Broadcom devra probablement patienter avant de compter VMware parmi ses filiales

Broadcom continue de diversifier son activité après s’être offert Symantec (2019) et CA Technologies (2018). Le géant américain des puces électroniques compte en effet maintenant emmener VMware dans son giron. Cependant, les régulateurs nourrissent des inquiétudes à l’égard de sa stratégie. Cette intégration devra donc attendre le temps que ces autorités procèdent à son examen.

Broadcom s’apprête à finaliser le rachat de VMware. Cependant, la consolidation pourrait vraisemblablement être retardée. Outre-Atlantique, le producteur californien de puces est connu pour ses multiples abus de position dominante pour mener des actions anticoncurrentielles. L’acquisition qui devrait coûter 61 milliards de dollars sera par conséquent d’abord étudiée scrupuleusement par le régulateur américain. Elle préoccupe aussi Bruxelles, qui veut garantir la préservation de la concurrence.

La Federal Trade Commission a, l’an passé, défendu à Broadcom de sanctionner les clients traitant avec ses rivaux. Certains établissements ont même dénoncé l’entreprise auprès de la Commission européenne. Ceci pour avoir augmenté les grilles tarifaires chez Symantec et CA Technologies après leur reprise.

Les deux entreprises mènent des activités assez distinctes

Ces faits commis par le fabricant de puces intensifient la prudence dont les régulateurs font preuve. Cette situation rappelle l’échec du projet de Nvidia d’acquérir ARM. Les autorités antitrust l’ont bloqué à cause de gros risques d’atteinte à la concurrence sur le marché des cartes graphiques.

L’affaire impliquant Broadcom diffère un peu de ce cas. WMware opère dans une filière non directement liée à celle de son compatriote. Sa cession n’affermira donc pas la position de ce dernier dans le domaine des puces.

Pour information, les travailleurs indépendants spécialisés par exemple dans l’IT peuvent collaborer avec de grandes firmes comme VMware. Une solution pour faciliter la recherche de missions en ce sens consiste à devenir salarié porté, notamment chez CEGELEM. Pour voir les conditions offertes par ce dispositif, l’on conseille aux personnes intéressées d’effectuer une simulation portage salarial.

La finalisation de la reprise pourrait être bloquée jusqu’en 2023

Le constructeur californien de puces mène en ce moment un dialogue avec la Commission européenne. Avec le montant prévu pour l’acquisition de VMware, l’analyse de l’opération constitue une phase ordinaire. Cette étape peut durer de nombreux mois, comme c’était le cas lors de la reprise de Nuance par Microsoft. La Commission n’a autorisé cette acquisition, qui a coûté 19,7 milliards de dollars, qu’après huit mois d’examen.

D’après des sources proches du dossier Broadcom, le processus de validation pourrait demander davantage de temps. Le défenseur de la concurrence dans l’Union européenne avait déjà épinglé l’entreprise américaine en 2020. Elle était suspectée d’exercer des pratiques contraires à ce concept. Le spécialiste des puces s’était alors engagé auprès du régulateur à se conformer aux règles y afférentes. Cependant, la Commission étant bien informée de ses habitudes à l’étranger, ses promesses semblent loin de suffire.

S’il aboutit, le rachat de VMware deviendra la deuxième plus importante acquisition dans le domaine de la technologie. Au classement, il se hisserait donc derrière la reprise d’Activision Blizzard par Microsoft (69 milliards de dollars).

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