Elleboss entend renforcer son service dédié aux femmes freelances

En établissant une liaison entre les employeurs et les consultantes indépendantes, Elleboss valorise l’entrepreneuriat féminin. Fondée à un moment où la situation professionnelle de plusieurs femmes s’est détériorée, l’entreprise nourrit de grandes ambitions pour l’avenir. De manière globale, elle compte devenir incontournable pour les femmes freelance qui sont à la recherche de missions.

L’année dernière, après une période d’incubation chez Willa, la plateforme Elleboss a été déployée par Nicolas Jaboulay et Juliette Mandrin. Sa vocation : établir un relais commercial entre les sociétés et les femmes ayant embrassé le statut de freelance. De type généraliste, le site publie des offres de missions issues de divers secteurs : comptabilité, administration, numérique, commerce.

Dans cette activité, il assoit son business model sur un mécanisme de commission. Cette dernière étant fixée à hauteur de 3-5 % pour les « ellebosseuses », contre 10-12,5 % pour les entreprises. Des abonnements, coûtant entre 14,90 et 49,90 euros, sont également proposés.

Proposer son offre dans toute la France dès 2024

D’ici deux ans, Elleboss ambitionne d’accompagner 4 000 femmes freelances et de réaliser un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros. D’ici à 2024, l’établissement siégeant dans les Yvelines désire également étendre son service sur tout le territoire français. Afin d’y parvenir, il entend s’appuyer sur un réseau d’ambassadrices. Ces dernières se rendraient dans les grandes métropoles lors de l’organisation d’événements de rencontre.

L’année qui suivra, son but consiste à comptabiliser :

● 3 200 clients ;

● 16 000 consultantes indépendantes ;

● Un volume de transactions de 8 millions d’euros.

Pour soutenir ses projets, le site vient d’amorcer une campagne de récolte de fonds de 500 000 euros. Selon sa co-fondatrice, Juliette Mandrin, il aspire à devenir la plateforme référente pour les femmes freelance. Pour information, ces professionnelles peuvent se rapprocher d’une société de portage salarial comme CEGELEM pour bénéficier simultanément des avantages :

● Du statut d’indépendant ;

● Du salariat.

Dans cette optique, Elleboss combine le numérique et l’humain, explique l’entrepreneure. Par ailleurs, l’entreprise s’est récemment vu attribuer une aide de Bpifrance. Ce financement servira à étoffer sa plateforme avec des systèmes d’évaluation de compétences et des tests projectifs.

Améliorer la situation professionnelle des femmes

Concernant sa mission, Elleboss veut d’une part résoudre les problématiques actuelles dans les organisations souhaitant gérer leurs ressources plus souplement. D’autre part, l’entreprise vise à proposer une option répondant au besoin d’équilibre entre la vie privée et professionnelle des femmes. Juliette Mandrin, qui est âgée de 44 ans, se déclare fière de son parcours inhabituel et autodidacte. Après avoir exercé de nombreux métiers, elle révèle avoir :

[…] Arrêté de travailler pendant douze ans pour élever mes enfants.

D’ailleurs, la plateforme dédiée à l’entrepreneuriat féminin a été lancée dans un contexte similaire. La crise sanitaire a contraint beaucoup de mères de famille à prendre davantage soin de leurs fils/filles en 2020. De ce fait, en dépit des progrès réalisés par certains entreprises ou gouvernements, leur situation professionnelle s’est dégradée.

Si bien qu’au sortir du confinement de mars-mai 2020, 43 % d’entre elles ont voulu changer de cadence de travail. D’après une étude OpinionWay de janvier 2021, ces femmes ont songé à travailler à temps partiel. L’objectif étant de mieux jongler entre emploi et obligations familiales.

Depuis la pandémie de SARS-CoV-2, l’autoentrepreneuriat a attiré de plus en plus de personnes. Entre 2019-2020, le nombre d’individus ayant recouru à ce dispositif a évolué de +17,5 %. Certaines femmes ont confié avoir adopté le statut de freelance pour profiter d’une meilleure reconnaissance et d’une plus grande liberté.

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