Devenir travailleur indépendant pendant la crise

L’épidémie de COVID 19 a pris l’économie et le monde du travail par surprise. Entre ralentissement de l’activité et nouvelles méthodes de travail, elles ont bouleversé la façon dont les entreprises conduisent leur quotidien. Qu’en est-il pour les travailleurs indépendants ?

 

COVID 19 : menace ou opportunité pour les travailleurs indépendants ?

Pour le pire ou le meilleur, cette crise a mis de nombreuses entreprises face au mur, et fait s’accélérer de nombreuses transitions. Dans ce marché impacté par le virus, et dans le marché d’après virus qu’il nous tarde de découvrir, quelle sera la place des travailleurs indépendants ? Relégués derrière les salariés, sur lesquels les entreprises vont capitaliser leur activité réduite ? Au premier plan, de par leur flexibilité ? La question reste entière.

Un monde plus incertain : la flexibilité en atout

Le contexte du Covid rend compliqué, voire impossible, l’exercice de certaines industries. La demande baisse, les nouveaux projets et investissements sont ralentis. Si l’activité continue et que le nombre de salariés en activité partielle diminue, le constat reste le même. Les entreprises sont moins actives, investissent moins de moyens et placent moins de confiance en l’avenir.

Or, cela ne signifie pas qu’elles n’ont plus de besoins ! En revanche, et c’est bien logique lorsque l’on connaît les obligations liées à ces contrats, cela signifie qu’elles vont réfléchir à deux fois avant de faire signer un CDI ou un CDD à une recrue.

Dans ce contexte, faire appel à un indépendant permet de remplir un besoin important : celui d’avancer malgré la crise. Et de le faire en conservant la flexibilité nécessaire à chaque entreprise cherchant à naviguer encore quelques mois incertains. C’est pour cela, qu’alors que 2,4 millions de salariés sont toujours en activité partielle, près de la moitié des indépendants disent ne percevoir qu’un léger impact (Source : Crème de la crème).

De nouveaux modes de travail démocratisés

Si le salariat a toujours le vent en poupe, c’est aussi en partie une conséquence des modes de travail hérités des générations précédentes. Il a longtemps été considéré qu’une présence sur site était indispensable. Mais le confinement nous a poussés à explorer les modes de travail digitaux. Le télétravail, encore considéré par beaucoup comme une hérésie improductive, a été rendu quasi obligatoire. Les employés ont ainsi pu découvrir les joies du gain de temps évité à ne pas prendre le métro, et celles de choisir comment organiser sa journée. Employeurs comme employés se sont rendus à l’évidence et s’accoutument de plus en plus avec ses nouvelles méthodologies de travail. Le Covid-19 a accéléré la tendance sociétale à l’autonomisation et la flexibilisation des conditions de travail. Il a donc planté un terreau fertile, adapté à ce que les freelances soient de plus en plus acceptés.

Un monde plus pragmatique : vers la fin des bullshit jobs ?

Le Covid a également accéléré une autre tendance sociétale : celui de la recherche de sens et du problème des “bullshit jobs”. Si le confinement a démocratisé le télétravail, il a aussi permis à tout à chacun de sortir sa tête du guidon du quotidien et de faire face aux questions souvent abandonnées à la nécessité de chaque jour. Qu’est-ce que je souhaite réellement faire de mes journées ? Suis-je vraiment heureux de là où je vis, de mon temps de trajet, de ne pas gérer mon emploi du temps ? En inactivité partielle, mon rôle manque-t-il réellement à quelqu’un ? Le phénomène des jobs généralistes où nombre de salariés se sentent inutiles a été exacerbé pendant ces semaines de réflexion. À l’antipode de cette tendance, le travail indépendant permet de travailler pour une mission précise. Le freelance sait exactement ce qu’il vend, pourquoi il le tarifie, et quand le travail est livré. La tendance est à la spécialisation et à l’échange de services concrets. Dans ce contexte incertain, le travail en freelance est aussi une façon de retrouver une cohérence avec sa propre valeur ajoutée.

Dans une période contraignante, toute flexibilité est un atout. Devenir freelance dans le contexte actuel peut être une réelle opportunité de rassurer, par son travail et son statut, des entreprises en proie au doute. C’est également un moment adéquat, car le monde est bien plus digital qu’il ne l’était avant. Pourquoi ne pas vous y essayer, en microentreprise et pourquoi pas en portage salarial, pour voir si cette forme de vie est faite pour vous ? N’hésitez pas à consulter notre guide du portage salarial pour tout savoir sur le sujet !

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