Régime d’indemnisation commun pour les professionnels libéraux

La couverture sociale est depuis longtemps source d’inquiétude pour les professionnels libéraux. En cas de maladie, la protection n’est pas la même qu’un salarié en entreprise, et c’est un détail qui peut en faire hésiter plus d’un.

 

Mais depuis le 1er juillet 2021, les choses s’améliorent avec la création d’un régime d’indemnisation commun pour les professions libérales.

Cette nouvelle mesure 2021 vise à compenser la faiblesse de la protection sociale des travailleurs indépendants, et s’inscrit dans la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS). Quels sont les modalités et les critères d’indemnisation de ce nouveau régime ? Quels changements impliquent ces mesures pour la protection sociale des indépendants ? Tour d’horizon dans cet article.

Une faible couverture sociale pour les professionnels libéraux

Avant cette nouvelle réforme, peu de professions libérales étaient concernées par les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. L’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) estimait à seulement 20 % la proportion de professionnels libéraux qui recevaient des indemnités pour un arrêt maladie.

 

En effet, les indemnités journalières étaient réservées à un petit nombre de professions à travers l’assurance invalidité-décès : médecins, dentistes, auxiliaires médicaux, sages-femmes et experts-comptables. Les autres catégories de professions libérales n’y avaient pas droit, par exemple les vétérinaires ou les notaires.

 

D’autre part, les indemnités journalières n’étaient accordées à ces professionnels qu’à partir du 91ème jour d’incapacité à travailler. Et ce, pour une durée de 3 ans maximale. Pour un salarié d’entreprise, ce délai de carence est réduit à 3 jours, ce qui marquait une grande inégalité.

 

Les règles du nouveau régime d’indemnisation

 

La bonne nouvelle, c’est que le délai de carence des professionnels libéraux s’aligne désormais avec celui des salariés d’entreprise. Il passe donc à 3 jours, et peut se poursuivre pendant 90 jours consécutifs d’arrêt. Ce nouveau régime concerne tous les travailleurs indépendants relevant de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL).

 

Concernant le montant des indemnités journalières, elles se situent entre 22 euros et 169 euros selon les revenus. Elles sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), en moyenne toutes les deux semaines.

 

À noter que le délai de carence de 3 jours ne s’applique pas dans le cas d’une prolongation de l’arrêt de travail, après une reprise d’activité de maximum 48 heures, et si l’arrêt maladie est dû à une affection de longue durée (ALD).

 

Professionnels libéraux : les conditions d’indemnisation en cas de maladie

 

Pour bénéficier des indemnités journalières de la CPAM en cas de maladie, le professionnel libéral doit justifier d’un minimum de 12 mois continu d’affiliation dans la même activité. De plus, l’arrêt maladie ne doit pas dépasser les 90 jours.

 

Il y a trois conditions à remplir pour être indemnisé : avoir arrêté totalement son activité, être dans l’incapacité temporaire de continuer son activité pour cause de maladie, et être en possession d’un arrêt de travail prescrit par son médecin traitant. Sans ces conditions, le professionnel libéral ne pourra pas prétendre à des indemnités journalières.

 

Modalités et calcul des indemnités journalières

 

Les indemnités journalières sont versées par la CPAM afin de compenser le manque de revenu pendant un arrêt de travail. Elles sont égales à 1/730ème du revenu d’activité annuel moyen (ou Raam), qui est lui-même calculé sur la moyenne des revenus cotisés sur les 3 dernières années. Cette moyenne des revenus est plafonnée à 3 fois le montant du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (Pass).

 

Pour les auto-entrepreneurs, le revenu annuel moyen est représenté par le chiffre d’affaires auquel est retiré un abattement forfaitaire selon l’activité : 34 % pour les prestations BNC, 50 % pour les prestations BIC, et 71 % pour les activités de vente BIC.

 

Les démarches sont les mêmes pour tous : vous avez un délai de 48 heures pour envoyer l’avis du médecin à la CPAM, ainsi qu’à votre employeur si vous êtes en portage salarial.

 

Les indemnités journalières sont soumises aux prélèvements sociaux

 

Les indemnités journalières sont soumises à hauteur de 0,5 % au titre de la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), et à hauteur de 6,2 % au titre de la Contribution sociale généralisée (CSG).

 

Elles sont également soumises à l’impôt sur le revenu, à l’exception des indemnités versées dans le cadre d’un arrêt de travail dû à une affection de longue durée (ALD).

Comment protéger son patrimoine personnel quand on est freelance ?

Au moment de créer sa micro-entreprise, rares sont les indépendants qui s’interrogent sur la protection de leurs biens. Pourtant, selon le statut juridique choisi, le patrimoine personnel de l’indépendant peut-être engagé et par conséquent, cette opération peut s’avérer risquée. Dans cet article, nous listons les impacts sur les biens personnels des freelances selon la structure juridique pour laquelle ils ont opté.

Protection du patrimoine personnel : quel risque pour les indépendants ?

Avant de lancer une nouvelle société, car même en exerçant en tant que freelance on parle bien de création d’entreprise, il convient de s’interroger sur les obligations qui vont en découler. Par exemple, quelles seront les charges à régler ? Quel est le niveau de couverture sociale ? Quelles sont les possibilités pour ajouter un associé dans quelques années ? Et pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, le patrimoine personnel de l’indépendant est-il engagé ?

Beaucoup choisissent le statut de micro-entrepreneur pour sa simplicité. Or, ils ne sont pas toujours au courant des risques engagés. En effet, en cas de souci financier majeur avec un client ou en cas de dettes, le patrimoine personnel du travailleur indépendant peut être saisi pour recouvrer les créances dues.

Depuis 2015 toutefois, une protection supplémentaire pour les indépendants a été mise en place. Même si le statut juridique ne protège pas le patrimoine personnel du freelance, sa résidence principale ne pourra pas faire l’objet d’une saisie immobilière. Un point rassurant, mais rentrons dans le détail de chaque statut.

 

Patrimoine : quels sont les différents niveaux de protection pour les freelances ?

Pour répondre à cette question, il convient d’étudier les différentes structures juridiques à la disposition des indépendants.

Statut juridique « Entreprise individuelle »

Cette structure juridique est la plus simple de toutes. Elle permet au freelance d’exercer en son nom propre sans avoir à passer par les lourdes formalités administratives de la création d’entreprise. On ne fait pas la distinction entre auto-entrepreneur et entrepreneur individuel puisqu’ils peuvent tous les deux profiter du régime micro-social simplifié. Dans cette configuration, personne morale et personne physique se confondent, il n’y a donc pas de séparation juridique au niveau des biens, qu’ils soient personnels ou professionnels. On parle alors de responsabilité illimitée du dirigeant. En cas de litige, les biens personnels peuvent être saisis par les créanciers.

Comme nous l’avons vu précédemment, hormis la résidence principale de l’indépendant, tout le reste de son patrimoine est engagé.

Il est cependant possible de rajouter une option de protection supplémentaire qui vise à protéger le patrimoine foncier comme un terrain ou une résidence secondaire. Pour activer cette couverture, le micro-entrepreneur doit remplir une déclaration d’insaisissabilité devant un notaire.

Indépendant, quid de votre patrimoine sous le statut « EIRL »

Avec cette forme juridique, l’indépendant à la possibilité de protéger son patrimoine personnel. EIRL signifie entreprise individuelle à responsabilité limitée. Sous ce statut, l’entreprise possède un patrimoine professionnel, autrement appelé « patrimoine d’affection », bien distinct du patrimoine personnel. En cas de saisie, les biens professionnels seront uniquement concernés. Bien évidemment, ce patrimoine dit « affecté » ne doit englober que du patrimoine professionnel. Par ailleurs, si ce dernier contient du bâti du type « immeuble », il faut également réaliser une déclaration devant notaire.

Ce statut protège parfaitement le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel ou du micro-entrepreneur. Ses biens « non affectés » ne seront jamais saisis.

Structure juridique « SASU »

Le terme SASU désigne les sociétés par actions simplifiée unipersonnelles, c’est-à-dire des SAS à associé unique. Sous cette forme juridique également, la distinction entre patrimoine personnel et professionnel est bien faite. Ceci s’explique par le fait que dans cette configuration, la jurisprudence différencie la personne morale et la personne physique. Pour faire simple, la société est une personnalité juridique qui possède ses propres biens. Pas de risque donc de voir mis en danger le patrimoine personnel de l’indépendant pour payer des dettes.

Patrimoine personnel de l’indépendant et statut « EURL »

L’acronyme EURL signifie entreprise unipersonnelle à responsabilité. Là encore, les biens personnels de l’indépendant sont protégés car la société possède un capital social qui lui est propre, et qui fait office de patrimoine professionnel. Sous ce statut, pas de risque de voir le patrimoine personnel du freelance engagé mais il faut savoir que les formalités administratives de création sont lourdes et onéreuses comparé aux autres statuts.

 

Quid du portage salarial pour protéger le patrimoine des indépendants ?

En portage salarial, les biens personnels des freelances sont toujours protégés. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’indépendant est embauché par la société de portage et devient donc son salarié. Il n’y a pas besoin de créer d’entreprise ni d’engager son patrimoine personnel.

Pour résumer, lorsqu’un travailleur non salarié décide d’exercer en tant qu’indépendant porté, il profite des avantages sociaux des salariés classiques. Il s’épargne de nombreuses formalités administratives et en plus, il protège ses biens personnels. En clair, moins de soucis pour rester concentré sur sa propre activité.

Les avantages du portage salarial face au Brexit

Après une année de transition, le Brexit est officiellement mis en place depuis le 1er janvier 2021. Le Royaume-Uni est donc bel et bien sorti de l’Union européenne (UE). Quelles conséquences pour les travailleurs indépendants qui traitent avec les marchés britanniques ? Quelles solutions le portage salarial peut-il apporter dans ce contexte sans précédent ?

Brexit : où en est-on ?

C’est une relation de 45 ans qui vient de se terminer. En sortant de l’UE, le Royaume-Uni récupère son droit à exercer ses propres règles politiques et juridiques. La libre circulation des biens et des personnes entre l’Europe et le territoire britannique, c’est donc fini. Malgré tout, un accord de commerce et de coopération a tout de même été mis en place afin de faciliter certains sujets. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui commercent avec l’Angleterre et qui craignaient devoir faire face à un  vide juridique.

 

Brexit : ce qui change pour les travailleurs indépendants et entrepreneurs

Dès à présent, c’est bien l’accord de commerce et de coopération qui régit la vie des indépendants et entrepreneurs français qui ont actuellement des liens ou qui projettent d’en créer avec le Royaume-Uni. Les cas de figure sont nombreux et il n’est pas évident de s’y retrouver. Voici 2 exemples qui vous permettront toutefois de mieux comprendre les impacts du Brexit.

 

Être salarié détaché en Angleterre après le Brexit

Être salarié détaché signifie être embauché par une entreprise française mais travailler sur le sol britannique. L’accord précise que le détachement de salarié doit être limité à des missions de 24 mois maximum. Pour ceux qui travaillaient officiellement au Royaume-Uni avant la date du 1er janvier 2021, ils peuvent aller au bout de leur mission. Il est toutefois nécessaire de remplir un formulaire A1 que l’on se procure en contactant sa CPAM ou bien le département de l’URSSAF spécialisé dans la mobilité internationale.

Brexit et fourniture d’une prestation de service

L’accord signé entre l’UE et le Royaume-Uni traite des biens, des capitaux mais aussi des prestations de services. Pour ce dernier cas, il faut se référer à la législation britannique qui est celle uniquement applicable. Il faut donc faire des recherches précises en fonction du secteur et du type d’activité exercé. Il faut aussi préciser que l’Angleterre ne faisant plus partie de l’UE, il n’est plus nécessaire de facturer la TVA (intracommunautaire). Pensez à rajouter la mention suivante sur les factures concernées « TVA non applicable – art. 259-1 du CGI ».

Si l’exécution de la prestation de service requiert de se déplacer au Royaume-Uni, il convient alors de prendre les dispositions nécessaires et d’obtenir un visa travail ou bien une autorisation temporaire. Il en va de même si l’on souhaite se faire embaucher par une umbrella company ou toute autre sociétés britanniques. C’est aujourd’hui la souveraineté règlementaire britannique qui l’emporte sur la législation européenne.

 

Brexit : la question des contrats commerciaux

Portez une vigilance toute particulière aux contrats que vous avez pu signer avec une entreprise basée au Royaume-Uni. Si le document précise que l’Angleterre fait partie de l’UE, celui-ci peut devenir caduc. Il faut donc revoir le contrat en fonction des nouvelles règlementations.

Portage salarial et Brexit

Pour les salariés portés, les impacts sont les mêmes, ils ne peuvent plus bénéficier des mêmes conditions de travail qu’avant le 1er janvier 2021 et notamment, ne plus pouvoir profiter de la couverture sociale française (ce qui est possible avec le reste des pays membres de l’UE par système d’accords interpays).

Mais comparé aux travailleurs indépendants qui évoluent seuls, sans structure, les salariés portés sont tout de même mieux lotis dans ce contexte Brexit. Le portage salarial leur permet notamment d’accéder à un statut de salarié et de tous les avantages qui y sont liés : couverture sociale, mutuelle, cotisations pour la retraite, le chômage… Un statut difficile à quitter par rapport à l’insécurité des métiers indépendants. C’est donc pour cela que le Brexit a provoqué le retour de nombreux salariés portés en France, préférant la sécurité d’un emploi en France plutôt que d’évoluer dans un climat incertain d’après Brexit.

Brexit : le portage salarial au secours des expatriés portés

L’une des vocations premières du portage salarial, c’est d’offrir une prestation d’accompagnement complète à ses salariés. Ainsi, dès leur retour en France, les salariés portés sont accompagnés pour faire un point complet sur leur couverture sociale en France mais aussi sur les impacts fiscaux et sociaux que peut engendrer un retour. En résumé, le porté n’a pas besoin de perdre du temps à naviguer dans le brouillard de l’administration française… De plus, rattaché à une structure solide, le salarié porté peut aussi s’appuyer sur un réseau d’experts afin de relancer son activité au plus vite sur le sol français.

Dernier point, les entreprises de portage salarial peuvent également apporter leur soutien aux portés qui souhaitent rester expatriés et leur expliquer la faisabilité de leur projet ainsi que les opportunités et conséquences de ce choix.

Top 4 des formations pour indépendants

Suivre une formation n’est pas souvent la priorité n°1 des indépendants. Concentrés sur le lancement et le développement de leur business, leur cerveau se dédie totalement aux tâches opérationnelles. Pourtant, il n’est pas rare qu’au bout d’un certain temps, le besoin de se former pour pallier certaines lacunes se fasse sentir. Nous revenons sur le droit de formation de l’indépendant et les meilleurs cursus disponibles actuellement.

Accès à la formation pour indépendants : où en est-on ?

Jusqu’à encore très récemment, les indépendants étaient les grands oubliés du secteur de la formation. À moins de s’autofinancer, le droit à la formation ne leur était pas permis. Depuis 2018, de nouvelles dispositions ont été prises. Ainsi, toutes les branches représentatives des métiers indépendants peuvent bénéficier de formation : artistes, intermittents, micro-entrepreneurs, partons d’EURL, de SASU…

Une seule condition, s’acquitter des cotisations pour la formation des indépendants appelée : contribution au financement de la formation professionnelle (CFP). La limite est fixée à 500 euros par an pour un montant maximum total de 5000 €.

Pour les salariés portés, les formations sont aussi accessibles. Le portage salarial leur permet d’accéder comme tous les autres salariés classiques d’entreprise à des formations professionnelles tout au long de leur parcours. Ils peuvent même prétendre à un « projet de transition professionnelle » pendant lequel leur rémunération sera maintenue.

 

Formation pour indépendant : quelles sont les limites ?

Principale contrainte, choisir une formation éligible au CPF. En effet, le catalogue de formations pour indépendant reste encore limité. Pour vérifier ce point, il suffit de se rendre sur son compte CPF et de faire des recherches.

Heureusement, des alternatives existent. Si la formation est trop chère par exemple, vous pouvez vous-même financer le montant de la formation non pris en charge. Si vous souhaitez accéder à des contenus de formation hors CPF, vous pouvez vous rapprocher de votre CCI, (Chambre de commerce et d’industrie), votre CMA (Chambre de Métiers et d’Artisanat), votre conseil régional ou encore de votre collectivité territoriale. Tous ces organismes disposent de fonds budgétaires pour financer certaines formations en dehors du catalogue CPF.

Il existe également un crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise. Son montant est peu élevé (406 € pour 2020) mais cette aide financière est tout de même la bienvenue.

 

Formation pour indépendant : deux cas particuliers

Pour les chômeurs et les travailleurs handicapés qui sont également des indépendants, 2 possibilités s’offrent à eux :

  • Pour les chômeurs, Pôle emploi offre une subvention nommée AIF (Aide individuelle à la formation). Il suffit d’en faire la demande auprès de son conseiller et d’y joindre un courrier de motivation.
  • Pour les indépendants en situation d’handicap, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) peut aussi subventionner des formations. La demande est également à faire auprès du conseiller Pôle emploi qui assure le relais entre le demandeur et l’AGEPHIP.

 

4 formations pour indépendant incontournables

Ce top reste assez généraliste bien que ciblé sur les besoins des indépendants. Libre à vous de faire vos propres recherches en fonction de vos besoins de formation. Vous êtes les seuls à même de savoir là où vos compétences laissent encore un peu à désirer. Mais vous pourrez puiser ici quelques bonnes idées:

  • Openclassrooms

Cette plateforme de formation digitale pour les indépendants propose des cursus pour tous les profils. Les contenus sont assurés en partenariat avec des entreprises privées, des universités ou des écoles spécialisées. Formation aux métiers du web, management, développement, comptabilité… Beaucoup de sujets sont abordés. Un cursus est spécialement dédié aux personnes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat, son nom : Level Up.

  • Livementor

Cette formation qui, bonne nouvelle, peut-être financée par votre CPF, DIF ou Pôle emploi, est réservée aux freelances à différents moments de leurs parcours : encore en réflexion sur comment monter leur business ou bien déjà actifs et souhaitant trouver des pistes pour accélérer leur business. Vidéos, cours collectifs, cours individuels… Le parcours de formation de 3 mois environ n’a qu’un seul objectif, mettre les indépendants sur la voie de la réussite.

  • Digi Atlas

Cette offre de formation pour indépendant est principalement axée sur l’acquisition de nouveaux clients. Elle est disponible pour les chômeurs, les freelances et également les travailleurs handicapés. En quelques heures de formation, vous apprendrez les bases du marketing digital pour se faire connaître et faire grandir son activité en ligne. Sous certaines conditions, cette formation est 100% finançable.

  • Le Wagon

Cette société propose de se former aux nouveaux métiers en vogue pour effectuer une reconversion professionnelle. Vous pourrez vous former au développement web ou à la data science. C’est 2 branches d’activité sont en plein boom et de nombreuses opportunités professionnelles en freelance sont disponibles actuellement. La formation peut être dispensée à temps plein ou à temps partiel, un format idéal quand on souhaite se préparer avant de lancer une activité indépendante même en étant encore salarié.

Retrouver la motivation grâce au contrat de travail court

Les actifs sont-ils toujours à la recherche d’un contrat en CDI pour se sentir en sécurité, s’offrir de meilleures chances d’évolution professionnelle et rester motivés ? Une récente étude de Qapa, plateforme d’intérim digitale, nous démontre le contraire. Retour sur les aspirations de ces travailleurs qui préfèrent obtenir un contrat de travail court pour se sentir motivés et épanouis professionnellement.

Le contrat de travail court : une solution qui bouscule le marché de l’emploi

De nombreuses études nous ont démontré, et nous démontrent encore parfois, que ce ne sont pas les formes de contrat de travail court qui motivent les actifs en France. En tête des facteurs de motivation au sein de l’entreprise, on retrouve généralement :

  • Le salaire
  • Le contenu du poste
  • L’autonomie
  • Le cadre et l’ambiance au travail
  • Les perspectives d’évolution et de formation

La flexibilité des horaires et le télétravail étant des pratiques récentes, elles n’apparaissent pas encore dans le top des ingrédients phares pour motiver les salariés. Ce point sera sans doute amené à changer dans les années à venir, les jeunes générations ayant une appétence bien marquée pour le home-office et le travail nomade.

L’étude Qapa vient bousculer ces idées qui ne correspondent plus à la réalité du marché et met en avant un réel désir de la part des actifs de se voir embaucher pour des contrats de travail courts. Cette nouvelle posture des Français est totalement à l’opposé du Graal du marché de l’emploi traditionnel, c’est-à-dire trouver un CDI.

 

Quels sont les différents types de contrats de travail court ?

Avant de nous pencher plus en détail sur les nouvelles motivations des actifs, déterminons quelle forme peut revêtir un contrat de travail court. Tout d’abord, il faut exclure de cette catégorie d’emploi les stages, les contrats d’apprentissage et les contrats aidés. Ensuite, pour être qualifié de contrat court, le poste doit être occupé soit pour une durée inférieure à 1 mois selon la DARES ou à 3 mois selon L’INSEE. Ce dernier comptait d’ailleurs environ 1,2 million de contrats temporaires en 2017.

Trois types de contrats de travail courts sont désignés : le CDD (contrat à durée déterminée), l’emploi saisonnier ou bien l’intérim. Trois raisons motivent les entreprises pour recourir aux contrats courts :

  • Remplacer un salarié absent (60%)
  • Faire face à un accroissement temporaire de l’activité (24%)
  • Réaliser une mission temporaire ou saisonnière (10%)

À titre d’information, sachez qu’en France, les CDI (contrat à durée indéterminée) représentent 87% des contrats signés.

 

Le contrat de travail court, un nouveau levier de motivation

L’étude de Qapa, basée sur la consultation de 4,5 millions de participants, met en lumière les bénéfices de l’obtention d’un contrat de travail court sur la motivation des actifs. En effet, 61% d’entre eux voient dans cette forme d’emploi un remède à l’ennui. Changer d’emploi régulièrement est un bon moyen de rester dynamique, de ne pas se reposer sur ses acquis et d’éviter la routine lancinante d’une mission longue qui n’a pas vocation à changer.

Les hommes sont les plus enclins à plébisciter les contrats de travail courts à 71%  contre 52% pour les femmes. Encore plus étonnant, alors que les contrats à durée indéterminés séduisent seulement 6% des sondés, 44% préfèrent les CDD et 41% les contrats d’intérim.

Ces mutations du marché de l’emploi suivent logiquement la tendance croissante du nombre de micro-entrepreneurs et de slasheurs en France. Elle prouve encore une fois que les salariés ont besoin de diversité pour rester motivés.

 

Contrat de travail court : quel statut adopter ?

Lorsque l’on parle de contrat de travail court, on se borne souvent à penser à l’intérim ou aux CDD. D’autres formes d’emploi pourraient éventuellement rentrer dans cette catégorie. Par exemple, le statut de micro-entrepreneur pourrait aussi être qualifié par extension de «mission de travail court ». En effet, l’autoentrepreneur effectue souvent plusieurs projets de courte durée tout au long de l’année. Seul bémol, il n’est pas embauché. Il agit comme prestataire externe et intervient pour achever un projet défini avec son client et dont les conditions tarifaires ont été négociées à l’avance.

À l’inverse, le portage salarial pourrait plus facilement rentrer dans ce cadre du « contrat de travail court » puisque le salarié porté est embauché par l’entreprise de portage. Il peut bien sûr signer un CDI mais il peut aussi choisir d’effectuer un CDD, le temps de remplir une mission bien précise. D’ailleurs, tout comme l’autoentrepreneur, le salarié porté choisit librement ses missions et ses clients.

tCerise sur le gâteau, en devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant profitent de tous les avantages des salariés classiques : cotisation pour la retraite, le chômage, couverture sociale, mutuelle, congés… En résumé, le salarié porté sécurise sa situation professionnelle et en plus, il ne subit pas l’ennui et la morosité. Le porté s’organise à sa guise pour diversifier ses missions et rester motivé.

 

 

Qu’est-ce qu’un slasheur ?

Le slasheur ou la slasheuse est un travailleur, généralement indépendant, qui gère plusieurs métiers en même temps. Le terme « slash » fait référence à ce signe « / » que le slasheur utilise dans sa description professionnelle sur les plateformes d’emploi. Il permet de présenter toutes les compétences de l’indépendant. Alors, pourquoi devient-on slasheur ? Quels sont les avantages ? Est-ce possible en portage salarial ? Nous répondons à toutes vos questions.

Le slasheur : un profil multi-compétences parfois déconcertant

Sur le marché de l’emploi classique, le slasheur n’a pas encore réellement trouvé sa place. Imaginez un employeur qui découvre le CV d’un candidat comportant plusieurs intitulés : informaticien / musicien / illustrateur / formateur. Lorsque l’on postule pour un poste bien précis, il y a de quoi déconcerter le recruteur.

Mais ce détail n’arrête pas les nouveaux slasheurs car ils ne cherchent pas réellement à se faire embaucher. Ils sont le plus souvent indépendants ce qui leur permet de trouver librement des missions dans des secteurs diversifiés (comme leur profil en somme !).

 

Quel est le profil du slasheur ?

On estime qu’ils sont à peu près 16% de la population active à pouvoir être qualifiés de « slasheurs ». Majoritairement les slasheurs sont des femmes, donc des slasheuses, à hauteur de 85%. Ces professionnels pluriactifs ont plusieurs visages. Ils peuvent être employés d’une entreprise en CDI ou CDD et exercer à côté une autre activité totalement différente sous le statut d’autoentrepreneur. Cela peut-être par exemple un comptable qui endosse le métier de photographe de temps en temps.

Ils peuvent aussi être « slasheurs » à 100% en créant une micro-entreprise qui propose à des entreprises plusieurs compétences et services. Par exemple, un spécialiste d’Internet pourra assurer des missions de développement web mais aussi organiser des formations et proposer une prestation de soutien scolaire. Finalement tout est possible !

 

Quand devient-on slasheur ?

Le métier de slasheur répond au besoin de diversité des nouvelles générations qui ne souhaitent pas être limitées à un seul rôle ou parcours professionnel. Plus de 60% des slasheurs ont moins de 39 ans. Ces jeunes professionnels souhaitent créer leur propre forme d’emploi, celle qui ressemble le plus à leur propre personnalité. Elles ont un besoin de liberté et de vivre en harmonie avec leurs passions.

D’autres, environ 30%  selon les statistiques récoltées, sont motivés par des contraintes économiques. Ils choisissent de diversifier leurs activités pour arrondir leur fin de mois ou bien pour être capables de générer des revenus plus facilement même en période de crise. Le fait d’être multi-casquettes crée en effet automatiquement plus d’opportunités professionnelles.

 

Le slasheur, un statut limité ?

Certains slasheurs sont donc motivés par le fait de générer plus de revenus en multipliant leurs activités professionnelles. Mais est-ce toujours possible ? En choisissant le statut d’autoentrepreneur, il y a un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. D’ailleurs, même lorsqu’on cumule plusieurs casquettes, les revenus générés ne sont pas comptabilisés séparément, ils s’additionnent. Le portage salarial peut toutefois apporter une solution car dans cette configuration les revenus sont totalement déplafonnés.

D’autres contraintes sont également à prendre en compte et viennent limiter la liberté du slasheur :

  • S’il est déjà salarié d’une entreprise, son contrat de travail l’oblige à adopter un comportement loyal vis-à-vis de son employeur. Parfois, son contrat contient même une clause de non-concurrence qui peut l’empêcher d’exercer une activité secondaire à côté.
  • Certaines professions comme le fonctionnariat ou celles règlementées (médecins, avocats…) ne sont pas autorisées à cumuler plusieurs activités.
  • Une limite d’heures travaillées pour les salariés peut aussi s’appliquer pour les slasheurs qui cumulent plusieurs emplois en entreprise. La loi fixe une limite à 10 heures par jour ou 48h par semaine.

À noter : cette dernière contrainte ne s’applique pas aux autoentrepreneurs. Elle concerne les emplois salariés y compris ceux en portage salarial.

 

Pourquoi choisir de devenir slasheur ?

Avant toute chose, ne devient pas pluriactif qui veut. Être slasheur requiert un certain dynamisme, un esprit entrepreneurial et beaucoup de rigueur. De plus, bien qu’il gère plusieurs missions en même temps, le slasheur est un travailleur isolé, non rattaché à une structure. Il faut donc ne pas avoir peur de la solitude et savoir se fixer des objectifs seul.

Passé ces premières remarques, la plupart des actifs qui se décident à sauter le pas pour devenir slasheur le font par pure envie de s’épanouir pleinement dans leurs activités professionnelles. Le slashing, selon eux, est un remède à l’ennui et permet d’exploiter toutes les facettes de sa personnalité. Devenir slasheur est également un excellent moyen de lancer une nouvelle activité professionnelle en toute sécurité. Le professionnel peut en effet maintenir un poste sécurisant en CDI tout développant une ou plusieurs activités complémentaires.

Pour conclure, soulignons que le développement du slashing est fortement lié à celui des nouvelles technologies et du statut de micro-entrepreneur sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible.

Portage salarial : solution pour les travailleurs handicapés

De moins en moins de travailleurs handicapés sont inscrits au Pôle Emploi. Pourtant, une situation de handicap reste encore et toujours la première cause de discrimination à l’embauche. Pour améliorer le taux d’emploi des travailleurs handicapés, les mesures gouvernementales, prises dès 1987, ont d’ailleurs évolué récemment. Tour d’horizon complet du sujet, y compris comment portage et handicap peuvent fonctionner ensemble.

Emploi des travailleurs handicapés : où en est-on ?

De manière générale, selon la législation (article L5212-1 et article L5212-2 du Code du travail), toute entreprise d’au moins 20 salariés se doit d’employer des travailleurs handicapés. Le taux est fixé à 6% de l’effectif total. Malgré cette obligation, certaines sociétés n’appliquent pas ce cota et sont soumises au paiement d’une contribution supplémentaire versée à l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées).

Malgré cette pénalité, les travailleurs handicapés subissent encore un taux de chômage de 19% contre 9% pour le reste de la population active. Ils ont même 3 fois moins de chance de trouver un emploi. On comptabilise un taux d’emploi des personnes handicapées de seulement 3,5%, contre l’objectif des 6%.

 

Portage et handicap : un cas particulier

Le portage salarial est un secteur encore jeune qui revêt une particularité : les entreprises de portage emploient bien des salariés permanents mais elles embauchent également des salariés portés. Pour ces derniers, elle n’a pas réellement la main mise sur leur employabilité. Les travailleurs portés se doivent de trouver seuls des missions.

La FEPS (Fédération des entreprises de portage salarial) a profité des discussions autour de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » pour introduire son cas. Comment ne pas pénaliser les entreprises de portage qui ne peuvent pas trouver des missions pour leurs salariés portés, qu’ils soient handicapés ou non ? Le gouvernement a donc autorisé une disposition particulière : l’obligation d’employer des personnes handicapées ne porte que sur les salariés permanents de l’entreprise de portage et non sur les salariés portés.

 

Portage et handicap : les nouvelles dispositions règlementaires pour favoriser l’emploi

Pour atteindre l’objectif des 6%, de nouvelles mesures gouvernementales ont été prises. Par exemple, sont maintenant comptabilisées toutes les formes d’emploi qui existent actuellement : CDI, CDD, alternance, intérim, stage… Certaines actions peuvent également générer une déduction sur la contribution due à l’AGEFIPH (achat de prestation auprès d’un établissement et service d’aide par le travail, réalisation de travaux pour améliorer l’accessibilité des locaux au personnel handicapé…).

En ce qui concerne le portage salarial, de nouvelles dispositions ont été actées pour encourager les entreprises à solliciter les compétences de travailleurs handicapés. Depuis le 1er janvier 2020, les sociétés clientes de travailleurs handicapés et portés peuvent aussi profiter d’une déduction de leur contribution AGEFIPH. Si l’entreprise présente un taux d’emploi inférieur à 3%, elle pourra déduire au maximum 30% du coût de la prestation du travailleur handicapé porté, dans une limite de 50% du montant de la contribution. Si le taux est supérieur à 3%, la limite est élevée à 75%.

 

Le portage, un levier de réinsertion pour les travailleurs handicapés

Grâce à ces nouvelles dispositions règlementaires, le Gouvernement offre aux travailleurs handicapés une chance de plus de se réinsérer. Il faut également savoir que le portage salarial présente de nombreux avantages pour cette frange de travailleurs actifs :

  • Ils n’ont pas besoin de postuler car ils profitent d’un statut similaire à celui des indépendants. Ils créent eux-mêmes leur propre business et choisissent sans contrainte leur client. La société de portage n’intervient pas dans la gestion de leurs affaires.
  • Ils profitent d’un accompagnement personnalisé et d’opportunités de formation pour accroître leur employabilité.
  • Les travailleurs handicapés portés sont des salariés de l’entreprise de portage, comprenez en ce sens qu’ils accèdent à tous les avantages des salariés d’entreprise classique : couverture sociale, mutuelle, cotisation pour la retraite, le chômage…
  • Contrairement au marché de l’emploi traditionnel, il est bien plus aisé de trouver des missions en portage salarial. Cette formule permet également aux nouveaux indépendants de créer leur activité tout sécurisant ce lancement grâce aux avantages du salariat.
  • Niveau administratif, c’est la société de portage qui prend en charge toute la paperasserie pour son salarié porté. Un point non négligeable qui permet au porté de se concentrer sur le développement de son chiffre d’affaires.

 

Portage et handicap : une formule gagnante

Pour conclure, nous pouvons saluer ces nouvelles dispositions qui encouragent clairement les entreprises à engager des travailleurs handicapés. Elles n’ont pas besoin de passer par des processus longs de recrutement et profitent de compétences immédiatement opérationnelles. Pour les personnes en situation de handicap, le portage salarial est une nouvelle opportunité de trouver du travail tout en conservant une totale liberté.

Bien qu’il soit courant de dire que le statut d’indépendant est assez précaire, le portage salarial permet d’annihiler cette crainte en offrant un cadre sécurisant aux travailleurs handicapés.

Qu’est-ce que les charges indirectes ?

Quelle que soit la taille de votre entreprise, que vous soyez micro-entrepreneur ou patron d’une TPE, les charges indirectes sont bien à prendre en compte dans votre gestion comptable. Ces charges indirectes sont ces dépenses qui vous permettent de faire tourner votre entreprise au quotidien et de la développer. Cependant, contrairement à une charge directe directement imputable à un produit, les dépenses indirectes ne le sont pas. Nous revenons sur la définition des charges indirectes et les méthodes pour les calculer.

Charges indirectes, définition

Pour fabriquer ou vendre des produits et des services, une entreprise doit forcément engager des sommes d’argent. Les charges indirectes vont donc regrouper tous les achats effectués pour servir la gestion quotidienne de l’entreprise. Ces dépenses ne peuvent pas être affectées à la fabrication d’un produit donné. Elles sont en effet imputables à plusieurs produits simultanément. Il est nécessaire d’effectuer des calculs intermédiaires afin de répartir justement les dépenses engagées.

 

Quelques exemples de charges indirectes

Il existe plusieurs niveaux de charges indirectes :

  • Les charges ponctuelles comme les actions de communication : édition de cartes de visite, impression de plaquettes commerciales, réservation d’un stand sur un salon professionnel…
  • Les charges locatives : paiement du loyer des locaux de l’entreprise
  • Les charges fixes : factures d’énergie, abonnement à Internet, affranchissement des courriers…
  • Les dépenses d’assurance
  • Les coûts des services généraux (service marketing, commercial, informatique…)

 

Quelles différences avec les autres charges

Il est important de faire le distinguo entre les différentes charges qui pèsent sur l’entreprise afin de pouvoir notamment calculer la rentabilité d’un produit ou d’un service. Ainsi, les charges indirectes ne sont pas à confondre avec :

 

  • Les charges directes

Ces dernières, par opposition, sont directement imputables à la fabrication ou la commercialisation d’un produit ou d’un service. Il peut s’agir alors des matières premières utilisées pour alimenter un processus de fabrication, des marchandises destinées à la revente ou bien encore de la main d’œuvre. Au niveau comptable, il n’y a pas besoin de passer par une étape de calcul, ces coûts sont directement affectés à un produit.

 

  • Les charges patronales

Bien que les patrons en soient redevables chaque mois (ou chaque trimestre), les charges patronales ne sont pas comptabilisées comme charges indirectes ou directes. Elles sont calculées à part et désignent les taxes à payer pour l’assurance vieillesse, l’assurance maladie, les accidents du travail ou encore les allocations familiales.

 

Quand les charges indirectes peuvent devenir directes

Ce cas de figure est tout à fait envisageable dans certaines situations. Par exemple, si un salarié travaille sur la fabrication de plusieurs produits, son salaire reste une charge indirecte imputable à plusieurs biens. Mais si cet employé ne travaille que sur un seul produit, dans ce cas, sa rémunération devient une charge directe.

Autre exemple avec l’électricité consommée pour une usine. Si on prend le bâtiment dans son intégralité, cette dépense est une charge indirecte affectée à la fabrication de plusieurs produits. En revanche, si plusieurs compteurs électriques séparés sont installés sur des machines ou ateliers, l’électricité consommée peut être attribuée à la fabrication d’un produit et devenir de ce fait une charge directe.

 

Comment calculer les charges indirectes ?

Alors que les charges directes sont plutôt faciles à affecter pour calculer le coût de revient d’un produit ou d’un service, avec les charges indirectes, la méthode est plus complexe. Il va en effet falloir réussir à attribuer une quote-part des charges indirectes à un ou plusieurs produits de votre entreprise. Pour ce faire, il est nécessaire d’établir une unité d’œuvre pour effectuer un arbitrage et affecter les coûts indirects là où ils doivent être.

Pour expliquer ce point plus précisément, voici deux exemples d’unité d’œuvre :

  • Comment répartir le loyer ? L’unité d’œuvre sera ici le m2. On calcule le nombre de m2 nécessaire à la production de chaque produit ce qui permet d’obtenir la quote-part des charges locatives indirectes détenues par chacun.
  • Comment affecter les coûts de maintenance ? On choisira ici le nombre d’heures d’utilisation d’une machine-outil par exemple pour en déterminer sa quote-part dans la fabrication d’un produit.

 

Charges indirectes : la méthode des coûts complets

Pour cette méthode de calcul des charges indirectes, il suffit de découper l’entreprise en différents centres d’analyse (atelier, usine, entrepôt, bureau…). On définit une clé de répartition en amont et on redistribue les charges indirectes à chaque activité. Pour l’expliciter plus clairement, la somme de toutes les charges indirectes de l’entreprise sont réparties entre les divers centres d’analyse ou pôles d’activité. Cette méthode est considérée comme plus objective mais elle est néanmoins plus complexe à mettre en place.

Quelles soient directes ou indirectes, les charges sont très importantes dans le calcul du coût de revient d’un produit ou d’un service et donc, indispensable pour réussir à fixer les bons prix et être rentable.

Qu’est-ce que le PERCO ?

Le PERCO (Plan d’épargne pour la retraite collectif) est un dispositif permettant aux salariés d’épargner sur le long terme jusqu’à la fin de leur activité professionnelle. Le PERCO n’est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2019 mais il reste disponible pour ceux qui y ont souscrit avec cette date. Comment fonctionne le PERCO ? Est-il encore possible d’y verser de l’argent ? Quelle fiscalité ? Nous vous répondons en 8 questions.

Le PERCO, c’est quoi exactement ?

Le plan d’épargne pour la retraite collectif est un dispositif mise en place sur décision de l’employeur ou par accord collectif. Il ne se substitue pas aux régimes de retraite obligatoire mais fonctionne plutôt comme un complément de retraite pour l’épargnant.

 

Qui peut bénéficier d’un PERCO ?

Ce dispositif d’épargne est ouvert à tous les salariés sous réserve d’avoir au moins une ancienneté de 3 mois. Toutes les entreprises (avant octobre 2019) pouvaient proposer un PERCO, même celles qui n’avaient pas encore de PEE.

 

Comment faire des versements sur un PERCO ?

Vous n’êtes pas obligé de verser de l’argent sur votre PERCO, c’est une option disponible mais pas obligatoire. Si vous décidez de faire des versements, ces fonds doivent provenir :

  • De l’argent issu de votre participation ou intéressement
  • Des sommes versées de manière volontaire
  • Des fonds en provenance d’autres comptes d’épargne salariale
  • Des droits inscrits sur votre compte épargne-temps ou bien d’un excédent de jours de congés non pris (dans une limite de 10 par an)

Il est à noter que votre entreprise peut aussi verser des fonds sur votre PERCO, c’est ce que l’on appelle : l’abondement.

 

Peut-on continuer à verser des fonds même après la fin du PERCO ?

Tout à fait, la fin de la commercialisation du PERCO de 2019 empêche l’ouverture de nouveau compte d’épargne mais n’empêche pas ceux qui en détiennent déjà d’y verser des fonds. Si vous êtes récemment embauché, votre entreprise peut vous proposer un autre plan d’épargne en remplacement.

 

Quels sont les seuils de versement ?

Il existe 2 types de plafonds :

Plafonds de versement sur le PERCO pour l’employeur

Les abondements de votre entreprise ne peuvent pas dépasser le plafond de 6 581,76 € ou bien 3 fois la somme de vos propres versements sur votre PERCO. De plus, si les dispositions du contrat ont également prévu un versement initial et d’autres périodiques, ceux-ci ne peuvent pas dépasser la somme de 822,72 € par an.

Plafond de versement sur le PERCO pour le salarié

Vous ne pouvez pas verser plus de 25% de votre salaire brut annuel sur votre PERCO. Sachez également que votre contrat peut prévoir un minimum de versement de 160 € par an.

 

Comment sont placés les fonds de votre PERCO ?

Tout d’abord, au moment de contracter, votre entreprise doit vous donner des informations sur le PERCO mis en place et son contenu exact. Elle doit aussi vous remettre un relevé de situation au 31 décembre de l’année précédente. Il comporte le détail des mouvements sur votre PERCO : versements, retraits, choix de l’affectation de l’épargne et estimation de la valeur.

Au moment de son ouverture, vous devez être informé des 3 types de placements disponibles de votre PERCO. Si vous ne maîtrisez pas ces sujets, une aide doit vous être apportée pour vous permettre de faire un choix éclairé. Dans tous les cas, le dispositif du PERCO prévoit de faire baisser la part de risques de vos placements progressivement.

 

Comment débloqués les sommes disponibles sur votre PERCO ?

Le plan d’épargne pour la retraite collectif est bloqué logiquement jusqu’à votre départ en retraite. Des cas de force majeure peuvent cependant survenir et vous donner la possibilité de débloquer vos fonds de manière anticipée :

  • Invalidité
  • Décès
  • Surendettement
  • Achat d’une résidence principale ou remise en état de cette dernière suite à une catastrophe naturelle
  • Expiration des droits à la retraite du salarié

Aucun délai de versement n’est applicable sauf dans les 2 cas qui concernent votre résidence principale, le délai est alors de 6 mois.

Une fois le déblocage accordé, vous pouvez demander un versement sous forme de capital en une seule fois ou bien sous forme de rentre viagère à titre onéreux. Même après votre départ en retraite, votre PERCO peut être conservé. Dans ce cas, vous devrez peut être payer des frais de fonctionnement supplémentaires ou votre entreprise continuera de les payer à votre place.

 

Quelle fiscalité pour votre PERCO ?

Au moment du déblocage, les gains dégagés de votre PERCO sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux contributions sociales. Sous forme de capital, les prélèvements sociaux sont appliqués sur les gains et vos versements. Pendant la période de validité de votre PERCO, les abondements de votre entreprise sont exonérés d’impôts (plafond à 6 581,76 €). Votre intéressement est également exonéré dans une limite de 30 852 €.

Comment utiliser la publicité en ligne pour développer sa visibilité et trouver des clients ?

Le mot « publicité » reste souvent synonyme d’inaccessible. Et pour cause, la publicité a souvent requis de gros moyens financiers. Pourtant, l’avènement du digital a rendu la publicité accessible à tous. Plus besoin de financer un spot télé ou une annonce dans un journal. Avec le digital, vous ciblez précisément vos prospects, à bas prix, et ne payez qu’en cas de résultat. Alors, pourquoi s’en priver ?

Les avantages et prérequis de la publicité digitale pour un Freelance

Les différents acteurs de la publicité digitale ont tous deux points en commun. Ils connaissent bien les utilisateurs que vous allez cibler et peuvent vous facturer en fonction de ce que vous leur demandez. Google Ads, par exemple, vous permettra de cibler des internautes ayant une appétence particulière et proposera une facturation à l’impression (vue par une cible) ou au clic. Ainsi, vous ne payez qu’une fois votre pub imprimée ou cliquée et avez l’assurance que vous ciblez de façon pertinente. Et le constat est le même pour les publicités sociales sur Facebook, Linkedin ou Twitter ! C’est un peu comme si une affiche, dans la rue, était capable de comptabiliser le nombre de regards posés sur elle avant de facturer l’annonceur…

Un seul prérequis est nécessaire pour faire de la publicité en ligne : disposer d’un site internet et de pages sur les réseaux sociaux. Les profils personnels ne peuvent bénéficier de la publicité et une landing page est nécessaire.

 

Le B.A.-BA des publicités en ligne

Pour bien comprendre et prévoir vos campagnes de publicité, il est important de comprendre tout le vocabulaire précédemment évoqué.

 

Les différents éléments d’une publicité en ligne

Une publicité en ligne c’est d’abord :

  • Une plateforme de diffusion : le réseau Google, Facebook, LinkedIn, etc. La plateforme choisie aura un fort impact sur le type de personnes que vous allez cibler et l’état d’esprit dans lequel ils vont être exposés à vos publicités
  • Une cible : chaque plateforme dispose de critères de ciblage permettant de choisir les personnes qui seront exposées à votre publicité par des critères d’affinité avec une thématique ou encore sociodémographiques
  • Un objectif : que souhaitez-vous que votre cible effectue comme action ?
  • Un message et un format : c’est ce qui constitue le concret de votre publicité (texte, image, lien, etc.)
  • Une landing page : la page web sur laquelle arrive le prospect qui clique sur votre publicité.

 

Le tracking et la facturation des publicités en ligne

Toute publicité a un objectif : convertir. Ce qu’est cette conversion, et le mode de mesure adapté va dépendre de l’objectif : simplement faire voir votre message, obtenir des “like” et des commentaires, faire visiter une page, inscrire à une newsletter, télécharger un livre blanc, prendre un rendez-vous ou encore réaliser un achat. Chaque type de conversion donnera lieu à une métrique : vues, visites, clics, achats, leads récoltés, etc.

Enfin, une publicité sera aussi définie par son mode de paiement. On distingue principalement le CPC (Coût Par Clic) facturé à chaque clic, le CPM (Coût Par Mille) facturé au nombre d’impressions (de vues) et le CPA (Coût Par Acquisition) facturé à chaque fois que l’objectif est atteint. Il est important de noter qu’en matière de publicité digitale, un budget maximum est à fixer et il ne sera jamais dépassé si on le surveille bien régulièrement.

 

Les différentes plateformes et leurs avantages

Comme évoqué précédemment, chaque plateforme va vous permettre de cibler un certain parcours client et une certaine typologie de client.

  • Le réseau Google Ads vous permet de cibler les personnes qui effectuent des recherches sur Google via des mots-clés (Search Ads), qui visitent les sites du réseau Google Display (Display ADS) avec des bannières, des publicités sur mobile ou encore YouTube. C’est sans doute la plateforme qui est en mesure de cibler au mieux dans le parcours client, car vous ciblez des intentions de recherche.
  • Le réseau Facebook Ads qui vous permet de cibler sur Facebook ou Instagram, et qui vous permet d’affiner les critères sociodémographiques de vos prospects pour mieux toucher vos persona.
  • Le réseau LinkedIn Ads qui offre sensiblement les mêmes avantages de ciblage que Facebook, avec une exception : les utilisateurs de ce réseau cherchent activement des informations professionnelles, ce qui est un avantage très important pour vous
  • Le réseau Twitter Ads, où se retrouvent de nombreux experts et amateurs de certaines niches (le digital, la programmation, etc.).

Le gros avantage de tous ces sites est de vous permettre d’accéder à de la publicité pour de très faibles investissements et d’augmenter votre budget au fil des résultats. Bien pensées et ciblées, vos publicités peuvent vous permettre d’atteindre de très nombreux clients potentiels.

Les points de passage pour une bonne publicité en ligne doivent bien être respectés : la création d’un message à forte valeur ajoutée, une cohérence claire entre vos différents médias et une landing page performante. Cette dernière doit au maximum déclencher une prise de contact par son visiteur.

4 bonnes raisons d’opter pour le portage salarial en France

Le nombre d’indépendants exerçant leur métier en portage salarial ne cesse de croître. Seulement 15 000 en 2006, ils sont aujourd’hui environ 90 000 salariés portés en activité. Comment ce statut hybride, à mi-chemin entre salariat et freelance, a conquis autant d’indépendants ? On vous explique pourquoi vous aussi vous avez tout intérêt à choisir le portage salarial en France !

Le portage salarial est une nouvelle forme de travail hybride qui a vu le jour aux alentours des années 1990. D’abord conçu pour permettre aux seniors de conserver une activité professionnelle, le portage salarial s’est maintenant largement démocratisé et le secteur affiche chaque année une croissance à 2 chiffres.                                                    

1. Le portage salarial en France est synonyme de sécurité

La première raison qui explique l’attractivité du portage, c’est la sécurisation professionnelle. En effet, lorsqu’un indépendant décide de devenir salarié porté, il signe un CDD ou un CDI avec son entreprise de portage salarial. Dès lors et à contrario des indépendants qui évoluent dans un monde souvent précaire, il peut accéder à tous les avantages du salariat classique et obtenir une rémunération mensuelle régulière.

Une meilleure couverture santé

Il est de notoriété publique que la couverture santé des indépendants n’est pas vraiment performante notamment en cas d’arrêt de travail. En devenant salarié de l’entreprise de portage, l’indépendant est directement rattaché au régime de la sécurité sociale, tout comme les autres salariés classiques. Il accède à la mutuelle santé de son entreprise de portage et obtient alors une meilleure protection sociale (comparé aux autres freelances).

Assurance chômage, un avantage non négligeable du portage salarial en France

En cas de baisse importante de chiffre d’affaires, le salarié porté peut tout à fait mettre fin à son contrat en accord avec son entreprise de portage. Il pourra ensuite profiter des allocations chômage le temps de relancer son activité. En effet,  pendant toute sa durée de travail, le salarié porté cotise pour son assurance chômage. Ce point est un avantage considérable car les indépendants n’accèdent pas aux allocations chômage même quand leur activité chute drastiquement.

 

Des points en plus pour la retraite

Les cotisations pour la retraite des indépendants sont également moins avantageuses que celles des salariés d’entreprise. En devenant salarié porté, le freelance valide ses trimestres comme tout autre salarié. C’est son entreprise de portage salarial qui se charge de calculer ce qui doit être reversé aux différentes caisses de retraite. Pour les travailleurs en fin de carrière, le portage salarial en France permet aussi de cumuler des trimestres supplémentaires pour accéder à une retraite à taux plein. D’ailleurs, les retraités peuvent aussi se générer un complément de revenu en continuant d’exercer leur métier à temps partiel en portage salarial.

2. Le portage salarial en France, moins de paperasse et plus de liberté

Après la signature de son contrat de travail avec l’entreprise de portage salarial, l’indépendant délègue automatiquement tout son administratif (facturation, paiement des cotisations…). Il se dégage alors du temps supplémentaire pour se concentrer sur son activité ou sa prospection commerciale. En ce qui concerne les nouveaux micro-entrepreneurs, le portage salarial leur évite aussi toutes les formalités administratives liées à la création d’entreprise.

Pour autant, même salarié, l’indépendant reste totalement libre de choisir ses missions et ses clients. Il fixe lui-même ses tarifs et choisit son lieu de travail, que ce soit dans un espace de coworking, en home office ou en présentiel dans les locaux de son client. Au niveau de ses horaires, il s’organise comme bon lui semble avec toute la flexibilité dont il a besoin. Finalement, le salarié porté n’a de compte à rendre à personne, hormis bien sûr à ses clients.

 

3. Des congés d’ordinaire inaccessibles aux indépendants

Le portage salarial en France donne aussi la possibilité de cumuler des congés payés. En effet, en fonction de son temps de travail effectif mensuel, le salarié porté gagne des jours de congés qu’il peut prendre quand il le souhaite, en toute liberté. Le calcul du nombre de congés payés se fait en fonction du temps de travail effectué qui a été déclaré sur son compte rendu d’activité. Ces congés sont ensuite reportés comme tous les autres salariés sur son bulletin de salaire.

 

4. Se former pour toujours se démarquer de la concurrence

Bonne nouvelle, le salarié porté accède également aux congés formation. Passé 4 mois d’ancienneté, l’entreprise de portage salarial alimente le CPF (Compte Personnel de Formation) de l’indépendant. Bien sûr, ceci n’est possible que lorsque le freelance porté est actif et en mission. Le portage salarial en France vous donne droit à 500 €  par an de crédit formation. De quoi vous permettre de vous former de manière continue pour ne pas vous laisser dépasser par vos concurrents et être à jour sur les nouvelles technologies qui séduisent de plus en plus vos clients.

Indépendants : vers une ubérisation du travail ?

Uber, Deliveroo, Airbnb, Mesdepanneurs… L’ubérisation du travail, en plein boom depuis quelques années, bouscule le marché de l’emploi traditionnel et crée régulièrement la polémique. La faute à son modèle économique hybride. En effet, chez ces nouveaux acteurs du numérique, entre statut d’indépendant et de salarié, la frontière n’est pas toujours très nette. Retour sur la définition de cette nouvelle forme d’emploi, ses actualités et ses limites pour les travailleurs non salariés.

L’ubérisation du travail, c’est quoi exactement ?

L’ubérisation est un néologisme créé à partir du modèle économique de la société américaine Uber qui met en relation, via une application mobile, des chauffeurs « occasionnels » et des clients. Par ubérisation, on désigne maintenant toutes les entreprises qui gèrent des plateformes digitales de mise en relation. Le terme a été inventé et popularisé en 2014 suite à une interview dans le Financial Times de Maurice Levy, ancien président du directoire du groupe Publicis.

L’ubérisation du travail n’est pas réservée qu’aux services VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) et s’applique à de nombreux domaines : restauration, immobilier, édition, hébergement, services à domicile… Sa fulgurante croissante s’explique principalement par le développement des services dématérialisés grâce aux avancées technologiques du numérique et la progression continue du nombre de travailleurs non salariés.

 

Quels sont les avantages de l’ubérisation du travail ?

Les plateformes de mise en relation permettent aux travailleurs indépendants de trouver des clients plus facilement et par conséquence, de passer moins de temps sur la prospection. Fonctionnant en temps réel, l’indépendant peut aussi faire preuve de beaucoup de réactivité, une qualité maintenant presque incontournable dans le domaine des prestations de services. Les formalités administratives sont également allégées puisque la plateforme digitale se charge de la facturation et de l’historisation de toutes les commandes passées.

Côté entreprise, l’uberisation du travail génère de réels gains économiques grâce à la mutualisation de ressources, l’utilisation d’outils numériques moins coûteux et des coûts faibles pour les infrastructures du type location de bureaux, achat de mobilier, services supports… Notons également que, dans le cas d’Uber, son implémentation s’est avérée beaucoup moins onéreuse que le lancement d’un service de transport de personnes traditionnel. La qualification de sa prestation de services lui permet de contourner les contraintes juridiques de certains pays et donc, de pouvoir lancer son activité sans avoir de licence taxi à payer.

 

L’ubérisation du travail soulève des polémiques

L’ubérisation est régulièrement taxée de forme d’emploi salarié déguisé. Si l’indépendant s’associe à une plateforme de mise en relation de manière occasionnelle en complément de son activité principale ou bien s’il travaille avec plusieurs fournisseurs, cette polémique ne le concerne pas. En revanche, si le travailleur non salarié est amené à travailler pour le compte d’une seule plateforme de manière régulière, la question d’une forme de salariat dissimulé peut être soulevée. A quel moment commence la subordination juridique qui caractérise principalement un contrat de travail ?

En France, certains politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou Benoit Hamon penchent ouvertement vers du salariat déguisé et tente de proposer une requalification de ses indépendants en salariés ou bien de leur trouver un nouveau statut approprié. Un chauffeur LeCab a notamment été requalifié de salarié par décision de justice. A l’étranger, les procédures se succèdent. Pour exemple, 30 000 VTC britanniques ont eu la possibilité en 2017 de se requalifier comme salariés. A l’inverse, le CPH de Paris a statué en 2018 sur une non-requalification d’un chauffeur Uber en salarié. Il a été démontré que cet indépendant a eu la possibilité de garder toute sa liberté de choix dans ses horaires et ses clients. La subordination juridique ne s’est donc pas appliquée puisque l’indépendant est resté un travailleur autonome, une valeur intrinsèque au statut des micro-entrepreneurs.

 

L’ubérisation du travail pénalise-t-elle les indépendants ?

Autre sujet soumis à controverse, la destruction des emplois liée à l’ubérisation du travail. Pour le moment, cet argument n’a pu être prouvé. Il est aujourd’hui très simple de lancer sa microentreprise et de s’installer en tant qu’indépendant. Les services numériques et ces nouvelles plateformes digitales de mise en relation ajoutent aussi leur pierre à l’édifice en permettant aux indépendants de se lancer plus facilement. Trouver des clients sur la toile est bien plus aisé aujourd’hui que par le passé. Cependant, il ne faut pas omettre la précarisation des indépendants qui peuvent se retrouver totalement dépendants de ces plateformes.

D’un autre côté, l’ubérisation du travail ne vient pas non plus mettre en péril le monde du salariat classique qui connaît lui-même des soucis de précarisation (CDD, intérim…). Aujourd’hui, même si le nombre d’indépendants s’est accru de 25% sur les 15 dernières années, le monde du salariat reste stable. 9 travailleurs sur 10 sont salariés.

L’ubérisation du travail et le numérique viennent bouleverser la structuration traditionnelle du marché de l’emploi actuel. Des mutations auxquelles les lois, les acteurs et les gouvernements doivent s’adapter plutôt que de les envisager comme des menaces car bien sûr, difficile d’arrêter le progrès.

L’umbrella company, le modèle anglais du portage salarial

Concept né en Angleterre, l’umbrella company est souvent associé au portage salarial. En effet, les deux modes de fonctionnement sont très similaires. Ils offrent une sécurité supplémentaire aux indépendants sans pour autant rogner sur leur liberté. Explications.

Une umbrella company, qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu’un travailleur souhaite se mettre à son compte, il a 2 possibilités : il peut créer une microentreprise ou bien, choisir de travailler en qualité de salarié porté. En Angleterre, ce sont les umbrellas companies qui emploient les travailleurs indépendants qui souhaitent être rattachés à une grande structure.

Une umbrella company est une forme de « Managed Service Company » (MSC), c’est-à-dire que son activité principale se résume à servir d’intermédiaire entre un co-contractant et un client. Chaque mois, elle récupère auprès du co-cotractant les honoraires dus pour la mission et les reverse à son client (l’indépendant) sous forme de salaire ou de dividendes. Dans cette configuration, l’indépendant devient salarié de l’umbrella company.

 

Le portage salarial, c’est quoi ?

En France, le concept d’umbrella company s’est développé sous la forme du portage salarial. Né dans les années 90, ce tout jeune secteur d’activité rencontre de plus en plus de succès avec une croissance à 2 chiffres depuis début 2000. On compte d’ailleurs déjà plus de 250 entreprises spécialisées dans ce secteur et plus de 70 000 salariés portés (chiffres de 2018).

Comment fonctionne le portage salarial ? C’est en fait une relation tripartite qui relie un salarié porté, une société de portage et une entreprise cliente. Les deux dernières sont liées par un contrat commercial, tandis que le salarié porté est lié par un contrat de travail avec la société de portage. Pour autant, le salarié porté ne perd pas en indépendance, il choisit librement ses missions et ses clients.

 

Portage salarial et umbrella company, quels avantages ?

En devenant les salariés d’une umbrella company ou d’une entreprise de portage salarial, l’indépendant s’ouvre un accès aux avantages du salariat classique. Par exemple, il récupère une meilleure couverture sociale, il peut de nouveau profiter d’allocations chômage en cas de rupture de contrat et il cotise également pour sa retraite.

De plus, contre le versement d’un forfait, le salarié porté (ou le PAYE employee pour « Pay As You Earn » en anglais), n’a plus à s’occuper des sujets administratifs. C’est en effet la société de portage salarial ou la umbrella company qui se charge de cette partie comme pour la facturation des prestations à l’entreprise cliente. Pour l’indépendant, c’est autant de temps dégagé pour se concentrer sur ses missions, se former ou chercher de nouveaux projets.

Pour les entreprises clientes, le portage salarial permet plus de flexibilité dans la recherche de talents. Elles n’ont pas besoin de mettre en place de lourdes procédures RH pour recruter et en plus, elles n’alourdissent pas leurs charges salariales en contractant un nouveau CDI ou CDD.

 

Les spécificités des umbrella companies

Au niveau fiscal, sachez que les umbrella companies sont très surveillées. D’ailleurs, c’est au PAYE ou salarié porté qu’incombe la responsabilité de déclarer, avec exactitude, ses revenus. En cas de contrôle, c’est lui qui doit pouvoir justifier des frais déclarés et non pas l’umbrella company. C’est un système clairement avantageux pour cette dernière.

En ce qui concerne les frais, en France, la société de portage salarial prélève généralement un pourcentage sur le salaire du salarié porté. En Angleterre, les umbrella companies préfèrent demander le règlement d’un montant fixe. Il peut être hebdomadaire ou mensuel. Pour les sociétés reconnues, le budget tourne aux alentours des 25/30 £ par semaine. Si un pourcentage est choisi, l’umbrella company négociera en amont son montant avec le porté.

Enfin, au niveau des intervenants, alors qu’en France, seules 3 parties interagissent (salarié porté, entreprise cliente et société de portage), en Angleterre, il y a 4 intermédiaires. La relation devient quadripartite en intégrant un maillon supplémentaire, une agence de recrutement. Il peut arriver que l’indépendant fournisse ses timesheets (feuilles d’heures) à l’agence de recrutement mais bien souvent cette dernière préfère se reposer sur le service comptabilité de l’umbrella company.

 

Choisir une umbrella company pour travailler à l’étranger

Si vous souhaitez donner un coup de boost à votre carrière en partant exercer votre métier en Grande-Bretagne, il n’est pas forcément nécessaire de vous rapprocher d’une umbrella company. Les entreprises françaises proposent aussi des solutions de portage salarial à l’international.

En plus d’offrir stabilité et sécurité aux indépendants qui souhaitent partir à l’étranger, l’entreprise de portage accompagne le salarié porté sur des questions juridiques ou sur les démarches liées à l’immigration. L’indépendant est aussi libéré des tâches administratives contre le versement d’un forfait (généralement 10%). Deux types de statut existent selon la durée de la mission : salarié porté détaché (projet de moins de 24 mois) ou salarié porté expatrié (projet supérieur à 24 mois).

Le E-sport en portage salarial, comment ça marche ?

Depuis le début des années 2000 et dans le monde entier, le E-sport ou esport ou encore eSport (pour electronic sports) est un secteur d’activité en plein essor. Des tournois s’organisent régulièrement en France ou au niveau international et on recense déjà presque un millier de gamers professionnels. Quid de l’E-sport en portage salarial ? Est-ce que ça vaut le coup ?

Le E-sport, un secteur d’avenir en France

Le E-sport en France a réellement commencé à se développer vers les années 2010 et en 2016, le secteur générait déjà plus de 22 millions de dollars américains de chiffre d’affaires. Pas d’étonnement, les gamers professionnels attirent de nombreux spectateurs passionnés. En 2016, ils étaient 1,4 million à assister aux matchs des pro gamers en live.

D’ailleurs, le gouvernement français a bien compris le potentiel de cette sous-branche du secteur du divertissement. Il entend notamment mettre les moyens nécessaires à sa structuration. De par son attractivité auprès du jeune public, le E-sport peut en effet clairement participer à la croissance de l’économie française. Fin 2019, Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, a présenté sa nouvelle stratégie nationale de développement sur 5 ans. Son rapport propose 4 axes :

  • Valoriser une pratique de l’eSport responsable
  • Activer les leviers nécessaires pour structurer une filière de formation
  • Soutenir les acteurs français du secteur
  • Mettre en avant tout l’écosystème français qui gravite autour de l’E-sport

 

Quel statut choisir avec le E-sport ?

Si vous comptez faire du sport électronique votre métier, plusieurs options s’offrent à vous.

Le E-sport et la microentreprise

En qualité de gamer pro, vous pouvez tout à fait créer une microentreprise. Si vous n’êtes pas familier du sujet, voici quelques informations. Le statut de micro-entrepreneur est un régime simplifié qui vous permet de créer votre autoentreprise en toute simplicité. Les formalités administratives ne sont pas trop lourdes et les charges sont également allégées. Côté vie quotidienne, vous êtes libre de travailler comme vous le souhaitez, pas d’horaires fixes, pas de patron et vous choisissez vos clients et partenaires sans contrainte.

Mais, voici le revers de la médaille. Vous devez payer des taxes sur votre chiffre d’affaires à l’URSSAF. Vos frais professionnels ne sont ni déductibles ni remboursables. Si vous arrêtez de travailler pendant une période longue, vous devrez fermer définitivement votre micro-entreprise pour pouvoir espérer toucher environ 800 € d’allocations. Sans cela, vous n’avez pas d’assurance chômage. Enfin, en qualité d’autoentrepreneur, vous cotisez moins, donc vous bénéficiez d’une couverture sociale moins efficace. Il en va de même pour la retraite, vous cotisez bien sûr, mais peu.

 

Les avantages de l’E-sport en portage salarial

  • En finir avec les charges administratives

Le E-sport au niveau professionnel est un métier chronophage qui laisse peut de temps libre pour gérer l’administratif : facturation client, suivi de la comptabilité, relance des clients, déclaration des revenus… En portage salarial, vous êtes accompagné par un service comptabilité qui prend en charge toute cette paperasse. Vous êtes libéré de cette contrainte et pouvez vous concentrer sur votre entrainement et la négociation de vos futurs partenariats. Bien sûr, pour bénéficier de ce service, l’entreprise de portage vous demandera en contrepartie le paiement mensuel d’un forfait, généralement un pourcentage sur votre chiffre d’affaires.

  • Devenir salarié en CDD ou CDI et bénéficier des avantages de ce statut

En portage salarial, vous devenez salarié. En clair, cela veut dire que vous profitez de tous les avantages d’un contrat de travail comme tous les autres employés d’entreprise classique. Vous récupérez une bonne couverture sociale, vous bénéficiez d’une mutuelle d’entreprise, vous cotisez normalement pour la retraite et vous ouvrez à nouveau des droits à l’assurance chômage. Notez toutefois que l’entreprise de portage salarial ne vous garantit pas un salaire tous les mois, ce qu’elle vous reverse dépend des revenus que vous avez vous-même générés.

  • Déduire ses frais professionnels

Dans le monde de l’E-sport, on le sait, les déplacements sont fréquents. La bonne nouvelle c’est qu’en portage salarial, vous pouvez déduire vos frais du chiffre d’affaires que vous avez dégagé grâce aux publicités sur votre site, les gains des concours, les sponsors, les vidéos YouTube et les live streams Twitch…. Cette technique vous permet de ne pas être imposé sur cette partie de frais que vous déclarez.

  • Garder sa liberté

En portage salarial, vous gardez la possibilité de travailler sans horaires fixes, depuis n’importe où et avec les clients que vous souhaitez. Vous restez totalement libre, y compris de rompre votre contrat le jour où vous souhaitez donner un autre élan à votre carrière.

Dernier conseil, le E-sport est un métier très prenant et exigeant qui demande un entrainement régulier souvent pratiqué indoor. Faites du « vrai » sport pour réduire le stress de vos missions, pensez à prendre soin de vous et à vous détendre de temps à autre en extérieur.

Reconfinement : quelles aides pour les indépendants ?

Pleinement conscient des difficultés financières auxquelles les petites structures doivent faire face pendant la pandémie, le gouvernement renouvelle ses dispositifs de soutien. Plusieurs aides pour les indépendants sont toujours d’actualité en cette fin d’année 2020. Nous faisons le point.

Prolongement des dispositifs d’aides financières pour les indépendants

En réponse à la nouvelle hausse des cas de Covid-19 en France, Emmanuel Macron a décidé la mise en place d’un nouveau confinement le 28 octobre 2020. Effectif dès le 30, les nouvelles directives gouvernementales ont imposé la fermeture des établissements recevant du public comme les bars, les restaurants et les commerces dits non-essentiels.

Nouveau coup dur pour les professionnels des secteurs touchés ainsi que pour les travailleurs indépendants qui viennent déjà de connaître une année périlleuse pour leur business. Afin de les soutenir, le président Macron a reconfirmé lors de sa dernière allocution du 24 novembre 2020, la prolongation de certaines aides pour les indépendants. Quelles sont-elles ? A qui s’appliquent-elles ? Toutes les réponses sont ici !

 

Aides pour les indépendants : le fonds de solidarité prolongé

A contrario de l’aide supplémentaire ponctuelle « CPSTI RCI COVID-19 », le fonds de solidarité est prolongé sur les mois de septembre, octobre et novembre 2020 pour les micro-entrepreneurs, professions libérales et petites entreprises durement touchés par le reconfinement.

Les modalités de cette aide pour les indépendants mise en place par l’État et les Régions varie selon votre activité, votre localisation ainsi que la période concernée (septembre, octobre ou novembre). Par exemple, l’aide équivaut au montant du CA normalement généré pour les établissements fermés administrativement en septembre et octobre (dans une limite de 333 €/ jour et hors CA obtenu grâce à la vente à distance ou à emporter). Un accès au dispositif du fonds de solidarité est également possible pour toutes les entreprises ayant perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaires en novembre mais l’aide est plafonnée à 10 000 €. Enfin, d’autres dispositions particulières ont été décidées pour les sociétés des secteurs 1 et 1bis.

Les demandes de subvention sont à réaliser sur le site impots.gouv.fr. Munissez-vous de votre SIREN, SIRET, RIB et montant de votre chiffre d’affaires pour remplir le formulaire.

 

Aide exceptionnelle pour les indépendants : le fonds d’action sociale Covid-19

Ce nouveau fonds a été mis en place pour les travailleurs indépendants dont l’activité a totalement cessé depuis le 2 novembre. Il octroie 1000 € pour les artisans, commerçants ou professions libérales et 500 € pour les autoentrepreneurs. Quelques conditions sont à remplir comme notamment :

  • Être à jour dans ses cotisations
  • Ne pas avoir reçu l’aide de l’URSSAF versée en septembre
  • Avoir perçu et déclaré au moins 1000 € de chiffre d’affaires en 2019
  • Avoir créé son entreprise avant le 1er janvier 2019

Attention, pour profiter de cette aide spéciale pour les indépendants, le formulaire a dû être envoyé à l’URSSAF avant le 30/11. Une aide à surveiller sur les prochains mois afin de vérifier si le gouvernement décide de la réactiver.

 

Report de cotisations pour les indépendants

A l’identique des premières mesures prises par l’État, le report des cotisations sociales se prolonge sur novembre. Décembre reste à confirmer. Si vous pouvez régler vos cotisations, faites-le, sinon elles seront repoussées automatiquement sans aucune action requise de votre part. En complément, vous pouvez également moduler le prélèvement à la source de votre impôt sur le revenu, directement depuis votre espace personnel.

Dans le cadre de ce dispositif d’aides pour les indépendants, aucune pénalité ni majoration pour défaut de paiement ne sera appliqué. Nous vous invitons également à suivre l’évolution de cette aide courant 2021.

 

Aides pour les indépendants : des réductions sur les impôts et cotisations possibles

Si vous vous trouvez dans une situation financière critique, il est possible de solliciter un comptable public pour étaler ou reporter le paiement de votre dette fiscale. Si cette mesure n’est pas suffisante, une remise des impôts directs peut s’envisager au cas  par cas.

Côté cotisations, les chefs d’entreprise et leurs conjoints des secteurs S1, S1 bis ou S2 peuvent demander une réduction de leurs cotisations et contributions sociales pour 2021. Toutefois, si vous êtes travailleur non salarié et que vous avez cessé votre activité avant le 15 mars 2020, cette aide pour les indépendants n’est pas accessible.

 

Ajustement de vos crédits bancaires

Pour les indépendants en grande difficulté, il est possible de solliciter un service de médiation auprès de la Banque de France. Celui-ci se chargera de trouver des solutions avec vos partenaires financiers (banques, crédit bailleurs, sociétés d’affacturage, assureurs-crédit…) pour rééchelonner vos crédits. Il dispose de 48h pour répondre après votre saisine.

Ces aides financières pour les indépendants étant déterminées au mois le mois et en fonction des évolutions de la pandémie en France, nous vous recommandons de surveiller de près les sites gouvernementaux pour vous tenir informés.

 

Congés de paternité et de naissance augmentés pour les indépendants

De nouvelles dispositions viennent d’être mises en place pour permettre aux nouveaux papas qui sont aussi des travailleurs non salariés de profiter pleinement de l’arrivée de leur enfant. Combien de jours ? Quelles indemnités ? Quelles pièces fournir pour en profiter ? Nous vous expliquons tout sur le nouveau congé paternité des indépendants.

L’ancien congé paternité pour les indépendants

Depuis mai 2019, les travailleurs indépendants avaient la possibilité de bénéficier d’un congé paternité allongé de 8 à 10 jours. Celui-ci s’appliquait après la naissance d’un enfant ou de plusieurs mais aussi dans le cas d’un enfant né sans vie. Jusqu’à l’année dernière, un papa disposait de 4 mois pour prendre son congé paternité. Le nombre de jours sans activité pour naissance était de 10 jours pour la naissance d’un enfant ou de 18 jours en cas de naissances multiples.

 

Quoi de neuf du nouveau congé paternité pour les indépendants ?

Une nouvelle loi vient d’être validée afin d’augmenter le nombre de jours d’arrêt de travail accordé suite à la naissance d’un bébé. Ainsi, le délai passe maintenant de 10 à 15 jours dès le 1er janvier 2021. Il est aussi possible de fractionner ce congé paternité en demi-journées. Dans ce cas, l’indépendant pourra bénéficier de 30 demi-journées.

La loi prévoit aussi d’évoluer dans le temps pour atteindre 20 jours ou bien 40 demi-journées d’ici 2024. Le délai de 4 mois pour prendre ce congé n’a quant à lui pas changé.

 

Pourquoi faire évoluer le congé paternité des indépendants ?

Cette décision vient répondre aux besoins de ces nouveaux pères qui souhaitent être plus présents dans les premiers instants de vie de leur enfant. Pour ces papas qui luttent depuis longtemps pour se faire entendre sur la question, c’est une véritable victoire. Le gouvernement précise aussi que cette loi a été créée pour répondre aux attentes des couples modernes et encourager l’équité dans la répartition des tâches entre les deux parents. Au-delà de passer plus de temps avec leur nourrisson, les papas pourront aussi soutenir les mamans dans l’accomplissement de ces nouvelles tâches quotidiennes qui accompagnent l’arrivée d’un enfant.

Enfin, il semblait également important à l’État de permettre aux indépendants de profiter d’un congé paternité équivalent à celui des salariés d’entreprise classique. Car en effet, à moins d’être un indépendant en portage salarial et de pouvoir profiter de congés payés, les travailleur non salariés sont clairement moins bien lotis en termes de couverture sociale.

 

Congé paternité pour les indépendants, qu’en est-il des indemnités ?

Sur la partie indemnisation, le congé paternité pour les indépendants a également été revu à la hausse,+2,64%. D’ailleurs, cette augmentation qui sera effective dès le 1er janvier 2021 devrait continuer d’être réévaluée pendant encore 3 ans. L’objectif étant de faire évoluer les indemnités des travailleurs indépendants au même rythme que celui des salariés. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre caisse afin d’obtenir le calcul exact de vos indemnités.

 

Suppression d’une pénalité injuste

Dernière bonne nouvelle, la réforme prévoit aussi la suppression du coefficient de 69% applicable sur les revenus des travailleurs indépendants. Celui-ci donnait une base de calcul pour les indemnités désavantageuse, avec une pénalité de 31% appliquée d’entrée de jeu. Début 2021, ce coefficient sera donc supprimé pour toutes les années de carrière achevées après le 31 décembre 2020. De ce fait, les indemnités prévues pour les congés paternité des indépendants seront automatiquement augmentées. L’arrivée d’un enfant génère des frais, ce complément de revenu sera donc clairement le bienvenu.

 

Comment bénéficier d’un congé paternité ?

Les travailleurs non salariés ayant été rattachés au régime général de la Sécurité Sociale, c’est à cet organisme que vous devez faire parvenir les documents officiels servant à monter votre dossier. Voici les pièces justificatives à fournir pour obtenir un congé paternité quand on est indépendant :

  • Attestation sur l’honneur
  • Copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant ou copie du livret de famille mis à jour
  • Copie de l’acte de reconnaissance de l’enfant par le père
  • Copie de l’acte d’enfant né sans vie et un certificat médical d’accouchement d’un enfant né sans vie

Dans le cas où la personne déclarant n’est pas le père de l’enfant, il faut joindre un document officiel prouvant la relation qui le lie à la mère : extrait d’acte de mariage, copie du PACS, certificat de vie commune ou une attestation sur l’honneur de vie maritale signée également par la mère.

Pourquoi et comment performer sur Instagram quand on est indépendants ?

Instagram est un réseau plus qu’incontournable en France et dans le monde. C’est indéniablement le réseau social qui est le plus actif et le plus interactif et qui traverse de nombreuses catégories socioprofessionnelles.

 

Freelance : pourquoi et comment performer sur Instagram ?

En tant que freelance en portage salarial, Instagram est une plateforme qui peut s’avérer très intéressante pour son personal branding. Ce réseau social qui a longtemps été l’apanage des photographes et designers est en effet entré dans les mœurs quotidiennes et s’est adapté à tout type de profession. Entre personal branding et inbound marketing, découvrez pourquoi Instagram peut vous être utile, et surtout : comment !

Pourquoi utiliser Instagram ?

Tout d’abord, parce qu’effectivement ce réseau n’est plus dédié uniquement aux professions créatives. En effet, la dimension visuelle d’Instagram s’est petit à petit découverte un usage quotidien dans de nombreuses professions, façon reportage. On retrouve ainsi des coachs, consultants, psychologues, professeurs, rédacteurs ou encore programmeurs qui communiquent sur la plateforme.

Les avantages à une présence sur Instagram sont nombreux :

  • Le contenu Instagram est visuel. Et nous le savons tous, une image peut valoir plus que 1000 mots. Un contenu visuel bien réfléchi et réalisé peut en effet attirer l’attention bien plus efficacement qu’un autre format, et vous permettre d’atteindre votre audience.
  • Le contenu Instagram est référencé sur les moteurs de recherche. Par Google, premièrement, car les légendes de vos posts et votre compte peuvent être trouvés par les recherches de vos clients potentiels sur le moteur de recherche préféré. Par Hashtag, ensuite, car ce réseau est l’un où l’utilisation des hashtags est la plus forte. C’est une opportunité de visibilité spécifique à Instagram.
  • Instagram est utilisé par plus d’un milliard d’internautes chaque mois, dont 21 millions en France. Outre les volumes, c’est également – et de loin – la plateforme qui accueille le plus d’influenceurs. Nombreuses sont les marques et entreprises qui ont compris l’impact de ce réseau social.
  • Instagram est gratuit, et les nombreuses fonctionnalités de ce réseau (interactions, tags, hashtags, stories, etc.) permettent d’espérer une visibilité conséquente sans avoir à investir de budget publicité !

Que publier sur Instagram pour performer ?

Vous souhaitez tenter l’aventure ? La première question qui arrive alors est souvent la même : que poster sur Instagram pour être visible ? Le fameux syndrome de la page blanche. Tout d’abord, il est important de soigner votre nom, votre alias et votre bio. Ceux-ci sont référencés et seront la première chose qui sera visible de vous. Travaillez bien votre présentation et assurez-vous d’y placer les mots-clés liés à votre activité de façon à être trouvé et compris.

Ensuite, réfléchissez à ce dont vous allez vouloir (et pouvoir) parler. Rien de sorcier ici, pensez :

  • À mettre en avant vos produits finis et votre portfolio.
  • À publier des conseils orientés vers votre cible afin de démontrer votre savoir-faire.
  • Postez des citations qui caractérisent votre vision de métier pour intéresser vos clients potentiels.
  • Partagez votre quotidien et votre process, pour donner une vision de votre métier et montrer autre chose qu’une image finalisée et polie de vos travaux. Utilisez notamment les stories !
  • Mettez en avant les témoignages de vos clients satisfaits.
  • Répondez par vos posts aux problèmes courants de vos clients et partageant la solution de façon à capter l’intérêt de clients potentiels.
  • Partagez des chiffres, des infographies ou des vidéos explicatives pour apporter de la valeur et de l’information afin d’accroître votre nombre d’abonnés.
  • Et bien d’autres encore ! Soyez original tout en gardant des contenus cohérents avec votre activité. Faites le buzz !

Une fois que vous avez une idée en tête, sachez que celle-ci n’est pas fixée. Essayez, postez et observez ce qui marche et ce qui ne marche pas.

La dernière étape avant de vous lancer sera de chercher les outils qui vont pouvoir vous aider à créer votre contenu. Si votre contenu est visuel, renseignez-vous sur les applications de filtres qui peuvent vous aider à assurer un mur Instagram aux couleurs élégantes et homogènes. Si vous souhaitez mettre en avant des citations ou des infographies, cherchez des outils qui permettent de créer ce type de visuel.

Et enfin, si vous souhaitez ne pas être trop souvent connectés à Instagram, il existe des outils pour prévoir en avance la publication de vos posts

10 conseils pour gérer ses priorités et gagner en efficacité

Souvent, l’organisation est réduite à des astuces tactiques : faire des listes, regrouper des tâches, utiliser la technique pomodoro, etc. Quand bien même ces outils ont une importance capitale, ils ne sont pas une solution miracle en soi. L’organisation, c’est aussi et avant tout une planification stratégique et la recherche d’une intelligence de l’action.

 

L’importance de l’organisation

Qu’est-ce qui distingue une personne performante d’une personne débordée ? La réponse tient en 12 lettres : organisation. Mais l’organisation, qu’est-ce que c’est ? L’idée est de savoir définir, planifier et faire vivre sa feuille de route de façon à mettre constamment le poids du corps au bon endroit, pour aller plus loin et gagner du temps. Face à la quantité d’informations et de tâches auxquelles nous faisons face dans notre société, savoir s’organiser est devenu une compétence de survie.

Astuce n°1 : lister ses priorités

Lorsque l’on se sent dépassé par les tâches et les objectifs, la dernière chose qu’il semble intelligente de faire est de s’arrêter pour souffler et réfléchir. Pourtant, il est important de faire la liste de ses priorités, et d’en profiter tout de suite pour distinguer les urgences absolues des tâches qui peuvent être secondaires. Lorsque nous sommes dépassés par des soucis d’organisation, il convient parfois de réorganiser sa feuille de route par étapes et de laisser de côté les priorités secondaires pour le moment. On peut toujours tout faire, mais jamais tout à la fois.

Astuce n°2 : Clarifier ses priorités, soyez SMART

Soyez conscient de la façon dont fonctionne votre cerveau. Celui-ci sera plus motivé face à une tâche claire. Chercher à ranger une pièce en désordre rebute naturellement notre motivation. Au contraire, avec une tâche précise telle que “ramasser 5 livres et les poser sur l’étagère avant 13 heures”, le cerveau se projettera naturellement mieux. Ce que vous voyez là est un objectif SMART. Tous vos objectifs devraient l’être.

Un objectif SMART, c’est :

  • S : un objectif spécifique. C’est-à-dire une tâche sans ambiguïté. « Travailler sur le dossier 12 » n’est pas une tâche spécifique, par exemple. Inscrivez plutôt concrètement les tâches que vous devez réaliser et observez le changement dans votre façon de voir ces tâches.
  • M : un objectif mesurable. Obligez-vous à quantifier l’atteinte de cet objectif. Est-ce un nombre de lignes de code à réaliser ? Un nombre de slide à finir ?
  • A : un objectif ambitieux. Assurez-vous que cet objectif, une fois atteint, génère en vous de la motivation et de la satisfaction…
  • R : …tout en assurant que l’objectif soit réaliste. Si votre objectif est de finir la nouvelle application d’Amazon en 3 heures, il ne sera non seulement pas tenable, mais pas non plus très utile pour vous aider à planifier. N’hésitez pas à « casser » vos objectifs en petits sous objectifs. Tant que ceux-ci restent bien ambitieux, c’est l’assurance d’un gain régulier de motivation au fil de votre To do !
  • T : un objectif inscrit dans le temps. C’est-à-dire avec une deadline claire.

Astuce n°3 : ordonner ses priorités, la matrice de Eisenhower

Une fois que vous avez les priorités du moment, il convient de les ordonner. Pour les ordonner, nous vous recommandons la simplicité et l’efficacité de la matrice d’Eisenhower. Elle consiste à donner une note à chaque priorité en termes d’urgence, et d’importance. Cela vous permet ensuite de gérer :

  • Les objectifs urgents et importants : à traiter en priorité
  • Les objectifs urgents, mais moins importants : à déléguer, ou à décaler si possible
  • Les objectifs importants, mais non urgents : à planifier dès maintenant pour ne pas vous retrouver en situation d’urgence
  • Les objectifs non importants et non urgents : à abandonner. Bien s’organiser, c’est aussi laisser tomber le non utile.

Astuce 4, 5 et 6 : Planifier, prévoir de la marge, et prendre des notes

Une fois que vous avez trié vos priorités, prenez votre calendrier et estimez combien de tâches vous pourrez faire par jour de travail. La première clé de cette étape est de laisser 20% de marge en cas d’imprévu. Prévoir sa productivité réelle est complexe, et prévoir les événements est impossible. Prendre une marge garantit de ne pas se laisser dépasser.

Si lors de votre travail, des idées par rapport à d’autres tâches vous viennent à l’esprit, disposez toujours d’un carnet de notes à portée de main. Et prenez note de tout pour recentrer votre esprit sur la tâche en cours, tout en étant sûr de ne pas oublier votre idée.

Pour être sûr d’être dans les temps et de pouvoir intelligemment ajuster en cas de dérapage, essayez de prendre régulièrement du temps pour revoir votre plan de travail. Par exemple, faites un point d’avancement le vendredi et un point de briefing personnel le lundi.

Astuce 7, 8 et 9 : soignez votre espace de travail

Nous sommes notre entourage. Soyez donc conscient du lieu de travail le plus efficace pour vous. À la maison ? Dans un café ? Dans un espace de coworking ? Dans un open space ? Dans une salle calme ? Nous sommes notre entourage et il convient de choisir, et non de subir, son lieu de travail. De la même façon, soyez attentif à la propreté de votre bureau et à son rangement. Regardez autour de vous : votre environnement est-il comparable à l’efficacité que vous vous souhaitez à vous-même ?

Organisez vos horaires en fonction de vos moments de productivité. Certains aiment le matin pour les tâches administratives, et sont plus créatifs l’après-midi. Pour d’autres, c’est complètement autre chose. Soyez conscient de votre rythme et anticipez vos journées en fonction. Bloquez-vous des plages horaires pour ne pas être dérangé.

Utilisez ensuite des méthodes éprouvées pour vous aider à profiter au maximum du temps disponible :

  • Si une nouvelle tâche vous incombe, et qu’elle prend moins de 2 minutes : faites-la sans attendre
  • Commencez toujours par les tâches les plus rebutantes
  • Ne lisez vos mails qu’à certains horaires précis
  • Séquencez votre travail par des périodes de travail intense et des périodes de pause.

Astuce 10 : savoir dire non, constructivement

Pour un indépendant plus que quiconque, dire non semble être plus dur que de gravir l’Himalaya. Cela en pousse beaucoup vers l’autre extrême : dire oui à tout. Sachez dire non constructivement pour ne pas vous retrouver débordé. Dire non constructivement, c’est :

  • Dire non si cela ne vous profite pas…

ou bien :

  • Proposer une alternative si cela ne vous arrange pas ainsi, ou pas maintenant. N’hésitez pas à proposer un rendu en deux étapes, un délai de travail supplémentaire, à proposer un « premier jet » ou encore une contrepartie à un retard momentané. Le « non » est très peu souvent mal perçu, si tant est qu’une autre voie soit proposée.

 

Devenir travailleur indépendant pendant la crise

L’épidémie de COVID 19 a pris l’économie et le monde du travail par surprise. Entre ralentissement de l’activité et nouvelles méthodes de travail, elles ont bouleversé la façon dont les entreprises conduisent leur quotidien. Qu’en est-il pour les travailleurs indépendants ?

 

COVID 19 : menace ou opportunité pour les travailleurs indépendants ?

Pour le pire ou le meilleur, cette crise a mis de nombreuses entreprises face au mur, et fait s’accélérer de nombreuses transitions. Dans ce marché impacté par le virus, et dans le marché d’après virus qu’il nous tarde de découvrir, quelle sera la place des travailleurs indépendants ? Relégués derrière les salariés, sur lesquels les entreprises vont capitaliser leur activité réduite ? Au premier plan, de par leur flexibilité ? La question reste entière.

Un monde plus incertain : la flexibilité en atout

Le contexte du Covid rend compliqué, voire impossible, l’exercice de certaines industries. La demande baisse, les nouveaux projets et investissements sont ralentis. Si l’activité continue et que le nombre de salariés en activité partielle diminue, le constat reste le même. Les entreprises sont moins actives, investissent moins de moyens et placent moins de confiance en l’avenir.

Or, cela ne signifie pas qu’elles n’ont plus de besoins ! En revanche, et c’est bien logique lorsque l’on connaît les obligations liées à ces contrats, cela signifie qu’elles vont réfléchir à deux fois avant de faire signer un CDI ou un CDD à une recrue.

Dans ce contexte, faire appel à un indépendant permet de remplir un besoin important : celui d’avancer malgré la crise. Et de le faire en conservant la flexibilité nécessaire à chaque entreprise cherchant à naviguer encore quelques mois incertains. C’est pour cela, qu’alors que 2,4 millions de salariés sont toujours en activité partielle, près de la moitié des indépendants disent ne percevoir qu’un léger impact (Source : Crème de la crème).

De nouveaux modes de travail démocratisés

Si le salariat a toujours le vent en poupe, c’est aussi en partie une conséquence des modes de travail hérités des générations précédentes. Il a longtemps été considéré qu’une présence sur site était indispensable. Mais le confinement nous a poussés à explorer les modes de travail digitaux. Le télétravail, encore considéré par beaucoup comme une hérésie improductive, a été rendu quasi obligatoire. Les employés ont ainsi pu découvrir les joies du gain de temps évité à ne pas prendre le métro, et celles de choisir comment organiser sa journée. Employeurs comme employés se sont rendus à l’évidence et s’accoutument de plus en plus avec ses nouvelles méthodologies de travail. Le Covid-19 a accéléré la tendance sociétale à l’autonomisation et la flexibilisation des conditions de travail. Il a donc planté un terreau fertile, adapté à ce que les freelances soient de plus en plus acceptés.

Un monde plus pragmatique : vers la fin des bullshit jobs ?

Le Covid a également accéléré une autre tendance sociétale : celui de la recherche de sens et du problème des “bullshit jobs”. Si le confinement a démocratisé le télétravail, il a aussi permis à tout à chacun de sortir sa tête du guidon du quotidien et de faire face aux questions souvent abandonnées à la nécessité de chaque jour. Qu’est-ce que je souhaite réellement faire de mes journées ? Suis-je vraiment heureux de là où je vis, de mon temps de trajet, de ne pas gérer mon emploi du temps ? En inactivité partielle, mon rôle manque-t-il réellement à quelqu’un ? Le phénomène des jobs généralistes où nombre de salariés se sentent inutiles a été exacerbé pendant ces semaines de réflexion. À l’antipode de cette tendance, le travail indépendant permet de travailler pour une mission précise. Le freelance sait exactement ce qu’il vend, pourquoi il le tarifie, et quand le travail est livré. La tendance est à la spécialisation et à l’échange de services concrets. Dans ce contexte incertain, le travail en freelance est aussi une façon de retrouver une cohérence avec sa propre valeur ajoutée.

Dans une période contraignante, toute flexibilité est un atout. Devenir freelance dans le contexte actuel peut être une réelle opportunité de rassurer, par son travail et son statut, des entreprises en proie au doute. C’est également un moment adéquat, car le monde est bien plus digital qu’il ne l’était avant. Pourquoi ne pas vous y essayer, en microentreprise et pourquoi pas en portage salarial, pour voir si cette forme de vie est faite pour vous ? N’hésitez pas à consulter notre guide du portage salarial pour tout savoir sur le sujet !

Comment suivre un client ou prospect lorsqu’on est indépendant ?

Indépendant, vous êtes sans doute expert dans votre domaine mais savez-vous tirer les bonnes ficelles au niveau commercial pour obtenir un chiffre d’affaires constant ou exponentiel ? Nous vous donnons quelques clés pour suivre un client ou un prospect efficacement afin de pérenniser le succès de votre micro-entreprise.

Pourquoi suivre un client ou un prospect ?

La loi de Pareto décrit un phénomène empirique dans lequel 80% des conséquences sont le résultat d’uniquement 20% des causes. Au niveau commercial cela se traduit par : 80% de votre chiffres d’affaires est  généré par seulement 20% de vos clients. Cette mécanique a été constatée et vérifiée dans bien des domaines comme le contrôle de qualité par exemple. Qu’en est-il de votre portefeuille client ? Répond-il à cette loi ou est-il plus diversifié ? Pour la pérennité de votre business, vous devez le vérifier.

En effet, si le principe de Pareto s’avère vrai pour vous, le calcul est vite fait. Imaginez perdre ce client qui génère une grosse partie de votre chiffre d’affaires… Votre microentreprise est automatiquement mise en péril. Que faire pour y remédier ? Il faut impérativement anticiper. C’est pourquoi suivre un client ou un prospect s’avère si indispensable économiquement parlant. Vous devez toujours avoir sous la main des contacts à faire fructifier pour compenser une éventuelle perte de chiffre d’affaires imprévue.

 

Comment suivre un client ou un prospect efficacement ?

Prenons l’exemple d’un développeur web. Il est le champion du code, mais a-t-il également une casquette commerciale ? Beaucoup d’indépendants se perdent dans la prospection parce qu’ils ne se sentent pas l’âme d’un chasseur. Pourtant, il suffit d’avoir confiance en vos compétences et d’être bien organisé pour lever les freins et sécuriser votre petite affaire. Voici comment !

Identifier vos opportunités business

En prospection, vous devez commencer par étudier le profil de vos meilleurs clients. Dressez un portrait précis : quel type d’entreprise, nombre de salarié, domaine d’activité, fonction de vos contacts, services proposés, à quel prix… Une fois tous ces éléments listés, vous êtes prêt pour aller prospecter des entreprises qui ressemblent à vos meilleurs clients. Ces sociétés ont de plus fortes chances de convertir (= devenir clientes).

Comment convertir ?

Pour maximiser vos chances de signer une mission avec une nouvelle entreprise, soyez très rigoureux dans votre approche. Vous le verrez plus bas dans cet article, suivre un client ou suivre un prospect relève de la même démarche. Vous devez tout d’abord commencer par rassembler dans un tableau tous vos prospects. Il existe d’ailleurs 2 typologies de prospects : les froids qui n’ont pas besoin de vos services tout de suite mais peut-être plus tard et les chauds, ceux qui ont un besoin quasi immédiat. Dans votre tableau de suivi de prospection, vous devez intégrer les données suivantes :

  • Date de la prise de contact
  • Moyen de communication : appel, email, courrier, réseaux sociaux
  • Nom et fonction de votre interlocuteur
  • Qualification : prospect chaud ou froid
  • Nature du besoin
  • Date d’envoi de votre offre de services et référence de la proposition
  • Résultat : conversion, date de décision ultérieure, en attente…

Renseignez au maximum ce tableau afin de pouvoir suivre votre prospect pas à pas tout au long de son cycle de vie. Vous pourrez ainsi le recontacter au moment opportun avec la bonne proposition commerciale. C’est un gain de temps incroyable. De plus, votre tableau de suivi vous permet aussi de toujours personnaliser vos prises de contact. Au niveau commercial, une approche impersonnelle est bien souvent rédhibitoire.

Pensez à renforcer votre présence sur les réseaux sociaux et plateformes professionnelles. Postez des articles, interagissez… Le but ici est de créer de nouvelles opportunités business en faisant venir les clients à vous, sans avoir à démarcher !

Comment suivre un client ?

Pour suivre un client avec efficacité, reprenez la même technique. Construisez un tableau, ou plutôt un historique, qui rassemble toutes les données de vos clients. Notez les prestations achetées, ses commentaires importants, les contacts décisionnaires dans l’entreprise, prévoyez des dates de rappel… Votre objectif est de pérenniser la relation commerciale avec votre client et de faire de l’up selling ou du cross-selling : c’est-à-dire lui proposer d’autres prestations ou soumettre votre expertise à d’autres services dans l’entreprise.

 

Exploiter les données de votre suivi client  

Suivre un client ou un prospect avec rigueur vous permet aussi de monitorer votre taux de réussite et de prioriser vos actions de prospection ou de fidélisation. En effet, en ayant un tableau de suivi clair à disposition, vous pouvez mesurer quelles sont les actions les plus efficaces, quels types d’entreprises transforment le plus, quel sont les fonctions à contacter… Vous pouvez aussi identifier les actions chronophages qui ne vous rapportent peu ou pas grand-chose.

Freelance : comment améliorer votre e-réputation ?

L’e-réputation (cyber réputation, réputation numérique, la réputation en ligne : les termes sont nombreux) est l’opinion commune formée par l’ensemble des informations trouvées en ligne à votre sujet. Ce sont les photos, les vidéos, les profils sociaux, les articles, les posts, les références et les avis qui apparaissent et qui vous concernent lors de la recherche de votre nom et vos services. En tant que freelance, il est crucial d’être attentif à ce que cette réputation dit de vous, et de bien la maîtriser.

Maîtriser sa e-réputation lorsqu’on est freelance

L’écrasante majorité de vos prospects, de vos clients et des recruteurs à qui vous avez eu affaire ont cherché votre nom sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. C’est un réflexe à présent bien ancré dans la culture du digital… et dans le monde du travail en général. Lorsque l’on est freelance, et que l’on travaille en son propre nom, par définition, la barrière entre votre vie personnelle et professionnelle se trouve sous le microscope. En ligne, et notamment sur Google, votre nom peut tout aussi bien amener à votre profil Linkedin qu’à la dernière photo de vous peu avantageuse postée par vos amis. Pour un freelance, il est essentiel de comprendre et de maîtriser les enjeux de la e-réputation.

Comment connaître sa e-réputation ?

Le premier travail à fournir est d’auditer votre présence en ligne. Cette présence consiste en trois points principaux :

  • Les résultats Google, Bing et Yahoo visibles lorsque l’on recherche votre nom. Pour visualiser les résultats qu’obtiendraient vos clients recherchant votre nom pour la première fois, pensez à effectuer cette recherche en navigation privée. Le moteur de Google tient compte de qui vous êtes, et risque donc de vous montrer des résultats différents de ceux qu’il proposerait à quelqu’un d’autre. Parcourez les premières pages de résultats, vérifiez les catégories “images” et “vidéos” du moteur de recherche afin de savoir quelles sont les informations qui font votre réputation actuelle en ligne.
  • Vos profils sociaux. Facebook, Twitter, Linked’in et autres réseaux en ligne sont également accessibles à la saisie de votre nom. Vérifiez le contenu qui y est posté et accessible. Vérifiez également que chacun de vos comptes soit bien rempli et donne l’image de vous que vous souhaitez refléter. Si un élément vous semble risqué, c’est qu’il l’est probablement. En matière d’e-réputation, optez toujours pour la sécurité.
  • Vos profils spécialisés. Malt, Dribble, Slideshare, Github, etc. Nombreux sont les réseaux sociaux et plateformes dédiés aux activités qui s’exercent en freelance sur lesquels vous pouvez être visible. Ces profils-là sont également à analyser.

Une fois cet inventaire effectué, vous avez une idée de votre réputation actuelle, des incohérences potentielles et des éléments à actualiser et améliorer voire à développer.

Optimiser et suivre sa présence en ligne

Pour optimiser et suivre sa présence en ligne, la première tâche à entreprendre est de définir la ligne de séparation entre vos comptes et réseaux personnels et ceux qui seront utilisés professionnellement. Des réseaux tels qu’Instagram et Facebook permettent par exemple de jouer sur les réglages de confidentialité pour rendre vos comptes personnels privés.

Pour les comptes que vous souhaitez mettre à disposition de votre réputation en ligne, nous vous recommandons de faire attention à trois points :

  • La cohérence entre vos profils. Il est important que votre prospect trouve des informations similaires entre les différents réseaux et sites où vous parlez de vous. Une cohérence entre les réseaux participe à créer un sentiment de confiance, là où une incohérence crée le doute.
  • L’optimisation de chacun de vos profils Qu’il s’agisse de réseaux sociaux, de sites spécialisés, d’articles ou de contenu multimédia, il existe de nombreuses règles et tutoriaux disponibles sur Internet pour optimiser la mise en avant de chacun de vos contenus.
  • L’animation de vos pages. Assurez-vous d’être proactif dans l’animation des contenus. Si vous avez la possibilité de récolter des avis clients, demandez-les. Si vous avez un blog, assurez-vous d’avoir une récurrence de post. Si vous avez des réseaux spécialisés pour mettre en avant votre portfolio, mettez-le régulièrement à jour. Il vaut mieux être présent “bien”, sur peu de sites, qu’un peu partout, mais sans réelle matière.

De nombreux outils en ligne peuvent aider les freelances à suivre leur e-réputation selon les réseaux qu’ils souhaitent surveiller. Le plus simple, est de faire continuellement attention en réalisant un audit régulier de votre réputation pour vous assurer que celle-ci est toujours adaptée à vos besoins.

Freelance : faut-il travailler pendant les vacances d’été ?

Quand on est consultant freelance, il est difficile de savoir quand prendre du temps de repos. L’avantage d’être son propre apporteur d’affaires et son propre patron génère un revers qui peut être insidieux : il est possible de travailler plus pour gagner plus, là où un salarié dispose d’un cadre relativement fixe. Pendant les vacances d’été, nombreux sont ceux en vacances et ce moment censé être source de repos est une potentielle source de profits pour le freelance qui ne part pas en vacances. Travailler ou prendre des vacances ? Que faire en été lorsque l’on est freelance ?

L’intérêt de déconnecter du travail

L’intérêt de travailler en été, c’est celui de percevoir un revenu et de saisir l’opportunité de ce moment pour se créer de nouveaux contacts. Si la question des vacances d’été se pose, c’est parce qu’il existe un réel intérêt à la déconnexion. Ce droit à la déconnexion est d’ailleurs inscrit dans le Code du travail pour les salariés, depuis l’avènement du digital et de la sollicitation constante, de plus en plus source de burn-out. Prendre des vacances permet de :

  • Réduire le stress. En prenant le temps de penser à autre chose, de bien se reposer et de s’éloigner des contraintes, on permet à l’esprit et au corps de se relâcher. La réduction du stress est positive pour réduire la fatigue mentale et booster son système immunitaire.
  • Améliorer ses capacités cognitives, pour repartir de plus belle. Votre cerveau apprend, catégorise et prend du recul lorsqu’il est en état de repos. La régénération de votre état d’esprit pendant les vacances lui permet ainsi de revenir de vacances au plus haut de sa forme.
  • Améliorer sa créativité. Les vacances sont l’occasion de découvrir, d’expérimenter et de vivre des moments avec ses proches. L’homme est un animal social qui a besoin de lien et de nouveauté pour être bien et voir les choses sous un nouvel angle.
  • De lire, de méditer et de prendre du recul. Nous avons la tête dans le guidon toute l’année. Les vacances sont aussi un moment idéal pour faire un bilan personnel et professionnel, se nourrir intellectuellement, pour reconstruire sa boussole en prévision de la rentrée.

Pour résumer, les vacances sont un repos nécessaire à votre progression en tant que professionnel à moyen et long terme. Choisir de ne pas prendre de vacances est un choix aux avantages à plus court terme. Comment équilibrer la balance entre ces besoins de court et de long terme ?

Dans quelle mesure se déconnecter ?

L’avantage, pour les freelances, c’est de pouvoir effectuer tout ou partie de son travail à distance. Le désavantage, c’est que si un projet tombe en été, il sera à prendre ou à laisser. Il peut être tentant de vouloir ne pas choisir et de cumuler vacances et travail. Mais ce choix peut vite vous empêcher de profiter de vos vacances et de votre travail ! Deux dimensions sont donc importantes à avoir en tête lors de cette décision.

Le premier est d’identifier le niveau de déconnexion que vous pouvez vous permettre. Les sujets du moment sont-ils importants ? Urgents ? Quels en sont les délais ? Quel est votre lien avec le client ? Cette analyse permet de savoir si une déconnexion complète est possible, si une déconnexion partielle est suffisante, ou si une présence à temps plein est nécessaire.

Demandez-vous alors si ce niveau de connexion requis vous permettra de profiter de vos vacances. Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas profiter de la liberté de freelance pour prendre des vacances plus tôt ou plus tard ?

Comment bien gérer des vacances en tant que freelance ?

Pour vous offrir la possibilité de bien vous déconnecter, il est, quoi qu’il arrive, nécessaire d’anticiper vos congés. Avant vos vacances, faites en sorte de prendre de l’avance dans vos missions. Prévenez vos clients et établissez un calendrier des tâches et missions avant, pendant et après la rentrée pour bien cadrer ce moment pour en profiter. Pour gagner du temps, il peut être intéressant de déléguer votre gestion administrative, comptable, juridique et fiscale.

Ce cadre sera nécessaire pour vous permettre de vous fixer des règles. Pendant les vacances, rien de tel que de se discipliner à vous donner une heure fixe à laquelle consulter et répondre à ces mails par exemple. Ainsi, vous pouvez profiter du reste de votre journée en toute sérénité.

Comment développer sa visibilité locale en freelance ?

Mettre en ligne un site internet, créer un profil LinkedIn ou une page Facebook professionnelle… Les travailleurs indépendants se chargent bien souvent eux-mêmes de leur propre communication sur le web. Mais comment faire pour attirer de nouveaux clients ? On vous explique comment vous démarquer de la concurrence en boostant votre visibilité locale.

Pourquoi travailler votre visibilité locale ?

Tout le monde peut faire la promotion de son activité ou de son entreprise sur la toile. Mais l’un des plus gros challenges est de réussir à être visible dans les moteurs de recherche. En effet, vous pouvez avoir créé un joli site web concis et accrocheur mais s’il n’apparaît que dans la 5ème page de recherche Google, vous avez peu de chance d’attirer de nouveaux clients.

La visibilité locale permet de contourner ce problème. En activant les bons leviers marketing sur Internet, vous pouvez facilement améliorer la visibilité de votre entreprise sur une zone géographique restreinte. Plutôt que d’être noyé parmi les 1,78 milliards de sites internet que regroupe aujourd’hui le web, mieux vaut travailler votre promotion sur une petite zone moins concurrentielle. De plus, même à l’ère du digital, dans le monde des affaires, les relations de proximité sont toujours privilégiées.

Enfin, tous les freelances n’ont pas forcément besoin de se faire connaître au niveau national ou international. Certaines activités ne peuvent pas se pratiquer à distance. Un formateur a besoin de se déplacer chez ses clients par exemple. En travaillant sa visibilité locale, un indépendant peut trouver des clients proches de lui et solutionner ses contraintes familiales ou limiter ses frais de déplacement.

 

5 conseils pour améliorer votre visibilité locale 

1. Créer une fiche Google My Business

Google My Business ou GMB est ce petit encart qui se trouve en haut à droite des résultats de recherche Google. Veillez à bien remplir votre fiche avec vos coordonnées complètes et présentez votre activité. Vous pouvez également rajouter des photos de vos locaux ou de vos créations ainsi que poster des vidéos. Choisissez bien vos mots-clés lors de la création de votre fiche afin d’être correctement référencé par le moteur. Sachez qu’il est également possible de proposer un agenda en ligne pour permettre à vos clients de prendre directement rendez-vous avec vous sans avoir la contrainte d’appeler. Si vous couplez un site internet + une fiche GMB, vous avez plus de chance de remonter en haut des pages de recherche géolocalisée.

 

2. Être présent sur les annuaires

Inscrivez-vous sur les annuaires professionnels qui correspondent à votre branche d’activité. Renseignez vos coordonnées et ajoutez une description de votre profession. En étant présent sur plusieurs plateformes comme les Pages Jaunes, vous améliorez également le référencement de votre entreprise dans les moteurs de recherche. C’est d’ailleurs la même chose pour les sites professionnels comme Linkedin, Malt ou encore en créant une page Facebook professionnelle. En multipliant les points de contacts, vous augmentez naturellement votre visibilité locale.

N’hésitez pas à inclure des hashtags avec le nom de votre ville pour accentuer la notion « proximité » de votre offre de service dans vos posts sur les réseaux sociaux professionnels.

3. Plus d’avis pour booster votre visibilité locale

Un autre détail apprécié par les moteurs de recherche, ce sont les avis clients. Dès que vous en avez la possibilité, incitez vos clients à déposer un avis sur votre fiche GMB ou une recommandation sur LinkedIn. Plus vous avez d’avis, plus votre référencement s’améliore. D’ailleurs, les commentaires et avis sont très souvent lus par les prospects et clients avant de prendre une décision. Prenez le temps de répondre avec courtoisie aux commentaires négatifs et à remercier chaleureusement les avis positifs.

4. Le référencement de votre site internet

Dans les contenus de votre site web, pensez à disséminer les mots-clés que vos clients tapent naturellement dans la barre de recherche Google pour trouver un profil comme le vôtre. Cela peut-être : consultant informatique, développeur front end, formateur hygiène et sécurité… Vous pouvez travailler vos textes vous-même mais vous pouvez également faire appel à un spécialiste du SEO (= référencement naturel). Pour une meilleure visibilité locale, pensez aussi à inclure le nom de votre ville de temps à autre dans vos pages.

5. Faire de la publicité en ligne

Dernière astuce : lancer des campagnes de publicité digitale pour rayonner au niveau local à moindre coût. Plusieurs possibilités, vous pouvez :

  • Acheter des espaces publicitaires géolocalisés sur les réseaux sociaux, c’est ce que l’on appelle les Social Ads.
  • Lancer une campagne Display et diffuser une pub géolocalisée sur un réseau de sites soit en affinité avec votre secteur activité soit avec un forte audience.
  • Acheter avec l’outil Google Ads des expressions clés comme « apporteur d’affaires Lyon », sélectionner une zone de chalandise et votre annonce sera affichée en tête des résultats.

Ces campagnes se préparent facilement mais n’hésitez pas à vous faire aider par des professionnels du domaine si vous n’êtes pas à l’aise.

 

Consultants, comment établir un rapport de fin de mission ?

En fin de prestation, certains consultants font l’impasse sur la production d’un rapport de fin de mission. Pourtant ce document qui clôture votre collaboration constitue un outil très efficace pour valoriser votre prestation et fidéliser vos clients. Voici nos conseils pour produire un rapport de fin de mission dans les règles de l’art.

A quoi sert un rapport de fin de mission concrètement ?

Pour certaines prestations, notamment celles intellectuelles, le travail achevé pendant une mission de consulting n’est pas forcément visible et les résultats obtenus difficiles à quantifier. Pourtant, il est primordial de valoriser le travail que vous venez d’effectuer afin de prouver concrètement à votre client les bénéfices qu’il retire de votre collaboration.

En résumé, le rapport de fin de mission :

  • Synthétise votre projet
  • Souligne les tâches invisibles mais qui sont pourtant chronophages
  • Valorise votre travail et vos expertises
  • Délivre des informations précieuses qui seront utilisables après la mission
  • Ouvre des portes vers une prochaine collaboration

Vous l’aurez compris, ce document est indispensable pour clôturer parfaitement une mission et laisser une excellente impression à votre client. De quoi lui donner envie de vous resolliciter rapidement !

 

Quel format choisir pour votre rapport de fin de mission ?

Dans une optique 0 papier, préférez le format numérique pour livrer votre rapport, un document PDF ou une présentation Power Point par exemple. Pensez bien sûr à soigner votre présentation et à personnaliser le document en intégrant les noms des collaborateurs concernés, les dates de la mission et le logo de l’entreprise.

 

Comment structurer votre rapport de fin de mission ?

Tout au long de la rédaction, gardez en tête que votre mission doit être présentée de manière simple et concise. Ce document sera peut-être utilisé en interne même après votre départ. Un des collaborateurs peut en effet avoir besoin d’expliquer en détail le contenu et les résultats de votre mission dans l’entreprise. Adoptez une posture pédagogique dans votre construction tout en allant droit au but.

  • Le plan du rapport

Le plan s’organise comme celui d’une présentation commerciale. Vous revenez tout d’abord sur le contexte et les objectifs de la mission. Il est important de faire ce rappel pour structurer le reste de la proposition mais aussi rafraîchir la mémoire des lecteurs car votre mission a peut-être commencé il y a plus de 6 mois.

Ensuite, vous détaillez les indicateurs clés (KPI) qui permettent de déterminer si la mission est un succès. Ces KPI peuvent être quantitatifs ou qualitatifs, tout dépend de la nature de votre prestation. Cependant, ils doivent rester en cohérence avec les objectifs de la mission. Cela peut-être : une augmentation du chiffre d’affaires, la mesure d’une meilleure efficacité au sein d’une équipe, le respect du planning et du budget… Présentez-les sous forme de tableaux de bord.

Pour clôturer votre rapport de fin de mission, analysez les résultats du projet. Préparez un bilan objectif et délivrez à votre client les points forts et les points faibles de la mission sans omettre d’ouvrir sur des pistes d’amélioration. Cette conclusion est primordiale pour ouvrir la porte à une prochaine collaboration.

  • Le transfert de compétences

Une fois votre mission achevée, vous ne pourrez plus être disponible pour répondre aux questions de votre client. Dans votre rapport de fin de mission, intégrez des livrables qui vous permettent de lui transférer vos compétences. Les équipes opérationnelles de votre entreprise cliente doivent être à même de reprendre le flambeau après votre départ.

  • Quelques astuces pour construire un rapport de fin de mission percutant

Pour fédérer vos interlocuteurs autour de votre projet, soyez positif et tourné vers l’avenir. Construisez également une présentation visuelle et vivante pour faciliter la mémorisation. Vous pouvez par exemple inclure des graphiques, des tableaux, des photos et des couleurs. Les modèles interactifs sont également très appréciés. Il vous suffit d’inclure, quand cela se justifie, des liens cliquables et des vidéos.

N’attendez pas la dernière minute pour construire votre rapport de fin de mission. Agrémentez-le au fil de l’eau. Vous pouvez par exemple vous organiser en amont et mettre en place la production de tableaux de bord mensuels comprenant une part d’analyse. Cela vous évite une charge de travail trop importante en fin de mission. Si votre rapport dépasse plus de 10 pages, intégrez un sommaire (cliquable également).

Ne partez pas sans avoir organisé une réunion de fin de mission. C’est l’occasion de réunir toutes les parties prenantes au projet et de discuter ensemble de son déroulé. Vous en profiterez pour présenter votre rapport de fin de mission ou sa synthèse selon sa longueur. Vous pourrez également poser quelques questions, sans être intrusif, sur les futurs projets de votre client et leur suggérer plusieurs pistes d’amélioration. Soyez toujours constructif !

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour laisser une bonne impression à votre client et vous positionner sur de nouvelles missions.

Travailleurs indépendants : comment présenter une offre de service ?

Pour décrocher une nouvelle mission, il faut savoir parler d’objectifs, de moyens et de méthodes à succès. Mettez de côté votre CV, on vous explique comment structurer et présenter une offre de service percutante pour gagner de nouveaux clients.

La base pour présenter une offre de service qui transforme

Vous avez déjà travaillé la mise en avant de votre profil de consultant sur LinkedIn ou bien sûr votre site web ? C’est une excellente base à exploiter pour construire vos futures propositions commerciales. Si vous ne l’avez pas encore fait, prenez le temps de réaliser un point complet sur l’état de votre marché et l’adéquation de votre profil :

  • Où en est votre marché ? Quelles sont les évolutions récentes ?
  • Votre offre de service peut-elle se démarquer de la concurrence ? Si oui, comment ?
  • Devez-vous revoir vos prix ?
  • Y a-t-il des compétences sur lesquelles vous devez vous former ?

Dresser ce bilan à la fois sur le marché et vous-même vous aidera à mettre au clair vos points forts, vos points faibles et à redéfinir précisément votre offre de service.

Appuyez-vous également sur les retours de vos clients. Les remontées du terrain constituent une mine d’or pour optimiser vos propositions commerciales. Elles correspondent exactement aux besoins de vos clients et créent un terreau très fertile pour présenter une offre de service juste et objective.

 

Personnaliser votre offre de service

Intégrez le logo de l’entreprise cliente et évitez les tournures impersonnelles pour privilégier les éléments qui incluent les besoins réels du client. Pour personnaliser votre offre de service et la rendre vraiment percutante, organisez une réunion avec l’entreprise cliente. Cela peut-être un point téléphonique rapide, une visioconférence, une réunion physique… Si vous en avez la possibilité, ne faites pas l’impasse sur cet entretien. Il vous permettra de préparer en amont tous les arguments décisifs (priorités, délais, prix) qui aideront votre client à se décider rapidement. En clair, vous allez lui prouver que son besoin a été intégralement compris et qu’en plus, vous avez les réponses.

Si vous ne pouvez pas obtenir ces informations précieuses, faites de la veille sur Internet pour récupérer toutes les données utiles sur l’entreprise et son marché.

 

Réussir à bien présenter une offre de service en étant concis

Dans votre proposition commerciale, vous devez exclure tout ce qui est superflu. Evitez les longs paragraphes, les astérisques, les propositions à tiroirs… Vous essayez sans doute de balayer l’intégralité d’une problématique en développant toutes les options qui s’offrent à votre client. Mais en lui donnant trop de lecture, trop de choix, vous allez le perdre et insinuer le doute. Mieux vaut construire et présenter votre offre de service en étant clair, précis et compréhensible. Basez-vous sur les besoins du client et n’en déviez pas. Apportez une seule réponse à son problème.

 

Comment structurer une offre de service ?

Pour faciliter la lecture de votre proposition et la rendre convaincante, adoptez ce plan :

  • Présentez les objectifs concrets de votre mission ainsi que les problèmes / contraintes auxquels vous allez répondre.
  • Détaillez les process que vous mettrez en œuvre pour atteindre ces objectifs (méthodes, outils, planning, schéma organisationnel…).
  • Décrivez votre valeur ajoutée, c’est-à-dire les bénéfices que le client retirera de cette collaboration.

Soyez toujours très concis. Tous vos arguments doivent être compris rapidement. Votre futur client n’a pas beaucoup de temps à accorder à la lecture de votre présentation, allez droit au but. Pensez également qu’il devra peut-être présenter cette offre de service à sa hiérarchie. Plus vous êtes compréhensible et pédagogique, plus vous avez de chances de l’emporter.

 

Présenter une offre de service : la structure du budget

La partie « prix » de votre proposition commerciale doit être claire et exhaustive. Le doute n’a pas sa place ici. Vous devez donc lister chaque poste de dépense : nombre de J/H par prestation, achat de matériel, frais de déplacement… Vous devez également y intégrer des notions de durée d’engagement (si existant) et les modalités de paiement. Enfin, prévoyez d’offrir certaines prestations ou de faire des remises. Ces détails, sans pour autant donner l’impression de brader vos prestations, permettent à votre client de prendre une décision rapide sans passer par une étape de négociation.

Inclure des annexes pour prouver votre qualité

Dans cette ultime partie, vous apportez à votre client toutes les preuves pour le rassurer et lui démontrer les bénéfices que vous lui apporterez. Cela passe par une présentation succincte de vos compétences et certifications mais aussi :

  • Une liste de vos clients en correspondance avec son secteur d’activité ou bien les plus prestigieux
  • Des études de cas qui présentent vos précédentes missions
  • Des témoignages de clients ou recommandations
  • Des descriptifs plus précis de vos process

Pour terminer, faites relire votre proposition commerciale à un tiers afin de vous assurer de sa cohérence et de sa justesse avant envoi.

L’autoformation quand on est freelance ou indépendant

Comment se former en freelance ? Certains indépendants ressentent à un moment de leur vie de freelance le besoin de disposer de meilleures ou de nouvelles compétences pour suivre les tendances du marché et de la concurrence. La bonne nouvelle, c’est que la prolifération des outils de formation qui existent sur internet a fait émerger une nouvelle tendance : l’auto-formation. De nombreux outils sont disponibles pour tous et permettent à chacun de gérer son propre plan de formation.

Qu’est-ce que l’autoformation ? Est-ce indispensable ?

Lorsque vous êtes indépendant, vous êtes votre propre produit. L’avantage concurrentiel du service que vous offrez, c’est donc vous. Votre niveau de formation et votre compétitivité vont ainsi être très étroitement liés à la réussite de votre activité. Pourtant, contrairement au milieu de l’entreprise et du salariat, vous ne disposez pas forcément d’une incitation d’un service RH ou d’un plan de formation. C’est là qu’intervient l’autoformation.

L’autoformation, c’est tout simplement le fait de se former soi-même. Les MOOCs (cours ouverts à tous en ligne), les livres, les nombreux tutoriels et forums d’échanges accessibles sur internet permettent à chacun d’apprendre de nouvelles compétences en autonomie. De plus, les différents dossiers et missions pouvant être confiées à un indépendant permettent parfois de s’ouvrir à de nouvelles compétences directement sur le terrain, avec l’aide d’internet. L’autoformation est libre, simple et efficace et demande simplement une bonne rigueur personnelle. Un indépendant souhaitant s’autoformer doit mettre en place une discipline lui-même et avoir la motivation d’aller jusqu’au bout.

La formation est un aspect indispensable à toute carrière, en freelance autant qu’en salariat. Les besoins et les tendances évoluent, et aucune compétence n’est figée dans le marbre. C’est donc un aspect indispensable à la durabilité de votre activité. Par ailleurs, plus un indépendant a de cordes à son arc, plus il sera en mesure de fidéliser ses clients et de profiter d’opportunité sur différents types de commandes. Il est donc nécessaire de se former pour être à jour avec les dernières nouveautés et augmenter la résilience de votre activité. L’autoformation est une solution, mais il est aussi possible de cotiser à un organisme interprofessionnel ou d’opter pour le portage salarial afin d’accéder à des formations plus conventionnelles.

Pourquoi s’autoformer en freelance ?

L’intérêt de l’autoformation est multiple. Par définition, l’apprentissage en solitaire est flexible, peut se faire en parallèle de missions reliées pour apprendre “on-the-job”, est moins coûteux, plus simple, et permet d’avancer à son rythme. C’est donc idéal pour la formation continue et pour des compétences reliées à votre cœur de métier.

Cependant, lorsque la compétence recherchée est très complexe ou éloignée de votre expertise, ou que vous avez un retard important (technologique, connaissance pointue, etc.), il peut être intéressant de ne pas passer par une autoformation mais plutôt par une formation via portage salarial ou un organisme interprofessionnel.

Par exemple, un programmeur Javascript qui souhaite apprendre une nouvelle librairie (ex : node.js) aura de grandes chances de réussir en autoformation. En revanche, un comptable en reconversion gagnera sans doute à passer par une formation, car les concepts abordés seront plus compliqués. Mais ce n’est là qu’un exemple, tout est possible en autoformation !

Choisir et trouver sa formation

Vous êtes décidé à tenter l’autoformation ? Dans ce cas, il est à présent important de bien définir votre plan de formation. En tant qu’indépendant votre temps est précieux et il est nécessaire de bien choisir vos batailles. En matière de formation, il convient de se poser ces questions :

  • Quelles sont les compétences indispensables de votre métier que vous pouvez améliorer / acquérir ?
  • Quelles sont les compétences les plus recherchées et en croissance autour de votre domaine d’expertise ?
  • Quelles sont les compétences les moins répandues sur le marché, qui vous aideraient à vous démarquer de vos concurrents ?
  • Quels seront les compétences qui seront attendues, demain, dans votre domaine ?
  • Quelles sont vos passions, vos envies et vos points forts et comment pourraient-ils se traduire en compétences pour votre activité ?

Attention à bien distinguer le court terme du long terme. Certaines compétences sont simples à acquérir et viennent augmenter votre rentabilité à court terme, d’autres sont plus complexes et doivent s’étudier en parallèle pour développer votre compétitivité à long terme.

En vous posant la question de vos points d’amélioration de façon régulière, et en développant une discipline d’autoformation, vous assurez un niveau de prestation et une compétitivité sur le court, moyen autant que long terme. L’autoformation est très utile pour assurer la pérennité de votre activité, et peut être complétée de formations accompagnées lorsque le jeu en vaut la chandelle.

Pourquoi entreprendre en portage salarial ?

2019 marque une progression de 17,9 % du nombre d’entreprises créées comparé à 2018. Ces chiffres publiés par l’INSEE démontrent que la France est bel et bien un pays d’entrepreneurs. L’entreprenariat séduit beaucoup mais il comporte tout de même des risques. Voilà pourquoi déjà plus de 70 000 indépendants ont décidé d’entreprendre en portage salarial afin de sécuriser leur activité.

Entreprendre en portage salarial : les infos chiffrées

Commençons par un état des lieux de la création d’entreprise et du portage salarial en France.

 

La création d’entreprise en hausse

En 2019, l’INSEE comptabilisait 815 257 sociétés nouvellement créées. Une progression de 17,9 % par rapport à 2018. Parmi ces créations, 47,4 % sont des micro-entrepreneurs. La création d’entreprise se porte donc très bien.

Cette belle évolution, preuve du tempérament entrepreneurial des Français, s’explique notamment par :

  • Une conjoncture économique favorable
  • La réforme de l’allocation chômage qui permet maintenant d’entreprendre même en étant demandeur d’emploi
  • Les réformes fiscales et sociales d’Emmanuel Macron en faveur de l’entreprenariat
  • Des primes accordées aux créateurs d’entreprise dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi

 

Le portage salarial ne cesse de se développer

De son côté, le portage salarial affiche une progression rapide sur les 10 dernières années avec notamment une croissance de 18 % en 2018. Le chiffre d’affaires de ce secteur s’élève à plus d’un milliard d’euros, compte plus de 280 entreprises spécialisées dans le portage et plus de 70 000 salariés portés. Ce succès s’explique notamment par l’obtention d’une reconnaissance juridique validée en 2008 et la signature d’une convention collective en 2017. Mais il faut également noter que de par sa flexibilité et sécurité, le portage salarial est une nouvelle forme de travail aussi utile aux entreprises qu’aux indépendants, d’où cette progression fulgurante.

 

Entreprendre en portage salarial, quels sont les avantages ?

Que ce soit en début de carrière, après 10 ans d’expérience dans un secteur ou bien même à la retraite, le désir d’entreprendre peut se faire sentir à n’importe quel moment. Les raisons sont multiples :

  • Porter un projet en accord avec ses passions ou ses convictions personnelles
  • Pouvoir faire progresser sa carrière comme on l’entend sans être contraint par une fiche de poste
  • Être libre de s’organiser pour réussir à équilibrer vie professionnelle et personnelle
  • Ne pas avoir de revenus plafonnés tout en vivant de sa passion

Mais l’entreprenariat comporte des risques. Comparé aux salariés d’entreprise classique, le statut d’indépendant est intimement lié à un manque de sécurité. Pas de chômage, une couverture sociale pour les micro-entrepreneurs peu avantageuse, des revenus qui fluctuent souvent… Ces contraintes ne sont pas à prendre à la légère.

 

Entreprendre en portage salarial pour sécuriser son entreprise

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre salariat classique et travail indépendant. L’entreprise de portage offre aux travailleurs non-salariés des avantages identique à ceux du salariat comme une assurance chômage, une mutuelle d’entreprise, l’accès au chômage partiel en cas de crise, une retraite, une assurance responsabilité civile… Des avantages non négligeables en matière de couverture sociale qui permettent aux indépendants de se concentrer sur leur activité plutôt que de s’inquiéter de leur sécurité.

 

Conserver toute sa liberté

La société de portage salarial n’a pas de lien hiérarchique avec le freelance ou consultant indépendant. Les salariés portés choisissent librement leurs clients, leurs missions, leurs horaires et leurs prix.

De plus, en contrepartie du paiement d’un forfait, la société de portage salarial gère également tout l’administratif de l’indépendant. Une façon de se dégager du temps libre pour développer son activité professionnelle, se former ou profiter de sa famille.

 

Entreprendre en portage salarial pour générer des revenus sans limite

Contrairement à un micro-entrepreneur qui voit son chiffre d’affaires plafonné par la règlementation, en portage salarial, il n’y a pas de limite. Un point décisif quand on décide de se dédier à plein temps à une activité d’indépendant. Sachez cependant que les seniors ont un plafond de revenu à ne pas dépasser (montant des salaires perçus les 3 derniers mois avant la retraite ou 160 % du SMIC). En cas de dépassement, le versement de leur retraite est simplement suspendu pendant le temps de la mission.

 

TVA et impôts

En portage salarial, il est possible de récupérer la TVA sur certains achats effectués par le salarié porté. Dans ce cas, l’entreprise de portage prend en charge les dépenses. De même pour l’impôt professionnel, la taxe d’apprentissage et  la CFE, la société de portage s’en acquitte à la place de l’indépendant. A l’inverse, si vous avez créé une micro-entreprise, récupérer la TVA n’est pas possible et le paiement des impôts inévitable.

Pour conclure, sachez que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à préférer travailler avec des salariés portés. Plutôt que de signer un CDD ou CDI, le portage salarial leur permet plus de flexibilité et moins de contraintes RH souvent chronophages.

Pouvez-vous exercer une profession libérale en portage salarial ?

Il est possible d’exercer de nombreux métiers en qualité de salarié porté. Le portage salarial pour les professions libérales est également tout à fait envisageable. Cependant, votre activité doit faire partie de la catégorie « professions libérales non règlementées ». Explications.

Qui peut exercer une profession libérale en portage salarial ?

Une profession libérale est un métier exercé de manière indépendante et à titre personnel. Elle répond à un intérêt général et relève du médical, de la technique ou de la fourniture de prestations intellectuelles. Pour les professions libérales soumises à règlementation, il faut impérativement avoir obtenu un diplôme ou bien justifier d’une expérience professionnelle.

Les professions libérales peuvent opter pour le statut juridique de leur choix : micro-entreprise, entreprise individuelle (EI), entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU). Il existe 2 catégories : les professions libérales règlementées et professions libérales non règlementées. C’est la deuxième option qui s’exerce en portage salarial, mais il existe d’autres possibilités.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale règlementée ?

Ces métiers sont régis par l’Etat ou bien par un ordre professionnel. Pour exemple, les médecins sont obligatoirement inscrits à l’Ordre des Médecins et les avocats au Barreau. Pourquoi existe-il une règlementation ? Tout simplement parce que ces professions impliquent de grandes responsabilités. Elles touchent à la santé des personnes ou impliquent des risques juridiques et financiers importants. Il est donc indispensable que seuls des indépendants qualifiés puissent exercer ces professions libérales. Ils doivent justifier de l’obtention d’un diplôme ou d’une expérience de minimum 3 ans. Quelques exemples de professions libérales règlementées :

  • Pharmaciens
  • Architectes
  • Avocats
  • Experts comptables
  • Huissiers de justice
  • Kinésithérapeutes…

 

Portage salarial et profession libérale règlementée, est-ce possible ?

Bien que validé en 2008 pour moderniser le marché du travail, le statut de salarié porté n’englobe pour le moment que les missions de prestations intellectuelles. C’est pour cette raison que des métiers comme le négoce, le BTP, le médical, les services à la personne en sont exclus. Cependant, il n’est pas interdit de faire cohabiter plusieurs statuts. En effet, un indépendant exerçant une profession libérale peut choisir le portage salarial pour développer une activité secondaire liée à la formation ou au conseil. Par exemple, un médecin peut intervenir en tant que conseiller auprès d’un établissement de santé ou un architecte dispenser des formations sur les techniques de construction liées aux économies d’énergie. Dans ce cadre, le portage salarial reste totalement ouvert aux professions libérales.

 

Qu’est-ce qu’une profession libérale non règlementée ?

Tout d’abord, bonne nouvelle, le portage salarial est possible pour les professions libérales non règlementées. Comme elles ne sont pas pour la plupart régies par une règlementation, vous pouvez librement devenir salarié porté (sauf gérant d’auto-école et autres métiers spécifiques). Les professions libérales non règlementées concernent des activités qui :

  • Ont trait aux sciences et aux arts
  • Ne sont ni commerciales ni industrielles ni commerciales
  • Peuvent s’exercer sans diplôme ou expérience particulière
  • Ne touchent pas au domaine du service à la personne
  • Ne sont pas des professions libérales règlementées

Aujourd’hui, on estime qu’environ 40% des indépendants se sont installés comme libéraux.

 

Portage salarial et profession libérale : quels métiers sont éligibles ?

De nombreux métiers sont accessibles : réflexologue, consultant marketing ou informatique, formateur, psychanalyste, agent commercial, apporteur d’affaire, conseiller en gestion de patrimoine, graphiste, designer, développeur…

Mais la liste des métiers éligibles au portage salarial exercés en profession libérale est vouée à changer. Pour répondre à des enjeux internationaux et à l’égalité des chances, la règlementation du marché du travail évolue en permanence. De nouvelles technologies ou des mutations naturelles du monde de l’emploi apportent également leur lot de nouvelles opportunités. Coach de vie, concepteur de réalité augmentée, green consultant… Nous avons vu récemment se créer de nouveaux métiers qui peuvent aussi s’exercer librement en portage salarial.

 

Pourquoi choisir le portage salarial pour exercer votre profession libérale ?

Le statut de salarié porté est un statut hybride à mi-chemin entre la micro-entreprise et le salariat classique. En portage salarial, un indépendant jouit d’une liberté de choix dans ses missions tout en profitant des mêmes avantages que les salariés d’entreprise : cotisations pour le chômage, la retraite, droit au chômage partiel en temps de crise… En contrepartie du versement d’un pourcentage de son chiffre d’affaires, l’entreprise de portage salarial prend également en charge tout l’administratif du salarié porté. Eviter les tâches chronophages liées à la paperasse, c’est autant de temps précieux dégagé pour se concentrer sur le développement de votre business.

En conclusion, si vous exercez une profession libérale règlementée mais que vous souhaitez développer une activité de conseil ou formation secondaire, vous pouvez devenir salarié porté. Si vous exercez une profession libérale non règlementée, le portage salarial vous ouvre ses portes sans condition.

7 podcasts à suivre sur l’entrepreneuriat

Devenir son propre patron apporte son lot de moments de doute et de challenges à relever. Mais l’entreprenariat, c’est aussi de belles rencontres, des succès inespérés et des innovations qui font bouger le monde. Nous vous avons préparé une liste de 7 podcasts sur l’entreprenariat où patrons, startupers et micro-entrepreneurs partagent leurs expériences. De quoi vous inspirer pour votre propre business !

Un podcast sur l’entreprenariat, c’est quoi ?

Le podcasting est un service audio à la demande qui est soit une création originale soit une émission de radio enregistrée en live puis diffusée sur le web. Les podcasts sont payants ou gratuits, il n’y a pas de règle. En France, la chaine Arte est la première à proposer des podcasts gratuits en 2004 sur le site internet arteradio.com.

Aujourd’hui, on estime que plus de 3 millions de français écoutent au moins un podcast par semaine. Bien que le podcasting se développe lentement, cela n’empêche pas de nombreux créateurs de talent de produire des contenus sur une multitude de sujets : histoire, sociologie, géopolitique, enquêtes criminelles, billets d’humeur et d’humour, écologie, nouvelles sciences, actualités, emploi et bien sûr l’entreprenariat.

Internet est un formidable outil pour aider les nouveaux chefs d’entreprises à développer leur business. Les réseaux sociaux par exemple sont une solution de choix pour se faire connaître. Dans un podcast sur l’entreprenariat, vous trouverez surtout de nombreux conseils et de l’inspiration pour guider votre microentreprise vers le succès.

 

7 podcasts sur l’entreprenariat à écouter d’urgence

Le Gratin de Pauline Laigneau

Nous ouvrons ce top avec un podcast sur l’entreprenariat orchestré par une femme. Pauline Laigneau propose des interviews d’indépendants qui partagent aussi bien leurs échecs que leurs succès. Son leitmotive : « côtoyer le succès pour inventer le sien ». Vous y découvrirez des astuces pour gagner de nouveaux clients, renforcer le lien avec vos fournisseurs ou encore réussir une campagne de crowdfunding.

Le Gratin

 

Génération Do It Yourself

Dans ce podcast, Matthieu Stefani s’amuse lors de ses interviews à décortiquer les retours d’expérience de personnes remarquables qui n’ont pas eu peur de faire le grand saut. Il interroge aussi bien des sportifs, des artistes que des entrepreneurs. Il les questionnent sur leurs forces et faiblesses afin de vous inspirer et vous aider à entreprendre. Les thématiques abordées sont variées avec en fil rouge, la volonté de se lancer sans avoir peur.

GDIY

 

GrowthMakers

Ce podcast sur l’entreprenariat est dédié aux chefs d’entreprise qui ont envie de réussir vite et bien. Au menu, de nombreux conseils pour développer un business en s’appuyant sur les best practices du milieu des startupers. Animée par Gabriel Gourovitch, l’émission vous propose de découvrir les stratégies, process et outils des plus belles start-ups qui ont réussi (Uber, Buffer, N26, Intercom…).

GrowthMakers

 

RévolutionDigitale

L’équipe de RévolutionDigitale partage en ligne les sucess stories d’entrepreneurs à travers le monde. Moderne et dynamique, le podcast retrace au cours d’interviews le parcours de ces indépendants qui ont décidé de se libérer de leurs peurs et de se lancer. François et Hélène vous donneront tous les conseils utiles pour stimuler votre esprit entrepreneurial, votre créativité ainsi que des process pour améliorer votre productivité.

RévolutionDigitale

 

SerialEntrepreneurs

Dans cette série de podcasts sur l’entreprenariat, vous plongerez dans « des conversations intimes avec des personnes inspirantes ». Sous forme de tribune, d’interviews ou de réflexions, les animateurs de l’émission retracent l’histoire, les doutes et les victoires d’entrepreneurs qui ont su prendre des risques pour réussir. Devenir fournisseur d’énergie verte, vendre des produits sur le web, proposer des évènements virtuels aux entreprises… De nombreuses thématiques sont abordées en podcast ou en vidéo.

SerialEntrepreneurs

 

Demain & Durable

Ici, on parle d’économie solidaire et responsable, de ces entrepreneurs qui ont eu envie de monter leur propre business pour agir en faveur de la planète. Chaque épisode dresse le portait d’un homme ou d’une femme en France ou à l’étranger qui œuvre au quotidien pour nous offrir un avenir meilleur. Créer une marque de vêtement durable, adresser le problème des déchets plastiques, monter une entreprise sociale et durable en Chine… Ce podcast sur l’entreprenariat responsable est encore jeune mais très prometteur et rempli d’astuces à exploiter !

Demain & Durable

 

Commencer

Commencer est un podcast sur l’entreprenariat de Nouvelles Ecoutes qui retracent le parcours complet d’entrepreneurs sur plusieurs épisodes. L’objectif ? Suivre pas à pas le lancement d’un projet de création d’entreprise afin de vous donner à vous, l’envie de vous lancer. La première saison est dédiée à l’aventure entrepreneuriale de 2 amies, Amélie et Caroline, qui ont décidé de quitter leur travail pour fonder une ligne de vêtement spéciale femmes d’affaires. La 2ème saison accompagne Martin et Robinson Roy, 2 frères retournant à Aix-en-Provence pour réaliser leur rêve : ouvrir leur premier restaurant. Un podcast sans tabou et plein d’émotion.

 

Salariés portés en intermission, comment s’organiser ?

Si vous exercez votre métier en portage salarial, il est tout à fait possible de vivre une période de creux entre 2 missions. C’est ce que l’on appelle une période d’intermission. Vous pouvez profiter de ce temps libre pour prendre quelques congés, vous former ou bien prospecter de nouveaux clients. Mais quelle sera votre rémunération pendant ce laps de temps et que faire si cette intermission perdure ?

Pourquoi y a-t-il des périodes d’intermission ?

Lorsque vous êtes indépendant et que vous avez choisi d’effectuer vos missions en portage salarial, vous devez trouver vous-même vos clients. En effet, l’entreprise de portage avec laquelle vous signez un contrat en CDD ou CDI n’a pas pour obligation de chercher des missions à votre place ou bien de vous payer un salaire quand vous vous retrouvez sans client. Dans cette configuration, si une mission s’arrête et que vous n’en avez pas de nouveaux projets pour la remplacer, vous vous retrouvez en période d’intermission.

 

Que faire en intermission ?

Les intermissions ne sont pas forcément de mauvaises surprises. Vous pouvez par exemple en profiter pour souffler un peu entre 2 missions longues et prendre quelques jours de congés bien mérités. Si vous n’avez pas besoin de vacances, une intermission est le moment idéal pour se pencher sur des sujets laissés de côté, par exemple :

  • Vous former pour acquérir de nouvelles compétences qui se vendent plus cher sur le marché
  • S’occuper de votre offre commerciale : refaire votre présentation, retravailler votre site web, renforcer votre présence sur les réseaux sociaux professionnels…
  • Rechercher de nouvelles missions et tout particulièrement celles qui correspondent à vos aspirations professionnelles et que vous avez ignoré jusqu’à présent puisque vous étiez débordé
  • Développer une deuxième activité, surtout si elle est plus rémunératrice (en portage salarial, vous pouvez cumuler plusieurs activités freelance en même temps !)

Généralement, les sociétés de portage comme Cegelem vous propose un accompagnement pour vous guider et exploiter pleinement votre temps libre pendant vos périodes d’intermission.

Quid de la rémunération en intermission ?

Dans la convention collective du portage salarial, une indemnité de prospection est prévue pour vous aider pendant vos périodes d’intermission. Cependant, son montant est faible et il ne couvrira pas vos charges. Il est égal à une journée de salaire mensuel qui peut aller de 138 € à 168 € brut par mois dans une limite de 3 mois. Il est donc important d’anticiper vos périodes d’intermission et de mettre un pourcentage de vos revenus de côté pour couvrir vos frais du quotidien lorsque vous n’avez pas de clients. On conseille généralement 10 % pour subvenir à vos besoins pendant ces intervalles sans chiffre d’affaire.

Cependant, si vous avez signé un CDD avec votre entreprise de portage salarial et que vous avez cumulez assez de droits, vous pouvez prétendre à une allocation chômage. C’est l’un des grands avantages du statut de salarié porté. Si vous êtes en CDI, vous pourrez aussi en bénéficier après la rupture de votre contrat de travail (rupture conventionnelle ou bien licenciement). Toutefois, avant de passer à cette étape assez lourde administrativement, octroyez-vous un délai raisonnable de prospection pour tenter de trouver une nouvelle mission (de 1 à 3 mois par exemple). Si vous ne trouviez rien, passez à la rupture de contrat, rien ne vous empêche de revenir plus tard vers votre société de portage.

Attention à l’indemnité de prospection en portage salarial

Sachez que Pôle Emploi peut intégrer cette indemnité dans le calcul de votre salaire de référence pour déterminer votre allocation. Mieux vaut ne pas la demander pour éviter un impact négatif sur votre ARE.

 

Covid-19 : le chômage partiel devient possible en intermission

Certains indépendants en portage salarial dont les entreprises clientes ont été impactées par la pandémie ont vu leurs missions reportées, suspendues ou annulées. Le gouvernement a pris des mesures exceptionnelles pour les aider en élargissant le droit au chômage partiel aux salariés portés. Bonne nouvelle, un nouveau décret, signé en mai dernier, précise que les salariés en portage ont maintenant aussi le droit au chômage partiel pendant une période d’intermission. Cette indemnité est proratisée en fonction de leur temps de travail.

Concrètement, cette allocation d’activité partielle en intermission est applicable dès le mois de mai 2020 et son montant est fixé selon les règles suivantes :

  • La base de calcul correspond à la moyenne d’heures mensuelles travaillées au cours des 12 derniers mois
  • Le plafond de l’indemnité est fixé à 2 571 euros bruts mensuels soit 75 % de la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale pour une activité équivalant à un temps plein
  • Si le salarié n’a pas travaillé à temps plein, son allocation chômage partiel sera calculée au prorata
  • Le montant plancher est déterminé par l’entreprise de portage salarial