Facebook propose un accord de principe dans l’affaire Cambridge Analytica

L’exploitation sans autorisation d’informations privées concernant 87 millions de comptes Facebook avait provoqué un scandale en 2018. Il s’agissait de l’affaire Cambridge Analytica portant le nom d’un cabinet mis en cause. Lors des élections présidentielles aux États-Unis, il collectait à l’insu des utilisateurs les données privées en vue de la campagne de Donald Trump.

Le réseau social Facebook était aussi soupçonné en 2018 dans cette affaire Cambridge Analytica d’avoir collaboré dans la fuite d’informations. Réputé proche du parti républicain, ce cabinet utilisait cette base de données pour influer le choix des électeurs. Ces derniers devaient donc voter en faveur du président sortant, Donald Trump en 2016. Facebook s’est vue infligée une pénalité de 5 milliards de dollars en juillet 2019 par l’administration fédérale.

La raison était la défaillance sur son système de contrôle interne ayant conduit à tromper certains électeurs. En conséquence, plusieurs accès aux comptes Facebook par des applications ont été supprimés par l’entreprise. L’utilisation qu’elles en faisaient était jugée abusive par Facebook.

Facebook prévoit de renforcer la sécurité sur Messenger

La presse américaine a aussi révélé un autre scandale impliquant Facebook. Le groupe est accusé d’avoir collaboré avec les autorités du Nebraska à propos d’une affaire portant sur le droit d’avorter ou non. Sachant que tout l’Amérique est en pleine controverse sur le débat après la décision de la Cour Suprême de désavouer l’arrêt Roe v. Wade.

La justice a alors transmis un mandat de perquisition en juin 2022. Elle ordonnait la mise à disposition des échanges sur Messenger entre une mère et sa fille Celeste âgée de 17 ans. Conformément à cette injonction, Facebook a fourni tous leurs échanges sur cette application.

Quelques temps après cette dernière affaire, Facebook a publié un communiqué dans un blog le 11 août. Celui-ci parlait des tests sur le chiffrement de bout en bout qui sera appliqué sur Messenger par défaut. La mise en application effective est prévue pour 2023. Un consultant IT pourra alors se pencher sur les algorithmes à mettre en place pour rendre Messenger plus sûr. Mais, dès à présent, ce dispositif peut être installé manuellement avec l’aide d’une option à activer. Cependant, peu de personnes savent que cela est possible. L’avantage d’un tel dispositif servirait aussi à ceux qui ignorent cette option, car leurs conversations seront quand même protégées.

Facebook opte pour un arrangement à l’amiable

Ce scandale permet à Facebook de proposer à ses utilisateurs la possibilité de pouvoir restreindre l’accessibilité à leurs données personnelles. Malgré ces mesures prises, Facebook n’a pas encore totalement fini avec les ennuis judiciaires. Un « accord de principe » a été proposé par la firme américaine avec une trêve de la procédure pendant 60 jours :

Afin de finaliser l’accord par écrit et de le présenter au tribunal.

Cette information est tirée d’une pièce du dossier, sans toutefois relever tous les détails de l’accord tels que :

  • La somme d’indemnisation ;
  • Les termes spécifiques ;

Bien que cette affaire soit inscrite dans une procédure collective, le géant américain des réseaux sociaux affirme :

Ne pas avoir de commentaire à faire pour l’heure.

Cette proposition de résolution à l’amiable tombe au moment où deux hauts responsables de Facebook sont appelés à témoigner dans cette affaire. Il s’agit de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook et de Sheryl Sandberg qui est la directrice principale. À noter que cette dernière a présenté sa démission au sein de l’entreprise au mois de juin dernier. Leur témoignage en justice est attendu ce mois-ci.

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