Freelance : une définition du statut sans idées reçues

Un collaborateur solitaire qui travaille loin du reste de l’équipe… Un indépendant moins efficace qui travaillerait uniquement quand il le souhaite. Peut-être même qu’il ne paie pas de taxes… Sortez toutes ces idées reçues de votre esprit, le métier de freelance présente une définition totalement différente.

Freelance, quelle définition exacte pour ce statut ?

Commençons par aborder le statut de freelance en détaillant sa définition. Le freelance est un micro-entrepreneur qui ne travaille pas sur du long terme, c’est-à-dire qu’il n’est pas embauché en CDD ou CDI. Il remplit des missions ponctuelles pour des entreprises. Il peut travailler sur site, dans les locaux de son client, ou bien en télétravail depuis son domicile ou un espace de coworking. Pour pouvoir facturer ses clients, le freelance ou travailleur indépendant doit être enregistré en tant qu’entreprise dans le répertoire INSEE ou celui du RCS (Registre du Commerce et des Sociétés). Beaucoup de métiers peuvent être exercés en statut freelance comme pour les travailleurs indépendants du secteur informatique, du digital, du conseil et de la formation.

Idée reçue n° 1 : Le freelance travaille moins qu’un collaborateur en CDI

On pourrait facilement imaginer qu’un freelance qui travaille loin des regards, confortablement installé chez lui, peut être moins productif qu’un salarié en entreprise. Il est vrai qu’intrinsèquement, le statut de freelance comporte dans sa définition, la notion de « flexibilité ». Sur les horaires, le lieu, les jours travaillés… Pourtant, la productivité des freelances serait bien supérieure à celle des salariés. Une étude Harvard Business Review révèle que les employés en home office achève 13,5 % de travail en plus. La raison est simple : ils sont moins distraits par l’environnement bruyant d’un open-space ou arrêtés dans leurs tâches à cause de réunions récurrentes et chronophages…

Idée reçue n°2 : On devient freelance pour éviter le travail en équipe

Encore une idée fausse sur le statut de freelance. Oui, la définition veut que le freelance soit un travailleur indépendant, ce qui signifie seul, sans être rattaché à une entreprise… Pourtant, le micro-entrepreneur travaille bien souvent sur un projet qui implique de faire intervenir plusieurs corps de métier, soit en équipe. Par exemple, pour un projet de création de sites internet, le freelance sera en contact avec des chefs de projets des informaticiens indépendants, des designers, des rédacteurs… Et il devra discuter avec chacun des intervenants. Le freelance a donc besoin d’avoir de bonnes capacités relationnelles pour rester à l’écoute des autres membres de l’équipe et mener à bien sa mission.

Idée reçue n°3 : freelance, statut synonyme de beaucoup de temps libre

Le micro-entrepreneur, comme son nom l’indique, désigne un travailleur indépendant qui gère seul sa petite entreprise. De ce fait, il doit extrêmement bien s’organiser pour remplir toutes ses tâches quotidiennes. S’il ne le fait pas, il risque de vivre des journées de boulot interminables. Recherche de nouveaux clients, relance des impayés, comptabilité, production des missions… La réalité du freelance libre et qui travaille peu est à bannir de votre esprit. Choisir ce statut requiert de la rigueur et des qualités organisationnelles si l’on veut réussir et faire croître son chiffre d’affaires.

Le portage salarial, une solution pour se débarrasser des tâches chronophages !

Le portage salarial permet aux travailleurs indépendants de se décharger des tâches purement administratives (cotisations, facturations…) pour se recentrer sur leurs missions. Un freelance peut ainsi garder son indépendance tout en profitant d’un statut confortable de salarié.

Idée reçue n°4 : le freelance ne paie pas de taxes

Ce n’est pas parce que le travailleur indépendant n’est pas rattaché à une entreprise qu’il est exonéré d’impôts. En réalité, choisir le statut de freelance, dans sa définition, revient à créer une entreprise et donc à répondre également à des obligations fiscales. Il est primordial d’être à jour dans le paiement de ses taxes pour pouvoir bénéficier d’une couverture sociale et à terme, d’une retraite. D’ailleurs, c’est pour cette raison que certaines entreprises pensent qu’il revient moins cher d’avoir recours à un freelance que d’embaucher un nouveau salarié puisqu’elle n’a pas à endosser les charges salariales. Pourtant, dans le calcul de ses prestations, le micro-entrepreneur doit généralement tenir compte de ses charges pour fixer son prix.

Idée reçue n°5 : le freelance est un jeune en mal de travail

Vous pourriez croire que le statut de micro-entrepreneur est réservé aux jeunes qui n’arrivent pas à trouver d’emploi en CDD ou CDI. Pourtant, une étude Hopwork – Ouishare nous révèle que la moyenne d’âge des freelances est de 35 ans. Seulement 12 % des micro-entrepreneurs ont moins de 26 ans et à l’inverse, 33 % ont plus de 41 ans. La raison est simple. Le choix du statut de travailleur indépendant intervient souvent après plusieurs années en entreprise, lorsque le salarié a acquis suffisamment d’expérience pour prendre son envol en devenant son propre patron.

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