier et ce, pour 3 raisons principales :

  • Faire attention à votre santé et vous protéger du risque de contamination dans des espaces fréquentés par plusieurs personnes en même temps
  • Eviter de surcharger les locaux des entreprises en cédant votre place aux salariés qui ne peuvent pas exercer leurs métiers en dehors des bureaux
  • Décharger les transports en commun qui seront sans doute bondés après le déconfinement et où le risque de voir le virus se propager d’un usager à l’autre est plus important

Déconfinement, retourner dans les locaux d’une entreprise ?

Après avoir connu pendant des semaines l’anxiété de se faire contaminer, même déconfiné, il ne faut pas se sentir pour autant libéré et baisser sa garde, continuez d’appliquer les gestes barrières :

  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique‎
  • Respecter la distanciation sociale d’un mètre ou deux ‎
  • Tousser dans son coude et utiliser des mouchoirs à usage unique que l’on jette immédiatement après utilisation
  • Rester chez vous si vous ressentez les premiers symptômes du coronavirus et contacter un médecin

Quelles règles d’hygiène suivre en entreprise après le déconfinement ?

Vous êtes un indépendant en portage salarial et vous retournez travailler dans les locaux de votre entreprise cliente ? Ou bien, vous êtes chef d’entreprise et vous employez des salariés ? Quelle que soit votre situation, vous devez connaître les nouvelles règles d’hygiène établies par le gouvernement. Elles existent pour vous permettre une reprise du travail en toute sécurité. Voici quelques exemples :

  • Maintenir un espace de 4m2 entre chaque salarié. Si ce n’est pas possible, le masque est obligatoire
  • Aérer les locaux 3 fois par jour
  • Désinfecter régulièrement les toilettes, les poignées de portes ou toute surface régulièrement touchée par les salariés
  • Condamner les portillons de sécurité ou disposer du gel hydroalcoolique à côté
Important : le Ministère du Travail vient de publier un guide métier par métier qui liste les mesures préventives à appliquer dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Il est bien-sûr indispensable de partager toutes ces règles avec les salariés, internes ou intervenants externes, voire de les former.

Déconfinement : comment continuer le télétravail ?

Même avec la mise en pratique de ces règles d’hygiène en entreprise, le télétravail est toujours à privilégier. Si vous êtes indépendant, faites preuve de flexibilité et digitalisez au maximum vos prestations. Par exemple, si vous dispensez des formations en présentiel, passez au format numérique et créez des vidéos en ligne. Si vous devez animer des réunions en tant que coach, utilisez les outils de visioconférence. Cette pandémie arrive avec son lot de contraintes pour les autoentrepreneurs. Mais elle peut devenir une opportunité à saisir pour passer à la vitesse supérieure et pérenniser votre activité même dans un contexte de pandémie.

Choisir le portage salarial après le déconfinement, pourquoi ?

Pour aider les indépendants à faire face à la crise, plusieurs aides gouvernementales ont été mises en place. Cependant, même avec ces subventions exceptionnelles, le Covid-19 a fragilisé profondément de nombreux indépendants. Pensez à la solution du portage salarial qui permet aux micro-entrepreneurs de conserver leur liberté dans le choix de mission tout en profitant des avantages du salariat comme le chômage partiel.